Le Mondial, une bonne affaire pour les prostiuées

Il semblerait que toute manifestation internationale réunissant beaucoup d'hommes suscite l'apparition d'une prostitution spécifique, le sommet de Copenhague n'aurait d'ailleurs pas échappé à la règle.

On est plus habitués cependant à voir évoquée cette question dans la perspective d'une coupe du monde de foot.

Cet évènement est une opportunité inespérée de "faire des affaires" pour les prostituées de Johannesbourg .

Courrier international raconte le parcours semé d'embuches, c'est le moins qu'on puisse dire, de l'une d'elles. Entre passes dans les bidonvilles, agressions, viols il s'agit pour elle de rester une femme libre.

Aujourd'hui elle se réjouit de l'évènement qu'elle a  commencé à préparer en louant un appartement dans un quartier résidentiel et en passant les tests pour vérifier qu'elle n'était pas porteuse du Sida.

Et les pouvoirs publics se préoccupent de réglementer ces activités : pour ne pas être accusés de faciliter la propagation du sida, mais aussi pour en retirer quelques impôts.

Un article qui pose beaucoup de questions.

(Billet en partenariat avec Courrier International)


Commentaires

1. Le 09/12/2009, 07:01 par Homer

Oui et non, si c'est son choix. En belgique ou en Hollande, la prostitution est un vrai métier, suivi avec la Sécurité Sociale, etc... les filles sont souvent étrangères, d'ailleurs. Je pense que lors de l'Euro en Allemagne, on avait déjà parlé de l'ouverture de dizaines de "club houses" qui étaient en fait des maisons closes.

2. Le 09/12/2009, 08:16 par clairedesbois

Puisqu'on pose question, je poste ici le billet de Mona Chollet sur la question de la prostitution :

http://www.peripheries.net/article2...

(et j'encourage tout le monde à aller fouiller dans les archives du site, il y a matière à réflexion)

3. Le 09/12/2009, 09:20 par Suzanne

J'ai loupé une marche ou l'entame de votre billet, ainsi que le lien, constituent-ils une invitation à cliquer sur un hors sujet ?

Je me suis dit: chouette, les messieurs en costard qui vont au sommet de Copenhague pour oeuvrer contre le réchauffement climatique se sont fait pincer dans des bordels dont la climatisation, et l'éclairage sont dispensés par des énergies non renouvelables, ha ha ha les hypocrites, ou bien c'est tellement pas chauffé là bas que nos pauvres élus, faute d'élues, sont obligés de faire du sport près de leur lieu de travail pour éviter les engelures et le gel de l'appareil génital, et....RIEN.

Un article banal sur la prostitution, les petites africaines. On le sait, tout ça.

4. Le 09/12/2009, 10:37 par Victoire

La prostitution un vrai métier ? Non , le reflet de la misère , plutôt , misère matérielle , misère sociale , et pour les clients , misère sexuelle .
Je n'arrive pas à croire que l'on " choisisse " vraiment cette situation .

5. Le 09/12/2009, 11:11 par Nouch

Pas évident cet éternel débat entre abolition et réglementation...
Je suis abolitionniste, mais je sais que cette position est un idéal impossible à atteindre à court terme, et qu'en attendant, il faut protéger les prostituées...

6. Le 09/12/2009, 13:03 par polluxe

Plutôt que de misère sexuelle je parlerais d'inadéquation entre l'offre et la demande :-)

7. Le 09/12/2009, 14:49 par dwormiller

Moi je crois que le sexe est avant tout une transaction économique. Toutes les relations sexuelles hommes-femmes peuvent être analysées à travers un prisme économique. L’amour, finalement, ce n’est rien d’autre que l’euphorie du gagnant de la super-cagnotte.

Si l’on devait interdire la prostitution au motif qu’il n’y a pas de sentiments, il faudrait faire la même chose chaque fois qu’une jeunette se marie avec un retraité pété de thunes. Dans un cas, le sexe est vendu au détail, dans l’autre, c’est une transaction de gros.

« Je n'arrive pas à croire que l'on " choisisse " vraiment cette situation »

Moi non plus. De même, je ne comprends pas ces gens qui « choisissent » de travailler dans un abattoir plutôt que de vivre de leurs dividendes. Ou ceux qui « choisissent » de prendre le métro alors qu'il suffit de s'acheter un duplex dans le 7e, à deux pas de leur boulot. Ou ceux qui restent à Trappes l’été alors qu’on est tellement mieux sur les plages de Sardaigne.

Les prostituées ne choisissent pas plus cette activité que les ouvriers spécialisés des abattoirs de nager dans les intestins de cochon. Elles ont fait comme tout le monde et opéré un choix parmi l’éventail des possibilités qui leur étaient offertes. Cet éventail était vraisemblablement plus restreint que celui de l’épouse de Jean Sarkozy.

Les abolitionnistes peinent à réaliser qu’en matière de sexualité, il existe d’immenses différences d’un individu à l’autre, y compris chez les femmes. Ce qui me paraît répugnant à moi ne l’est pas forcément pour mon voisin. Des organes sexuels similaires ne sont pas le gage d’un sexualité identique.
Je crois que l’intolérance des abolitionnistes a la même origine que l’intolérance vis-à-vis de l’homosexualité. Elle procède de l’incapacité à tenir compte d’une possible différence psychologique.
Cette intolérance est ensuite maquillée pour lui donner les atours de la générosité : on suppose que les prostituées sont des esclaves. De même que les abolitionnistes de l’homosexualité supposent que les homosexuels sont des malades qu’il faut absolument secourir (contre leur gré).

On dit que la prostitution est le plus vieux métier du monde, mais c’est encore beaucoup plus vieux que ça. Chez nos cousins les grands singes, c’est une pratique courante et naturelle. Souvent cela se fait à l’instigation de la femelle. Banane contre copulation. Copulation contre morceau de viande. Chez de nombreuses espèces d’araignées, le sexe se présente toujours sous la forme d’une passe. Le mâle, s’il veut copuler, doit offrir un présent à la femelle – une proie.

Marcela Iacub avance que si les féministes en veulent à la prostitution, c’est moins par sollicitude pour les prostituées que parce que ces dernières cassent le marché du sexe.

Vivre dans une société où pour accéder au sexe, l’homme est obligé de se marier à vie, ce n’est pas le même investissement que d'avoir à débourser 100 euros. C'est beaucoup plus avantageux pour les hommes, c'est évident.

Au fond, ce sont les mêmes préoccupations que celles de ces professions menacées par le travail au noir d’immigrés ou par les délocalisations. Eux aussi avancent des explications humanistes et altruistes, ils noircissent volontiers le tableau (« on réduit des gosses en esclavage en Asie du sud est »), mais le conflit d’intérêt est évident. Avant de prendre conscience que leur job était menacé, ils ne s’étaient peut-être jamais soucié des « gosses » d’Asie du sud est, pas plus que du gosse qui mendie près de leur boulangerie avec sa mère.

8. Le 09/12/2009, 17:54 par lucia mel

j'avais lu cet article (publié à l'origine dans un journal portugais), dans son édition de Direct Matin, nous en avions débattu dans un de mes cours, nous étions arrivés à la conclusion que oui, la prostitution existait autour des stades... et autour du Mondial... mais celui d'Afrique du Sud n'allait rien innover en la matière. On s'est demandé pourquoi on en profitait pour stigmatiser l'Afrique encore une fois... En Allemagne, la dernière fois, ça n'avait été guère mieux... Le sujet est-il : la prostitution ? les femmes africaines et la prostitution ? l'Afrique du Sud et la prostitution des femmes ? l'Afrique du Sud réussira-t-elle à éviter le "bordel" dans son organisation de la Coupe du Monde ? Je dirai que cet article nous avait semblé un peu racoleur...

9. Le 09/12/2009, 20:26 par lucia mel

@emelire : oui, c'est bien le fait qu'on s'émeuve outre mesure (ou d'une mesure différente) pour ce qui est de "L'Afrique"... la prostitutiton en Afrique, la prostitution lors du mondial... en Afrique... sera, bien sûr, plus stigmatisée... Je me trompe, peut-être, mais il me semble avoir vu, à l'époque, moins d'émoi, moins de protestation, moins de protestation... ce qui n'empêche nullement... qu'on s'émeuve cette fois-ci.

10. Le 09/12/2009, 21:08 par dwormiller

Ca peut être une bonne affaire, à condition qu'elles ne soient pas trop nombreuses à se ruer sur le gâteau.

Un "prostitueur" qui assure la sécurité et garantit que le client ne part pas sans régler sa consommation est un entrepreneur comme un autre. Un associé, ni plus ni moins.

Ce sont les grenouilles de bénitier (d'obédience catholique ou féministe) qui "stigmatisent" la prostitution. Pour les autres, c'est un phénomène de société comme un autre.

11. Le 09/12/2009, 21:29 par olympe

Suzanne, j'avais déja mis un lien il y a quelques jours vers un article qui traitait de la prostitution à Copenhague, je n'allais pas le remettre.

Je ne cherche pas spécialement à défendre cet article de CI, ni son titre, mais je trouve qu'on ne redira jamais assez que les lieux de rencontres masculins générent systématiquement la multiplication de la prostitution, et le fait que ce soit aussi semble t il le cas à Copenhague est édifiant. les organisateurs savent très bien cela mais comme le dit Emelire quand il est question de gros sous.
On apprend quand même que les pouvoirs publiques se trouvent dans l'obligation de réglementer pour des raisons sanitaires, qui semblaient jusqu'à présent la dernière de leur préoccupation, mais pour des occidentaux les normes ne sont pas les mêmes que pour les habitants des bidonvilles
Je n'ai pas vraiment d'avis sur le fait d'interdire ou non la prostitution parceque c'est un sujet que je ne connais absolument pas. par contre elle existe et je trouve que la priorité serait de protéger les femmes qui l'exercent au lieu de leur pourrir la vie à coup de délit de racolage et d'expulsion, parceque comme il est dit ici c'est pour elles une question de survie.

Dwormiller, arretez la provocation ça ne sert pas votre propos et ça me met dans l'embarras parceque si je vire votre com on m'accuse de censure et si je le vire pas on m'accuse de trop vous laisser la parole.

12. Le 09/12/2009, 21:46 par dwormiller

@ Emelire
Tu n'as pas dû lire l'article, ou alors c'est un problème d'oeillères idéologiques.

Gertrude, qui vient du Zimbabwe - un des pays les plus pauvres du monde - nous explique qu'en l'espace de quelques mois, elle a connu une ascension socio-économique fulgurante, en allant se prostituer à Dubaï, où "les marges de profit étaient incroyables." Elle se définit comme "une femme d'affaire"

Avant, elle était "une fille pauvre, sans rien, affamée". Puis elle est "devenue quelqu’un". Elle a eu "de l’argent, de beaux vêtements, un appartement, une voiture, des amis". Elle a pu voyager.

Personne n'a "bouffé sur son dos".

13. Le 09/12/2009, 23:04 par Zoé

@ Didier: votre commentaire est incompréhensible pour le commun des commentateurs... c'est quoi ces insultes gratuites? j'avais bien compris que parmi les blogueurs, il y avait quelque menue bisbrouille (ça m'amuse d'ailleurs beaucoup de voir comment vous pouvez vous crêper les chignon entre vous) mais bon... quand c'est hors sujet comme ça, c'est beaucoup moins drôle... (si vous ne vous adressiez qu'à Olympe, pourquoi ne pas lui avoir écrit sur son courriel?)

14. Le 10/12/2009, 00:39 par dwormiller

Même si la prostitution se déroulait dans des conditions optimales, les abolitionnistes camperaient sur leur position. Au fond, ce refus inconditionnel repose sur la croyance que la sexualité relève du sacré. Un sacré laïc, bien entendu. Le sacré, c’est ce qui n’a pas de prix.

On peut louer son cerveau ou ses muscles ; on peut vendre ses cheveux ou son image. Mais pas son sexe. Le sexe est sacré. Le sexe appartient à une autre dimension. Catholiques et féministes, même combat.

Un des objectifs du féminisme était de permettre aux femmes de disposer de leur corps comme elles l’entendaient. Les abolitionnistes veulent en plus disposer du corps de toutes les autres femmes. Ou plutôt, elles exigent de ces dernières qu’elles respectent cette sacralisation du sexe, décrétée unilatéralement. Elles veulent leur imposer ce culte. Et tant pis pour les Gertrude.

15. Le 10/12/2009, 09:40 par Zoé

je n'en attendais pas moins de vous Didier

16. Le 10/12/2009, 14:14 par Momone06

@Didier Goux: vous utilisez trop de phrases avec de grands mots qui ne veulent rien dire au bout du compte... c'est dommage, vous avez l'air d'avoir bcp de trucs a dire, mais cela ne sert a rien de montrer que l'on sait bien ecrire francais si le contenu est fade et impertinent.

17. Le 10/12/2009, 22:12 par olympe

Didier c'est évidemment hors sujet et je me demande bien pourquoi sur mon blog et pourquoi aujourd'hui (enfin hier).

La personne que vous citez ne commente JAMAIS mon blog (ou alors il y a longtemps et je ne me souviens plus) si vous voulez en découdre avec elle je ne peux donc que vous invitez à le faire sur les blogs qu'elle estime dignes d'elle (et que vous connaissez certainement). quand au sujet qui vous excite tellement je ne l'ai évoqué qu'une seule fois en passant à l'occasion de la critique du livre de Martin Winkler, j'ai en effet pour habitude de parler de ce que je connais

Vous avez tort aussi concernant crêpe Georgette, vous pouvez ne pas être d'accord avec elle mais vous devriez apprécier son honnêteté intellectuelle.

Zoé, je vous prie de m'excuser de cet accueil sur mon blog que je découvre trop tard pour avoir pu vous l'épargner.

18. Le 10/12/2009, 22:29 par lucia mel

@Emelire : oui, notre oeil... oui, la situation dramatique des femmes là-bas...

@Didier : moi non plus je ne t'ai pas lu... naah ! et m'en fous que tu ne me lises pas en retour. On se se demande d'ailleurs pourquoi on écrit... pour se lire soi-même dans le nombril ?

19. Le 10/12/2009, 22:46 par olympe

Emelire mais c'est bien qu'on en parle parceque le tourisme sexuel , et c'est bien de ça qu'il s'agit même si il y aussi le foot, est le fait entre autres des occidentaux.

20. Le 11/12/2009, 13:02 par Zoé

@ Olympe: merci... je suis toujours assez impressionnée par le manque de "recul" et les débordements qu'il peut parfois y avoir entre blogueurs (et commentateurs)... qu'on ne soit pas d'accord, c'est sain et souhaitable, mais quand le seul argument qu'on oppose à l'autre c'est l'injure, c'est faible... Enfin.

21. Le 14/12/2009, 01:17 par lucia mel

@Zoé : dans le jeu du "qui juge qui ?", il est, naturellement, toujours plus aisé de se placer du côté des... "gentils", de ceux qui commentent toujours dans le sens du poil... je ne sais pourquoi,mais j'ai toujours eu plus de sympathie pour les "rebrousse-poil".

22. Le 14/12/2009, 10:12 par Zoé

Hum, Lucia Mel, je pense qu'il n'est pas question de "juger", ou d'être à rebrousse poil ou gentil... Là n'est pas la question.
On peut être très subversif et corrosif sans pour autant insulter l'autre. C'est d'ailleurs ça que je disais: c'est tellement facile d'insulter quelqu'un... quand on n'arrive pas à donner d'autres arguments...

23. Le 28/12/2009, 05:24 par milo

@ Didier Goux : "...chez l'inénarrable et stupide "Crêpe Suzette".
Si Valérie est stupide, alors vous, vous êtes con.