Une comédienne, dont je n'avais jamais entendu parler, a publié un coup de gueule sur facebook qui a été partagé plus de 100 000 fois. Selon elle l'affiche de son prochain spectacle a été censurée par JC Decaux, les colonnes Morris et le métro parisien. 

Dans un texte violent elle dénonce qu' "Aujourd'hui, en 2017, en France, on censure une photographie d'art, avec un cul innocent, sous prétexte que... que quoi en, en fait ? Qu'un corps de femme c'est sale ? Qu'un corps, tout court, c'est sale ? "

En réalité

Jean-claude Decaux dément avoir censuré cette affiche  et précise qu'ils ont préféré demander l'avis de l'ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité). Les annonceurs ont raison d'être prudents car cette photo a déja été publiée en 2008 et à donné lieu à une vive polémique. Les Chiennes de garde avaient manifesté devant le siège du nouvel obs aux cris de "On veut voir les fesses de Jean Daniel"

A l'époque les arguments étaient à peu près inverses de ceux qui sont avancés par Camille Lockhart, il s'agissait de "protester contre l'utilisation du corps de la philosophe pour célébrer sa pensée."

Certes le contexte  est un peu différent puisqu'il s'agit de promouvoir un spectacle sur les correspondances amoureuses de Simone de Beauvoir.

Un bon coup de pub

Pour ma part, cette tribune me parait surtout un coup de pub bien joué puisque tout le monde a désormais entendu parler de ce spectacle, mais je doute que faire un buzz à propos de ses "belles fesses charnues" soit un hommage digne de cette femme de lettres, philosophe engagée. 

J'en profite pour remettre ce texte de Simone de Beauvoir paru dans Le Monde en 1983 : La femme, la pub et la haine