Les femmes et les enfants d'abord ?
Par Olympe le jeudi 9 août 2012, 14:23 - Lien permanent
Si vous pensez que, lorsqu'il s'agit de sauver sa vie, les enfants et les
femmes, en tant que personnes considérées comme plus faibles et précieuses,
bénéficient d'une priorité vous vous trompez.
On sait tous que le capitaine du Titanic a donné cet ordre et il y a eu effectivement beaucoup plus d'hommes parmi les victimes.
Mais c'est un cas exceptionnel .
Des chercheurs ont épluché les statistiques relatives à 100 naufrages
s'étalant sur 3 siècles. et, scoop ! , le taux de survie des hommes est le
double de celui des femmes. Et celui des enfants est encore plus faible.
Les membres d'équipage ont par contre un taux de survie de 61%, bien supérieur à celui des passagers (37%).
si les naufrages vous intéressent il y a en ce moment à Clermont-Ferrand une exposition sur le célèbre tableau de Géricault et le récit d'un survivant
d'après
insolisciences







Commentaires
Instructif. Il serait intéressant de croiser ces données avec le taux d'apprentissage de la natation, qui doit favoriser la survie je pense...
Étonnant :) Mais bon en même temps je en vois pas pourquoi les femmes seraient prioritaires sur les hommes...
est-ce que le facteur grande robe + corset versus pantalon, peut également influencer ce score ?
Je me rappelle avoir lu (désolé, je ne retrouve plus la source) que les survivants d'un naufrage dépendaient de la rapidité avec lequel le bateau coule: Si le bateau coule vite, c'est chacun pour soi et les hommes sont majoritaires à survivre. Si le bateau coule lentement, le personnel a le temps de s'organiser et la règle des femmes et enfants d'abord est mieux prise en compte.
Maintenant, cela me paraît logique que l'équipage ait un taux de survie plus important que les passagers, puisqu'on a besoin d'eux pour utiliser les canots de sauvetage.
Excellente question de Flore: pourquoi la vie d'une femme vaudrait elle plus que celle d'un homme? Pourquoi "les femmes d'abord" si on veut l'égalité il faut l'assumer totalement non?
La statistique ne démontre t elle pas simplement qui si on jette a l'eau dans des conditions tres difficiles des hommes des femmes et des enfants , le taux de survie reflétera surtout les capacités physiques de chaque individu?
Quant a l'équipage il est majoritairement constitué d'hommes aguerris et assez jeunes alors que les passagers comptent des personnes agées ou malades...
EN n'oubliant pas, si on regarde uniquement les statistiques du Titanic, que les premières classes s'en sont tirées bien mieux que les troisième (du simple au double), ce qui ne s'explique certainement pas par un physique plus solide !
Castor, regarde les stats qui sont prises en compte : c'est partout pareil, je ne crois pas que la fameuse "règle" soit réelle, c'est juste un mythe. En général survivent les plus costauds.
dans les anciens paquebots, les premières classes étaient en haut, tout prés du pont, les classes "subalternes" dans la cale, ce qui peut largement expliquer que l’accès au pont y était plus difficile, d'autre part il est probable qu'a l'époque l'équipage avait plus d'égards pour les premières classes ...
super ... j'ai trop aime l'article.
@ Flore,
Les statistiques démontrent juste que "les femmes et les enfants d'abord" est un mythe, c'est tout. Parceque la majorité des personnes par égoïsme ou par panique (souvent les deux) ne s'encombrent pas de "belles" idées.
Quant à votre hypothèse sur l'âge et la santé de l'équipage, elle n'est malheureusement pas très pertinente. C'est très récent dans l'histoire, de s'inquiéter de l'âge et des capacités du personnel sur un bâteau ou ailleurs.
Et surtout, les gens prenaient leur "retraite" très tard. Bref, il y avait de tout question âge, parmi les équipages.
Le taux de survie de l'équipage s'explique par la capacité à comprendre qu'il y a très très peu de places dans les cannots de sauvetage ! (encore une fois, l'idée des moyens de secours adaptés au nombres de passager est récent)
N'oubliez pas que "naufrage" n'implique pas forcément que les survivants aient dû se jeter à la mer... mais qu'ils aient dû abandonner le navire endommagé.
Y'avait pas beaucoup de secours à attendre si on remonte à plus de 100 ans en arrière... pas de radio ! des bâtiments tributaires des vents.
L'équipage est parfaitement conscient qu'un homme à la mer a zéro chance de survie, quelle que soit sa condition physique (la force physique n'a d'incidence que sur la durée du calvaire).
P.S. : c'est pour ça qu'en absence de "cannot de sauvetage", l'équipage improvisait un râdeau de survie.
Hors de question de se lancer à la mer... et d'attendre plusieurs mois qu'un bâteau passe par là, et que l'autre équipage aperçoive des têtes d'épingles qui dépassent de l'eau, si jamais quelqu'un avait surnagé assez longtemps.
Bref, question "force physique" on repassera pour les drames ayant eu lieu longtemps avant l'invention de l'hélicoptère et de la radio. (n'oublions pas que l'étude porte sur des naufrages étalés 3 siècles)
Abd Salam, croyez vous vraiment que les marins du début de siecle dermier et avant naviguaient jusqu'a un age avancé ou avec des capacités physiques diminuées. Avez vous une idée de ce que pouvait être le métier de marin et de la manière dont l'équipage était choisi? comment pouvez vous imaginer un marin septuagénaire ou perclus de rhumatuisme pelletant le charbon a fond de cale, courant sur le pont balayé par une déferlante, ou grimpant dans les vergues???? quant aux marins de notre époque pour en voir assez souvent je peux vous dire qu'ils sont plutôt robustes.
Ensuite oui la capacité physique est primordiale ne serait ce que pour monter a bord d'un canot dans une mer agitée, s'agripper a un objet flottant...les naufrages n'ont pas forcément lieu au milieu de l'océan mais assez souvent sur un échouage près d'une côte (voyez le radeau de la méduse...). Et oui les secours arrivent en quelques heures le plus souvent même au temps du Titanic, la règle du jeu c'est donc de survivre quelques heures....quant aux naufrages en pleine mer d'il y a trois siècles, les quelques survivants très éventuels devaient être de sacrés lascars tres endurants et particulièrement chanceux et astucieux... ça s'appelle la sélection "naturelle"
@ Pat,
Vous avez raison sur un point, notre désaccord porte sur l'importance que nous accordons à la force physique dans la capacité à survivre à un naufrage.
P.S. : surtout que l'idée, c'est d'expliquer que "les femmes et les enfants d'abord" est un mythe.
En cas de naufrage, c'est chacun pour soi.
Je maintiens que la capacité physique est un élément primodial dans le survie en conditions difficiles, et sutout si on pratique le chacun pour soi....
je maintiens aussi que la retraite d'un marin un peu agé de santé fragile ou de capacité insuffisante se réglait d'un coup de pied aux fesses dans le premier port venu, voire avant si il était un rien pénible.
....mais il est fréquent que me trompe sur ce site.
Bonjour, je dévoile votre site très touchant. Je maintiens à vous encourager à le consolider. Bien à vous.