Vous avez encore en tête l'affaire Orelsan, ce grand artiste qui a chanté ce monument de la chanson française qu'est Sale pute (qu'il ne chante plus, juré, promis) mais qui chante aussi encore et toujours de douces paroles comme "suce ma bite pour la Saint Valentin" ou "je vais te Marie Trintigner".

Ils sont nombreux à être montés au créneaux pour défendre sa liberté d'expression : je peux citer, au hasard, François Bayrou, Marc Cohen ou Guy Birenbaum, la MJC de Rennes , la direction nationale du PS, et bien sûr tous les directeurs de Festivals ou de salles qui l'ont soutenu et invité.

Il ne restait plus aux femmes et aux associations féministes qui s'insurgent contre ces chansons qu'à manifester lors des concerts d'Orelsan.

Ah! oui, mais ça on peut pas ! Non !

Parceque si Orelsan à le droit de chanter des chansons qui détaillent avec complaisance des violences infligées à ses copines, il est INTERDIT de le critiquer.

C'est son avocat qui met les associations « en demeure d’interrompre immédiatement toutes leurs actions de nature à porter atteinte au bon déroulement de la carrière d’OrelSan ».

J'ai hâte de connaitre l'avis de François Bayrou ainsi que celui de Guy Birenbaum qui a longuement commenté mon dernier billet sur le sujet.

Vous pouvez lire le communiqué de presse du CNDF (Collectif National pour les Droits des Femmes)

Les associations appellent à un rassemblement le 13 mai au Bataclan où Orelsan se produira ce jour-là.