Epididyme d'Or de février

C'est encore à l'Etat qu'il est attribué, et je me demande d'ailleurs si je ne vais pas ouvrir une rubrique spéciale tant l'Etat se montre incapable de donner l'exemple. Au cours de ces dernières semaines on a assisté à une régression dans le nombre de femmes siégeant au Conseil Constitutionnel puisque 3 hommes ont remplacés 2 hommes et 1 femme.

Un homme a été nommé Président de la Cour des comptes.

La polémique fait rage actuellement quand à la nomination de Malek Boutih à la tête de la Halde, mais peu de voix  ont suggéré la  nomination d'une femme.

L'une de mes lectrice m'a communiqué l'adresse d'un site bien intéressant, il recense les nominations officielles. On y apprend par exemple que le journal officiel du 26 février  publie la liste des membres du Conseil scientifique et d'orientation de l'Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé et médico sociaux (un secteur très féminisé)

Liste  que voici :
  • Jean-François BAUDURET, directeur honoraire de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA).
  • Didier CHARLANNE, directeur de l'Agence nationale de l'évaluation de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM).
  • Michel CREMADEZ, professeur honoraire à l'Ecole des hautes études commerciales (HEC).
  • Loïc GEFFROY, conseiller général des établissements de santé.
  • Jean-Paul GUERIN, membre du collège de la Haute autorité de santé (HAS), président de la Conférence régionale de santé des pays de la Loire.
  • Jean de KERVASDOUE, professeur, titulaire de la chaire d'économie et de gestion des services de santé du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM).
  • Martine LABROUSSE, conseillère en systèmes d'information.
  • Etienne MINVIELLE, professeur en santé publique.
  • Daniel MOINARD, ancien directeur général honoraire du centre hospitalier universitaire de Toulouse.
  • Jean-Claude MOISDON, professeur, directeur de recherches à l'école des mines de Paris.
  • Jacques ORVAIN, professeur à l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP).
  • Jean-Pierre PRUVO, professeur, président de la Société française de radiologie.
  • Roland RYMER, professeur, président de l'Association nationale pour la formation continue du personnel médical des hôpitaux en administration et gestion (AFMHA).
  • Julien SAMSON, directeur général adjoint des Hospices civils de Lyon (HCL).
  • Richard TOURRISSEAU, directeur du groupement des établissements gérontologiques du Val-de-Marne.
  • Guy VALLANCIEN, professeur, secrétaire général du Conseil national de la chirurgie (CNC).

Je félicite chaleureusement Madame Martine Labrousse

ça marche aussi pour les membres du Conseil national du syndrome immunodéficitaire acquis,
sont nommés
  • M. Philippe GAUDIN (2e mandat) ;
  • M. Samir HAMAMAH (2e mandat) ;
  • M. Vichy HAI BELLAHSEN (1er mandat), désignés par le Président de la République.
  • M. Gilbert BARBIER (2e mandat), désigné par le président du Sénat.
  • M. Pierre-Yves GEOFFARD (1er mandat) ;
  • M. Jean-Luc ROMERO (2e mandat) ;
  • M. Philippe FLANDRE (1er mandat), désignés par le Premier ministre.
  • Mme Yolande BRIAND (1er mandat), désignée par le président du Conseil économique, social et environnemental.
  • Mme Chantal LEBATARD (2e mandat), désignée par le président du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé.
  • M. Thierry FOULQUIER-GAZAGNES (1er mandat), désigné par le président de l'Union nationale des associations familiales.
  • M. Marc DE MONTALEMBERT (2e mandat), désigné par le président de la Commission nationale consultative des droits de l'homme.
  • M. Pierre MATHIOT (2e mandat), désigné par la Conférence des présidents d'université.
  • M. Jean MASSOT (2e mandat), désignés par le président de la Commission nationale de l'informatique

Commentaires

1. Le 13/03/2010, 10:44 par Antisthene

Concernant le Conseil national du syndrome immunodéficitaire acquis, je serais curieux de savoir :

- en quoi l'appartenance au sexe féminin donne une compétence quelconque pour appartenir à ce Conseil;

- en quoi la majorité masculine de ce Conseil est la marque d'une quelconque domination masculine dans la société.

J'attends le défilé des absurdités.

2. Le 13/03/2010, 13:59 par zigazou

@Antisthene “J'attends le défilé des absurdités.”

Désolé, mais tu viens de l’ouvrir…

Je ne doute pas un seul instant que la nommination du conseil ait été faite uniquement sur des considérations de compétence et, pris indépendamment, ce conseil ne peut pas être la marque d’une domination masculine.

Mais si tu le rapportes à l’ensemble des structures dirigeantes de ce type, c’est une preuve de plus…

3. Le 13/03/2010, 19:02 par Antisthene

Merci, Zigazou, mais pour les absurdités, je ne t'arrive pas à la cheville.

1) Ce n'est pas une "structure dirigeante".

2) Si c'en était une, et même si de vraies structures dirigeantes sont masculinisées, cette masculinisation ne démontre en rien la "domination masculine". Le gouvernement et l'Assemblée sont masculinisés eux aussi, et pourtant ils ne cessent de promulguer des lois discriminatoires à l'encontre des hommes.

4. Le 13/03/2010, 20:32 par zigazou

@Antisthene

1) Retire le qualificatif “dirigeante” si cela peut te faire plaisir. Le discours reste le même.

2) Justement, quand on retrouve un maximum d’hommes aux postes clés et dans les structures dirigeantes, cela me pousse à dire qu’il y a domination masculine, qu’elle soit pleinement voulue ou qu’elle se fasse de façon inconsciente. Quant aux innombrables (?) lois discriminatoires auxquelles tu fais référence, il faut croire qu’elles n’empêchent nullement ce type de situation.

5. Le 13/03/2010, 22:34 par Antisthene

Si les présumés dominants ne profitent pas de leur situation pour contraindre et exploiter les présumées dominées, je ne vois pas bien en quoi on peut les qualifier de dominants !

6. Le 14/03/2010, 00:19 par Olympe

Ces postes sont sources de prestiges peut être de revenus. Tout le fonctionnement de obérât, ou réside des pouvoirs importants, fonctionne sur le mode de la cooptation. 1 femme pour 14 hommes c'est la preuve que le choix n'est pas fonde sur les compétences.
A moins de considérer que les femmes sont 14 fois moins compétentes ce qui va être antisthene une position difficile a defendre

7. Le 14/03/2010, 08:12 par Antisthene

"1 femme pour 14 hommes c'est la preuve que le choix n'est pas fonde sur les compétences."

Absurde.

Admettons que ça fonctionne par cooptation. Pour confirmer ta fine analyse, il faudrait :

1) avoir la certitude que des femmes ont demandé à être cooptées, et ont été refusées;

2) démontrer que la cooptation se fait sur des critères sexués, et non idéologiques, politiques, économiques, amicaux, familiaux, (voire même de compétence professionnelle) etc.

Mais tu n'as aucun de ces éléments.

Toute la thèse de la "domination masculine" repose sur cet hyper-simplisme : dans tel lieu, il y a moins de femmes que d'hommes, donc elles sont discriminées.

Ce qui légitimerait l'idée symétrique : dans l'Education, la Santé, la Justice, les médias, les femmes sont plus nombreuses, donc les hommes y sont discriminés. Une idée que je ne soutiendrai pas.

8. Le 14/03/2010, 12:34 par Natoussia

Je comprends qu'Antisthene soit frileux devant le développement d'Olympe, car il est un peu fragile. Cependant, c'est un peu simple de tout nier en bloc : à votre avis, Antisthène, est-ce une situation normale, acceptable qu'il y ait aussi pe de femmes nommées dans des postes prestigieux? Comment l'interprétez-vous?

Car c'est vrai, on constate que, lorsqu'il y a des postes prestigieux et/ou bien payés, les femmes sont en minorités. Mais comment interpréter cette constatation, c'est là que les emmerdes commencent. Car justement, la discrimination est très difficile à prouver. Je ne crois pas qu'on trouve des preuves formelles qu'unetelle a été écartée parce que c'est une femme, ou que tel homme a été nommé car on n'allait tout de même pas mettre une gonzesse.
Donc, quelles seraient les raisons possibles? Peut être qu'il n'y a pas assez de femmes qui se présentent aux postes? Peut être qu'il n'y a pas assez de femmes qui ont les compétences et/ou la crédibilité nécessaires pour ce type de poste? Dans ce cas-là, il faudrait comprendre pourquoi. Peut être aussi que les personnes qui doivent choisir les candidats partent du principe qu'un homme "passera mieux", se fera mieux respecter. Pourquoi?
Autre question : se dire "je préfère nommer cet homme parce que je le connais bien, je sais qu'il fera le boulot au mieux et j'ai confiance en lui", est ce de la discrimination volontairement sexiste? Pas forcément, mais peut être que ce système exclut tout de même les femmes, qui entretiendraient moins de relations informelles avec les hommes, avec qui la communication serait plus difficile?

J'ai l'impression que la discrimination existe bien quelque part, mais qu'elle est multiforme, cachée, difficile à établir et à faire accepter, et peut aussi venir des femmes qui s'autocensurent.

9. Le 14/03/2010, 16:28 par dwormiller

@ Natoussia
Je connais la réponse à vos interrogations.

Bonjour Olympe. Bien bronzé?

10. Le 14/03/2010, 18:49 par olympe

Antisthène, je me tue à le dire les hommes sont discriminés parcequ'ils sont largement minoritaires dans les emplois de caissiere ou de femme de ménage et si puisque vous me lisez avec assiduité vous savez bien que je suis la première à dénoncer ces situations.

11. Le 14/03/2010, 22:04 par Antisthene

OK, à part ça tu réponds comment aux arrguments rationnels ?

12. Le 15/03/2010, 07:46 par Natoussia

@Antisthene
Et moi, j'ai droit à une réponse, ou pas?

13. Le 15/03/2010, 08:37 par Antisthene

@ Natoussia
"Et moi, j'ai droit à une réponse, ou pas?"

Bien volontiers. Je ne répondais pas parce que ton point de vue est assez réfléchi, et proche du mien : la discrimination est multiforme. Elle est parfois sexuée (et parfois contre les hommes), mais pas forcément. Elle est aussi devenue une explication facile pour quiconque n'a pas obtenu ce qu'il voulait.

En politique, il n'est pas difficile de voir qu'il y a moins de militantes femmes au départ, et donc moins à l'arrivée, dans les postes à responsabilité. Et si l'on en acccuse les partis qui les discrimineraient, il n'est pas difficile non plus de constater qu'il n'y a pas de femmes qui de présentent aux élections en free-lance (ce qui est tout à fait possible dans notre système). Il n'y a pas non plus de mouvement fort chez les électrices pour voter spécifiquement pour des femmes, alors qu'elles pourraient les faire gagner à tout coup.

Je ne m'en réjouis pas, je constate.

14. Le 23/03/2010, 07:47 par Modele

un petit mesage pour te dire qu'il est particulièrement plaisnt de lire ton blog.