Le foot, école du machisme

Dans le monde entier des petits garçons, dont certains jouent pieds nus avec un ballon en chiffons, rêvent de devenir le prochain Zidane ou le prochain Ronaldinho.

J’en connais qui ont tapissé les murs de leur chambre de photos de leurs héros et peuvent réciter bien plus vite que les tables de multiplication la composition de toutes les équipes engagées en Coupe du monde ou en Championnat de France. On peut espérer qu’aujourd’hui ils ne comprennent pas tout le bruit fait autour de leurs idoles.

Mais qu’est ce que le foot apprend à nos enfants ?

Des valeurs?

Le sport est censé véhiculer des valeurs de respect, de convivialité, d’entraide, d’amitié, de dépassement de soi…

Le foot fait cependant partie des sports dont le but est de gagner des matchs. Il ne se conçoit pas autrement. A la fin de chaque match il y a un gagnant et un perdant, qui n’est pas toujours celui qui a le moins bien joué. Et cela dès le plus jeune âge. Les poussins ont déjà leurs tournois et apprennent le plaisir de gagner et l’humiliation de perdre.

Tous les sports n’exigent pas la compétition on peut pratiquer la course à pied, la natation, le tir à l’arc pour le seul plaisir d’exercer une activité physique et de progresser, On peut aussi monter un ballet, une figure d’accrosport, faire avancer un bateau sans avoir aucun adversaire à vaincre mais au contraire de subtiles collaborations à mettre en œuvre.
Et si la participation à des compétitions permet de rencontrer les autres et de se mesurer à eux, dans de nombreux sports les premières sorties ne sont pas vraiment des compétitions, même si elles font généralement l’objet d’un classement il s’agit d’obtenir une médaille (chamois, ceinture, soleil, galop etc…) qui atteste qu’on a acquis un certain niveau.

Pour que le foot reste un jeu il faudrait, comme dans les cours de récréations, que les équipes ne soient pas figées que l’adversaire d’aujourd’hui soit le coéquipier de demain. C’est exactement l’inverse qui se pratique. La cohésion de l'équipe et de ses supporter est fondé sur le "nous contre eux".

Des modèles ?

Ce qui fait surtout rêver les jeunes c’est l’illusion qu’en devenant le meilleur ils pourraient vivre la vie des vedettes. Et quelle vie !
- De l’argent par millions,
- La célébrité,
- Des grosses voitures,
- Des rollex bien avant d’avoir 50 ans,
- Et bien sûr, objet de consommation ultime, les plus jolies femmes.

Et comme si cela ne suffisait pas on apprend aujourd’hui que ces jeunes hommes, qu’on imagine pourtant entourés de nombreuses groupies, fréquentent proxénètes et prostituées, sans être trop regardant sur la légalité des choses.Il serait certainement injuste et hâtif d’en conclure que c'est là le comportement de tous mais c'est celui qui nous est donné à voir, d'autant plus que les médias qui sont largement complices de cette dérive du sport se complaisent dans l'accumulation de détails sordides. Puisqu'il y a de l'argent à faire...

De la convivialité ?

Après le match les joueurs se retrouvent et se réconcilient dans une ambiance de franche camaraderie.

Un moment qui se passe souvent entre hommes, surtout lorsque le club commence à aborder des compétions qui obligent à des déplacements que les épouses ne suivent pas (sinon qui va garder les enfants ? d’ailleurs elles ont mieux à faire).

Ce qui peut constituer de vrais moments de convivialité pour les petits clubs prend des proportions toutes autres avec les compétitions professionnelles. Parmi les millions de supporters on trouve le pire: ceux qui viennent pour en découdre, qui obligent à déplacer des compagnies entières de CRS (ce qui a un cout pour la collectivité), ceux pour qui la couleur d’un maillot de supporter suffit à désigner l’ennemi dans la rue, ceux pour qui les organisateurs prévoient d’immenses bordels lors des compétitions internationales et organisent consciencieusement l’afflux massif de prostituées sans oublier de s’assurer que les stocks de préservatifs seront suffisants. Et sans se poser plus de questions sur ce phénomène qui déplace des hommes venues assister à des spectacles, entre eux et consommer des femmes.

En réalité le foot, tel qu'il se pratique aujourd'hui, apprend aux petits garçons qu’il existe un entre-soi, c'est-à-dire entre-hommes, fondés sur des valeurs qui seraient la quintessence de la virilité : le combat, qui n'est pas fait pour les "gonzesses" ou les "tapettes" (c'est quand même à un président de club de foot que les Chiennes de garde ont décernés récemment leur prix macho de l’année. ), la camaraderie , gentiment pour les plus jeunes, mais uniquement entre garçons, et qui va jusqu’au partage des filles pour d’autres.

Qu’on ne s’étonne pas si en France sur près de 2,5 millions de licenciés environ 3% sont des filles. Même si la FFF a reçu récemment le prix femmes et sport ,
si on commence à voir le dimanche après midi des filles sur les terrains, le foot apprend aux petites filles qu'il y des monde dont elles sont exclues.

A lire les excellents billets de Monolecte qui inverse les rôles et de Crêpe Georgette.

Commentaires

1. Le 23/04/2010, 19:51 par ali

Quand j'étais ado (il y a 30 ans), le foot était déjà l'école du machisme.

2. Le 23/04/2010, 22:23 par milo

Je hais viscéralement le foot, cet opium du peuple, dont on tolère nonchalamment les dérives barbares telles la photo du présent billet l'illustre ou encore l'actualité (passée et) récente le montre mais je ne vois pas où chercher l'erreur dans cet "entre-soi" fondé sur les (et non pas "des") valeurs propres à chaque sexe.
Le sexe féminin n'a t'il pas lui aussi ses valeurs, son "entre-soi" qui fait par exemple que c'est si fun de se rouler un patin entre copines parce qu'on est pas des coincées et que ça fait bander les garçons (fallait que ça sorte, l'occasion rêvée).

Chacun son truc...

http://www.youtube.com/watch?v=pUo2...

3. Le 23/04/2010, 22:25 par superouioui

le football est une usine à crétins

4. Le 23/04/2010, 23:37 par Le Journal de Chrys

Je crois que l'argent outrancier pervertit les valeurs morales, tout simplement. Dans le foot comme ailleurs.

5. Le 24/04/2010, 15:54 par Égide

Reprendre au premier degré les clichés dont on se sert pour faire du commerce autour des compétitions sportives érigées en spectacle de masse, n'est pas le meilleur moyen d'appréhender ce qu'est le masculin aujourd'hui.

S'il y a actuellement une crise larvée du féminisme, c'est que le mouvement des femmes pour leurs libertés et l'égalité en Droit est "daté", c'est à dire qu'il est <i>historique</i>.
Et comme on peut le commémorer, on peut aussi en conclure qu'il est, ce mouvement des femmes, révolu.

De plus, les conditions économiques, sociales et culturelles ont profondément évolué en 40 ans. On peut dire que c'est la vague ultra-conservatrice, initiée par une femme chef d'état, Mme Margaret Thatcher qui a, en quelque sorte, sonnée le glas du militantisme féministe radical.

Depuis, de très nombreuses femmes, émancipées par leur éducation et leur haut-niveau d'étude ont rejoint massivement le monde économique et y font carrière.

Certes <i>l'effet plafond de verre</i> est toujours perceptible dès le début de la socialisation des enfants et perdure dans tous les organisations humaines, mais il y a peu de secteurs de la vie économique et sociale qui n'ont pas intégré la présence nombreuse de femmes dans leurs activités.

Les nombreuses contradictions entre les divers mouvement féministes et les gauches françaises ont marqué les années de gouvernement de gauche de 1981 à 2002 et il faut bien constater que les femmes françaises, en particulier les militantes syndicalistes, ont fait les frais d'un pragmatisme économique de ces gouvernements qui n'ont jamais reconnu la nécessité et l'urgence d'intervenir en faveur des femmes qui travaillent afin d'établir de meilleures conditions d'activité et de rémunération à une masse d'employées qui servent bien plutôt comme variable d'ajustement.

La crise du militantisme et la disparition quasi-complète des mouvements révolutionnaires dont faisait partie le M.L.F. ainsi que d'autres mouvements féministe ont sonné le glas du féministe dit de la "deuxième vague".

S'il était nécessaire pendant la seconde partie du XXe siècle d'assumer la prise de conscience des femmes pour leur émancipation d'une pratique militante de non-mixité et de mettre de côté la question masculine et les formes d'expressions de la virilité dans les sociétés post-modernes, autant, aujourd'hui, il est absolument nécessaire d'ébranler les fausses certitudes de <i>l'éternel masculin</i> et de remettre sur le métier les indispensables remises en cause des situations de pouvoir.

Les réalités du foot-ball comme pratique amateur, les mères qui sont aussi vos copines et qui accompagnent leurs mômes jusqu'au bord des terrains, savent bien ce qu'il en est.
Et ça n'a pas grand chose à voir avec les préjugés lamentablement machistes que se complaisent à véhiculer les médias réactionnaires qui font avec les bouffonneries ahurissantes des présentations sportives des professionnels un médiocre commerce d'icônes crépusculaires.

6. Le 24/04/2010, 18:06 par ninon

Rien dans la tête, tout dans le slip, c'est le footbaliste en sueur courant après sa baballe, exemple offert aux jeunes de la réussite immigro-machiste dans un pays suffisamment vieillissant pour ne plus avoir la force de défendre ses valeurs
Votez tous et toutes contre le projet d'une France qui accueuillerait la prochaine coupe

7. Le 24/04/2010, 18:47 par lucia mel

j'ai accompagné mon neveu de 12 ans à sa finale Benjamins, à Montreuil. Ils ont perdu d'un cheveu contre une autre équipe de banlieue. A la fin de chaque match les deux équipes se saluent (tous les joueurs se serrent la main). J'ai été très étonnée car parmi tous ces joueurs il y avait une fille, elle a été présentée comme étant l'un des meilleurs joueurs. Oui, une fille dans une équipe de garçons. C'est peut-être ça l'avenir.

Pour ce qui est du rêve, oui, tu as raison, mon neveu aimerait devenir riche et célèbre... en attendant, il s'entraîne 3 à 4 fois par semaine, espère pouvoir suivre la filière "sport et études" (internat la semaine et entraînement intensif), il se présente aux sélections, ne se démoralise pas quand ça ne marche pas. On m'a souvent vanté l'esprit "gentleman" du rugby... le côté fairplay... j'ai été surprise sur le terrain de voir que les jeunes joueurs de foot apprenaient eux aussi le respect de l'adversaire, le respect des autres joueurs. Lucas n'est pas attaquant, il a un rôle à jouer, défendre la cage des buts, et il s'y tient. Ce cadre lui permet d'apprendre que pour "gagner" (ou réussir, si l'on veut, bien jouer...) il faut accepter de servir le groupe, sans vouloir se mettre en avant.

Je lui ai demandé ce qu'il pensait du scandale qui entache l'équipe de France, ça avait l'air de le décevoir profondément, je lui ai demandé s'ils en parlaient entre eux, il m'a répondu que non.

Je trouve un peu... élitiste, ou facile, de stigmatiser le foot (pourquoi pas le rugby ? comme par hasard plus valorisé dans les milieux favorisés...), sport populaire par excellence.

Libre à vous, élite pensante, de continuer à préférer le golf, le tennis, le judo ou l'équitation, sports bien plus nobles, pour vos enfants.

Tiens, Olympe, je te conseille, si tu ne l'as encore vu, le film "Joue-la comme Beckham", histoire d'une jeune fille indienne ou pakistanaise, à Londres, qui s'émancipe grâce au foot (je te signale en passant, qu'aux Etats-Unis ce sport est perçu comme "exclusivement féminin"). C'est Lucas, mon neveu, qui me l'a fait découvrir ;-)))))

8. Le 24/04/2010, 19:11 par olympe

Pour ceux qui pensent que je n'ai jamais mis les pieds sur un terrain : mes 2 fils ont fait du foot. les 2, joueurs très moyens, ont arrêté quand ils ont commencé à passer plus de temps sur le banc des remplaçants que sur le terrain. c'est ça aussi le foot et l'esprit " sportif " (et ils n'étaient pas dans le même club car du coup ont avait essayé un autre club pour le plus jeune)
ils font donc d'autres sports, ou il y a des filles et pas particulièrement élitistes.

Sinon ça ne me dérange pas qu'il y ait des lieux ou on se retrouve entre personnes du même sexe. personnellement j'aime beaucoup les ambiances quand il n'y a que des filles. mais ça me dérange quand ce sont des lieux de pouvoir ou quand il s'agit d'une ségrégation. Et dans beaucoup de cas, comme le foot, c'est surtout l'occasion de conforter les stéréotypes

9. Le 24/04/2010, 19:32 par mariel75

je suis pas d'accord sur le fait que le foot apprend au petits garçons qu'il existe un entre-soit. Les petits garçons (je l'espère) ne se rendent pas tout à fait compte du "entre-soit" des adultes.
Les petits garçons qui pratiquent le foot, ou le rugby, ou tout autre sport du mercredi apres midi, ont un public essentiellement feminin car ce public est composé de mamans. Le samedi c'est different, le public est mixte: maman et papas se retrouvent au bord du terrain.
Maintenant c'est aussi aux mamans et surtout au papas et un peu au médias de faire en sorte que les filles puissent se dire qu'elles aussi ont le droit de faire partie d'une équipe.
Gabrielle pourra en reparler, et je pense que j'en reparlerais aussi tres prochainement, car dans le cas de la polémique footesque du moment, je crois que les filles n'ont pas que le beau role, malheureusement.

10. Le 24/04/2010, 21:14 par milo

- " Je trouve un peu... élitiste, ou facile, de stigmatiser le foot (...) sport populaire par excellence."

Eh bien dans ce cas le "Peuple" ne se porte pas bien car je ne crois pas encore avoir vu de "hooligans" dans les tribunes d'une compétition de Judo, de Tennis de Golf ou bien même de Rugby. Pourquoi en faire une affaire de classe ? La vérité est que ce sport qui est peut-être le plus "noble" de tous car justement le plus accessible est aussi et surtout depuis bien longtemps déjà un creuset, un défouloir où se fabrique les pires maux des sociétés modernes, nous le savons tous alors c'est quoi qui cloche ?

Mais quand les élites politiques se comportent elles mêmes comme des barbares, faut pas non plus s'attendre à ce que que le petit peuple montre l'exemple; et l'air du temps aidant, gageons que l'on risque bien de revivre les pires heures de ce sport. Puissance mille.

Décomplexé voyons...

Olympe a eu une longueur d'avance sur ce coup là il me semble :

http://www.lepost.fr/article/2010/0...

11. Le 25/04/2010, 01:50 par milo

J'en ai une bien bonne qui m'est venu à l'esprit en méditant sur photo du petit angelot en tête de ce billet. Vous me corrigerez si je me trompe :

" La plupart des Hooligans sont des Blancs ".

Décomplexé voyons...

12. Le 25/04/2010, 06:47 par milo

" La plupart des hooligans sont des Nationalistes ".

Machisme - Hooliganisme - Nationalisme - Racisme...

Tiens, un portrait se dessine.

13. Le 25/04/2010, 10:43 par Ajuga

Le football n'est que la quintessence du sport de compétition en général, où gagner est la chose la plus importante qui soit.
Les hommes AIMENT se battre, tous les moyens sont bons, le sport (de compet.) n'en est que la version civilisée (?). ça devient un état d'esprit, où la compétition est partout dans la vie, la plus belle bagnole, la plus belle montre, la plus belle fille. ah, ça c'est être un homme ! comme disait, dans le même genre d'idée, je ne sais plus quel champion de boxe argentin "un homme qui s'excuse, je lui casse la gueule, un homme ça ne s'excuse pas".

14. Le 25/04/2010, 10:59 par ali

J'en profite pour râler du fait que le foot nous est plus ou moins imposé. En gros ça doit intéresser 25 % de la population, mais il est omniprésent dans les média. Depuis des décennies, il n'y a pas un journal télévisé, du service public ou non, sans qu'une partie soit consacrée au foot. En comparaison, peu d'autres sports, peu de cinéma, de musique... mais toujours du foot, et maintenant sans interruption dans l'année. Ras le bol du foot (mais je ne suis pas "élitiste", je met le rugby, ce sport du nouveau bourgeois branché, à peu près dans le même panier).
Déjà à l'école, c'était foot obligatoire.
Les footeux finalement sont une minorité dans le population, mais ce sont eux qui font le plus de bruit, brassent le plus de fric etc...
Un peu comme ces gros machos de motards (enfin, ceux de ma région), sont une poignée mais emmerdent tout le monde, et plus généralement, tous les groupes qui cultivent les codes machistes font plus de bruit, prennent plus de place, etc...

15. Le 25/04/2010, 11:07 par milo

Je préfère Mohammed Ali : " Plutôt mourir comme un homme libre que vivre comme un lâche ".
Ca a une autre gueule quand même.

Oui Ajuga ce schéma est une plaie pour l'Homme mais la Femme y contribue aussi allègrement puisqu'elle choisira forcément le plus beau, le plus fort, le plus riche, le plus...

Torts partagés.

16. Le 25/04/2010, 13:01 par lucia mel

@Olympe : quand le foot féminin, après La Croix Rouge, devient la nouvelle cause défendue par Adriana Karembeu (nouvelle égérie des Bleues, engagée par la FFF), est-ce encore du machisme ? n'est-ce que du machisme ? toujours du machisme ? quand elle dit "Qu'est-ce que je dois faire pour attirer des gens [sur les stades de foot féminin] ? me déshabiller ?" faut-il hurler ?

http://www.sportweek.fr/sports/foot...

Sincèrement, je trouve que cette question du foot féminin n'est pas si futile... (encore une fois, je te renvoie au film "Joue-la comme Beckham").

@Milo : mon père a depuis toujours une passion pour le foot, sport qu'il n'a jamais pratiqué, ça m'a profondément énervée quand ado je subissais ses matchs à la télé. Il a adoré et pratiqué la pétanque, mais aussi la belote, où il a gagné quelques coupes.

Mon père n'est pas un hooligan, et il me semble que l'immense majorité des supporters ne le sont pas non plus... Aujourd'hui, quand il me parle des matchs ou des joueurs (il déteste Porto, et préfère Benfica) c'est à leur technique qu'il se réfère, il est le premier à déplorer le "système" fric-vedettariat, et le côté frime de Ronaldo l'a toujours insupporté. Mon père et ses amis sont "prolos" et leurs valeurs m'ont longtemps gênée, moi aussi je trouvais leur machisme irritant, jusqu'au jour où j'ai découvert qu'ils ne l'étaient pas plus que le bourgeois de base... et parfois beaucoup moins hypocritement. Je signale, en passant, que les joueuses de tennis gagnent toujours beaucoup moins que les joueurs.

@Ali : "foot obligatoire", compétition masculine, arrogance du mâle se voulant dominant... je ne doute pas que les hommes eux aussi ont à subir les conséquences désastreuses de cette "domination masculine" à tout prix, imposée, ou, plutôt, créée par la plupart des sociétés humaines. Le foot, ou le rugby, mais la boxe, le catch, ou le judo... le tennis... aussi, n'en sont qu'un reflet. Et la politique ?

Il me semble que tout n'est pas à jeter à la poubelle. Que dans ces sports aussi, comme dans la politique, ou dans l'organisation de nos sociétés, tout n'est pas si mauvais, à nous de l'améliorer.

17. Le 25/04/2010, 13:39 par Ajuga

tout n'est pas si mauvais ? ben moi je jette tout, car les conséquences sont toujours désastreuses dès qu'on pousse un peu. à partir du moment où il faut gagner, on entre dans un système standard où c'est le plus fort qui a raison, et où on fini par prendre les moyens de gagner, le seul truc étant de ne pas se faire prendre !
Et ce dans tous les sports de compétition, quelque soit le sexe !
et depuis toujours, les grecs déjà achetaient les compétiteurs fort cher, et les dopaient (comme ils pouvaient).

Quand au film "joue la ..." je l'ai vu, c'est un film, une FICTION ! (que j'ai bien aimée) dans la vie réelle très vite, la compétition s'installe, équipe contre équipe, et joueurs contre joueurs (car il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus)

18. Le 25/04/2010, 14:35 par Ink

Excellent billet, rien à ajouter.

19. Le 25/04/2010, 20:03 par Gabrielle

bonjour Olympe, merci pour le lien et contente de voir que tu donnes ton avis sur le foot.

je préviens tout de suite que:
1°) j'aime beaucoup le foot, en gros quand je n'y joue pas, j'en regarde, ou alors je blogue :)

2°) je suis d'accord que le foot est considéré par beaucoup comme une identification machiste, d'ailleurs je pense sincèrement que le foot ne mérite pas une bonne partie de ses supporters.

en ce qui concerne l'esprit du foot, le principe qu'il se solde par une victoire ou une défaite n'empêche pas qu'on puisse y jouer par pur plaisir... il suffit d'avoir compris (ou fait comprendre aux enfants) que l'issue d'un match ne détermine pas la valeur d'une équipe et que l'essentiel est avant tout de bien jouer.

et ça c'est valable dans tous les sports.

je suis en particulier 100% d'accord avec Ali et moi-même très inquiète sur le modèle envoyé aux gamins par les médias sursaturés de foot.

je prêcherai pour ma chapelle mais une féminisation accrue du foot permettrai (en partie) de saper un peu le côté "nid à machos" du foot.

enfin, cher Didier Goux, ça ne me dérange pas que les hommes aient des "entre-soi", mais je trouve idiot de baser ça sur une activité soi-disant commune, ce qui est excluant pour les hommes qui n'aiment pas le foot, et les femmes qui aiment le foot. j'avais trouvé un billet de Psychologies.com là dessus qui m'avait fait dressé les cheveux sur la tête: http://entrees-en-lice.over-blog.co...

pour clore ce comm un peu long, j'estime qu'aimer se battre n'est pas l'apanage des hommes, et aimer la compétition n'est pas forcément le mal absolu.

20. Le 25/04/2010, 21:40 par olympe

Milo, dernier com censuré. oui les femmes sont aussi responsables en partie,

Gabrielle "il suffit d'avoir compris (ou fait comprendre aux enfants) que l'issue d'un match ne détermine pas la valeur d'une équipe et que l'essentiel est avant tout de bien jouer." certes, mais le reste de la société pousse à considérer qu'il y a un perdant et un gagnant et qu'il est préférable de faire partie des seconds.
c'est différent dans les sports à classment. evidemment la première place est très valorisé mais quelqu'un peut être très content d'être 15eme ou d'avoir réalisé une certaine performance.

Marieel j'attends avec impatience ton billet, mais dans mon expérience personnelle (enfin celle de mes enfant qui sont tous très sportifs) le foot a été l'expérience la plus pénible (la seule d'ailleurs) parceque dans les équipes si tu n'es pas très bon on te le fait sentir et ça peut même être très moche. dès 7/8 ans il y avait une mentalité de gagneurs.

Luciamel, ce serait différent effectivement si il y avait des filles dans le foot, et je dois reconnaitre qu'on commence à en voir dans les équipes d'enfants et d'ados. quand à se déshabiller, Gabrielle a fait de bons billets sur le sujet, pour l'instant quand on parle de foot féminin en France il est bien rare qu'on ne commence pas par parler de la plastique des joueuses.

Ajuga et Ali ça nous emmenerait loin mais je pense que les fameuses valeurs sportives sont complètement corrompues dès qu'il est question de compétition.
et je suis à 100% d'accord avec cette phrase "tous les groupes qui cultivent les codes machistes font plus de bruit, prennent plus de place, etc..." je me demande si je ne vais pas en faire un billet

21. Le 25/04/2010, 22:26 par Gabrielle

Olympe, je vois ce que tu veux dire quand tu parles de gagnant et perdant, et la différence avec la course à pied.

c'est vrai que cette dernière discipline est énormément appréciée (y compris par moi) parce qu'elle se rapproche plus d'un combat contre soi-même, où seul le coureur sait ce qu'il a donné ou pas le jour de la course.

néanmoins cela ne s'applique que lorsqu'on est empreint d'une certaine honnêteté intellectuelle. et si l'on est honnête on l'est dans tous les sports.

mais comme tu le dis, ces notions d'honnêteté et de dépassement de soi sont complètement perverties dans le sport de haut niveau (s'il est médiatisé). vivre le foot de manière guerrière c'est accorder une trop grosse importance à la victoire au détriment du jeu, mais c'est ce qui rapporte le plus d'argent.

et là dessus je te rejoins, tant que certains seront assez bêtes pour placer leur virilité ou leur valeur dans leur performances (ou pire, celles de "leur"équipe), c'est pas prêt de s'arranger.

pour revenir à l'expérience de tes fils: ce n'est effectivement pas drôle comme situation. et finalement, est-ce qu'ils ont changé de club pour trouver une équipe où ils seraient pris, où changé de sport?

22. Le 26/04/2010, 05:30 par milo

- " Dernier com censuré ? ", ça existe encore la censure dans ce pays ?

N'importe quel psychiatre digne du nom l'aurait validé mon com, il était de première main et non gratuit je l'ai dit. Une question Olympe, dans l'expression "Homosexuel refoulé" c'est quoi qui te gêne, le premier mot ou le deuxième ? ni l'un ni l'autre ? Alors c'est le contexte qui posait donc problème je présume.
Dire d'un homophobe fini, de ceux qui les mettent à mort à la première occasion, que c'est trop excessif pour être honnête et qu'il y a très certainement refoulement (je ne suis pas de la profession mais faîtes vos recherches) c'est donc une incitation à l'homophobie ?
Diantre...

«De même que la xénophobie, le racisme ou l'antisémitisme, l'homophobie est une manifestation arbitraire qui consiste à désigner l'autre comme contraire, inférieur ou anormal.»

Je suis moi même un Negro (métis pour être précis) tu sais bien Olympe, de ceux qui "trafiquent de la drogue", alors je crois pas être le mieux placé pour brûler l'autre ou bien encore, l'enterrer vivant...

Tu m'as mal comprise.

http://www.tetu.com/actualites/inte...

http://www.tetu.com/actualites/inte...

23. Le 26/04/2010, 06:32 par babelouest

Une fois de plus des humains du sexe généralement le plus brutal ont abusé de leur position, semble-t-il. Je n’ai absolument pas suivi l’affaire, si tant est qu’il y en ait une. Une fois de plus, des hommes (assez souvent ce sont eux qui se distinguent ainsi) ont fait du profit, et ont abusé de ce profit pour abuser d’autres personnes. Sont-ce ce qu’on appelle des vedettes ? La plupart de ces noms ne me disent rien. Le football (je crois avoir compris qu’il s’agissait de cette lointaine planète) se distingue à nouveau, et à nouveau pas en bien.

A part pour les victimes, car il doit bien y en avoir pour que certains en parlent, et sans doute pour la Justice qui doit faire son travail si c’est nécessaire, il s’agit là d’un non-évènement comme tant d’autres, de ceux dont on parle précisément.

Combien d’enfants sont-ils morts hier, de faim, d’une balle, d’empoisonnement (merci aux industries chimiques) ou d’autres facteurs non naturels ? Voilà l’un des évènements auxquels les journalistes devraient consacrer au moins une partie de leur temps. Ce serait peut-être répétitif, mais nécessaire et salutaire.

24. Le 26/04/2010, 06:51 par babelouest

@ Gabrielle
La compétition est le début de la perversion, de la course au profit telle que l'aiment les WASP par exemple. La compétition avec soi-même est quelque chose de profitable : c'est d'ailleurs la vraie signification du mot Djihad. En revanche, faire se mesurer différentes personnes, surtout de sexe masculin, entraîne presque toujours à des excès où même des vies sont en jeu, parfois.

25. Le 27/04/2010, 12:16 par Mozz35

ce que j'aime dans cette article, c'est sa grande objectivité, son sens de la mesure, de la réflexion, de l'intelligence...non, sans rire, je suis un passionné de foot depuis 25 ans, est au final, je ne suis pas misogyne, j'ai un doctorat et aujourd'hui un emploi hautement qualifié (comme quoi on peu être un bourrin cultivé non? ), j'ai un sens élevé de la solidarité et de l'entraide...etc..votre post n'est qu'un ramassi de clichés. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de problèmes dans le foot, bien au contraire! l'argent, l'hooliganisme, etc...mais ce n'est pas du à l'essence même de ce sport qui repose sur une véritable vision du collectivisme, au sens d'un assemblage de talents individuels qui oeuvrent pour le collectif....
Par ailleurs, je ne comprends pas cette volonté de réfuter absolumment le entre-hommes ou entre-femmes...personnellement, j'avoue que passer une soirée rien qu'entre mec me fait vraiment du bien..au quotidien, je suis tout le temps soit avec ma famille, soit avec des femmes, ..etc. Pourquoi un moment de partage avec son semblable serait gérérateur de machisme...Niveau d'analyse sociologique proche du néant excusez moi...vous avez une vision réducteur du foot, vision donnée effectivement par une partie de ses partiquants ras des paquerettes, mais ne faites pas d'un cas une généralité...ce n'est pas le sport qui a engendré ces derives mais bien la société. La beauferie se retrouve partout, la machisme aussi, la violence aussi..
Alors certes, les clubs, les matchs développent l'esprit de compétition et j'avoue avoir un sens développé de la compétition, alors que je la hais dans la vie de tous les jours et queje fais en sorte que mes enfants ne vivent pas avec ce fardeau sur leurs épaules....mais jouer un match de foot, faire un sport en général sans se donner à fond...à quoi ça sert? se dépasser pour la victoire collective (et pas individuelle!) me semble une valeur importante pour la vie en société.

Au final, vous vous comportez de la même manière que ceux qui pensent que le patinage artisitique est un sport de "gonzesse" en caricaturant au possible.

Cordialement

ps: plus capitaliste et individualiste que la course à pied, ça n'existe pas!

26. Le 27/04/2010, 15:09 par gabrielle

bonjour Mozz,
je trouve que le billet d'Olympe ne rend pas forcément justice au foot, mais je ne le qualifierai pas de "ramassis de clichés". Certains hommes portent leur étiquette "footeux" comme un étendard validant leur appartenance à la gent masculine, et se montrent fier de leur machisme, de leur violence de leur mauvaise foi, tout cela étant à leurs yeux une preuve suprême de virilité.

encore une fois, vouloir se retrouver entre hommes ne me gêne pas mais qu'on admette une bonne fois pour toutes que le foot n'est pas réservé aux hommes. mais un footeux de base, qu'une nana aime le foot et soit capable d'y jouer, ça le perturbe. car alors, le foot ne serait plus à même de prouver qu'il n'est pas "une gonzesse".

quant au bien-fondé ou non de l'esprit de compétition, il y a de quoi débattre longtemps.

enfin c'est dommage de terminer une réponse aux clichés sur le foot par des clichés sur la course à pied.

27. Le 27/04/2010, 18:06 par Mozz35

Chere Gabrielle,
tout a fait d'accord avec toi sur certains points...et effectivement je termine sur un cliché ..c'est c que je voulais.
simplement pour dire qu'il faut stopper avec ce dénigrement systématique du foot. Concernant ta phrase sur l'étendard du foot comme représentation machiste..j'ai qd même beaucoup de mal à le croire..je baigne dedans depuis mon enfance et des gros c..., j'en ai croisés, des machos aux fachos...mais autant dans le foot que sur les bancs de la fac. Parce que le foot est le sport populaire par excellence (je pense qu'il y a doit y avoir des études sérieuses qui expliquent les raisons de l'engouement pour ce sport) de nombreuses personnes, sous couvert d'une analyse bien pensante, caractérise le foot comme un sport de décervelés, de machos etc...bizarement on s'attaque rarement au rugby (perso j'ai des souvenirs de 3eme mi temps avec des footeux et rugbymen, je peux aisément te dire lesquels ont les comportements les plus grossiers et machos..!).
Pour finir, je ne crois pas que le foot en tant que sport est particulièrement générateur de machos...les machos, le sont du fait de leur culture, leur education...etc..des facteurs sociologiques. Ne tombons pas dans l'analyse facile.

Bien à toi

28. Le 27/04/2010, 21:15 par Zoé

Je suis également d'avis que les footeux machos sont machos avant d'être fan de foot. Ayant moi même beaucoup d'amis fans de foot, autant hommes que femmes, je n'ai jamais vu qu'ils perdaient tout esprit dès lors qu'ils assistaient à un match (c'est plutôt un moment convivial, qui sert à penser à autre chose). J'ai également beaucoup d'amis qui jouent au foot, le dimanche, en équipe amateur, et bien sur, si c'est plutôt des mecs, et qu'ils se retrouvent souvent après pour boire des verres, ils ne sont pas plus en "entre-soi" que quand je jouais au basket ou au volley. Il serait sans doute intéressant de voir quelles sont les valeurs véhiculées au sein d'équipes féminines non?
Par ailleurs, le brassage du public (et des joueurs) est tel, que c'est normal de trouver des casseurs, ou des hooligans, ou des machos dans les supporteurs puisqu'il y en a dans la vraie vie. C'est du coup très réducteur de parler de "footeux de base", expression qui ne veut pas dire grand chose et est quand même très méprisante.
Après, quand une place pour Roland Garros coûte 50 ou 100 euros, c'est clair qu'on ne va pas retrouver beaucoup de RMistes dans les tribunes (et donc sans doute moins de cris et de hurlements, ceux-ci ne cadrant pas avec la bonne éducation. Ceci dit, des "hooligans" sont également présents autour des courts, voir les supporters serbes et croates... le nationalisme n'a pas de frontières.) On verra sans doute peu de rmistes y jouer, vu le prix d'inscription dans les clubs.

29. Le 27/04/2010, 21:53 par olympe

Mozz, j'ai beau relire mon billet je n'arrive pas y trouver les clichés que vous dénoncez. il me semble que vous l'avez lu avec vos propres filtres.

Les faits que je cite sont avérés et dans tous les médias. je reproche à ce sport d'être le modèle donné à nos petits garçons, vous pouvez difficilement dire le contraire et si vous pouvez plaider que ce n'est qu'une minorité il n'en reste pas moins que c'est la plus visible.

concernant l'entre soi j'ai déja répondu plus haut, moi aussi j'aime beaucoup les ambiances ou il n'y a que des femmes, mais pas les lieux dont les femmes sont exclues (voir ce livre dont je n'ai pas parlé parceque je ne l'ai pas lu mais qui a l'air interessant http://www.footofeminin.fr/Mixite-e...). et si vous êtes allé jusqu'au bout je ne jette pas le foot aux orties, j'exprime le souhait qu'il fasse de la place aux filles.

quand à savoir si c'est le sport qui a engendré ces dérives ou la société....on a les idoles qu'on mérite. Si le foot brasse des sommes astronomiques c'est parcequ'il y a des gens qui payent et achètent les marques sponsorisées (et la pression est particulièrement forte sur les enfants pour qu'ils achètent les maillots et les chaussures de leur équipe préférée, )

sinon je n'ai jamais dit que les footeux de base étaient machos (et je n'emploie pas du tout cette d'expression), et rien sur le rugby,( d'ailleurs si vous avez suivi le lien il amène vers le blog de femme de joueur de rugby), je dis que le foot véhicule une idéologie de compétition et valorise des comportements qui sont soi disant la quintessence de la virilité.

Quand à la course à pied, que je n'ai pas de raison particulière de défendre il me semble que sur les milliers de participants au marathon de Paris l'immense majorité ne se préoccupe pas de son classment mais vient pour avec l'espoir de faire un certain temps. C'est un sport ou le dernier peut être très satisfait juste d'avoir réussi à terminer. et qui ne coute pas cher !

30. Le 27/04/2010, 23:34 par Zoé

Tu as tout à fait raison Olympe concernant le marathon de Paris. Mais je pense que tu parles de plusieurs choses différentes (et en parlant de tout à la fois, il est facile pour tes pauvres lecteurs de trouver que c'est un cliché):
- d'une part le brassage d'argent qu'il peut y avoir en sport et les dérives que ça peut engendrer. - c'est la société de consommation et du bling bling.
- d'autre part le fait qu'il n'y ait pas de femme/filles: c'est faux qu'il n'y a pas de filles dans le sport. Elles sont justes moins visibles. Mais peut-on vraiment regretter que le foot féminin ne véhicule pas les mêmes valeurs (se faire un max de thunes, être le plus grand le plus fort) que le foot masculin alors même que c'est ce qu'on lui reproche??? Moi je suis bien contente qu'on puisse encore faire du foot féminin tranquillement.
- comparer le sport de compétition et le sport qu'on fait pour le plaisir. Je pense qu'il ne faut pas comparer ce qui n'est pas comparable: il y a plein de gens qui font du foot juste pour le plaisir. Comme il y a plein de gens qui font de la course à pied pour faire des compétitions et pour être les meilleurs et écraser les autres. Par ailleurs, il me semble un peu hasardeux de comparer des sports collectifs, où forcément il y a une émulation collective et la création d'un "esprit de corps", et les sports individuels.
Comme il me semble hasardeux de comparer sport professionnel et sport amateur. Sport d'adultes et sport de jeunes.
Pour finir, pour avoir participé à des compétitions tant de basket que de volley, mais aussi de judo et de natation, je peux t'assurer que l'ambiance et l'esprit est bien meilleur dans les sports collectifs.
Par contre, le plaisir que je prends à aller faire 50 longueurs pour me défouler est un plaisir parfaitement différent, mais qui relève plus du bien-être physique. Alors qu'on fait du basket ou du volley pour être avec les autres...

31. Le 28/04/2010, 00:30 par milo

Les Vrais savent que l'on ne se bat jamais que contre Soi.

Pour les autres, il reste le collectif, certes rassurant à court terme mais c'est toujours là que les problèmes commencent. Le groupe, le clan, l'équipe, la nation et tous les "joyeux" effets qui vont avec.

Et puis comme le disait très justement Olympe, encore faut-il que l'on vous accepte; et que ne ferait-on pas pour ne pas être rejeté...

http://www.dailymotion.com/video/x6...

32. Le 28/04/2010, 09:21 par Mozz35

j'aime beaucoup cette dernière phrase de milo...elle est à mon sens tres juste, nous sommes évidemment le mirroir de l'autre, ce besoin d'être accepté par le groupe a été un moteur tres important de mon esprit compétitif..

33. Le 28/04/2010, 09:24 par Gabrielle

@Zoé: contrairement à ce que tu semble penser je n'assigne pas les "footeux de base" à une classe sociale définie. "de base" voulait dire "qui adopte tous les codes du foot sans se poser de questions" et des personnes comme ça, il y en a dans toutes les couches de la population. ça vaut aussi pour d'autres sports mais le foot est un des plus populaires, comme le dit Olympe.

par contre je ne trouve pas qu'il faille se réjouir de la situation actuelle du foot féminin. les meilleures joueuses françaises ne peuvent pas encore vraiment vivre de leur sport, ce qui a un impact évident sur le niveau et les effectifs. même la pratique amateur n'est pas forcément facile, à cause des préjugés, et faute d'infrastructures. on a donc beau dire ce qu'on veut, il faut plus d'argent dans le sport féminin, et plus de médiatisation pour attirer les jeunes filles. la parité dans le foot permettrait vraiment de canaliser des comportements sexistes et homophobes puisque le foot ne constituerait plus un modèle exclusivement masculin...et puis ce serait simplement plus juste.

autrement je ne vais pas partir dans l'opposition sport co/sport individuel: c'est à chacun de trouver le mode de pratique qui lui plaît et surtout, on n'a pas à en choisir un en particulier.

34. Le 30/04/2010, 17:01 par Quelqu'une

"on apprend aujourd’hui que ces jeunes hommes, qu’on imagine pourtant entourés de nombreuses groupies, fréquentent proxénètes et prostituées, sans être trop regardant sur la légalité des choses.Il serait certainement injuste et hâtif d’en conclure que c'est là le comportement de tous"

Pour Alain Souchon, oui. Tous les hommes sont concernés.

«Tous les hommes vont au moins une fois aux putes dans leur vie».

http://www.tvmag.com/programme-tv/a...

35. Le 30/04/2010, 18:33 par Quelqu'une

Souchon : « On va tous aux putes une fois dans sa vie, Ribéry compris »

http://www.rmc.fr/editorial/109581/...

Franck Ribéry est davantage « victime » que coupable dans cette affaire : « C'est terrible ce qui lui arrive. Cette histoire ne regarde que lui et sa femme, c'est une affaire privée. Tous les hommes sont au moins allés une fois aux putes dans leur vie. Qu’il soit rassuré, on l’aime tous et on le soutient. Et j’espère que sa femme va le soutenir ».

36. Le 30/04/2010, 19:20 par ali

Et bin désolé Alain Souchon, mais non, tous les hommes ne vont pas "voir les putes une fois dans leur vie"... loin de là je pense (je crois que la plupart de mes copains n'y sont jamais allés).

37. Le 04/05/2010, 10:00 par chat

le football est une usine à crétins! merci...