Conciliation travail-famille au Québec

Au Québec la conciliation travail-famille est un axe de travail du gouvernement.

Il vient de lancer une campagne dans les médias pour inciter les entreprises à prendre des mesures de conciliation travail-famille et on trouve sur le site du Ministère ses nombreuses actions en la matière. Tout un volet est destiné aux entreprises qui ont tout à gagner de salariés plus sereins.

Voici quelques-unes des actions qui leur sont suggérées

- Compréhensions au quotidien. Il ne doit pas être mal vu de dire non pour des raisons familiales.

- Flexibilité dans les heures de travail.  Possibilité de travailler plus d’heures que prévu dans la semaine et les accumuler pour les reprendre en congé.

- Heures de réunion restreintes. Aucune réunion ne doit débuter avant 9 h 30 ni dépasser 16 h 30. Aucune réunion le vendredi après-midi, sauf en situation d’urgence.

- Possibilité de travailler à la maison, à l’occasion, avec ou sans technologie. Et si un enfant est malade ou en congé, le travail à domicile est une option valable.

- Possibilité de prolonger le congé de maternité ou de reprendre le travail progressivement.

- Aide financière ou soutien pour la garde d'enfants  ou la prise en charge de personnes de la famille ayant une incapacité

C'est sur la page facebook de la jeune chambre économique de Mauricie que j'ai trouvé l'image

Commentaires

1. Le 29/05/2013, 21:08 par ollivier

Interessant..je pensais regarder la protection sociale au quebec pour le prochain numero d'elan social...partant(es) ???

2. Le 29/05/2013, 21:39 par Mlle Titam

C'est tout sauf une nouveauté ici. Cela fait des années que la conciliation famille-travail existe au Québec, et qu'elle est implantée, notamment dans les grandes entreprises. Ainsi, je profite depuis un an de la semaine de travail comprimée, le congé de maternité est pris en charge à 90% du salaire les 6 premiers mois, 75% les 6 mois suivants... Et cela concerne les hommes et les femmes.
Le débat n'est vraiment pas nouveau: en 2003, c'était déjà l'un des axes de la campagne du PQ (http://www.ledevoir.com/non-classe/...), et c'est globalement bien implanté là où c'est possible.
Mais, sur le fond, on gagnerait à étudier les relations de travail à la québécoise. C'est très intéressant en matière de pragmatisme (mais cela fonctionne grâce à la bonne santé économique du pays)