Olympe et le plafond de verre - blogueuse féministe

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 4 février 2010

On n'est pas sorti des ronces !

La Fondation Wyeth (dont je ne connaissais pas l'existence) avait organisé hier un colloque sur le thème "Filles, garçons, savoir vivre ensemble" .

A cette occasion un sondage a été réalisé par l'institut IPSOS auprès de 800 jeunes de 15 à 18 ans. L'enquête porte sur la question de la différence.

Leurs réponses ont été comparées à celles de 843 adultes de plus de 18 ans constituant un échantillon représentatif de la population française.

Je ne vous parlerais ici que des items concernant les différences entre les sexes.

Les garçons passent plus de temps à faire du sport ou sur les jeux vidéos, les filles plus de temps au téléphone et un peu plus à faire du ménage mais la différence n'est pas énorme 0,5H par jour pour les filles, 0,4H pour les garçons.

A l’inverse des comportements réputés dans cette enquête comme plus masculins comme la violence ou injures sont aussi fréquents parmi les filles et garçons. Ainsi 41% des garçons et 36% des filles (écart non significatif)  disent qu’il leur arrive souvent ou parfois d’injurier ou d’être violents avec des personnes qui les contrarient.

Les stéréotypes par contre ont la vie dure et sont encore plus présent chez les ados que chez les adultes.
Ils pensent davantage (même si c'est une opinion qui ne recueille qu'une note de 3,2 sur 10) à penser que c'est aux femmes de s'occuper des taches ménagères, que le rôle des femmes est de faire des enfants ou qu'il est normal que les femmes gagnent moins que les hommes (là encore opinion qui est heureusement faible).

Plus nettement, les notions de virilité restent prégnantes : c'est aux hommes de séduire les femmes, les hommes gèrent mieux leurs émotions etc...




L'étude des réponses selon le sexe est cependant édifiante. Sur toutes ces questions ce sont les garçons qui expriment les idées les plus sexistes.

Quelques exemples :

Ils notent 4,2 la proposition "c'est aux femmes de s'occuper des tâches ménagères", alors que la note est 2,2 pour les filles.

Ils considèrent davantage comme normal que les femmes gagnent moins que les hommes.

Les filles ont un peu plus conscience des discriminations dont elles font l'objet ou du fait que les hommes ont plus de chance de réussir leur vie professionnelle que les femmes.




Les questions portent sur les stéréotypes, je trouve cependant que des items tels que "les hommes ne sont plus respectés par les femmes" ou "les hommes ressemblent de plus en plus à des femmes" auraient mérité d'être aussi posés dans l'autre sens. Il me semble en effet que la seule lecture de ce questionnaire contribue au renforcement des stéréotypes.

Et il y a un résultat qui me stupéfie :
36% citent leur mère comme symbole de la femme actuelle et 26% leur père comme symbole de l'homme actuel.


Le titre est un copyright des expressions de Manu


mercredi 3 février 2010

commentaires du billet précédent

plusieurs commentateurs ont émis l'hypothèse que la photo de couverture du magazine Terraeco s'inscrivait surtout dans la tendance actuelle d'une imagerie liée aux vampires.

L'un d'eux m'a convaincue avec cette image trouvée sur wikipédia

lundi 1 février 2010

Ethique et sexiste : est ce compatible ?

C'est  Jacques Rosselin qui a signalé sur twitter la couverture du magazine Terraéco.

Un magazine que je ne connais pas et qui ne donne aucune info sur sa page web à la rubrique "qui sommes nous ?"

Mais je ne peux pas faire confiance à des gens qui vendent de l'écologiquement correcte avec ce genre d'image

dimanche 31 janvier 2010

Des cravates pour parler des burquas ?

La semaine dernière, sommet à Londres sur l'avenir de l'Afghanistan .

Je sais, c'est très compliqué, mais je doute que la situation des femmes dans ce pays ait pu faire l'objet d'un débat éclairé.


samedi 30 janvier 2010

Tag : qu'est ce qu'un bon prof ?

Mathieu me demande, après que June Prune lui ait fait passer, mon avis sur les profs

A. Un "bon prof"

Les profs qui m'ont laissés des souvenirs (plutôt lointains quand même) sont ceux qui ont su éveiller ma curiosité et me donner envie de m'intéresser à un sujet parce qu'il y avait quelque chose à découvrir. J'avais en 1ere un prof de français  très vieille France (en tout cas il me semblait très très vieux), qui restait assis sur sa chaise, posait sa serviette sur le bureau, ajustait ses lunettes avant de délivrer son cour magistral. Et j'étais suspendue à ses lèvres. Aujourd'hui encore quand je relis Camus ou Baudelaire je pense aux clés qu'il m'a données. Je crois qu'il avait réussi à nous convaincre qu'il y avait un secret caché dans chaque texte et que seule une lecture attentive et réfléchie nous les ferait découvrir.

B. Ce que les profs devraient apprendre

Le story telling, c'est à dire commencer par raconter une histoire pour donner envie aux élèves d'aller chercher la suite

C. Pour faire un prof... ce qui s'apprend, ce qui ne s'apprend pas

Ce qui s'apprend : la psychologie des élèves

ce qui ne s'apprend pas : être soi-même passionné par les matières qu'on enseigne et convaincu de son intérêt pour les élèves.

D. Taggez 3 personnes

Eric de Mulhouse, OCéane et Shaya qui doivent avoir des souvenirs beaucoup plus frais que les miens

Cycce aussi m'a taguée et me demande quel est mon pire souvenir de blogueuse. Je vais dire que je suis  d'accord avec elle "on n'est définitivement pas la personne que l'on crée"



vendredi 29 janvier 2010

Marronier de janvier

Comme tous les ans la promotion 2010-2011 de l'ENA a choisit son nom.

L'an passé c'était Robert Badinter, en 2008 Emile Zola, la nouvelle s'appelle Jean-Jacques Rousseau et on nous précise que  "d’autres noms avaient rallié auparavant de nombreux suffrages, parmi lesquels La Fayette, Vaclav Havel et George Orwell.  "

ça n'améliore donc pas ma stats toujours seulement 3 noms de femmes en 60 ans.

Plus grave, la proportion de femmes en scolarité ne progresse pas

alors même que le jury avait noté dans son rapport 2008, "que les jeunes femmes, qui constituent 48% des admissibles au concours externe, ne sont plus que 40% des admis à l’issue des épreuves orales." et conclut même que 'Il est dérangeant que cet écart sensible de réussite entre les hommes et les femmes apparaisse au concours externe à l’oral, c’est-à-dire à un moment où par nature la différence se voit entre les candidats et les candidates."

L'analyse est même poussée un peu plus loin "Ces différences à l’oral doivent conduire à s’interroger sur les attentes des jurys autant que sur les performances des candidates. Sans doute les constats d’un livre tel que celui d’Elena Gianini Belotti (« du côté des petites filles », 1ère ed. en 1973) ou ceux plus récents d’études suédoises montrant que les garçons sont, dès l’école primaire, plus couramment interrogés et mis en confiance à l’oral que les petites filles, invitées à se tenir discrètement dans la réserve, sont-ils transposables à la France. Dans la pratique, la moyenne des notes attribuées aux uns et aux autres a en réalité été identique à l’épreuve d’entretien mais leur dispersion très différente, les fréquentes meilleures notes des hommes étant statistiquement compensées par le fait qu’ils ont aussi obtenu parfois les plus basses, comme s’ils étaient moins contenus que les candidates, et cela dans les deux sens. Le sentiment persistant est tout de même qu’il est difficile pour les candidates du concours externe de trouver un juste équilibre aux yeux des membres du jury, entre l’excès de timidité, défaut le plus fréquemment perçu, mais aussi parfois le reproche inverse d’un autoritarisme, comme si le jury craignait que le premier défaut soit en quelque sorte surcompensé."


On voit donc que c'est à l'oral que se creuse l'écart pour les jeunes externes. Le rapport préconise diverses actions. Visiblement le sujet n'a guère motivé l'école et il est vraisemblable que rien n'a été entrepris.


____________________________________________________
Rien à voir : Liens techniques à propos de chiens et de chats

mercredi 27 janvier 2010

Les journalistes les plus couillu(e)s du moment

Encore une question de vocabulaire, mais chacun sait que "les mots ont un sens" .

C'est la chronique de Stéphane Guillon lundi qui m'a décidée à faire ce billet auquel je songe depuis quelques temps. Parceque tous les jours ou presque je lis sur  internet des phrases parlant de couilles (oui, le langage sur internet n'est pas toujours des plus châtié, sauf bien sûr chez Didier Goux) .

C'est presque toujours dans le même sens :

- "il n'a pas couilles" (sous entendu évidemment il a manqué de courage, d'audace..)

ou

-" (admiratif) elle a des couilles" sous entendu elle a du cran, du courage....

les deux signifient la même chose avoir du courage c'est "en avoir", que ce soit pour de vrai ou symboliquement. Avoir du courage serait donc lié à la virilité.

Dans la bouche de Stéphane Guillon,c'est ironique, mais la phrase  "les deux journalistes les plus couillus du moment" reste dans cette logique. Si ils avaient des couilles ils auraient du courage.

Il présente également (toujours avec ironie) l'interview de Nicolas Sarkozy comme "une explication franche et virile " .

que signifie une explication virile : qu'elle est franche ? qu'elle est directe ? qu'elle est agressive ? serait-ce à dire qu'une explication non virile, voire féminine serait "molle" ? Le langage populaire parle plutôt alors de crêpage de chignons . On voit tout de suite où se situe la différence entre le débat sérieux et l'engueulade futile.

Si vous écoutez jusqu'au bout, vous entendrez aussi cette expression qui m'a l'air d'être une pure création "elle en a dans le soutien-gorge", curieuse parce que dans l'imaginaire collectif les seins sont tout sauf le symbole du courage. D'ailleurs les amazones ne coupaient-elles pas l'un de ces appendices gênant pour tirer à l'arc ?

Billet de complaisance

Il parait que les chiens ressemblent à leurs maitres et maitresses ? à moins que ce ne soit l'inverse 

Du coup je me demande comment interpréter cette photo , sur un blog qui plus est s'intitule "la meute des gateux" ?

Je ne pense pas par contre que ça soit la même chose pour les chats

EDIT : Oupsy m'a envoyé une photo. si finalement c'est pareil


mardi 26 janvier 2010

Marguerite et Monsieur Berthelot

Pas le temps de regarder la télé hier soir, ni de bloguer aujourd'hui mais de nombreux observateurs ont signalé que le Président de la République appelait les femmes par leurs prénoms et les hommes par leurs noms , sauf Samir !

A écouter si vous ne l'avez déjà fait, quelques avis sur le sujet dans La ligne jaune, 

samedi 23 janvier 2010

Le ménage une affaire d'hommes

Non faut pas rêver !

Pourtant il y a eu l'année dernière une campagne intitulée "le batiment une affaire de femmes" et on ne compte plus les actions visant à inciter les femmes à s'orienter vers des métiers traditionnellement masculins.

C'est très bien, ça nous ouvre de nouvelles possibilités.

Mais dans le même temps rien n'est fait pour inciter les hommes à s'engager dans des métiers traditionnellement féminins. C'est le cas notamment des emplois de services à la personne. Effectués au domicile des particuliers il s'agit essentiellement d'aide à la vie quotidienne : garde des enfants, ménages, courses, petits travaux d'entretien, aide aux devoirs, dépannage informatique.

Les services à la personne emploient aujourd’hui plus de 1,9 million de personnes. C'est le secteur de l’économie française dont la croissance a été la plus forte au cours des quinze dernières années en termes de création d’emplois. Mais il s'agit pour la plupart d'emplois à temps très partiels, et même en cumulant plusieurs employeurs les équivalents temps plein ne sont pas la majorité, la plupart sont payés au SMIC.

Le site officiel prend visiblement soin d'utiliser un langage non sexués, même si les premières affiches en 2007 faisaient bien la différence entre une aide ménagère, une nounou et un expert (les brochures plus récentes sont moins sexistes ).



Par contre, les professionnels du secteur, ceux qui mettent des salariés à disposition des particuliers ne s'embarrassent nullement de ce genre de détails.

Tout d'abord ils s'adressent aux femmes, ce qui est assez logique étant donné qu'elles assument 80% des tâches domestiques. Et vous remarquerez qu'une femme qui ne fait plus le ménage ne fait RIEN !


image prise sur le blog des ménagères de moins de 50 ans

et surtout, partout, sur quasiment tous les sites que j'ai consulté il est question de "femmes de ménages", ce qui me semble contraire à la loi. Il est interdit de mentionner le sexe dans une annonce de recrutement (sauf justification spéciale si c'est un acteur ou une actrice par exemple). Et bien entendu toutes les illustrations relatives au ménage, au repassage ou à la garde des enfants montrent des femmes.


Sont bien sûr réservés aux hommes les dépannages informatiques et les petits travaux.


Il serait urgent de modifier ces annonces afin qu'il ne soit plus question de femmes de ménage mais aussi d'hommes de ménages , parcequ'il sera impossible de faire évoluer les choses et d'arriver à un partage des taches domestiques tant qu'on ne parlera que de femmes de ménages.

Par ailleurs, il est injuste d'inciter les femmes à se diriger vers certains secteurs d'activité sans faire la même chose pour les hommes. C'est comme si ces métiers, tellement importants pourtant, avait si peu de valeurs qu'on ne cherchait pas à les promouvoir auprès des salariés.

Par contre les mêmes, lorsqu'ils recherchent des chefs d'agence ou des entrepreneurs pour ouvrir une franchise s'adressent évidemment aux hommes.


J'attends donc une prochaine campagne officielle sur le thème "le ménage une affaire d'hommes", et que l'Etat, qui donne un agrément aux sociétés  qui vendent des services à la personne, leur rappelle que le sexisme dans les recrutements est interdit.


Jeffane a mis sur son blog une courte vidéo qui valide l'adage qui veut qu'un homme qui fait le ménage dans une pub n'est jamais pris au sérieux.


jeudi 21 janvier 2010

Résister aux stéréotypes dans la gestion des catastrophes

Avant l'article de Marianne, que j'ai mis en lien la semaine dernière, je n'avais jamais prété attention à la façon dont on montre les hommes et les femmes lors des catastrophes.

Mais d'autres y ont déja réfléchi. Emelire a consacré un article à Haïti dans lequel elle donne de nombreux liens et notamment celui-ci vers un texte sur  " L’égalite des Genres dans la Prevention et la Gestion des Catastrophes "

L'un des chapitres donne des pistes pour  RESISTER AUX STEREOTYPES :

voici  des extraits de ce qu'on peut y lire, et je trouve intéressant cette réflexion pour voir les choses autrement.

  • -  les survivantes sont les premières actives de la reconstruction, non pas des victimes passives
  • -  les mères, grands-mères et autres femmes sont vitales pour la survie et la vie des enfants mais leurs besoins sont différents de ceux des enfants
  • - toutes les femmes ne sont pas des mères et toutes ne vivent pas avec des hommes
  • - les foyers gérés par les femmes ne sont pas forcément les plus pauvres et les plus vulnérables
  •  - les femmes ne sont pas dépendantes financièrement mais elles sont parties prenantes dans la production, dans le travail de la communauté, dans la génération des revenus
  • - les stéréotypes de sexe me€ttent aussi en danger les garçons et les hommes, par exemple au niveau de leur santé mentale, la prise de risque, les accidents
  • - se focaliser sur les femmes (et donc pas sur la question du genre – qui met en avant les hommes et les femmes) peut avoir des effets négatifs (hostilité, violence) sur les actions menées

mercredi 20 janvier 2010

Se refaire une virginité comme on s'achète un string

Plus simple que la reconstitution chirurgicale, des hymens artificiels arrivent dans les pays musulmans.

J'ai un peu de mal à croire qu'on puisse leurrer aussi facilement un homme. 

Billet en partenariat avec Courrier International

Des ouvrières de la SNECMA obtiennent des indemnités pour discriminations sexistes

La SNECMA a été condamné vendredi par le conseil des Prud'hommes de Nanterre pour discrimination sexuelle, "en termes de carrières et de salaire", envers huit ouvrières d'une usine de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

Le groupe est condamné à verser entre 8.000 et 60.000 euros à chacune des salariées. LEs huit femmes, agées de 47 à 66 ans et soutenues par la CGT étaient entrées à l'usine entre 1972 et 1984, la plupart comme ouvrières spécialisées.L

Elles avaient saisi les prud'hommes en 2005, certaines d'entre elles se plaignant d'avoir vu leur situation stagner pendant des années.

Dans chacun des cas, le conseil des prud'hommes estime que la salariée "apporte des éléments de fait permettant de constater à son encontre une discrimination en termes de carrières et de salaire sur le critère du sexe", selon le jugement que l'AFP a pu consulter.

La Snecma n'opposant "pas d'éléments objectifs et pertinents circonstanciés (...) la discrimination alléguée est de ce fait juridiquement démontrée", lit-on également.

Le conseil des prud'hommes a en revanche débouté les salariées, dont la majorité fait encore partie des effectifs, d'une demande de revalorisation du coefficient hiérarchique.   

Contactée par l'AFP, une porte-parole de la Snecma n'a pas précisé si le groupe ferait appel.

Source : Le Parisien


lundi 18 janvier 2010

Europe ecologie, peut mieux faire !

J'ai été invitée, comme plusieurs autres blogueurs au meeting d'Europe Ecologie

Je ne sais pas si c'était un joyeux bordel comme le dit Dagrouik, n'ayant pas suffisamment d'expérience en la matière pour comparer, mais je n'ai pas boudé mon plaisir d'avoir la possibilité d'interviewer des célébrités étonnamment faciles à approcher.

Il s'agissait visiblement pour EE d'une démonstration de force et l'objectif a été largement atteint. Une salle pleine à craquer de gens de tous âges et de tous styles, une meute de cameramen et de photographes (presque exclusivement masculins d'ailleurs), une salle enthousiaste qui applaudit, qui se lève, qui agite des drapeaux. Bref une salle qui y croit.


L'objectif désormais affiché est d'emporter quelques régions et Daniel Cohn Bendit l'a clairement énoncé "Si il y a 2 ans on avait dit qu'on serait à 15% on nous aurait traités de fous (...) Ces élections régionales, c'est la fin de l'hégémonie d'un parti dans la gauche et le début d'un partenariat de gestion" .
Dominique Voynet a rappelé que tous les candidats sont prêts à relever le gants  "ne laissez personne dire que vous n'êtes pas compétents" et de dresser la liste des collectivités gérées par des écolos. L'occasion de rappeler aussi que leur définition de l'Ecologie est quelque peu différente de celle de "l'Ecologie populaire de l'UMP" .

Vous pouvez lire les compte-rendu, avec des points de vue différents de Dagrouik, Seb Musset, Laure Leforestier, Reversus ou Piratages et voir les vidéos des interviews de José Bové, Augustin Legrand, Stéphane Gatignon ainsi que des bribes de discours, grace à Seb qui a un matériel de pro.

Evidemment je souhaitais avoir quelques explications sur le fait qu'EE n'a pas réussi, contrairement à ce qui avait été annoncé, à respecter la parité pour les têtes de listes régionales. Avec 5 femmes, Europe Ecologie fait jeu égal avec l'UMP  pas de quoi pavoiser  même si c'est mieux que le PS qui n'en a que 3.

Tout ceux à qui j'ai posé la question ont insisté sur le fait que la parité hommes/femmes a par contre été acquise pour les têtes de listes départementales, qui auront vocation, si EE fait de bons scores à occuper des mandats de vice-président(e)s.

Sandrine Bélier a tenté une explication, moyennement convaincante, d'autant plus que l'autre objectif  pour la constitution de ces listes qui était celui d'une égalité entre les têtes de listes Verts et les autres a lui été atteint.
D'après elle, chaque région a constitué ses listes comme elle l'entendait, il n'y a pas eu de péréquation ou de rééquilibrage de la part du niveau national.
Il me semble en fait que la volonté politique n'était pas suffisamment affirmée et que cela aurait été un vrai coup de chance d'obtenir, en laissant faire le hasard, une parité des têtes de listes.

En tout cas, elle assuré qu'aucun arbitrage national n'a été demandé, preuve qu'il y avait plus d'hommes ayant l'ambition de devenir Président de région (ce qui ne devrait surprendre personne).
Sandrine Bélier conclue en souhaitant qu'au cours de ce mandant des femmes se découvrent des ambitions.

voir l'interview de Sandrine Bélier EE 2010


Sinon j'ai bien aimé lorsque Marie Christine Blandin, première a monter à la tribune a raconté comment lorsqu'elle avait été élue présidente de la Région Nord-Pas de Calais certains l'avaient choisies parcequ'ils pensaient qu'une femme ne tiendrait pas plus de quelques semaines avant de "faire une crise de nerfs". Elle a tenu 6 ans.

vendredi 15 janvier 2010

Haïti : femmes victimes et hommes sauveurs

Un très intéressant article de Marianne2 qui décrypte les photos mises en Une par les journaux .

A lire aussi si vous souhaitez aider des orphelinats les billets de Caro et de Moushette

On parle encore du physique des femmes politiques

"En toutes circonstances, même les plus officielles, les hommes on les écoute; les femmes, on les regarde", nous dit Brigitte Grésy (Petit traité contre le sexisme ordinaire) et elles se trouvent en permanence jugées sur leur physique.

ça complique certainement la vie des femmes politiques qui sont tantôt trop jolies pour être honnêtes tantôt pas assez pour apparaitre comme des femmes féminines.

2 exemples récents:

- les voeux de Martine Aubry . Libération qui en rend compte se croit obligé d'apporter cette précision sur sa présentation " pimpante et rose aux joues",

et surtout, cette phrase d'Eric Besson à Martine Le Pen à l'occasion du débat (édifiant) sur France 2 (à 1H22) ce soir. Je ne veux pas parler du fond, mais Eric Besson, à court d'arguments face à une Marine Le Pen pugnace, n'a rien trouvé d'autre que ces mots d'un sexisme primaire "vous êtes jeune, (elle a tout juste 10 ans de moins que lui et n'est pas à 42 ans un perdreau de l'année) vous avez un physique avenant et j'ai l'impression de voir la représentante d'un monde en train de disparaitre".

Elle a un "physique avenant", cela ne sous entendrait il pas par exemple qu'elle pourrait facilement trouver un conjoint et qu'elle serait plus à sa place ainsi "casée" ? ou pire encore, qu'en d'autres circonstances il la trouverait "avenante" et à son goût ?

On ne l'imagine pas, si Vincent Peillon avait été présent comme c'était prévu qu'il le renvoie dans ses buts avec ce genre de phrase "vous avez un physique avenant..." (alors qu'il est pourtant plutôt pas mal Vincent Peillon).

Avis aux commentateurs : inutile de parler du fond de ce débat ici, un tas d'autres blogs le font et loin de moi l'idée de défendre les propos de Marine Le Pen, ni d'ailleurs ceux d'Eric Besson .

Et que ceux qui vont me dire que ce sont des choses qu'on dit aussi aux hommes apportent des exemples.

Il y a en a effectivement, mais ils sont rares :
- on raille la taille de Nicolas Sarkozy
- Martine Aubry avait relégué Benoit Hamon sur la liste des européennes en invoquant le fait que de toute façon il plaisait aux femmes. Et si ça a fait du bruit à l'époquec'est que ce n'est pas courant.
- les liftings répétés de Silvio Berlusconi

Edit : Des blogueuses font d'autres observations Luciamel, Joe

mercredi 13 janvier 2010

No pants day

Comment créer des scènes de chaos et de joie dans les lieux publics

Évidemment il ne faudra pas oublier ensuite de polémiquer parceque certains ne seront pas d'accord et prônerons un no no pants day.

Billet dans le cadre d'un partenariat avec Courrier International

lundi 11 janvier 2010

Epididyme d'Or de décembre

Ce mois-ci il est décerné à l'Etat Français, qui semble ne mener aucune réflexion sur le sujet de l'égalité hommes/femmes à l'occasion de grandes reconfigurations de son administration territoriale.

Une révolution est en cours actuellement , sans que les médias n'en parlent beaucoup. Certainement parceque le sujet est technique, peut-être aussi parcequ'il semble ne concerner que les fonctionnaires.

La dénomination en est rébarbative :  RGPP, ce qui signifie, mais ce n'est guère plus explicite "révision générale des politiques publiques". Ce n'est pas rien !

Eric Woerth a présenté un plan d'actions à l'occasion de la réunion du Cercle des Directeurs le 16 décembre : 200 directeurs d’administration centrale réunis dans les locaux parisiens de l’ENA.
J'aurais adoré connaitre la composition de cette assemblée mais ne l'ai pas trouvée sur internet (si quelqu'un a des infos ou des photos....). Je parie qu'il y aurait de quoi décerner un épididyme de diamant.


Et il  semble que les femmes en place ont plutôt du souci à se faire.

Pour commencer elles n'ont pas été associées aux réflexions, et il avait fallu une intervention de la Barbe pour qu'une femme s'exprime à la tribune lors des Rencontres de la modernisation de l'Etat.

Aujourd'hui cette réforme entre dans sa seconde phase et il s'agit dans le même temps de procéder à une réforme  de l’administration territoriale de l’Etat "visant à mettre en place, au niveau régional, un nombre de directions resserré pour piloter les différentes politiques publiques de l’Etat. "

Non seulement les directions départementales sont délaissées au profit de direction régionales, mais les services sont réorganisés et fusionnés.

Ainsi sont par exemple créées des Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte), elles rassemblent des missions exercées actuellement par plusieurs structures, notamment les directions du travail et de l'emploi, de la consommation et répression des fraudes, de l'industrie, de la recherche et de l'environnement.

Cela signifie, et c'est là que je voulais en venir, que où existaient plusieurs directeurs de région n'en subsistera qu'un seul, alors que les directeurs départementaux sont supprimés en tant que tels. Bien entendu les équipes sont renforcées et les directeurs régionaux entourés d'adjoints.

Ce sont donc actuellement de grandes manœuvres qui se déroulent pour l'attribution des postes, Et il y a fort à parier que les femmes vont plutôt perdre que gagner des points dans la foire d'empoigne qui s'annonce.

J'en veux pour preuve les récentes nominations dans les Dirrecte (voir plus haut).

22 régions , à leur tête ont été nommés le 3 décembre 2009 13,6% de femmes.

- Alsace : Daniel Mathieu,
- Aquitaine : Serge Lopez,
- Auvergne : Serge Ricard,
- Basse Normandie : Rémy Brefort,
- Bourgogne : Isabelle Notter,
- Bretagne : Élisabeth Maillot-Bouvier,
- Centre : Michel Derrac,
- Champagne-Ardenne : Jean-Paul Mimeur,
- Corse : Hervé Belmont,
- Franche-Comté : Bernard Bailbé,
- Haute Normandie : Philippe Dingeon,
-  Île-de-France : Joël Blondel,
- Languedoc-Roussillon : Alain Salessy,
- Limousin : Patrice Greliche,
- Lorraine : Serge Leroy,
- Midi-Pyrénées : Hubert Bouchet,
- Nord Pas-de-Calais : Marie-Laure Balmes,
- Pays de la Loire : Alain-Louis Schmitt,
- Picardie : Joël Hermant,
- Poitou-Charentes : Patrick Menard,
- Provence-Alpes-Côte d’Azur : Gérard Sorrentino,
- Rhône-Alpes : Michel Delarbre,


Reste désormais à désigner les directeurs adjoints, sous directeurs etc... le différentiel risque de s'accentuer.


Je rappelle que l'épididyme est "une partie du système reproducteur de l'homme. C'est un petit organe accolé au testicule contenant un tube glandulaire pelotonné transportant les spermatozoïdes" . Le prix est décerné chaque mois à un média ou une manifestation ayant dépassé le taux admissible de testostérone.

dimanche 10 janvier 2010

Après les jouets, la vraie vie des petites filles dans la pub Lidl

C'est mon mari qui a remarqué cette pub sur le prospectus LiDL.

Je trouve normal que les enfants apprennent assez jeunes à participer aux taches ménagères, mais j'attends de voir la même pub avec un garçon.



Et juste avant ma fille m'avait montré la page Facebook de Marion qui a 17 ans et parle de mon blog avec ce commentaire "c'est instructif". Merci Marion, ça m'encourage vraiment à continuer .

vendredi 8 janvier 2010

Renouvellement du Conseil Constitutionnel

3 des membres du Conseil Constitutionnel arrivent au terme de leur mandat de 9 ans, non renouvelable.

- l'ancien ministre mitterrandien Pierre Joxe

- la sociologue Dominique Schnapper

- Olivier Dutheillet de Lamothe, ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée sous Jacques Chirac

Le Chef de l'Etat, le Président du Sénat et le Président de l'Assemblée nationale désigneront chacun une personne, et l'enjeu est de taille puisque cette Assemblée est de plus en plus souvent amenée à examiner des lois votées pour éventuellement les "retoquer".

Actuellement, la composition du Conseil Constitutionnel est la suivante

Soit 2 femmes (dont 1 va partir) sur 11 membres  (mais les anciens Présidents de la République siègent de droit )

Le Figaro décrit les enjeux politiques et les noms qui circulent, vous pouvez aussi lire l'avis de Rimbus

Pour la composition et le rôle du Conseil Constitutionnel, c'est ici

- page 2 de 26 -