J'avais  souvenir d'un billet du post datant de quelques mois que j'ai fini par retrouver. Il décrivait les affiches d'une pub pour ELLE dans les rues de Moscou.

Voyez comme les thématiques sont neuves ! (et je suppose qu'ils se font payer très cher)

Sur les petites pancartes en russe :
  • Le shopping comme la meilleure drogue qui existe ;
  • Des RTT pour faire les soldes ;
  • Du temps pour aller chez le coiffeur et une heure pour le travail
  • Une invitation à venir voter pour la plus jolie robe

Sinon Osez le féminisme lance une action vendredi à Paris contre la pub  des 3 Suisses. Si vous voulez vous y joindre les détails sont sur Facebook.

Leur argumentaire :

Les 4 affiches des 3 suisses sont accompagnées d’une présentation par les 3 suisses : « Pour nous, les femmes, la mode est essentielle. Essentielle pour s’exprimer, pour s’affirmer, pour avancer. La mode, ça fait trop de bien pour s’en passer »

La campagne sous-entend – ou plutôt affirme carrément - que bien s’habiller, être dans les normes en matière d’apparence est donc un élément essentiel de l’émancipation des femmes.

L’affiche intitulée « Notre point G, il est dans la penderie » fait particulièrement fort en matière de sexisme. Elle sous-entend en effet que le plaisir sexuel (si l’on considère qu’il se trouve au point G…), pourtant synonyme dans l’histoire féministe d’émancipation et de liberté, passe par la mode et donc par l’apparence. Le corps de la femme est une fois de plus instrumentalisé à des fins commerciales, en y rajoutant une petite touche « érotique » qui fait toujours vendre plus. Les 3 suisses n’ont par ailleurs pas inventé grand chose puisque Silvo Berlusconi affirmait encore récemment : « J’ai découvert que le point G des femmes, c’est la dernière lettre du mot shopping. »

Les militantes et militants d’Osez le féminisme vous proposent de mener une action « coup de poing » contre cette campagne de publicité en la recouvrant d’affichettes qui interpellent le passant. Nous savons bien que ce genre d’action n’a pas un impact délirant sur celles et ceux qui font les publicités mais si cela peut permettre d’éveiller un peu les consciences des usagers des transports en commun, cela fera au final avancer la cause féministe.