Présidence du Sénat

La gauche est devenu majoritaire au Sénat et espèrait bien en emporter la présidence.

2 candidats s'étaient déclarés au PS :

Jean-Pierre BEL illustre inconnu dont je n'avais jamais entendu prononcer le nom auparavant. Il faut dire que je vais pas souvent dans l'Ariège et que je ne fréquente pas non plus le Sénat

Catherine TASCA, dont le nom est bien plus connu puisqu'elle a été ministre a plusieurs reprises et qui est vice présidente  du Sénat depuis 2008.

Alors pourquoi s'est elle désistée ? 

Parce que, nous dit-on, devant l'ampleur de l'enjeu le PS ne pouvait présenter 2 candidatures.

C'est évident !

Mais pourquoi est-ce madame Tasca, dont les états de services sont bien supérieurs à ceux de monsieur Bel qui s'est désistée ? Personnellement je regrette qu'une femme de cette envergure n'ait pas fait front et qu'elle n'ait pas trouvé les soutiens nécessaires. Comme le disent les Nouvelles news on peut y voir "une mise en retrait toute fémine"

Dommage, le PS vient de rater une belle occasion de montrer qu'il tenait vraiment à la parité.

Commentaires

1. Le 01/10/2011, 20:32 par Venise

C'est un manque de galanterie scandaleux de la part des hommes. A croire qu'ils ne prennent pas la parité au sérieux.

2. Le 01/10/2011, 23:38 par Venise

Si elle suit ce genre de règle, alors elle n'a pas sa place au sénat, ni comme élue municipale d'un village de 300 habitants.

Elle n'est pas là pour faire sa mijaurée, elle est sensée défendre les intérêts de ses électeurs. Si une femme comme Tasca, avec la carrière qu'elle a, est toujours mue par des complexes tirés des pages psycho de "jeune et jolie", je ne vois pas comment elle peut remplir sa fonction.

Je pense plutôt qu'ils ont fait leurs calculs en coulisses: Bel avait plus de soutiens, donc Tasca s'est retirée. Une primaire off.

De toute façon elle devrait songer à la retraite.

3. Le 02/10/2011, 01:00 par Monsieur F

Avant de sauter à pieds joints dans la sempiternelle rengaine du "c'est parce qu'elle est une femme", "la parité en prend encore un coup"... il faudrait d'abord connaître la raison du choix de Jean-Pierre BEL.
Je suis contre la parité, je suis pour le choix par la qualification. S'il y a 80 % de femmes dans un groupe, cela ne me pose aucun problème du moment qu'elles sont plus qualifiées que les hommes. De toute manière, je ne résonne pas en terme d'homme et de femme, mais en terme de personne.

4. Le 02/10/2011, 12:24 par marie

2011, le Sénat :

1/ passe à gauche,
2/ a moins de sénatrices qu'en 2010.

VOIR:
* http://www.rue89.com/2011/09/27/des...

* http://www.liberation.fr/societe/01...

* http://www.lemonde.fr/politique/art...

Ah, ds les médias : les beaux discours du ps sur la parité et la reconnaissance des femmes ....
et puis il y a la réalité !

5. Le 02/10/2011, 18:02 par Venise

je n'en conclurais certainement pas qu'elles sont "plus qualifiées"

Ce ne sont pas des métiers très qualifiés. On peut en conclure qu'elles ont des goûts professionnels différents de ceux des hommes (qui dominent pareillement d'autres professions peu qualifiées).

Les hommes n'ont aucune solidarité collective contre les femmes. L'histoire de l'humanité peut même se résumer en une longue succession de guerres que se livrent différents groupes d'hommes pour le contrôle des femmes.

Le féminisme existe parce qu'il sert les intérêts sexuels des hommes puissants. On crée des lois qui permettent d'écarter et d'éliminer les hommes de rang inférieur, de manière à ce que les hommes les plus puissants puissent former des harems.

Quasiment tous les hommes influents sont féministes. Il faut comprendre: ils cherchent à enfoncer les hommes de rang inférieur et à libérer les femmes de toute contrainte sexuelle vis à vis de ces derniers.

Mais leur féminisme s'arrête évidemment à la porte de leurs intérêts personnels. Ils sont féministes si ça leur permet de récolter des voix (et donc du pouvoir et de l'argent) ou si ça permet de transformer les femmes en électrons libres susceptibles de devenir des amantes qui les rejoindront dans leur garçonnière.

Mais les femmes n'auront jamais les compétences ou la "gnac" pour concurrencer les hommes du sommet de la pyramide dans les sphères d'excellence de la masculinité (tout ce qui relève de l'économie, de la politique, de la culture).

Pour des raisons biologiques.

Tout comme les blancs ne seront jamais capables de concurrencer sérieusement les coureurs de fond de la corne de l'Afrique ou les sprinteurs originaires du golfe de Guinée (ce qui inclut les jamaïcains et les américains noirs).

Croire le contraire est aussi naïf que de croire que le père Noël existe réellement.

6. Le 02/10/2011, 18:19 par Venise

Je précise que je suis féministe et que je voterai à gauche aux prochaines élections.

Mais on peut apprécier les conséquences sociales du féminisme (garçonnière bien remplie) sans se croire obligé de faire des concessions aux femmes rivales dans sa carrière (dans mon domaine et à mon niveau, je n'ai pas vraiment de femmes rivales et de toute manière ce n'est pas assez bureaucratique pour pouvoir avantager les femmes ou qui que ce soit d'ailleurs).

On peut-être féministe tout en croyant qu'une bonne partie des postulats idéologiques ne tiennent pas.

De même qu'il y a eu de nombreux hommes politiques tout au long de notre histoire qui défendaient vigoureusement l'influence de l'église (parce qu'ils en bénéficiaient personnellement) tout en étant parfaitement athée.

Je suis un féministe non croyant, qui croit que le féminisme est une excellente chose pour la richesse et la variété de sa vie sexuelle.

Comme DSK ou Georges Tron, qui voulait faire voter une loi sur la parité parmi les hauts cadres de la fonction publique avant de devoir démissionner.

C'est facile d'être féministe d'en haut, quand ce sont les hommes d'en bas qui en payeront tout le prix. Je suis pour ce féminisme pragmatique là.

7. Le 02/10/2011, 19:01 par Romain / Variae

"Mais pourquoi est-ce madame Tasca, dont les états de services sont bien supérieurs à ceux de monsieur Bel"

Voilà une affirmation bien audacieuse. Sur quoi s'appuie-t-elle ? L'expérience ministérielle est-elle supérieure à une expérience de présidence de groupe au sénat, pour présider le sénat ?

8. Le 02/10/2011, 20:20 par olympe

Romain, Ah ah, rappelle toi comme on n'a reproché à Ségolène Royal son manque d'expérience. aucune femme aussi peu connue que monsieur Bel n'aurait pu prétendre à ce poste.

Venise, oui bon 1/ vous n'êtes pas féministe, c'est incompatible avec le discours sur l'infériorité biologique des femmes, 2/"camarade qui lave tes chaussettes ?" moins bien traité que l'homme d'en bas il y a la femme d'en bas.

9. Le 03/10/2011, 10:19 par Mme Plop

Beaucoup de gens prétendent que les femmes et les hommes ont des goûts différents => différentes carrières => fondation du patriarchisme.
Peut-être qu'au début il y avait un peu de ça, mais ces règlements anti-femmes sont allés tellement loin qu'ils écrasent toutes diff érences potentielles ! Il faudrait pouvoir élever pareillement filles et garçons pour peut-être voir une différence, et je pense qu'elle serait de l'ordre de 40%-60% dans les effectifs de toutes les filières, et à tous les niveaux !

C'est comme si on lançait un caillou dans l'eau et qu'on cherchait à observer l'onde résultante sur une plage au moment où une vague de tsunami arrive. On ne peut rien voir ! Et même si on observe un petit quelque chose, l'incertitude est tellement grande que ça ne vaut rien !

C'était la preuve imagée par Plop :D

PS : Je tiens à ajouter que Frédéric Mitterrand a exprimé exactement la même opinion qu'Olympe, mais au tj de 20h sur France2, dimanche soir !

10. Le 03/10/2011, 13:55 par Adrien

Entre Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste depuis longtemps, et Catherine Tasca, ex-ministre qui devrait penser à la retraite, inventrice de la "Tasca-taxe" sur les supports numériques, je ne vois pas en quoi cette dernière était plus légitime que son concurrent.
De plus, je pense que le choix s'est fait via le nombre de soutiens. François Rebsamen avait lui aussi fait part de ses ambitions mais vite compris qu'il ne faisait pas le poids.

11. Le 09/10/2011, 21:37 par Delphine

Chère Olympe, je me suis dit comme toi, mais c'est la règle, c'est le président du groupe qui est nommé, homme ou femme. Si Tasca avait été présidente du groupe socialiste, elle serait à ce poste aujourd'hui. L'info vient de mon mari qui est politique, et pour la parité à 100% ;)