Ce serait donc possible ?

parite_aux_regionales.jpgPendant que les chefs du PS s'entretuent (symboliquement ) pour récupérer le leadership du parti, des militants de base essayent de changer les choses en profondeur.

C'est le Monde qui nous l'apprend le PS finistérien opte pour le non-cumul des mandats et la parité intégrale. Désormais les parlementaires finistériens ne pourront conserver qu'un mandat de conseiller municipal ou régional. Finit les députés maires ou sénateurs président (et même vice président) du conseil général ou régional.

Concernant l'égalité homme-femme le PS finistérien s'est engagé à mettre en application "la parité intégrale". Ainsi, sur vingt-sept des cinquante-quatre cantons du Finistère qui seront renouvelés lors des cantonales de 2011, le PS présentera treize femmes et treize hommes plus un ou une candidat(e).

Voilà enfin de quoi renouveler la politique.

J'en conclus donc que mon billet du 18 juin (oups j'ai pas fait exprès) qui demande aux partis politiques de s'engager à présenter autant de listes conduites par des femmes que par des hommes aux prochaines élections régionales pourrait trouver un écho .

Commentaires

1. Le 25/07/2009, 12:17 par Made

Je me permets votre attention que Ségolène Royal n'a qu'un seul mandat mais bien sûr cela ne compte pas.

Et que le secrétaire fédéral du Finistère a déclaré qu'il ne brusquerait personne? donc, donc ce n'est pas pour tout de suite mais un peu de publicité ne fait pas de mal...surtout lorsqu'elle est gratuite .

2. Le 25/07/2009, 12:48 par Nemo

Je me méfie comme de la peste de la discrimination positive qui tendrait à surreprésenter une catégorie (en l'occurrence les femmes) par rapport à une population (en l'occurrence, les personnes engagées en politique).
Par exemple, présenter treize hommes et treize femmes alors qu'il n'y aurait par exemple que 20 hommes et 80 femmes engagés au niveau local dans le parti relève d'une injustice face à la compétence qui devrait être le seul critère d'appréciation.
Maintenant, je conçois que c'est peut être la seule méthode pour faire avancer les mentalités en France...mais il est possible que cela ne change rien à l'affaire.

3. Le 25/07/2009, 13:36 par olympe

Made, le billet ne concerne pas SR

Nemo, c'est qu'en réalité il faut remonter encore davantage aux origines des différenceS. une chose est sure les femmes sont aussi intelligentes et aussi compétentes que les femmes. Et trainer depuis des années dans les isntances d'un parti n'est plutot pas à mon avis un gage de bonne gestion.

Valérie, les élections cantonales ne sont pas des élections qui se font à partir de listes, elles ne sont donc pas concernées par la loi sur la parité

4. Le 25/07/2009, 14:40 par Nemo

Olympe,
Nul ne nie que la compétence n'est pas fonction du sexe. Ce que je crains c'est l'effet pervers induit par une telle mesure: le nombre de candidats de chaque sexe n'est pas fonction de la réalité des personnes engagées en politique, au sein ou non d'un parti politique.
Admettons pour l'exemple qu'il y ait 15% de postulantes potentielles pour 85% d'hommes, établir une répartition à base de 50-50 vise nécessairement à promouvoir et à évincer des candidats indépendamment de la longévité de leur engagement, de la qualité et de la compétence, etc.

J'entends l'argument qui consiste à forcer la main, ce qui créerait certainement plus de vocations chez les femmes mais avons-nous des certitudes, la France étant tout de même une particularité culturelle?

Remarque, vu le personnel politique auquel on a droit, on peut penser que la compétence nous a quitté il y a de cela bien longtemps.

5. Le 25/07/2009, 15:03 par fanchon

@ Nemo
"Sur-représenter une catégorie" ? les femmes ne sont pas une catégorie, seulement la moitié de l'humanité et du peuple souverain, dans toutes les catégories.
Les élu-e-s ne représentent pas des catégories : les hommes étaient dits légitimes de 1848 à 1945 (mais plutôt 1999) à représenter aussi bien les femmes ; les femmes ne représentent donc pas QUE les femmes.
Les élu-e-s, quel que soit le parti politique qui les a fait élire, représentent la population, certes : mais TOUTE la population, pas seulement les militants de leur parti. Qu'il y ait 2 % ou 50 % d'adhérentEs au PS, n'empêche pas qu'il ait 50 % d'élues.
Certains devraient bien arriver à se demander pourquoi les femmes ne voulaient pas adhérer, ou repartaient... (Mais pour ça il faut se remettre en cause !)

@ Olympe
il est bon de souligner que le Finistère n'en est pas là par hasard. Si la base du PS en arrive à se faire entendre, c'est que l'environnement est favorable. Une association y fait un travail fantastique depuis dix ans : Rien sans elles (pour la parité, dans le réseau Elles aussi, maintenant).

6. Le 25/07/2009, 16:07 par Ink

Je suis particulièrement partagée sur la parité et donne mon opinion sur le sujet dans mon billet du jour: http://pensecris.blogspot.com/2009/...

7. Le 25/07/2009, 17:46 par dwormiller

@ Valérie

Réserver un quota de places à des candidates, c'est de la discrimination positive. C'est comme Science Po qui décide de réserver certaines admissions à des jeunes de banlieue.

On court-circuite les procédures habituelles de sélection (concours ou vote) pour obtenir un ratio artificiel. On privilégie les statistiques sur les compétences ou la démocratie.

8. Le 25/07/2009, 18:07 par emanu124

Je suppose que tu connais cette phrase de Françoise Giroud "on aura atteint la parité quand des femmes incompétentes seront nommées à des postes à responsabilité"...

9. Le 25/07/2009, 19:57 par olympe

Je suis tout à fait d'accord avec Fanchon, la première question a se poser est "pourquoi les femmes n'arrivent elles pas aux portes du pouvoir"

et les réponses sont, en théorie assez simple .
- parcequ'elles s'occupent des enfants pendant que monsieur va aux réunions politiques
- parcequ'elles s'interessent moins aux jeux de pouvoir etc...

au final c'est bien comme ça que nous nous retrouvons avec la classe politique que nous avons. La méritons nous ?

et concernant les femmes il ne s'agit pas de discriminations positives. Je redis que les femmes ne sont pas une catégorie sociale. n'importe quellle catégorie sociale est composée à peu près (sauf les gays et lesbiennes) de 50% de femmes.

Fanchon, tu devrais faire un billet pour détailler ce qu'elles ont fait dans le Finistère pour en arriver là.

10. Le 26/07/2009, 00:18 par sauvons les femmes de la propagande féministe

le féminisme est une secte, qui ne représentent en rien les femmes.
elles militent pour l'égalité, mais continuent à porter des strings tout court ,à jouer les vierges effarouchès au moindre semblant de terme dépréciatif, et rèpétent des phrases touest faites que je connais par coeur "égalité n'est pas une similitude" (argument que l'on entend point en présence d'un réac, mais plutôt en présence d'une femme que l'on aurait "maltraité")
"la femme c'est la moitié de l'humanité" , "la femme c'est l'avenir de l'homme"
il est grand temps qu'elles comprennent une chose: si les femmes ne sont pas des cruches, les féministes, elles, ne méritent même pas ce statut : elles sont bien en-deçà
on empêche aucune femme de ressembler aux hommes, moi personellement je les y encourage !
les féministes ne veulent qu'entretenir la haine entre les deux sexes

11. Le 26/07/2009, 01:31 par dwormiller

@ Emanu124
Je ne connaissais pas, mais elle touche juste. La parité n'est pas une valeur en soi. Ca ne me dérange pas d'avoir 100% de femmes au pouvoir, pourvu qu'elles aient les compétences et qu'elles soient plus intègres que JD, GD, CP, JMB, AC, JCH, BT, ou les époux XT et JT.

Heureusement qu'elle est là tiens, XT, pour sauver l'honneur; sinon on aurait pu croire que les femmes manquent de malhonnêteté.

12. Le 26/07/2009, 11:40 par Nemo

Ce n'est pas parce que l'on a porté des hommes incompétents au pouvoir qu'il faut en faire de même avec les femmes !
Comparaison n'est pas raison.

En outre, en réponse à Fanchon et Olympe, vous vous reposez sur la représentativité à l'échelle de la population alors que la représentativité devrait être mesuré à l'échelle du personnel politique engagé.

13. Le 26/07/2009, 11:56 par olympe

sauvons les femmes de la propagande féministe, "les féministes ne veulent qu'entretenir la haine entre les sexes", à la différence bien sur des antiféministes qui prônent la fraternité et l'amour.

Nemo, "la représentativité devrait être mesuré à l'échelle du personnel politique engagé". justement pas puisque jusqu'à présent les choses se passent d'une telle façon que les femmes s'occupent des enfants pendant que les hommes réunionnent. reparlons en quand les partis politiques (et la plupart des organisations) auront adopté des modes de fonctionnement différents. et pour que les choses changent il faut justement donner la parole et du pouvoir à ceux qui ont des visions différentes

14. Le 26/07/2009, 15:21 par Nemo

Olympe,
Je te comprends mais je ne te rejoins pas sur ce point.
Je refuse d'être représenté par quelqu'un sous prétexte que c'est un homme ou une femme.
Je veux être représenté par des personnes qui par leur engagement, leur sacrifice, leur dévouement, leur compétence se sont singularisés.
L'idée même qu'une personne répondant à ces critères puisse être évincée par le jeu de ce "50-50" (homme ou femme s'entend), me semble inacceptable.

15. Le 26/07/2009, 16:08 par olympe

Nemo, eh bien dans ce cas là les jeux sont faits tu es représenté très massivement par des hommes.

j'imagine que cela te convient, pas à moi car il y a quelques différences entre les hommes et les femmes qui n'ont pas exactement les mêmes préoccupations et j'ai souvent l'impression que mes préoccupations à moi passent au second plan

16. Le 26/07/2009, 16:54 par Nemo

Il ne faut pas tout confondre. La situation actuelle ne me plaît guère.
Je n'ai pas plus envie d'une surreprésentation masculine que féminine.
En revanche, tu pointes exactement ce qui est à mon sens la source du problème: les Français doivent à tous prix changer leur façon de voter. Les menteurs, les filous, sont reconduits à leur siège en toute impunité, les castes politiques sont maintenues, les barons bien installés, le renouvellement ne se fait pas.
Alors nécessairement, la parité ne se fait pas plus car nous avons à notre tête, des politiciens professionnels rivés à leur poste comme une moule à son rocher.
Mais je préfère y répondre par un vote intelligent et par l'éducation, que par la discrimination positive.

17. Le 26/07/2009, 17:11 par olympe

Nemo, alors dans ce cas pourquoi ne te bats tu pas (sauf erreur de ma part je n'ai rien vu de tel sur ton blog) pour un renouvellement des candidats au régional ?

18. Le 27/07/2009, 00:40 par Nemo

Olympe, je suis déjà dans un parti qui offre un renouvellement quasi intégral du personnel politique, par conviction et un peu par la force des choses, les autres étant partis à la soupe.
En outre, nous avons en général une assez bonne parité aux élections. (En 2007, 200 femmes pour 335 hommes, cette année aux européennes, quatre femmes pour trois hommes élus)
Enfin, j'avoue naïvement que j'ai la sensation que nous n'avons pas de problème de ce côté-là au Mouvement Démocrate.
Mais si d'aventures, il devait y avoir une sous-représentation du personnel politique féminin, crois bien que je serai le premier à les dénoncer.

19. Le 27/07/2009, 14:17 par pazmany jeune garde 87

La parité en politique a permis à certaines femmes déjà engagées de s'imposer davantage face aux hommes mais il faut reconnaître qu'elles ne sont pas nombreuses que ce soit dans les réunions de section ou dans les instances du parti.

Lors des dernières cantonales et les suppléants on a été cherché des femmes par ci par là même si elles n'avaient pas leur carte au parti.

C'est un peu frustrant pour les hommes, jeunes notamment qui veulent s'impliquer dans la vie politique.

20. Le 27/07/2009, 14:17 par pazmany jeune garde 87

La parité en politique a permis à certaines femmes déjà engagées de s'imposer davantage face aux hommes mais il faut reconnaître qu'elles ne sont pas nombreuses que ce soit dans les réunions de section ou dans les instances du parti.

Lors des dernières cantonales et les suppléants on a été cherché des femmes par ci par là même si elles n'avaient pas leur carte au parti.

C'est un peu frustrant pour les hommes, jeunes notamment qui veulent s'impliquer dans la vie politique.

21. Le 27/07/2009, 15:31 par Gabrielle

'C'est un peu frustrant pour les hommes, jeunes notamment qui veulent s'impliquer dans la vie politique.'

c'est un argument qui ressort souvent.

Mais n'y a-t-il donc jamais d'hommes incompétents qui se font une place non méritée, uniquement parce qu'ils connaissent les bonnes personnes ou parce qu'ils savent se vendre?
Est-ce que votre frustration ne pourrait pas se diriger aussi sur cette injustice-là?

22. Le 27/07/2009, 15:31 par Gabrielle

'C'est un peu frustrant pour les hommes, jeunes notamment qui veulent s'impliquer dans la vie politique.'

c'est un argument qui ressort souvent.

Mais n'y a-t-il donc jamais d'hommes incompétents qui se font une place non méritée, uniquement parce qu'ils connaissent les bonnes personnes ou parce qu'ils savent se vendre?
Est-ce que votre frustration ne pourrait pas se diriger aussi sur cette injustice-là?

23. Le 27/07/2009, 17:57 par Resh

Quel est le pourcentage de femmes à l' ENA ou dans les IEP ?
Si elles sont moins nombreuses à faire des études en politiques, n'est il pas logique qu'elles soient moins nombreuse à obtenir du pouvoir politique ?

Tant qu'il n y aura pas autant d'hommes que de femmes à faire de hautes études dans le domaine, en nommer 50% de chaque selon le type de gonades plutôt que pour leurs compétences sera nuisible pour la France.

Donc c'est un peu prendre les choses à l'envers, mais c'est probablement un passage obligatoire pour que culturellement, la politique soit aussi attractive pour les femmes que pour les hommes...

24. Le 27/07/2009, 22:19 par dwormiller

@ Valérie

Je persiste, c'est de la discrimination positive.

La parité, c'est le résultat espéré, qui doit se traduire par une statistique.

La discrimination positive, c'est le moyen employé pour atteindre cette parité. Il y a des personnes qui pensent qu'on pourrait atteindre la parité sans recourir à la discrimination positive (le quota).

La discrimination, c'est quand on sélectionne (+) ou contre-sélectionne (-) un candidat sur la base d'un critère superficiel qui n'a pas de lien nécessaire avec les qualités recherchées pour l'attribution du poste.

Imaginons que je sois patron et que j'aie reçu dix CV pour un poste. Un candidat possède un nom à consonnance maghrébine. Dans mon esprit, je vais associer cela à des images (problème d'intégration, délinquance, mauvaise maitrise de la langue) correspondant peut-être à une réalité statistique et sociologique. Clichés ou non, peu importe. Ca reste des statistiques.

Si j'écarte ce candidat sur la base de son seul patronyme, c'est de la discrimination (négative) parce que je n'ai pas pris le temps de l'interviewer pour voir s'il n'avait pas les qualités que je recherche pour mon poste. Je peux aussi le discriminer de manière plus habile, en le rencontrant, en faisant mine de l'évaluer sérieusement, voire en me convaincant ("self-delusion") que je l'écarte sur la base de son manque de compétences et non de mes clichés. La discrimination inconsciente, c'est le plus confortable d'un point de vue moral. A tout prendre, c'est la méthode de discrimination qu'il faut choisir.

Si maintenant, suite à un lobbying intense de diverses associations, le gouvernement passe une loi qui oblige chaque entreprise de plus de 20 employés à compter dans ses rangs au moins un patronyme maghrébin, là je risque d'être obligé de pratiquer la démarche inverse: écarter un Dupont-Martin très compétent au profit de ce Ben Salem là, qui s'avère pourtant ne pas bien correspondre à ce que je recherche, mais qui me permettra d'éviter des amendes. Je peux aussi me dire qu'il vaut mieux prendre Dupont-Martin et payer une amende parce qu'au final, je resterai gagnant.

Le sexe est une catégorie. Qu'on me donne 300 personnes au hasard, normalement j'arriverai à les classer en deux piles (égales ou non, on s'en fiche), féminin ou masculin. Je crois même pouvoir affirmer que je suis incollable en la matière, même si des fois, je doute comme Descartes. Jongler entre les points de vue (philosophique, moral, biologique, sociologique) ne change rien à l'affaire. Je suis tout à fait capable de discriminer positivement ou négativement sur la base du sexe, tout simplement parce que je sais distinguer les deux. Dans tous les papiers administratifs qu'on vous demande de remplir, il y a une case où vous devez cocher: F ou M. C'est suffisant pour fonder une discrimination.

Les féministes parlent de discrimination lorsqu'elles constatent qu'elles sont sous-représentées. Par contre il faudrait employer un langage politiquement correct et lavé de toute connotation péjorative lorsqu'on pratique une discrimination en leur faveur...

Prétendre que ce n'est pas de la discrimination positive, c'est de la propagande. Que le quota soit de 50%, de 20%, de 90% ou de 1%, ça reste un quota. Ce quota permet de favoriser ou défavoriser la personne concernée, en fonction des résultats qui étaient attendus sans interventionnisme, via une sélection méritocratique ou démocratique.

Le procédé est exactement le même que lorsqu'on oblige les entreprises à recruter des personnes handicapées. Pour quelle raison employer un terme pour les femmes et un autre pour les handicapés?

Je ne sais pas qui est "Viennot" (Eliane Viennot peut-être? Jamais entendu parler), mais le discours de cette personne ne tient pas la route. Sa prémisse est fausse.

Un quota n'est pas forcément réservé à une minorité comme il/elle semble croire. Les femmes ne sont pas une minorité, c'est une évidence mathématique. Mais une majorité (53% de citoyens) peut avoir recours aux mêmes leviers que des minorités pour se tailler sa part du gâteau.

Lorsqu'on parle de parité, personne ne songe à du 50,00%/50,00%, même les féministes qui défendent la discrimination positive. Cette rigueur mathématique n'illustrerait que trop bien l'absurdité et le côté "meilleur des mondes" de ce genre de mesure. C'est comme tailler les frontières d'un pays en se basant sur les méridiens et les parallèles, sans tenir compte des populations, des cultures, de la géographie terrestre, bref, de la réalité. On ne vit pas dans un livre de maths.

Le jour où elles auront obtenu 50%, les plus radicales pourront toujours revendiquer la proportionnalité stricte si ça les amuse.

25. Le 27/07/2009, 22:19 par Resh

J'aimerais confirmer mais j'ai suffisamment trollé pour la journée :D
Et puis il a quand même fait un IEP et a eu un DEA en science po

26. Le 28/07/2009, 09:54 par Gabrielle

on parle de politique en général, pas forcément au niveau national, et il me semble que pour être sur une liste aux élections municipales ou régionales il ne soit pas nécessaire d'avoir fait l'ENA ou un IEP mais simplement d'avoir envie d'agir...

quant à la moindre présence des femmes dans ces hauts lieux que sont les grandes écoles c'est un tout autre débat qui pour moi à peu à voir avec la supposée moindre attirance naturelle des femmes pour ces études mais plutôt avec la manière dont les jeunes filles sont conditionnées sur leur orientation.

27. Le 28/07/2009, 15:32 par Resh

Pour moi non justement ce n'est pas un autre débat, puisque c'est la base du problème.
Les femmes sont moins conditionnées que les hommes pour orienter leurs vies dans la politique, donc rien d'étonnant à ce qu'on en retrouve moins dans les assemblées à l'arrivée.
Et la parité doit avoir pour unique but de briser ce conditionnement, pas d'opposer les hommes et les femmes, au contraire.

Et je rejoint dwormiller, la parité c'est la mise en place de quotas, et les quotas sont de la discrimination positive, je ne vois pas ce qui peux vous faire nier cette évidence...