Billet du 16 mars 2011 remis à l'ordre du jour puisque je suis très contente d'apprendre qu'elle vient de recevoir le prix Nobel de littérature 

Dans le fil des nouvelles, J'ai un peu de mal à m'intéresser ces jours-ci à autre chose que l'actualité internationale. 

Alors j'ai ressorti de ma bibliothèque, ce livre déja ancien de Svetlana Alexievitch " La supplication : chronique du monde après l'Apocalypse". L'auteure donne la parole à des personnes qui vivaient à Tchernobyl ou qui ont eu quelque chose à voir avec l'évènement (notamment les familles des liquidateurs). C'est un livre bouleversant et terrifiant. 

A coté il y avait cet autre livre "La guerre n'a pas un visage de femmes" et je me suis souvenu combien il m'avait marquée quand je l'ai lu (je vais vite le relire).

Près d'1 million de femmes ont servi dans l'armée soviétique qui se voulait égalitaire. L'auteure  a écouté celles qui ont bien voulu se confier à elle. Loin de la glorification héroïque ce sont les récits de personnes dont la vie a été bouleversée par la seconde guerre mondiale.

Des anecdotes souvent tragiques, quelquefois drôles de combats, de meurtres, de lessives, d'amitiés celles de soldats comme les autres. Mais aussi de femmes dans un monde d'hommes ce qui complique généralement les choses, mais peut quelquefois les faciliter.

Svetlana Alexievitch écrit des recueils de témoignages. Des gens qui aspiraient à une vie banale se sont retrouvés dans la tourmente d'une Histoire qui les a dépassés. Tout l'art de l'auteure est dans le choix des récits. Un choix forcément partiel et partial. Mais foncièrement humain.