Des ouvrières de la SNECMA obtiennent des indemnités pour discriminations sexistes

La SNECMA a été condamné vendredi par le conseil des Prud'hommes de Nanterre pour discrimination sexuelle, "en termes de carrières et de salaire", envers huit ouvrières d'une usine de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

Le groupe est condamné à verser entre 8.000 et 60.000 euros à chacune des salariées. LEs huit femmes, agées de 47 à 66 ans et soutenues par la CGT étaient entrées à l'usine entre 1972 et 1984, la plupart comme ouvrières spécialisées.L

Elles avaient saisi les prud'hommes en 2005, certaines d'entre elles se plaignant d'avoir vu leur situation stagner pendant des années.

Dans chacun des cas, le conseil des prud'hommes estime que la salariée "apporte des éléments de fait permettant de constater à son encontre une discrimination en termes de carrières et de salaire sur le critère du sexe", selon le jugement que l'AFP a pu consulter.

La Snecma n'opposant "pas d'éléments objectifs et pertinents circonstanciés (...) la discrimination alléguée est de ce fait juridiquement démontrée", lit-on également.

Le conseil des prud'hommes a en revanche débouté les salariées, dont la majorité fait encore partie des effectifs, d'une demande de revalorisation du coefficient hiérarchique.   

Contactée par l'AFP, une porte-parole de la Snecma n'a pas précisé si le groupe ferait appel.

Source : Le Parisien


Commentaires

1. Le 20/01/2010, 18:59 par ali

C'est bien qu'enfin on ai des exemples de ce genre de discriminations dans le monde ouvrier. Car je crois que beaucoup de gens n'accrochent pas trop à l'idée de ces inégalités, tant qu'on donne comme exemple les milieux -très minoritaires- où on négocie son salaire, les conseils d'administration etc... bref une autre planète pour la plupart d'entre nous (et par exemple, dans ma boite c'est impossible qu'une femme gagne moins qu'un homme, à poste et ancienneté égale... les inégalités sexiste dans le monde du prolétariat sont d'un autre genre... par exemple le chef te fait plus confiance parce que tu es un mec et te confie des taches plus valorisantes etc...).

2. Le 21/01/2010, 13:46 par Nouch

N'empêche qu' "entre 8000 et 60000" par salariées, c'est pas énorme.
Les sommes versées devraient être beaucoup plus désincitatives!

3. Le 22/01/2010, 14:08 par RiGeL

Le conseil des prud'hommes a en revanche débouté les salariées, dont la majorité fait encore partie des effectifs, d'une demande de revalorisation du coefficient hiérarchique.

Elles ont raison, elles ont effectivement été victimes de discrimination, on leur donne des indemnités pour cela. De là à annuler ces discriminations... faudrait pas pousser le bouchon trop loin. Elles auront gagné un petit pactole, mais seront toujours aussi peu avancées au niveau hiérarchique, visiblement.

4. Le 22/01/2010, 23:35 par olympe

les choses avancent doucement. les montants n'ont pas l'air élevé,quoique 60 000€ ça commence à faire une somme pas ridicule.
c'est bien qu'un syndicat les ait soutenus et c'est la multiplication de ce genre d'affaires qui obligera les employeurs a étre vigilants.
par contre il semble que la SNECMa veuille faire appel