Le soir.be a fait cet été une série d'articles sur ce que pouvait être la virilité. Il cite en référence la somme en 3 tomes "histoire de la virilité" de A Corbin, JJ Courtine et Georges Vigarello. Personnellement je trouve que les articles sont plus proches de GQ que de la thèse d'histoire mais on y apprend des choses intéressantes.

Le 1ere s'interroge sur ce qu'est la virilité ."Du jeune spartiate au chevalier médiéval, la construction de la virilité passait par la puissance et le choc. En face, les trembleurs, les hésitants, les peureux étaient stigmatisés. A l’époque, il était donc assez difficile de passer pour viril sans afficher bosses, ecchymoses et cicatrices. Etre refroidi et transpercé de toutes parts lors d’un combat vous ouvrait le panthéon de la virilité." 

Aujourd'hui, les choses sont moins simples, le stéréotype de la virilité physique se poursuit mais sont aussi virils le courage, l'opiniâtreté, le culte du héros qui peut très bien rester assis derrière son ordinateur.

Le 2nd se demande pourquoi le rose est pour les filles et le bleu pour les garçons. Il semble en effet que ce fut l'inverse jusqu'au milieu du 20eme siècle car « Le rose, à l’époque, était considéré comme une version pastel du rouge, et le rouge était considéré comme une couleur franche et masculine »,

Le 3eme parle de la virilité dans les BD, surtout de la façon dont elle est caricaturée (ex : Reiser)

Le 4eme des gestes typiquement masculins : faire pipi debout, donner un coup de boules....

Le 5eme de ce qu'il ne faut pas faire : mettre un slip kangourou, des chaussettes blanches, donner la main mollement ou plier ses affaires avant de se coucher

Le 6eme parle des poils. Saviez vous que la perruque est devenue à la mode quand Louis XIV est devenu chauve, à 18 ans ?