L'avantage retraite des mères de famille serait maintenu

C'est Xavier Darcos qui l'a dit sur Europe 1

Le mieux est quand même de rester vigilantes en attendant la loi de financement de la Sécurité Sociale</p>

Commentaires

1. Le 20/09/2009, 16:39 par emanu124

Un peu mon neveu. On va pouvoir glander plus tôt, ma grande. Et c'est tant mieux.. Parce que 2 fois 9 mois à trimballer un gnome qui te déforme le bidon, ça se mérite !

2. Le 20/09/2009, 18:40 par isabelle

"avantage" ? J'aurais plutôt parlé de "compensation" non ? ou je chipote.

3. Le 20/09/2009, 19:11 par elmoe

Taguée

4. Le 20/09/2009, 19:15 par MHF

Attendons de voir quand même si "un autre" ne dit pas le contraire dans les jours qui viennent !

5. Le 20/09/2009, 23:06 par M

Il ne manquait plus qu'il nous enlève ce privilège ! Le jour où l'on nous l'enlèvera ce sera la levée des boucliers comme jamais.

6. Le 21/09/2009, 12:30 par Aude Nectar

C'est bien la moindre des choses.
En ligne 5 bons livres écrits par des femmes, pour vous servir..

7. Le 06/10/2009, 15:07 par soslesmamans

Retraite : Ne touchez pas aux droits des mères
Dites NON à plus d'inégalités, à plus de paupérisation des femmes et des mères…

Nous apprenons stupéfaites que l’on tente de revenir sur les compensions en matière de retraite pour les mères, qui ne devraient pas en bénéficier automatiquement en cas de désaccord dans le couple. Une décision pourtant annoncée, à notre grand soulagement par Monsieur Xavier Darcos : "Dans le silence et en cas de conflit, ce sera toujours la mère qui bénéficiera de ce dispositif"

Salaires moins élevés, carrières plus courtes, prise en charge principale du soin aux enfants et de la famille, notamment dans le cadre d’un congé parental, (1) et nous devrions encore attester de l’ensemble de ces faits sociologiquement reconnus par de nombreuses études, afin qu’on ne nous mégote pas, plus encore, une retraite déjà inférieure de 46 % à celle des hommes (hors MDA) ?? (2)

Une bonification liée au «… silence du couple. »

De nombreuses femmes risquent d'avoir l’épée de Damoclès au dessus de la tête, confrontées à un conjoint qui peut se révéler revanchard, procédurier, ou violent, et qui rompra à sa guise le silence pour s’engouffrer dans des procédures.
Nous pensons comme madame Pascale Coton (CFTC) et monsieur Jean Louis Malys (CFDT) que ceci ouvre grand la porte à la judiciarisation.

Monsieur François Fondart, président de l’UNAF (ou ne se trouve représentée aucune association défendant les droits des mères, alors qu' SOS papa en est membre) affirme dans un communiqué ce principe : « Ce sera au juge des affaires familiales de trancher » avec à la clé des « conflits » mais …« pas nombreux en cas de séparation avant les 4 ans de l’enfant »

Or Monsieur Fondart semble oublier que les séparations interviennent plus tôt que par le passé. Selon une récente étude de l’INSEE et du ministère de la justice, sur 134 000 divorces prononcés en 2004, près de 20 000 concernent des couples mariés depuis moins de 5 ans, soit 29% de plus qu’en 2000. Cette étude démontre que c’est autour de trois ans que les risques sont les plus grands : 24,5 divorces pour 1 000 unions. Dont acte!

La possibilité offerte aux pères de bénéficier de la moitié de l'avantage ne pourra que multiplier ou exacerber les conflits dans le cadre des couples divorcés. Dans la « balance » de la justice ; les enfants, mis en « partage », les allocations familiales mises en « partage » (dans le cadre des gardes alternées qui peuvent être imposées par un magistrat à la demande d’un seul parent), et maintenant le partage de la MDA !!!
Nous craignons que cela se transforme en véritable « prime » au parent le plus agressif ayant le plus de moyens de défendre ses droits en justice.

Et en cas de garde alternée, grignotera-t-on la bonification comme les allocations familiales ? Saucissonnera-t-on la majoration entre deux jugements d’attribution de garde, au prorata temporis ??

Enfin, le cas des mères qui perdent la garde de leurs enfants semble scellé d’avance. Aujourd’hui, les mères peuvent très facilement perdre la garde de leur(s) enfant(s) pour un éloignement géographique dû à la recherche d’un emploi, d’une mutation professionnelle, pour avoir été mises à la porte par leur conjoint, ou pour fuir des violences intra familiales. Des mamans comme les autres, sans caractéristique de maltraitance ou d’abandon maternel, qui n’ont pas démérité dans leur rôle parental.

Est-ce que les pères qui ont la garde exclusive des enfants s'en occupent plus ? Non ! Comme pour les résidences alternées, ce sont dans la majorité des cas, les grands-mères paternelles ou les nouvelles compagnes qui prennent en charge les soins aux enfants. Devrons-nous partager cette bonification avec le « tiers » qui sera en charge des enfants ??

Face à toutes ces interrogations qui nous conduisent dans des dédales juridico-sociaux, nous pouvons présumer de l'issue : une paupérisation déjà existante et hélas croissante des femmes. Vous êtes censé défendre les plus faibles, alors qui doit-on dépouiller ici au titre de « l’égalité » qui est la plus victime de « discrimination » ?

Les 500 signataires de notre pétition (hommes et femmes) et les 300 mamans membres de notre association (3) demandent que toutes les mères (y compris divorcées) aient le droit de « valider » cette demande de partage et, qu'une priorité systématique leur soit donnée en cas de désaccord, comme cela a été demandée par l’ensemble des syndicats et les associations, dont la nôtre, et selon la déclaration initiale de monsieur Xavier Darcos. Nous rappelons l'analyse très juste de la CGT et la CFTC qui ont défendu l’attribution exclusive de la MDA aux mères, arguant que son octroi aux pères ne peut constituer "une compensation", étant donné qu’il n’existe pas de différence de montants des pensions entre les hommes ayant eu ou non des enfants.

Nous espérons vraiment que vous porterez la voix des mères dans les débats et amènerez à une réelle prise de conscience de l’inconvenance d’une totale remise en question du principe des bonifications liées au droit à la retraite des mères, suite à la demande d'un petit nombre (non significatif) de pères séparés, revendiquant le statut de "victime de discrimination" auprès de la HALDE (4).

Contact: postmaster@soslesmamans.com- www.soslesmamans.com

Note:

(1) Les mères prennent un congé parental dans 98% des cas (contre 2% pour les pères)

(2) Un aveuglement… idéologique ? - Mona Chollet pour Le Monde Diplomatique

« Pour que les membres de la Haute Autorité puissent voir dans ces trimestres supplémentaires accordés aux mères un privilège indu, il faut que certaines données, pourtant dans le domaine public, aient échappé à leur sagacité. «Le fait d’avoir un enfant dans les sept premières années de vie active pèse essentiellement sur la situation professionnelle des jeunes femmes, note ainsi l’Observatoire des inégalités. Alors que les hommes en couple restent dans tous les cas pour plus de 90% à temps plein, les femmes ne sont plus que 68% à travailler à temps complet avec un enfant et seulement 39% avec plusieurs enfants. Parmi les femmes qui ne travaillent pas à temps complet, une partie est au chômage et une autre occupe un temps partiel.»

Rappelons que les femmes, en France, occupent 80% des emplois à temps partiels, le plus souvent faute de mieux. Et même si elles travaillent à temps plein, c’est avec un salaire moindre qu’aucune différence de qualification ou d’ancienneté ne justifie. […]

La charge mentale et matérielle de la famille continue de peser essentiellement sur les mères. […] Entre 1986 et 1999, la part des tâches domestiques effectuées par les hommes n’a connu qu’une très légère augmentation : les femmes en assument toujours les deux tiers — et même 80% pour le «noyau dur» des tâches ménagères. […] Après la séparation du couple, ce sont le plus souvent elles qui, on l’a vu, doivent faire face à l’entretien de la famille, alors que par ailleurs la maternité les a placées en position de faiblesse sur le marché du travail. En 1998, selon l’INSEE, un tiers seulement des pensions alimentaires étaient régulièrement et entièrement versées. On ne s’étonnera pas de découvrir que la précarité et la pauvreté laborieuse ont un visage massivement féminin."

«Le cumul des handicaps féminins, fait remarquer Michèle Ferrand, paraît frappé d’une sorte d’invisibilité sociale.» Il est toutefois un peu gênant que cet aveuglement devant les inégalités touche aussi l’institution officiellement chargée d’y remédier. »

(3) NOTRE PETITION Retraite : Ne touchez pas aux droits des mères
Dites NON à plus d'inégalités, à plus de paupérisation des femmes…
http://lapetition.be/en-ligne/petit...

(4) « Depuis octobre 2005, la Haute Autorité a été saisie de nombreuses réclamations de pères de famille ayant élevé seuls leurs enfants et relevant le caractère discriminatoire de l’article L351-4 du code de la sécurité sociale en ce qu’il ne réserve qu’aux mères le bénéfice de majorations de durée d’assurance dans le calcul des pensions de retraite. »
(Délibération du 27 octobre 2008 de la HALDE)

« Nous sommes d’autant plus vigilants qu’il semble bien, à travers les courriers très similaires qui nous parviennent, que des associations se sont déjà emparées de cette question et s’emploient à faire valoir les droits des pères. » Danièle Karniewicz, présidente de la CNAV.