Après les jouets, la vraie vie des petites filles dans la pub Lidl

C'est mon mari qui a remarqué cette pub sur le prospectus LiDL.

Je trouve normal que les enfants apprennent assez jeunes à participer aux taches ménagères, mais j'attends de voir la même pub avec un garçon.



Et juste avant ma fille m'avait montré la page Facebook de Marion qui a 17 ans et parle de mon blog avec ce commentaire "c'est instructif". Merci Marion, ça m'encourage vraiment à continuer .

Commentaires

1. Le 10/01/2010, 18:05 par ali

Et oui, et tout est rose sur la photo. Mon Dieu, où allons nous, nous sommes retournés dans les années 50, c'est bien triste, et avec beaucoup de complaisance, de la part par exemple de ces publicitaires pour qui le buisness n'a pas à se préoccuper de la morale.
Pour moi faire ce genre de pub dans cet état d'esprit, c'est aussi dégueulasse que le commerce des armes.

2. Le 10/01/2010, 18:39 par emanu124

Je n'y vois pas de mal SI effectivement, on voit en parallèle un petit garçon passer l'aspirateur.

3. Le 10/01/2010, 19:19 par olympe

Ali, le commerce des armes.. c'est un peu excessif quand même je trouve
Emanu non il n'y a pas de photo de petit garçon dans le prospectus que j'ai sous les yeux

4. Le 10/01/2010, 19:36 par olympe

Didier vous n'avez qu'une idée approximative de ce qu'est un enfant visiblement. Dans 10 ans cette petit fille passera le bac , statistiquement il est peu probable qu'elle soit mariée

5. Le 10/01/2010, 19:37 par ajuga

Ben le raisonnement des publicitaires est simple : LIDL c'est du bas prix, donc ça s'adresse au bon peuple, donc faut lui montrer des trucs qui lui paraisse normal.
Et on ajoutera les jouets dinettes pour les filles, et les robots pour les garçons.

On n'est pas REVENU 50 ans en arrière, on y es toujours ! seule une frange en fait très faible de la population est sensible à ce genre de conditionnement social, et le reconnait comme tel.
Je connais plein plein de gens (hélas) qui diront en voyant cette pub que c'est bien normal, que c'est la vraie vie (et malheureusement ils n'ont pas complètement tort) ; et quand je vois les copains et copines de mes enfants, 25/30 ans, ben c'est pas mieux que nous quand on avait leur âge.
La plupart n'ont pas d'enfant aussi âgé que sur la photo, mais je suis bien persuadé que ce ne sont pas leur garçons qui feront le ménage, vu les discours qu'ils tiennent quand on les pousse un peu.

6. Le 10/01/2010, 21:16 par Lledelwin

arf, vu la couleur de la mane de linge et les cercles bizarres qui doivent être les poignées du panier, j'ai tout d'abord cru qu'elle chargeait la machine avec des rouleaux de PQ. Et ça, ça aurait été très fun !

7. Le 10/01/2010, 21:35 par Françoise

Quand j'avais 18 ans - au milieu des années '70 - je croyais que c'était définitivement acquis... Eh bien non, on a régressé, il faut continuer à se battre tous les jours, comme pour la démocratie d'ailleurs, les 2 vont de pair.
A part cela, moi aussi, j'ai mis quelques secondes à identifier les poignées du panier.

8. Le 10/01/2010, 21:47 par ali

Non, je ne fais pas partie des féministes intégristes, (je ne me dit pas féministe en plus) et je ne me trouve pas excessif.

"""Quand j'avais 18 ans - au milieu des années '70 - je croyais que c'était définitivement acquis... Eh bien non, on a régressé, il faut continuer à se battre tous les jours, comme pour la démocratie d'ailleurs, les 2 vont de pair."""

Voilà pourquoi.

C'est quand même grave de renvoyer les femmes au foyer alors qu'il y a 30 ans tout le monde avait compris toute l'injustice que subissaient les femmes. C'est criminel d'oeuvrer dans ce sens (on sait très bien à quoi on condamne une femme en la renvoyant au foyer...et tous les drames qu'il peut y avoir derrière, tout le monde sait bien le voir chez les musulmans, alors on peut le voir aussi chez nous), et les publicitaires sont des gens intelligents qui savent très bien ce qu'ils font... comme les marchands d'armes.

9. Le 10/01/2010, 22:05 par pupuce

il est vrai qu'en matière de communication, le choix du coloris rose pour la lessive que fait une petite fille me laisse rêveuse...enfin c'est peut être pour rappeler la couleur du produit, ne soyons pas bégueules.

Ali, le foyer n'est pas forcément l'enfer, c'est une question de considération de la femme au foyer et de prise de position de ladite femme au foyer.
Si on valorisait un peu ce rôle qui est tout de même très important et au niveau familial et au niveau social, si on créait un statut social particulier pour ces femmes (au lieu de les faire dépendre du numéro de sécu de leur mari par exemple, ahem), si on les rémunérait, si on leur fournissait une passerelle de retour à l'emploi en valorisant leurs compétences au lieu de les stigmatiser et de les considérer comme déléguées aux fourneaux et aux couches ad vitam...être femme au foyer c'est tellement plus que manier le balai et torcher les fesses des bébés, si vous saviez, c'est un boulot complexe et ça demande de grandes qualités humaines, de l'organisation, de la gestion...(et on n'a pas de formations au stress, pas d'assistantes, pas de hotline, nous!), bref c'est un sacré challenge croyez moi.

Nous sommes en 2010, je suis femme au foyer, et à l'heure où j'écris ce commentaire, mon mari est dans son bureau avec sa centrale vapeur à repasser une demi tonne de linge. Je ne suis pas en enfer, et pas en danger, c'est un choix.

c'était la parenthèse militante de pupuce, la femme au foyer pas désespérée qui veut le rester
(mais si on peut me trouver un revenu et un numéro de sécu ce serait sympa, hein, kamême, quoi, histoire de faire comme si j'existais encore un peu pour ce pays dont j'élève la génération future et qui aurait plus de reconnaissance pour la première nourrice venue que pour la propre mère de ladite génération que je suis, merci d'avance).

10. Le 11/01/2010, 12:09 par Isabelle

Je comprends, en effet, ce que véhicule ce genre d'image, d'autant que je ne me fais pas d'illusion sur ce que ce genre de prospectus réserve aux petits garçons (jouant, ou bricolant avec son papa, probablement).
Maintenant, si on veut vraiment aboutir à une plus juste répartition des taches ménagères, il faut arrêter de les considérer comme dévalorisantes. Ca n'a rien de deshonorant de laver le linge ou de faire le ménage, c'est juste quelque chose qu'il faut faire régulièrement, comme préparer le repas, sortir le chien ou la poubelle.

En fait je crois que c'est à chacune d'entre nous d'habituer son mari/compagnon et ses enfants (quel que soit leur sexe) à participer aux taches communes. Ca demande parfois de la ténacité, un certain sens de la resistance passive, mais on y arrive ...

11. Le 11/01/2010, 17:27 par Emma

"si on les rémunérait" ?? A par les les heures de garde d'enfant en dehors des heures de présence scolaire, que fait en plus un parent au foyer que ne fait pas un parent qui travaille ? Les maisons de parents qui travaillent se nettoient et s'organisent toutes seules ? Leurs enfants s'élèvent et nourrissent tous seuls ?

En parlant de pub sexuée et de lessive on a une pub de lessive disant que les enfants sont libres de se salir qu'ils ont besoin de se salir pour explorer le monde, et on y voit une nuée d'enfants apprendre à faire du vélo en tombant, se salissant... que des petits garçons. Et la précédente de la même marque idem, que des petits garçon. Apparemment à 6 ans les petites filles font déjà attention à leurs beaux vêtements et ne ne font pas de sport et activités salissantes...

12. Le 11/01/2010, 19:39 par ali

Pupuce, ce n'est peut être pas l'enfer d'être une femme au foyer quand on l'a choisi, comme on peut aussi être homme au foyer... c'est certainement un beau rôle social comme tu le décris.
Mais oeuvrer pour que les petites filles soient prédestinée à ce rôle, c'est oeuvrer pour les priver de liberté, d'autonomie, de destin personnel, et bien souvent de vie sociale etc... Je pense qu'il n'y a rien de pire, comme prison, que de se retrouver privé-e d'horizon, parce qu'a 50 balais on se retrouve coincée de n'avoir jamais travaillé, vécu pour soi etc...et de devoir se contenter de la prison comme seule possibilité de survie. Je pense que pour pas mal de femmes, dans le modèle traditionnel, ça fait assez peu de différence avec la burka.
Ce n'est pas comme si on avait pas pris conscience de tout cela dans les années 60/70... le publiciste joue sur le retour aux valeurs traditionnelles en ayant conscience de tout ça, à mon avis. Je trouve ça criminel, car il n'y a pas besoin de faire beaucoup d'efforts pour imaginer ce que peut être le drame de nombreuses femmes qui ont été privées de destin personnel. Comme le marchand d'armes ne largue pas les bombes lui même (et les marchands d'armes sont des gens "respectables"...enfin, comme les autres), mais il a conscience des vies brisées au bout de la chaine de son commerce.

Ajuga, je craint aussi que tu ai raison.

13. Le 11/01/2010, 19:49 par Karine

Je laisse rarement des commentaires alors que je lis régulièrement ce blog et les commentaires des autres très instructifs.
Moi aussi cette publicité me choque et je n'en vois pas de semblable destinée à vanter les compétences ménagères des petits garçons...
Que les tâches domestiques ne soient pas dévalorisantes en elles-mêmes, on est bien d'accord et c'est sans doute ce que pensent bien des femmes qui ne veulent pas lâcher ce pouvoir de l'espace privé.
Alors chacun-e fait ce qu'il lui plaît de faire mais ce qui me désole c'est que c'est l'ensemble des femmes qui en pâtissent par la persistance de stéréotypes discrimiants ( si, si ...).
Quant à l'idée de rémunéner les femmes au foyer, celà me semble la plus régressive que j'ai jamais entendu en la matière. Donc celles qui ont des enfants se "sacrifient" pour l'avenir de la société et elles devraient être reconnues de ce fait ? Bien voyons! Et celles qui n'ont pas d'enfants ( par choix ou parce qu'elles n'en ont pas le droit ): direction le bagne ?

14. Le 11/01/2010, 21:05 par olympe

le débat sur le salaire maternel est un autre débat. je suis tout à fait d'accord avec le fait qu'il ne faut pas se contenter d'inciter les femmes à aller vers des jobs ou des activités plus exercés par les hommes mais faire aussi l'inverse et pour cela revaloriser ce que font les femmes. on voit des camapgnes pour qu eles femmes deviennent maçon, mais je n'ai jamais vu de camapagnes pour que les hommes deviennent aide soignants ou aides ménagères .
pour ce qui est de la rémunération de celui qui reste au foyer il faudrait d'abord faire en sorte que les femmes gagnent autant que les hommes, sinon le choix économiques sera toujours , comme c'est actuellement le cas, en faveur de l'arret de la femme . pas sur que ce soit un choix pour toutes.

15. Le 11/01/2010, 21:06 par pupuce

Ne déformez pas mes propos, je ne dis pas qu'il faut ramener les femmes au foyer ni que seules celles qui ont des enfants "méritent" quoi que ce soit (par ailleurs je suis allergique à la méritocratie, d'où les guillemets), je dis que les femmes qui ont déjà fait le choix d'être au foyer que ce soit à vie ou pour un temps donné, avec ou sans enfants, celles là au lieu d'être dénigrées et rabaissées au simple rang de personne à charge devraient pouvoir obtenir un revenu et un statut.
Je ne vois pas où est le scandale de dire ça dans un pays où absolument tout le monde a un revenu (même de misère, c'est pas la question, c'est le principe de l'autonomie) et un numéro de sécu propre, même les taulards, sauf les femmes au foyer, qui partagent ce sort avec les enfants à charge, c'est dire la considération qu'on a pour elles.
maintenant si donner plus de liberté à certaines fait bondir les autres, et c'est visiblement le cas, faut pas s'étonner que le féminisme n'avance pas et qu'on en soit encore à ramasser les chaussettes sales de ces messieurs...

16. Le 11/01/2010, 21:17 par Babooszchka

@ Karine

"Quant à l'idée de rémunéner les femmes au foyer, celà me semble la plus régressive que j'ai jamais entendu en la matière. Donc celles qui ont des enfants se "sacrifient" pour l'avenir de la société et elles devraient être reconnues de ce fait"

En un sens je pense que oui, dans la mesure où, au delà de toute l'image positive que notre société renvoit autour de l'enfance et qui fait que l'on ne devrait être tellement béar/béate de joie d'en avoir qu'on ne serait plus lucide sur ce que cela exige... Et bien il est clair qu'avoir un enfant exige de renoncer à beaucoup de choses, a du temps, à de la liberté, a une évolution de carrière parfois... sans que cela ôte la joie d'en avoir, ce n'est pas la question.

Alors oui, faire une croix sur sa carrière pour élever des enfants et en quelque sorte un sacrifice. Je suis d'accord avec toi sur l'idée que rémunerer les fammes (hommes) au foyers n'est ni viable (avec quel argent? uh?) ni souhaitable. Par contre, il existe des femmes qui sont restées au foyer pendant 15 ans pour élever leur enfant, en vivant grave au salaire de leur époux. Si jamais divorce il y a, ces femmes se retrouvent obligée de travailler, sans avoir cotisé suffisemment longtemps pour avoir une retraite qui ne ressemble pas à une misere. Dans ce cas par exemple, sans parler de rémunération, on pourrait compter le temps que ces femmes ont consacré à leur famille dans le décompte des points retraite. Aujourd'hui ce n'est pas le cas, c'est d'une incroyable injustice, personne n'en parle.

17. Le 12/01/2010, 11:03 par Emma

Pupuce, je répète ma question, on le rémunère à quoi faire que les parents qui travaillent ne font pas. A par les les heures de garde d'enfant en dehors des heures de présence scolaire, que fait en plus un parent au foyer que ne fait pas un parent qui travaille ? Les maisons de parents qui travaillent se nettoient et s'organisent toutes seules ? Leurs enfants s'élèvent et nourrissent tous seuls ?

Sinon la piste au moins de points de bonification des retraites pour les femmes ayant arrêté de travailler est intéressante. En effet, quand on fait carrière le fait d'avoir qqun qui gère le quotidien est un incomparable atout. Sans faire malife.com, mon copain est freelance et travaille épisodiquement (il a un taf qui paie bien à la journée), et bien quel confort de ne pas faire le samedi tout ce qu'il fait en semaine : aller à la poste, poser mon scooter à la révision, récupérer mes fringues au pressing, attendre Mr EDF, le plombier, aller récupérer les passeports, les visas... et j'en passe.

18. Le 13/01/2010, 16:00 par Karine

Il ne s'agit pas de bondir quand on accorde plus de liberté à chacune...et d'ailleurs tout le monde n'aspire t-il pas à "plus de"...On ouvre la boîte de Pandore ?
La sitaution particulière de la maternité est prise en charge ( certes de façon imparfaite ) en France : congé maternité, congé pathologique, congé parental, allocations familiales...le modèle traditionnel de la "famille" a de beaux jours devant lui car le pays adopte déjà une politique nataliste et familialiste par plein de système d'aides divers. je ne critique pas, c'est ainsi et en effet les enfants sont l'avenir de la société mais il ne faut pas abuser non plus; Moi sans enfant je contribue par des impôts plus importants au bien être de ceux qui ont fait le CHOIX d'en avoir ( arrêtons avec cette idée bien religieuse de Sacrifice...Et un don aussi pourquoi pas ? ). Je demande moi aussi un salaire pour rester m'occuper de la maison tandis que ma conjointe travaille pour nous ET la société . Parce que en parlant de SACRIFICE, là je parle en réaction et avec mon coeur ( et je suis d'accord celà mériterait une analyse plus rationnelle ) : j'ai l'impression de me sacrifier moi aussi pour la collectivité .
Si nous regardons les pays du nord ( certes moins féconds ) la contribution au collectif est individuelle et non "familiale". En termes d'impôts nous ne parlons pas de la même chose là, si ? On ne peut pas avoir le "beurre" et l'"argent" du beurre ...Je crois qu'il vient de là le blocage aux avancées "féministes" pas d'une maternité "sacrificielle"...
Et je n'ai rien contre les enfants, je suis enseignante et je le vois bien le coût social et collectif d'un projet collectif.
Alors au risque de choquer, non je ne suis pas prête à accepter l'idée d'un salaire pour femmes ( ou hommes ? ) au "foyer" !Chacune fait des choix et j'estime que si les congés partiels ou les congés parentaux étaient pris par les hommes tout autant que les femmes, celles perdraient la sensation de se "sacrifier". Sinon: personne n'oblige à faire des enfants!

19. Le 13/01/2010, 16:02 par Karine

Il ne s'agit pas de bondir quand on accorde plus de liberté à chacune...et d'ailleurs tout le monde n'aspire t-il pas à "plus de"...On ouvre la boîte de Pandore ?
La sitaution particulière de la maternité est prise en charge ( certes de façon imparfaite ) en France : congé maternité, congé pathologique, congé parental, allocations familiales...le modèle traditionnel de la "famille" a de beaux jours devant lui car le pays adopte déjà une politique nataliste et familialiste par plein de système d'aides divers. je ne critique pas, c'est ainsi et en effet les enfants sont l'avenir de la société mais il ne faut pas abuser non plus; Moi sans enfant je contribue par des impôts plus importants au bien être de ceux qui ont fait le CHOIX d'en avoir ( arrêtons avec cette idée bien religieuse de Sacrifice...Et un don aussi pourquoi pas ? ). Je demande moi aussi un salaire pour rester m'occuper de la maison tandis que ma conjointe travaille pour nous ET la société . Parce que en parlant de SACRIFICE, là je parle en réaction et avec mon coeur ( et je suis d'accord celà mériterait une analyse plus rationnelle ) : j'ai l'impression de me sacrifier moi aussi pour la collectivité .
Si nous regardons les pays du nord ( certes moins féconds ) la contribution au collectif est individuelle et non "familiale". En termes d'impôts nous ne parlons pas de la même chose là, si ? On ne peut pas avoir le "beurre" et l'"argent" du beurre ...Je crois qu'il vient de là le blocage aux avancées "féministes" pas d'une maternité "sacrificielle"...
Et je n'ai rien contre les enfants, je suis enseignante et je le vois bien le coût social et collectif d'un projet collectif.
Alors au risque de choquer, non je ne suis pas prête à accepter l'idée d'un salaire pour femmes ( ou hommes ? ) au "foyer" !Chacune fait des choix et j'estime que si les congés partiels ou les congés parentaux étaient pris par les hommes tout autant que les femmes, celles perdraient la sensation de se "sacrifier". Sinon: personne n'oblige à faire des enfants!

20. Le 14/01/2010, 21:13 par ali

A propos de sacrifice, et de de responsabilité vis à vis de la collectivité, choisir de ne pas faire d'enfants est aussi vécu ainsi par pas mal de gens, qui prennent en compte la surpopulation du monde (sans esprit nationaliste). Ne pas faire d'enfants n'est pas forcément égoïste et confortable.
Ce n'est pas du tout pour polémiquer, mais c'est le genre de choses qu'on ne dit pas beaucoup.

21. Le 31/01/2010, 14:28 par dwormiller

@ Olympe

Deux études ont montré que chez les singes rhésus et chez les vervets, les femelles et les mâles reproduisent les mêmes préférences que les enfants en matière de jouets sexués.

Pour voir à quoi ressemblent ces animaux :
Vervets : http://www.shutterpoint.com/photos/...

Rhésus : http://www.futura-sciences.com/gale...

Les vervets mâles jouent (ou manipulent) significativement plus une voiture de police ou une balle orange.

Les femelles vervets préfèrent manipuler une poupée ou une poêle rouge.

Les résultats de cette étude sous forme d’histogrammes (red pan= poêle rouge):

http://www.sciencedirect.com/scienc...

L’autre étude chez les rhésus, où les résultats sont similaires :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/art...

Une discussion des résultats obtenus chez les singes rhésus :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/art...

La psychologue Gerianne Alexander, qui s’intéresse au problème, a mené une étude chez 30 bébés âgés de 3 à 8 mois. On les installe sur un siège en face d’une petite scène dissimulée derrière un rideau qui cache deux jouets sexués une poupée et un camion de pompiers. A l’aide de la technologie « eye tracking », on peut mesurer « l’intérêt visuel » que porte le bébé pour chaque jouet lorsqu’on ouvre le rideau.

Le résultat sous forme d’histogramme.

http://scienceblogs.com/cognitiveda...

La page du Dr Alexander, qui a publié trois articles sur la questions des préférences pour les jouets sexués :

http://psychology.tamu.edu/Fac_Ext....

Alexander, G. M., Wilcox, T., & Woods, R. (2009). Sex differences in infants’ visual interest in toys. Archives of Sexual Behavior, 38, 427-433.

Alexander, G. M., & Hines, M. (2002). Sex differences in responses to children's toys in a non-human primate (Cercopithecus aethiops sabaeus), Evolution and Human Behavior, 23, 467-479.

Texte intégral ici:

http://www.sciencedirect.com/scienc...

J'aurais aimé lire ce papier, mais je ne l'ai pas trouvé:

Alexander, G. M. (2003). An evolutionary perspective of sex-typed toy preferences: pink, blue, and the brain. Archives of Sexual Behavior, 32, 7-17.