Je crois que j'ai dans ma bibliothèque à peu près tous les récits de captivité écris par des ex otages (et ça en fait un certain nombre).

J'ai l'idée que dans ces conditions extrêmes on doit toucher à l'essence de notre humanité, même si j'ai entendu sur France Inter Florence Aubenas préciser que justement ce n'était pas du tout ainsi qu'elle avait vécue sa propre détention.

Le livre d'Ingrid Betancourt est différent des autres. 

Parcequ'il est écrit d'une plume d'écrivaine et se lit comme un roman, il m'a occupée plusieurs nuits.

Elle n'hésite pas à raconter le plus trivial et le plus sordide Elle détaille ses états d'âmes, ses relations avec ses geôliers mais aussi avec les autres otages. La violence, la faim, la dépression.

Au passage on peut noter que les conditions de vie dans la jungle sont beaucoup plus difficiles pour les femmes, que ce soient les prisonnières ou les guerilleras.

Ingrid Betancourt a je crois toujours voulu d'une vie exceptionnelle, ce qu'elle a effectivement. Et si l'opinion publique qui aime brûler ce qu'elle a adoré semble la considérer aujourd'hui comme une égoïste avide de pouvoir et d'argent, son livre nous apprend juste qu'elle est humaine même si elle est plus têtue  que la moyenne et aussi plus courageuse.