Une équipe du CNRS (Université de Bordeaux) réalise depuis plusieurs année un inventaire systématique des équipements et espaces publics de loisirs des jeunes de l'agglomération de Bordeaux en portant une attention particulière à la variable sexe.

 
Ils ont étudié les pratiques sportives mais aussi les pratiques culturelles ou la participation à des activités de loisirs dans les centres d'animation et maisons de quartiers.

Ils constatent que " l’offre de loisirs subventionnée s’adresse en moyenne à deux fois plus de garçons que de filles, toutes activités confondues".

Clairement donc l'argent public profite davantage aux garçons
Les chercheurs notent que :

- à partir de la 6eme les filles délaissent massivement les activités de loisirs organisées par les structures locales.

- 3 fois plus d'activité habituellement non mixtes sont proposées aux garçons

- Les adultes ont le souci de "canaliser la violence des jeunes dans des activités positives" sans préciser quel est le sexe des jeunes incriminés. Or, ce sont de toute évidence les garçons qui sont visés.

et ils se demandent au final si cette prépondérance importante des garçons dans les espaces publics n'aboutirait pas à l'effet inverse de celui qui est escompté en valorisant les conduites viriles.  

Par ailleurs cette éducation différente des filles et des garçons à l'usage de l'espace public ne préparerait-elle pas à l'hégémonie masculine dans la ville et le sentiment d'insécurité des femmes qui en découle ?

Voici  un thème de réflexion pour tous les élus locaux,:  avant de distribuer des subventions il serait utile qu'ils s'assurent qu'elles bénéficieront équitablement à tous .