Comme tous les ans la promotion 2010-2011 de l'ENA a choisit son nom.

L'an passé c'était Robert Badinter, en 2008 Emile Zola, la nouvelle s'appelle Jean-Jacques Rousseau et on nous précise que  "d’autres noms avaient rallié auparavant de nombreux suffrages, parmi lesquels La Fayette, Vaclav Havel et George Orwell.  "

ça n'améliore donc pas ma stats toujours seulement 3 noms de femmes en 60 ans.

Plus grave, la proportion de femmes en scolarité ne progresse pas

alors même que le jury avait noté dans son rapport 2008, "que les jeunes femmes, qui constituent 48% des admissibles au concours externe, ne sont plus que 40% des admis à l’issue des épreuves orales." et conclut même que 'Il est dérangeant que cet écart sensible de réussite entre les hommes et les femmes apparaisse au concours externe à l’oral, c’est-à-dire à un moment où par nature la différence se voit entre les candidats et les candidates."

L'analyse est même poussée un peu plus loin "Ces différences à l’oral doivent conduire à s’interroger sur les attentes des jurys autant que sur les performances des candidates. Sans doute les constats d’un livre tel que celui d’Elena Gianini Belotti (« du côté des petites filles », 1ère ed. en 1973) ou ceux plus récents d’études suédoises montrant que les garçons sont, dès l’école primaire, plus couramment interrogés et mis en confiance à l’oral que les petites filles, invitées à se tenir discrètement dans la réserve, sont-ils transposables à la France. Dans la pratique, la moyenne des notes attribuées aux uns et aux autres a en réalité été identique à l’épreuve d’entretien mais leur dispersion très différente, les fréquentes meilleures notes des hommes étant statistiquement compensées par le fait qu’ils ont aussi obtenu parfois les plus basses, comme s’ils étaient moins contenus que les candidates, et cela dans les deux sens. Le sentiment persistant est tout de même qu’il est difficile pour les candidates du concours externe de trouver un juste équilibre aux yeux des membres du jury, entre l’excès de timidité, défaut le plus fréquemment perçu, mais aussi parfois le reproche inverse d’un autoritarisme, comme si le jury craignait que le premier défaut soit en quelque sorte surcompensé."


On voit donc que c'est à l'oral que se creuse l'écart pour les jeunes externes. Le rapport préconise diverses actions. Visiblement le sujet n'a guère motivé l'école et il est vraisemblable que rien n'a été entrepris.


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