La définition du viol selon Ivan Levaï

"Pour un viol il faut un couteau ou un pistolet ou autres" .

Toutes celles qui ont été violées sans armes apprécieront à leur juste valeur ces propos d'Ivan Levaï sur France inter.

à lire les réactions des Nouvelles News et de Caroline de Haas

Commentaires

1. Le 06/10/2011, 20:49 par marie

L'affirmation d' Y.Levaî (ex d'A.Sinclair) est scandaleuse.

Tout comme les affirmations et déclarations de ses "amis(es)" socialistes lors du début de l'affaire DSK.

L'amour, l'amitié et les relations professionnelles ou politiques ne justifient pas tout.

2. Le 06/10/2011, 21:37 par ArD

Et pour l'assassinat ? Il faut pénétrer... le couteau bien sûr !

3. Le 06/10/2011, 22:33 par Tombouctou

Tout est dans le "autres" j'imagine...

4. Le 06/10/2011, 23:36 par mamzelle carnetO

On peut lui souhaiter la fin de Gare au gorille ? (merci Georges Brassens)

5. Le 07/10/2011, 07:41 par Venise

Il faut des preuves devant un tribunal. C'est ce qu'il voulait dire.

Et c'est ce que les féministes n'acceptent pas: qu'on ne puisse pas condamner un homme à une peine d'élimination sociale, simplement parce qu'une femme (bourrée, salope, mythomane, les trois ensemble, tout ce qu'on veut) l'a accusé.

C'est ça qu'elles digèrent pas. Elles ont l'impression d'être des citoyennes de seconde zone quand on n'avale pas leurs accusations comme si c'était parole d'évangile.

Les lectrices d'Olympe vont me trouver rétrograde sur ce plan, mais je suis d'accord: il faut des preuves de ce qu'on affirme.

6. Le 07/10/2011, 08:20 par Isabelle

Venise, il n'est pas évident de prouver que le violeur a menacé avec un couteau ou un pistolet. rien n'empêche un violeur de nier la menace...

7. Le 07/10/2011, 08:47 par Venise

Bien sûr qu'il peut nier. Mais ce sont des circonstances incriminantes qui donnent beaucoup de poids aux accusations.

Si l'homme n'a pas une excellente raison de porter cette arme, ça risque de peser lourd.

Dans tous les cas, la difficulté à prouver ne doit pas servir de prétexte pour abaisser l'exigence de preuve.

8. Le 07/10/2011, 09:22 par uhabia

Une autre réaction ici: http://cestlagene.com/2011/10/07/ch...

9. Le 07/10/2011, 11:18 par lila

Un jour, je traversais une rue et une voiture m'a foncé dessus. J'avais largement le temps de courir et me mettre à l'abri sur un trottoir. Je suis resté scotché à le regarder me foncer dessus. Heureusement qu'il a pu freiner à temps.
Un jour, on m'a volé mon portable à l'arraché, je n'ai absolument pas réagi.
Un jour, on a tenté de voler mon sac à l'arraché, les deux hommes se sont enfuis sous mes coups de sacs rageurs.
Un jour, je me suis battue avec mon frère beaucoup plus grand et plus fort que moi, mais ma colère et mon ascendant psychologique d'ainée m'a fait gagné.
Un jour, je n'ai plus eu de freins mais j'ai eu le réflexe de trainer contre le trottoir pour arrêter la voiture.
Un jour, un homme battait sa femme dans la rue et je suis allée lui dire ma façon de penser.
Un jour, je me suis liquéfiée à un examen oral.

Je n'ai pas d'enfants à nourrir, je n'ai pas de prêt, je n'ai pas grandi dans un pays en guerre ou dans un climat social où mon honneur est rapportée à mon sexe, je n'ai pas été habituée à ce qu'on me traite mal ou à faire des boulots où les gens vous méprisent ou vous ignorent. Je n'ai pas été habituée à voir des choses horribles. Je n'ai jamais eu peur qu'on me tue. Je n'ai pas connu de personnes mortes de mort violente.
Je pouvais quitter ce boulot et en trouver un autre facilement.
Un jour, mon collègue m'a sauté dessus. Ce n'était pas une personne inconnue. Je n'ai pas eu ce réflexe de le repousser. Je n'ai pas compris. Je le connaissais. Il n'allait pas faire ça. Il allait s'arrêter. "Heureusement" j'étais blessée à la jambe, dans sa violence, il a tordu ma jambe, et cette douleur a poussée mon cerveau à hurler de douleur et à le repousser pourtant plus fort que moi. Ce que mon cerveau n'a pas été capable de faire sous la menace du viol de mon intimité.
Et je suis retournée travailler, j'ai souri aux clients au guichet. Je suis rentrée chez moi et je me suis effondrée 3 heures plus tard.

Personne ne sait comment il va réagir à n'importe quel évènement, ni même si il réagira de la même façon pour un même événement qu'il a déjà vécu.

10. Le 07/10/2011, 12:16 par mtislav

Pour penser, un pénis ne suffit pas.

11. Le 07/10/2011, 14:42 par Augustine

S'il faut une arme pour violer, a fortiori il en faut une pour tuer, non ?
Toute les personnes battues à mort ou étranglées étaient donc consentantes. C'était des suicides.
Voilà, voilà, voilà...

12. Le 07/10/2011, 14:42 par Augustine

S'il faut une arme pour violer, a fortiori il en faut une pour tuer, non ?
Toute les personnes battues à mort ou étranglées étaient donc consentantes. C'était des suicides.
Voilà, voilà, voilà...

13. Le 07/10/2011, 14:48 par Venise

"Pour penser, un pénis ne suffit pas."

C'est les testicules qui comptent surtout. C'est eux qui produisent la testostérone.

C'est cette molécule qui fait que les hommes s'orientent vers les prix Nobel intellos-créatifs, tandis que les femmes, plus douces et maternelles, sont décorées du Nobel de la paix.

14. Le 07/10/2011, 16:22 par Lorine

A Lila,
j'ai trouvé ton billet, poignant et très émouvant.
J'espère que tu as porté plainte.

15. Le 07/10/2011, 20:44 par michelle

Merci à lila pour son témoignage courageux.
J'avais 19 ans et étais en stage dans le cadre de mes études. Un jour, mon supérieur, qui était aussi le directeur de l'entreprise, s'est posté derrière moi et a plongé sa main sous mon chemisier et m'a palpé les seins sans aucune retenue, un jour, deux jours, quelques jours. Je n'ai pas bronché, je ne me suis pas défendue.....Je n'ai rien dit à personne, ni à l'école qui m'avait placée là, ni à mes parents...Personne ne l'a su. Evidemment, pas d'arme, pas d'agression et même pas de viol. Mais à partir de quel moment, de quel acte déplacé, peut-on parler de viol? J'avais 19 ans, je n'étais ni une salope, ni une droguée, ni bourrée.
@uhabia: merci pour le lien, belle découverte!

16. Le 07/10/2011, 21:26 par Venise

@Michelle

Certaines femmes sont prêtes à tout pour un rapport de stage favorable. Par contre je suis étonné qu'il ne t'ait pas sautée, puisqu'apparemment tu n'aurais opposé aucune objection. Il a dû oublier.

Une bonne partie de ce qu'Olympe appelle "le plafond de verre" vient de là: beaucoup de femmes se comportent en paillassons.

Je ne connais pas un seul homme qui aurait un comportement aussi veule que Michelle, ou alors c'est qu'il a décidé de passer par la promotion-canapé.

17. Le 07/10/2011, 21:47 par Augustine

Je sais qu'il ne faut pas répondre aux trolls, mais là ça me démange.

Venise, vous êtes un homme et avez été élevé comme tel.
Michelle, Lila, Nafisatou, moi et toutes les autres avons été élevées pour être des femmes douces, obéissantes et surtout DOCILES. Sois sage ma chérie, ne parle pas fort, sois obéissante. Pendant le même temps, on laissait les garçons crier et se battre.

C'est le b-a ba du problème féministe. Ca vous fera une première étape sur votre cheminement intellectuel. La route est longue mais un voyage de mille lieues commence par un pas.

18. Le 07/10/2011, 22:13 par Venise

Un violeur qui ferait valoir qu'il n'est que le résultat de sa mauvaise éducation, ça n'empêche pas de le juger.

Une femme qui m'affirme que son comportement débile est le résultat d'un long conditionnement, c'est pareil, ça ne m'empêche pas de la juger.

J'attends du violeur qu'il trouve les ressources en lui pour surmonter son "conditionnement" (ou quel que soit le déterminisme qu'il pourrait invoquer pour tenter d'échapper à ses responsabilités). De manière identique, j'attends de la femme veule qu'elle trouve en elle les ressources pour surmonter sa veulerie.

Question d'égalité.

Sinon je n'ai plus affaire à des agents moraux. Pour faire partie d'une communauté morale, il faut renoncer à jouer à cache-cache derrière les déterminismes.

2-0 pour la France.

19. Le 08/10/2011, 12:39 par Bombay Magic

Pour un viol, il faut un couteau, un pistoler ou autre ... ou une bite ???
Je découvre cette phrase sur votre blog... on n'en finit pas d'entendre des conneries

20. Le 08/10/2011, 12:39 par Bombay Magic

Pour un viol, il faut un couteau, un pistoler ou autre ... ou une bite ???
Je découvre cette phrase sur votre blog... on n'en finit pas d'entendre des conneries

21. Le 09/10/2011, 02:19 par Michel Carrière

L'inversion de la charge de la preuve me paraît indispensable en matière de viol. Dès lors qu'une victime dépose plainte avec des éléments de faits suffisament précis, il me paraît nécessaire que ce soit à la personne accusé de viol de prouver son innocence. En cas d'abus une plainte pour dénonciation calomnieuse pourrait toujours être déposée.
Ne pas faire ce choix aurait pour conséquence de priver les victimes de viol de leur droit à réparation et de laisser les violeurs/violeuses en liberté.

22. Le 09/10/2011, 14:16 par Venise

Coupable jusqu'à preuve du contraire.

Comme dans les démocraties féministes.

23. Le 10/10/2011, 05:05 par Bombay Magic

Affaire de viol ici en cours. Appel du "présumé coupable" condamné en première instance. La cour d'appel confirme la condamnation avec cette remarque: "l'absence de traces de violence ne démontre pas l'absence de viol".

24. Le 10/10/2011, 05:05 par Bombay Magic

Affaire de viol ici en cours. Appel du "présumé coupable" condamné en première instance. La cour d'appel confirme la condamnation avec cette remarque: "l'absence de traces de violence ne démontre pas l'absence de viol".

25. Le 10/10/2011, 08:27 par Venise

A Bombay?

26. Le 10/10/2011, 09:54 par ajuga

augustine : ne JAMAIS répondre à un troll, jamaisjamaisjamaisjamaisjamaisjamaisjamais
Si ça te démange, c'est qu'il a frappé au bon endroit, c'était son but, tu lui fais encore plus plaisir et il est ravi. Il reviendra.

En fait ce genre de provocation n'est qu'une sorte d'abus de faible niveau d’agressivité (quoique), destiné à te mettre mal à l'aise, à te faire réagir, pour le plus grand plaisir de la personne en question. Pas pour le tien, bien au contraire.

si personne ne répondait jamais aux trolls, il auraient disparu depuis longtemps. C'est le degré zéro de la sociopathie.

27. Le 10/10/2011, 09:59 par ajuga

excellent article d'analyse du cas Levaï
http://feministesentousgenres.blogs...

28. Le 10/10/2011, 11:46 par Mélisande

Je vais paraitre extrémiste, mais je lui souhaite de se faire lui-même violer, sans arme, sans couteau, et par tous les orifices, histoire de lui montrer que c'est possible.

29. Le 10/10/2011, 16:44 par Venise

Tiens Olympe, un article sur la tendance qui pousse de plus en plus d'hommes à prendre le nom de leur épouse.

http://www.dailytelegraph.com.au/ne...

C'est en anglais, mais la photo résume à elle seule toute la problématique.

Difficile de ne pas éprouver un mépris radical pour ce type qui:

1) Se marie
2) Se marie avec un boudin
3) Adopte le nom dudit boudin
4) Porte des T-shirts de guignol
5) Se fait prendre en photo aux côtés de son boudin, avec son T-Shirt de guignol et en souriant niaisement, tout en sachant que l'article sera publié dans un journal national.

Ses perspectives d'avenir ne doivent pas être brillantes pour qu'il en vienne à commettre un acte aussi désespéré. Mais c'est peut-être encore un coup des Yes Men.

30. Le 10/10/2011, 21:25 par Berenice

Seriez-vous jaloux Venise, car même les boudins ne veulent pas vous épouser?
Essayez un homme aveugle, sourd et muet et foutez-nous la paix...

31. Le 11/10/2011, 10:26 par javi

Sans préjuger du fond du débat, je souhaite réagir à cette phrase, en commentaire: "il me paraît nécessaire que ce soit à la personne accusé de viol de prouver son innocence."

Cela me parait parfaitement contradictoire à tout ce qui fonde notre droit. C'est à l'accusation d'apporter la preuve de ses dires. Imaginez sinon le nombre d'erreurs judiciaires possibles: une accusation de meurtre ou de vol, et c'est à vous de prouver que vous avez un alibi... et non à la police de montrer que vous avez eu l'occasion et le mobile du crime!

Attention à ne pas dériver, même s'il est difficile pour une victime d'accepter que dans son cas, on ne retrouve pas le coupable. Il vaut toujours mieux avoir quelques coupables en liberté que des innocents en prison: ceux sont aussi des vies brisées. En quoi compteraient-elles moins? En quoi détruire une vie supplémentaire réparera celle de la victime? La justice n'est pas une vengeance!

32. Le 11/10/2011, 10:26 par javi

Sans préjuger du fond du débat, je souhaite réagir à cette phrase, en commentaire: "il me paraît nécessaire que ce soit à la personne accusé de viol de prouver son innocence."

Cela me parait parfaitement contradictoire à tout ce qui fonde notre droit. C'est à l'accusation d'apporter la preuve de ses dires. Imaginez sinon le nombre d'erreurs judiciaires possibles: une accusation de meurtre ou de vol, et c'est à vous de prouver que vous avez un alibi... et non à la police de montrer que vous avez eu l'occasion et le mobile du crime!

Attention à ne pas dériver, même s'il est difficile pour une victime d'accepter que dans son cas, on ne retrouve pas le coupable. Il vaut toujours mieux avoir quelques coupables en liberté que des innocents en prison: ceux sont aussi des vies brisées. En quoi compteraient-elles moins? En quoi détruire une vie supplémentaire réparera celle de la victime? La justice n'est pas une vengeance!

33. Le 11/10/2011, 21:16 par Stanislas Gros

Il y a aussi eu une version Catherine Millet assez effrayante sur France Culture, avec l'acquiescement de POL : http://1.bp.blogspot.com/_SkPn80KKB... C'est à croire qu'elle s'était concertée avec Levaï

34. Le 11/10/2011, 21:26 par Stanislas Gros

Hum, dans mon émotion je me suis trompé de lien (si vous pouvez rectifier...) : http://www.franceculture.com/emissi...

35. Le 11/10/2011, 21:31 par Venise

"En quoi compteraient-elles moins?"

Ce sont des vies d'hommes, pas des vies de femmes. La vie d'un homme pèse toujours moins lourd que celle d'une femme. C'est vrai dans toutes les sociétés humaines. Du bon temps de la patriarchie, c'était les hommes qu'on sacrifiait - déjà - dans les mines, sur les océans, ou comme chair à canon.

Lors du naufrage du Titanic, il y a un siècle, les hommes de première classe (les blancs, très riches, les puissants) avaient 34% de chances de s'en sortir.
Les femmes de troisième classe (les pouilleuses, les bonniches) avaient 46% de chances de survivre. La vie d'une femme de tout en bas a plus de prix aux yeux d'une société "patriarcale" que la vie d'un patriarche de tout en haut.

Et puis la féministe en moi me souffle que les femmes ne mentent jamais.

@Berenice

"Seriez-vous jaloux Venise, car même les boudins ne veulent pas vous épouser?"

Ce sont les femmes qui veulent se marier.

Les hommes, s'ils parviennent à baiser sans devoir se coltiner les obligations financières du mariage - ce traité inique - ils sont contents.

Warren Beatty a butiné pendant 35 ans de célibat avant de se résigner. George Clooney se sent encore trop coté sur le marché pour accepter le boulet d'une épouse.

Quand on peut baiser gratos, pourquoi accepter de payer des millions? Pas fol le Clooney.

Le jour où je me sentirai prêt, je viendrai te chercher sur mon destrier de Buridan Bérénice, et nous unirons nos misères.

36. Le 12/10/2011, 08:12 par meg

Olympe est-ce que ce blog est modéré ? Est-ce que tu lie les commentaires ??

Comment peut tu laisser trainer ce que dit Venise à Michelle !?

37. Le 12/10/2011, 08:31 par chiara

Intéressants, les chiffres, j'aime bien les chiffres. Au passage, merci pour les pouilleuses, ça fait du bien de se remettre les idées en place. J'ai cherché, du coup, et je suis tombée sur cet article :
http://www.letemps.ch/Facet/print/U...
donc en fait non, pas de tout temps, dans toutes les sociétés humaines, juste dans les situations où les hommes se comportent de façon "galante" parce qu'ils pensent que de toute façon ils vont s'en tirer.

38. Le 15/10/2011, 17:54 par luc nemeth

On aimerait pouvoir être d'accord sans réserves avec Venise, lorsqu'il-ou-elle affirme le 7/10 à 7:41 que "il faut des preuves devant un tribunal". L'ennui est que, passant du coq à L'ANE, Venise a cru pouvoir ajouter sans rire, à propos du nommé Levaï : "C'est ce qu'il voulait dire".
Venise a bien de la chance, si il-ou-elle parvient à lire dans le marc de Café du Commerce, et dans les subtiles (?) pensées du nommé Levaï.
Mais j'ai beau lire, et relire : je ne crois pas que ce soit -seulement- cela, qui amenait ici ce peu sympathique personnage.