La SNECMA a été condamné vendredi par le conseil des Prud'hommes de Nanterre pour discrimination sexuelle, "en termes de carrières et de salaire", envers huit ouvrières d'une usine de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

Le groupe est condamné à verser entre 8.000 et 60.000 euros à chacune des salariées. LEs huit femmes, agées de 47 à 66 ans et soutenues par la CGT étaient entrées à l'usine entre 1972 et 1984, la plupart comme ouvrières spécialisées.L

Elles avaient saisi les prud'hommes en 2005, certaines d'entre elles se plaignant d'avoir vu leur situation stagner pendant des années.

Dans chacun des cas, le conseil des prud'hommes estime que la salariée "apporte des éléments de fait permettant de constater à son encontre une discrimination en termes de carrières et de salaire sur le critère du sexe", selon le jugement que l'AFP a pu consulter.

La Snecma n'opposant "pas d'éléments objectifs et pertinents circonstanciés (...) la discrimination alléguée est de ce fait juridiquement démontrée", lit-on également.

Le conseil des prud'hommes a en revanche débouté les salariées, dont la majorité fait encore partie des effectifs, d'une demande de revalorisation du coefficient hiérarchique.   

Contactée par l'AFP, une porte-parole de la Snecma n'a pas précisé si le groupe ferait appel.

Source : Le Parisien