dame_paleolithique.jpgA la une du Monde des religions de janvier-février un dossier sur la femme dans les religions, en sous titre "Pourquoi fait-elle si peur ?"

Ce n'est pas une surprise. Le mépris pour les femmes est quasi universel dans les religions.

Il semblerait pourtant que les premières civilisations aient développé des cultes envers "la grande déesse" en rapport avec la fertilité. De nombreuses figures (peintes, gravées, modelées...) ont été retrouvées datant du paléolithique ainsi que chez les premiers peuples sédentaires et agricoles pour lesquels la femme symbolise la capacité d'engendrer la vie, semblable à celle de la terre nourricière. Si on y trouve également des symboles masculins phalliques il n'y a pas de statuettes masculines équivalentes à celles qui représentent des figures féminines.

Quand et comment cette prédominance du féminin a-t-elle déclinée ?

Les Dieux mâles ont bénéficié (à partir du 3éme millénaire avant notre ère ) d'importantes innovations techniques et politiques. La culture par irrigation a permis un accroissement de population et une urbanisation donnant naissance à de grandes cités, puis à des États entrainant une hiérarchisation des sociétés. Le pouvoir, souvent acquis par le combat, y est généralement réservé aux hommes et du coup les Dieux aussi deviennent masculins. Mais dans l'antiquité Gréco-romaine il existe de nombreuses déesses importante.

Ensuite la domination masculine s'impose dans toutes les grandes traditions historiques, même celles sans images sexuées de l'absolu (boudhisme, taoïsme) ou révérant des déesses puissantes (hindouisme). Basée sur le dénigrement du corps et de l'esprit des femmes, cette domination utilise parfois un outil encore plus redoutable : l'oubli pur et simple. L'un des article intitulé "la misogynie dans les textes" est accablant, le pire étant que ces textes conservent toutes leurs valeurs pour les religions d'aujourd'hui et elles sont bien courageuses ces femmes qui se font ordonner prêtres ou vénérables maitres boudhistes en espérant faire bouger les lignes.

Pour bien commencer la semaine : Le très célèbre Épitre de Saint Paul aux Ephésiens "Femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur; car le mari est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l'Eglise qui est son corps" ou celui-ci adressé aux Corinthiens "L'homme ne doit pas se couvrir la tête puisqu'il est l'image de la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme. En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tiré de l'homme; et l'homme n'a pas été crée à cause de la femme, mais la femme a été crée à cause de l'homme"

"l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tiré de l'homme" en psychanalyse cela s'appelle un déni de réalité non ?