Réponse le 24 janvier à 22H sur ARTE grâce à un documentaire de Véronique Kleiner réalisé avec le CNRS, d'après les travaux de  Priscille Touraille, eco-anthropologue et ethnobiologiste. 

Je l'ai vu en avant première.

Partout dans le monde, les femmes sont en moyenne plus petites que les hommes d’une quinzaine de cm environ

Il y a pourtant des espèces animales où les femelles sont plus grandes que les mâles. C'est le cas de la baleine, c'est aussi celui de la hyène tachetée, un animal qui gagne à être étudié.

Du point de vue de l'évolution les mâles sont plus grands lorsqu'ils ont à se battre pour l'accès aux femelles. Dans ce cas être grand et fort est un avantage, qui se perpétue.

Ce n'est pas le cas des humains. Et, toujours du point de vue de l'évolution, on s'attendrait même à ce que les femmes soient plus grandes car la tête de nos bébés étant particulièrement grosse les femmes ayant un large bassin, et donc les plus grandes, ont davantage de chance de survivre à un accouchement (qui était la première cause de mortalité féminine jusqu'à une période récente) .

Le film interroge des biologistes, des médecins, des paléoanthropologues, des sociologues, des nutritionnistes....

Il détruit au passage une croyance bien ancrée : les humains ne deviennent pas de plus en plus grands. Il y a toujours eu des variations de la taille, qui diminue ou augmente, selon les époques.

De nombreux facteurs interviennent : la génétique, un peu, les conditions de vie et l'alimentation, la sociologie (les femmes préfèrent les hommes grands).  La taille est d'ailleurs un marqueur du niveau social : les riches sont habituellement plus grands que les pauvres. Et être grand est un avantage social.

J'ai réalisé que si j'ai toujours vu, étant enfant, ma grand mère manger le cou et la tête des poulets ce n'était pas le hasard.