Secrétaire d’Etat chargée de la Famille et de la Solidarité,  Nadine Morano a également en charge les droits des femmes depuis le dernier remaniement. À ce titre, le 23 septembre, elle a réuni plusieurs de ses prédécesseures. C'est à cette occasion qu'elle a évoqué le bracelet électronique pour les conjoints violents, Hypos en parle.

Elle a également exprimé son point de vue sur les propositions du rapport Grésy visant à recourir à des sanctions financières pour que les entreprises qui ne se préoccuperaient pas suffisamment de réduire  les écarts de rémunération hommes femmes.

Nadine Morano y est favorable .
"On ne peut plus se contenter de bonnes intentions, il faut désormais avoir recours à des mesures contraignantes.Quel député ou quel chef d'entreprise accepterait, à travail égal, d'être moins bien payé que ses collègues ?"

Elle a également plaidé pour l'instauration de quotas de femmes dans les conseils d'administration des entreprises du secteur public et du CAC 40. Estimant que "Sans mesures coercitives, on n'y arrivera pas" (source Le Monde).

Xavier Darcos qui est lui Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville s'est déja exprimé sur ces mêmes sujets il y a quelques jours.
Concernant les inégalités salariales, son point de vue semble proche de celui de Mme Morano mais moins catégorique.
"En matière d'égalité salariale, comme dans les autres dossiers, le ministre du travail ne doit pas être un imprécateur : il faut parfois mettre le monde de l'entreprise sous contrainte. Ce fut d'ailleurs le cas pour l'emploi des seniors, où le gouvernement leur a imposé des obligations. Les recommandations de Mme Grésy vont être étudiées et feront ensuite l'objet de propositions du gouvernement."

Quand aux quotas voici ce qu'il en dit :
"Les chefs d'entreprise que j'ai rencontrés sont d'accord sur cet objectif de 40 % de femmes dans six ans. Je pense donc qu'il s'accomplira de lui-même, sans que nous soyons obligés d'imposer une contrainte dans la loi. Si nous voyons que dans trois-quatre ans, rien n'a bougé, il faudra en revanche recourir à la loi." (Source Le Monde)

Je pense comme Mme Morano que sans mesures coercitives on n'y arrivera pas, inutile de croire que cela se fera tout seul. Presque 10 ans après la loi sur la parité au parlement nous n'avons encore que 18% de femmes députées et 22% de sénatrices, et Mme Kréder rappelle sur Eco89 qu'
en matière de droits des femmes, aucune évolution ne s'est jamais accomplie d'elle-même.

Mme Morano a très certainement une meilleure connaissance de ces sujets que Mr Darcos, et,
en tant que femme, une meilleure perception des réalités. Mais les hommes seront majoritaires pour décider tant au gouvernement qu'au parlement.