Sciences humaines : des papas lésés ?

Le magazine Sciences Humaines de juin publie un dossier sur "La fin de l'homme ?"

Plusieurs articles sont écrits par Xavier Molénat ( alias @SH_lelabo sur twitter) et 2 d'entre eux sont accessibles en entier sur le site.

Il cite notamment une étude à paraître sur le traitement judiciaire des séparations qui contredit nettement les propos des escaladeurs de grues :

- si il est vrai que dans près de 80 % des divorces, la résidence de l’enfant est fixée chez la mère, cela ne donne lieu à aucun conflit dans  82 % de ces cas 

- il n’existe pas de biais « promaternel » chez les magistrats.  Une analyse statistique met enfin en évidence le fait que le sexe du magistrat n’a aucune influence significative sur le type de décision rendue.

- si les magistrats attribuent beaucoup plus souvent la responsabilité principale de l’enfant à la mère, c’est tout simplement« parce que les justiciables eux-mêmes vont dans ce sens ». De nombreux pères, à l'inverse des mères« affirment ouvertement qu’ils ne souhaitent pas ou ne peuvent pas s’occuper seuls de leurs enfants ».

Les auteures de cette étude notent d'ailleurs  que les militants de SOS-Papa ne se mobilisent nullement pour une meilleure conciliation vie privéevie professionnelle.

Et Xavier Molenat de conclure par ailleurs que ces hommes qui ont une conception très traditionnelle de la parentalité devraient peut-être avant de grimper aux grues donner un petit coup de main à la maison ? 

Commentaires

1. Le 31/05/2013, 19:18 par Elisa

Pour moi cela n'a jamais fai aucun doute, si les papas n'ont pas la garde des enfants c'est qu'ils ne la réclament pas. Ce serait le contraire de ce qui se passe lorsque les couples sont mariés.

2. Le 31/05/2013, 19:18 par Elisa

Pour moi cela n'a jamais fai aucun doute, si les papas n'ont pas la garde des enfants c'est qu'ils ne la réclament pas. Ce serait le contraire de ce qui se passe lorsque les couples sont mariés.

3. Le 01/06/2013, 10:09 par Javi

Je ne suis pas très sûr que ce soit un débat très intelligent. A mon sens, mieux vaudrait pousser pour que la répartition des rôles soit égale, y compris après le divorce, plutôt que de s'attacher aux 80% de garde féminine (et pension associée), dans la mesure où matériellement ça marche. Les premiers emmerdés par la récupération matérielle de leur môme seraient très probablement les revendicateurs grutiers, et ça éviterait de solidariser avec eux (et leurs idées) des gens qui n'ont que peu à voir mais qui ont des soucis de divorce conflictuel.

Bref, c'est probablement un front que je n'ouvrirai pas, si jamais j'étais stratège chez "feminist's INC", ce que je ne suis pas, évidemment... ;-)

4. Le 01/06/2013, 16:18 par Lymy

J'ai un scoop javi une pension alimentaire ne compense pas les couts induits par une garde d'enfants. Et dans le cas de revenus dissocies, il y a une pension compensatrice de revenus pour celle ou celui qui gagne moins dans le couple pendant un moment. Il vous suffit de vous marier avec une femme ayant plus de revenus et meme en lui laissant la garde, ca sera a elle de vous verser une pension. Les divorces ne font que retranscrire les inegalites pre-existantes de revenus et d'acces aux postes. Si vous ne voulez plus que les femmes aient des pensions, militez pour l'egalite professionnelle.

5. Le 01/06/2013, 18:05 par Demainfutsibelle

"Pour moi cela n'a jamais fai aucun doute, si les papas n'ont pas la garde des enfants c'est qu'ils ne la réclament pas."

C'est exactement comme au travail ou en politique: les hommes décrochent les bons postes parce qu'ils vont les chercher, alors que les femmes s'en fichent. Quand on ne demande pas, quand on ne fait pas tout pour, on n'obtient pas, et on n'a qu'à s'en prendre à soi-même (je suis votre logique).

Quand la femme n’a rien fait pour bouger ses fesses, vous mettez ça sur le compte des hommes (« patriarchie », « éducation », « conditionnement », "plafond de verre", etc. On l’a « conditionnée » à ne pas bouger ses fesses.) Quand c'est l'homme qui n'a pas bougé ses fesses, vous dites: "il n'avait qu'à bouger ses fesses". Toujours le deux poids deux mesures des féministes. Les femmes sont excusées, systématiquement, leurs insuffisances ou leur passivité rationalisées et justifiées, le tort incombant in fine aux hommes. Pour les hommes, jamais d’excuse. Ils n’ont qu’à s’en prendre à eux même.

"Une analyse statistique met enfin en évidence le fait que le sexe du magistrat n’a aucune influence significative sur le type de décision rendue."

J'ai vu passer sous mon nez, il y a bien longtemps déjà, des études qui montraient le contraire. Les criminels sont généralement condamnés moins lourdement avec un jury féminin. Aux Etats-Unis les avocats le savent, puisque certains récusent les jurés en fonction de leu sexe.

Selon Olympe, lorsqu'un jury de critiques littéraires (ou dans quelque autre domaine que ce soit) doit rendre son jugement, la plupart du temps ils favorisent ceux de leur sexe, ce qui expliquerait la sous-représentation des femmes (peut-être que les femmes ne se sont pas assez bougé le cul, non?). Par contre lorsque ce sont des femmes qui sont en situation de juger, alors elles sont capables de faire preuve d'objectivité.

Merveilleuses femmes. Miraculeuses femmes.

Vous êtes d'un chauvinisme navrant.

6. Le 02/06/2013, 07:24 par Elisa

@Demainfutsibelle
Il n'y a pas deux poids deux mesures. L'inégalité entre les hommes et les femmes étaient inscrites dans la loi, il n'y a pas longtemps. L'inverse n'est pas vrai.
Il n'y a pas de lois qui interdisent aux hommes d'avoir la garde de leurs enfants, d'ailleurs le principe du chef de famille (l'homme) n'a été supprimé qu'il n'y a peu. Quant à la répartition sexuée des tâches dans notre société, qui résulte des lois et traditions qui ont façonnées notre société elle est réelle.
En se "bougeant les fesses" ou plutot, en réflechissant en confrontant des idées, en faisant changer les lois pour supprimer les inégalités légales et les mentalités les femmes ont obtenu ce qu'elles ont aujourd'hui mais comme il reste du chemin à faire, elles continuent notamment dans le monde du travail.

7. Le 02/06/2013, 09:04 par Demainfutsibelle

« L'inégalité entre les hommes et les femmes étaient inscrites dans la loi, il n'y a pas longtemps. L'inverse n'est pas vrai. »

Tu veux parler de l’obligation pour les hommes de servir dans l’armée ? Trois ans à une époque. De participer à des conflits dont ils n’avaient rien à foutre et où ils avaient dix, vingt, trente pour cent de chances d’y rester ?

http://www.lefigaro.fr/actualite-fr...

Tu veux parler des privilèges spéciaux dont bénéficient les femmes dans absolument toutes les sociétés ? Dont elles ont bénéficié de tout temps ? Par exemple les lois qui les protégeaient contre les risques du travail à la mine, alors que les garçons de douze ans n’y coupaient pas ? Ou bien les lois qui les protégeaient des dangers de la mer, à une époque où les naufrages étaient fréquents ? Tu veux parler des peines systématiquement plus lourdes dont écopaient les hommes, pour le même délit ? (toujours d’actualité et à mon avis ça ne changera jamais). A quelques années près, les femmes ont obtenu le droit de vote en même temps que les hommes. En Angleterre la majorité des hommes et des femmes ont obtenu ce droit en février 1918, en même temps exactement. La différence c’est que pas mal d’hommes se trouvaient alors dans les tranchées et n’avaient pas trop la tête aux élections.

Qui connait l’histoire à travers les ouvrages féministes peut dire qu’il ne connaît pas grand-chose à l’histoire.

Il n’y a aucune loi qui empêche les femmes d’accéder à des postes de responsabilité. En fait c’est rigoureusement l’inverse. Il y a des dizaines de textes qui font tout pour aider les femmes à obtenir des postes auxquels elles n’auraient jamais pu postuler dans une méritocratie.

8. Le 02/06/2013, 12:31 par Lyly

@ demainfutbelle, les feministes denoncent la construction sociale des femmes et des hommes. Pour la garde des enfants, on dit qu'il faut que les hommes travaillent a connaitre le nom du pediatre de leurs enfants et a assumer de prendre leurs conges paternite avant de crier a l'injustice. Pour les naufrages, malgre la loi femmes et enfants d'abord, la majorite des archives montre que ce sont les hommes qui survivaient le plus. Pour les mines, les gamines de 12 ans etaient traitees comme leur frere, seule les meres en qualite de pourvoyeuse d'ouvrier uterus sur patte, comme pour l'armee mais ne t'inquiete pas elles se faisaient largement massacrees et violees en tant que civils. Les femmes depuis les debuts de l'industrialisation ont eu les emplois les plus dangereux notamment dans la chimie et evidemment les moins bien payes.
Les roles des femmes et des hommes sont encore largement sexues mais les femmes sont quand meme perdantes a ce jeu-la plus que les hommes. Qu'il n'y ait peu de femme, d'ouvrier, noir, d'origine arabe sur les bancs de l'assemblée, ce n'est quand meme pas un hasard pur?
Rien ne t'empeche de fonder une association pour defendre les hommes dans les situations ou ils seraient victimes de discrimination ( et d'ailleurs je t'y encourage vivement car ca irait dans le sens souvent de la deconstruction des obligations des femmes), mais ne va pas reprocher aux feministes de ne pas le faire puisque toi-meme tu dis aux femmes de se debrouiller toutes seules.

9. Le 02/06/2013, 13:01 par Elisa

@ demainfutbelle, je vous vouvoie ne vous connaissant pas. Vous mélangez beaucoup de choses les unes avec les autres du fait soit d'un manque de culture soit de mauvaise foi. Le ton de votre billet me fais plutot pencher pour la mauvaise foi.
Je ne souhaite pas avoir d'autres échanges avec vous.

10. Le 02/06/2013, 19:10 par toto

Salut.
Je me permet de relever un point qui m'avait bien agacée en lisant cet article. (sos papa c'est majoritairement des tarés, ca c'est fait)
Quand y'a pas de conflit pour la garde, la mere a la garde (80% des cas) .
Seulement voila, y'a 15% des peres qui ont la garde. Ce qui veut dire en clair : ceux qui demandent la garde l'ont. (j'avais vu le chiffre de 70% des peres qui demandent la garde qui l'obtiennent).
Et ce qui est tragique, c'est que c'est ces meres la qui s'en sont pris deja plein la gueule avant (a 96%, je sors les chiffres que je veux) doivent en plus fermer leur gueule pendant le divorce, et croiser les doigts pour pas que la justice permette aux "maris" d'en plus laminer les enfants.

Ben, ouais.

Donc l'article je l'ai trouvé vraiment très faiblard. Y'a des tas de femmes qui vivent sous la domination d'un homme violent et qui si elles "osent" demander le divorce risquent en plus de perdre la garde des gosses.

Et on entend QUE les SOS papa,
on vit vraiment dans une société de merde.
voili voilo
bonne journée

11. Le 03/06/2013, 09:00 par pat

Je me suis occupé de ma fille plus que sa mère depuis sa naissance. Quand j'ai été voir cinq avocats différents pour divorcer, 4 m'ont conseillé de ne pas demander la garde car malgré les preuves de maltraitance de la mère et sa violence maintes fois prouvée, je n'avais pratiquement aucune chance d'avoir satisfaction, on m'a expliqué que les juges allaient surtout retenir le conflit et que comme mon enfant avait une demi soeur chez sa mère le juge ne séparerait pas une fraterie......j'ai traité ce divorce avec le seul qui ait pensé qu'une résidence alternée était possible. En premier lieu j'ai obtenu royalement un droit de visite d'un WE sur deux..... puis j'ai remonté la pente vers la résidence alternée grâce aux nombreuses expertises et enquêtes demandées par les juges.
Alors oui obtenir la garde (même seulement alternée...) face à une mère qui a décidé du contraire c'est un exploit pour un père.
Quand à sOS papa cette asso est infiniment moins sexiste que beaucoup d'asso féministes, et de défense des victimes, pour lesquelles la violence conjugale ne peut avoir lieu que contre la femme, et les maltraitances sur enfant sont le fait des pères , alors la société de merde elle n'est pas où certaines la voient.
La société de merde est celle qui n'agit pas contre les maltraitance aux enfants à cause de ses préjugés.

12. Le 03/06/2013, 10:21 par olympe

Je rappelle que je ne suis l'auteure ni de l'étude en question, ni de l'article que je ne fais que relater.

Pat, voila donc l'explication de cet antiféminismes rageur !
On ne peut rien conclure d'un cas particulier parmi des milliers d'autres.

P

13. Le 03/06/2013, 12:29 par pat

Je ne suis pas contre "les femmes" et le féminisme a amené d'immenses progrès qui étaient indispensables. Je suis contre les recriminations sans fin d'un certain nombre de feministes actuelles qui nient systématiquement que les hommes puissent avoir des difficultés spécifiques et qui s'autoproclamenr seules victimes dignes d'intérêt. Heureusement toutes les feministes ne sont pas aussi aveugles.
Je maintiens donc que pour un homme, obtenir la garde d'un enfant ou seulement la garde alternée si la mère y est opposée est mission presque impossible a moins que cette mère soit particulièrement défaillante et que ce soit prouvé par des violences physiques répétées sur l'enfant....et encore ce n'est pas gagné! Il est certes impossible de généraliser a partir d'un cas particulier meêm si il n'est pas isolé, mais il est encore plus malvenu de généraliser sans base sérieuse.

14. Le 03/06/2013, 13:56 par javi

@ Le samedi 1 juin 2013, 16:18 par Lymy: check

15. Le 03/06/2013, 13:56 par javi

@ Le samedi 1 juin 2013, 16:18 par Lymy: check

16. Le 04/06/2013, 13:22 par Fabien

"Je suis contre les recriminations sans fin d'un certain nombre de feministes actuelles qui nient systématiquement que les hommes puissent avoir des difficultés spécifiques"

Je trouve au contraire que les féministes actuel(le)s, en majorité, se placent plutôt dans une optique de déconstruction du genre que dans une optique de guerre des sexes. Ceci implique de prendre en compte également les inégalités au désavantage des hommes. Les associations comme SOS Papa affirment que si les mères ont plus facilement la garde, c'est parce que la société (ou au moins la justice) serait matriarcale. Ce que répondent beaucoup de féministes (comme l'auteur de l'article en question) est au contraire que la cause de cette inégalité est bien le système patriarcal. Il est en effet logique qu'une société qui considère que s'occuper des enfants est une tâche féminine laisse la garde des enfants en majorité aux mères. SOS Papa s'attaque aux problèmes rencontrés par les pères après divorce. Mais s'il y avait moins d'inégalités pendant le mariage (activité professionnelle et prise en charge des enfants), il y aurait probablement moins d'inégalité dans les divorces.

À mon sens le problème des masculinistes n'est pas tant qu'ils s'attaquent aux problèmes des hommes, mais plutôt les conclusions qu'ils en tirent. Ce sont eux, et pas les féministes, qui sont dans une optique de guerre des sexes.

17. Le 04/06/2013, 17:22 par pat

oui mais le seul problème c'est qu'il n'existe pas de mouvement masculiniste malgré les efforts désepérés des "inventeurs" de ce mouvement virtuel qui avaient sans doute besoin d'une bête immonde à combattre, car quoi de mieux qu'un ennemi épouvantable pour éliminer la réflexion et faire foncer les militants tête baissée?
Je sais que pour être un masculiniste forcené et miltant, il suffit de dire l'évidence : un père normalement constitué n'a pas la moindre chance d'obtenir la résidence de ses enfants face une mère qui s'y oppose et qui ne serait pas elle même un monstre reconnu.
SOS papa a un tort majeur, c'est de laisser s'exprimer sur son forum des abrutis (deux ou trois) qui braillent à tue tête leur malheur et leur haine des femmes.....et c'est effectivement dramatique. Pour qui a fréquenté les couloirs d'une asso de pères, le "client" moyen n'a rien a voir avec ces hurluberlus déjantés. Il y a une majorité d'hommes écrasés par la souffrance, dénigrés, parfois au bord du suicide, mais la "domination masculine" est un mythe tellement à la mode qu'il est monstrueux d'en parler. Les hommes sont des dominants qui ne souffrent pas. C'est dit. Et surtout ne regardez pas dans la rue, sous les ponts, dans votre famille, ou ailleurs, restez sur cette pensée définitive.