Combien ai-je lu de billets de blogs qui parlaient de Marine, de la Marine (subtile jeu de mot), voire d'une blonde ?

J'ai déja eu l'occasion de l'écrire : appeler les femmes politiques par leur prénom  est sexiste. Parlez vous de Dominique, Benoit ou Manuel ? Non bien sûr.

C'est sexiste mais c'est aussi dangereux en l'occurence.

Pour Marine Le Pen être une femme est plutôt un atout. C'est suffisamment rare en politique pour être noté.

Elle a pour elle un charisme certain, une voix grave (rappelez vous combien la voix de Ségolène Royal a été un handicap pour elle). Elle hérite du Front National, un parti en ordre de marche et qui a à son actif un second tour de présidentielle.

Mais un parti qui en 2002  faisait peur à plus de 82% des électeurs. Un parti  dont le chef n'a jamais réussi à se départir d'une image de facho (qu'il avait soigneusement entretenue il est vrai). Les plus de 20 ans se rappellent de son bandeau sur l'oeil qui n'arrangeait rien.

Sa fille s'emploie depuis des mois a dédiaboliser le FN. Elle y arrive parcequ'elle le fait avec intelligence et que les autres partis lui laissent le champ libre. 
Mais, de plus, dans l'imaginaire collectif une femme, blonde de surcroît, donne le sentiment d'être plus gentille, disons moins méchante, d'être plus humaine. C'est un stéréotype et il joue en sa faveur. C'est justement ce dont a besoin le FN en ce moment.

Je m 'étais déja posé la même question il y a quelques mois à propos du nucléaire et du maintien d'Anne Lauvergeon a la tête d'AREVA (curieux téléscopage de l'actualité)

Alors, amis blogueurs, sachez que chaque fois que vous l'appelez Marine vous lui rendez service. Intéressez vous plutôt à son discours qu'à sa blondeur.