Le dossier du Sciences humaines de juillet est consacré à la séduction.

En introduction  Jean François Marmion fait un tour des connaissances scientifiques actuelles sur les facteurs inconscients qui nous font trouver du charme à quelqu’un.

Des facteurs biologiques :

Je sais que ça va en faire hurler certaines mais ces facteurs ont quelque chose à voir avec la biologie : hormones, phéromones, hypothalamus  sont concernés.

Si croiser quelqu’un qui nous plait libère cortisol et testostérone, à l’inverse notre taux d’hormones  influe sur notre capacité à être sensible et à plaire. C’est particulièrement facile à étudier chez les femmes puisque leur imprégnation hormonale varie au cours d’un cycle : elles sont plus intéressées par les sollicitations juste avant l’ovulation et les hommes les trouvent plus attrayantes à cette même période qui est justement optimum pour la reproduction.

Et sans le savoir nous choisirions des partenaires dont le système immunitaire est à la fois différent du notre, mais pas trop.

Dans le même ordre d’idée des études américaines ont montré qu’il existe des parfums miracles pour qu’un garçon augmente de 50%  le nombre de ses conquêtes (mais l’article ne dit pas lequel et je me demande pourquoi ils ne sont pas vendus à prix d’or).

Des facteurs liés à l’évolution :

La psychologie évolutionniste a depuis longtemps émis des hypothèses qui veulent que l’homme soit plus sensible à la beauté car il désire une femme capable d’engendrer une progéniture solide  et une femme jeune car ils préfèrent avoir suffisamment d’ascendant sur elle pour contrôler que ce sont bien ses enfants qu’elle va porter et pas ceux du voisin. La femme quand à elle souhaiterait un père assurant sa protection et celle de ses enfants et recherche donc statut social et capacité de travail.

Mais ce n’est pas si simple :

Les études montrent que les hommes et les femmes d’aujourd’hui souhaitent majoritairement  pour une histoire à long terme « quelqu’un qui leur paraisse susceptible de les aimer, de leur être fidèle, de demeurer émotionnellement stable et de manifester un bon caractère ».

Et les théories évolutionnistes ne sont pas toujours vérifiées par les expériences. On constate par exemple qu’à l’occasion d’un speed-dating les hommes et les femmes se comportent de la même façon. Et il parait même qu’un ordinateur qui enregistrerait les propos échangés à l’occasion d’un speed-dating (et n’a donc pas accès aux informations hormonales ou aux odeurs) pourrait deviner avec un taux de réussite assez élevé si 2 personnes vont décider de se revoir.

 Et puis la séduction est aussi affaire de culture : qui se pâmerait devant Rudolf Valentino aujourd’hui?

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