Sexe et vitesse

Il semble généralement acquis que les hommes sont  plus forts et plus rapides que les femmes.

Comment l'expliquer ?

Différentes hypothèses ont été émises, par les anthropologues notamment Françoise Héritier.

Habituellement les mâles sont plus grands, plus forts que les femelles dans les espèces où ils doivent combattre des concurrents avant de pouvoir copuler. Ce n'est plus le cas chez les humains. Alors pourquoi les femmes y sont elles plus petites ? D'autant plus qu'on sait que la taille est corrélée avec la largeur du bassin et que la mortalité en couche est bien moindre pour les femmes plus grandes. La sélection aurait donc due se faire en faveur des femmes grandes.

Pas de réponses mais des hypothèses :

- les hommes préfèrent choisir des femmes plus petites pour mieux les contrôler

- dans toutes les sociétés les hommes ont toujours limité la nourriture des femmes et les femmes grandissant dans un contexte de pénurie plus important ont été sélectionnées pour se suffire de ressources moindres.

Courir plus vite n'est pas nécessairement en lien avec le sexe

Pour ce qui concerne la vitesse en tout cas il semble que ni les hormones ni les gènes ne soient  en cause. Le Temps, journal Suisse, évoque en effet d’intéressantes observations faites sur les chevaux et en arrive aussi à la conclusion que ces différences chez les humains sont liées à la culture et non pas à la nature.

Alors que l’homme le plus rapide court le marathon en 2H03 sa consoeur met 2H15 (ce qui est une différence faible tout de même).

Par contre lors des courses hippiques, si les les pur-sang partent avec des handicaps plus ou moins lourds en course suivant leur genre, les chevaux de concours sont alignés ensemble, sans différence notable de résultats.

Extraits de l’article

Paulin Entin, une chercheuse américaine, a étudié la différence de vitesse entre les sexes. Son étude a porté sur des courses de trot et d’amble attelé (une spécialité américaine) et de galop sur le plat. Les étalons se sont révélés en moyenne 1% plus rapides que les juments, à part pour les trotteurs qui allaient tous à peu près à la même vitesse. «Bien que la différence soit significative [d’un point de vue statistique], ce 1% d’écart entre mâles et femelles peut être expliqué par des méthodes d’entraînement ou des facteurs psychologiques aussi bien que par des éléments physiologiques, dit Paulin Entin. La croyance que les juments ne devraient pas être entraînées aussi durement que les mâles est très répandue chez les entraîneurs de chevaux de course, et ces derniers n’aiment pas inscrire les femelles dans les courses qui sont ouvertes également aux étalons.» L’Américaine s’est également intéressée dans son étude aux courses de lévriers. Ceux-ci sont tous alignés dans la même catégorie et signent des performances similaires.

Les grandes courses de trot attelé ou de galop ont toutes déjà été remportées par des juments. Zenyatta s’est imposée dans la Breeder’s Cup Classic en 2009, Zarkava dans le Prix de l’Arc de triomphe en 2008 et Moni Maker dans le Grand Prix d’Amérique en 1999.

L’étude des données de la Fédération équestre internationale sur les 3 genres (le 3eme étant constitué des hongres, mâles castrés) n’a montré aucune différence significative de potentiel entre les sexes, que ce soit pour le dressage, l’endurance, le concours complet ou le saut d’obstacle.

Pourquoi le genre ne joue-t-il qu’un petit rôle dans les performances sportives des équidés alors qu’il est bien plus déterminant chez l’homme? Une hypothèse privilégiée par les chercheurs serait l’assignation de rôles différents selon le sexe qui s’est opérée tôt dans l’histoire de l’être humain. Les chevaux, au contraire, ont toujours tous dû courir vite pour fuir leurs prédateurs.

Edit : petite précision pour les commentateurs tentés de parler de délire et autre tartignoleries : Françoise Héritier a été Professeure au Collége de France, y a pas plus sérieux

Commentaires

1. Le 29/11/2010, 01:30 par marronnier

"les hommes préfèrent choisir des femmes plus petites pour mieux les contrôler"

Il y a des femmes petites qui font des grandes filles. Et pourquoi les hommes plus forts ? Ben parce que plus musclés...

2. Le 29/11/2010, 05:53 par Cinéraire

Mmmh, tirer des conclusions généralistes à partir d'une étude sur des sportifs dont les apports d'hormones exogènes ne sont parfois plus quantifiables...
Si vous prenez le temps de vous intéresser au sujet, vous pourrez vous rendre compte que le différentiel sportif entre hommes et femmes, semble s'être réduit au cours de ce siècle en fonction des avancées chimiques dans le domaine du dopage.

3. Le 29/11/2010, 09:16 par belen

Cette histoire de performance différenciée est énervante. Je pense que jusqu'à 6/7 ans les performances "sportives" (courrir, grimper, sauter...) est à peu près identique. je pense qu'il y a même des études là dessus.Après cela se corse, il y a ce qui est autorisé pour les filles et les garçons et qui nécessairement modèle les corps. Les filles intègrent un certain nombre de verroux psychologiques; d'ailleurs le sport "féminin" du moins tel que relayé par les médias c'est pour nous rendre plus belles, plus minces et cie!

4. Le 29/11/2010, 09:16 par Gabrielle

et bien moi je trouve ça hyper intéressant.

la problématique des performances systématiquement moindre chez les femmes (pour le haut niveau, car Christine Aaron surpasse un paquet d'"hommes de la rue" au cent mètre) est hyper importante car en découle toute la philosphie du sport, les critères de valorisation de la performance sportive: dépassement de soi ou bien performance pure? aujourd'hui c'est plutôt performance pure et beaucoup se désintéressent des disciplines féminines au prétexte que les hommes font systématiquement mieux.

sinon, une autre piste dans l'amélioration possible des performances des femmes est que l'immense majorité des études effectuées en matière de nutrition, de physiologie et d'entraînement ont été menées sur des hommes sans prise en compte des spécificités féminines.
en bref, on continue d'entraîner sur les mêmes principes sportifs et sportives, alors que les femmes auraient besoin de variantes.

5. Le 29/11/2010, 10:47 par pat

Nos ancêtres n'était pas des imbéciles, ils étaient même interessés, et le critère de sélection des femmes était plutôt leur capacité a la reproduction, et la force de travail. C'était une question de survie.
Et faut être vraiment tartignole pour voir dans la différence de performances homme femme un "truc culturel". Injectez des anabolisants a une femme et vous allez voir comme elle va ressemnbler a Florence Griffith et courir le 100 m a qq diziemes de seconde des meilleures hommes. Je pense d'ailleurs que ce surcroit de performance est en lien avec une durée de vie plus réduite.
Chez les lions, les bovidés, les éléphants et pleins d'autres espèces le male est plus grand et plus fort sans qu'il soit question de culture, chez les faucons, les mantes religieuses et certaine araignées c'est le contraire (et les femelles abusent souvent de leur force). A vouloir tout reduire a des thèses féministes ou culturelles, on fini par se couvrir de ridicule.

6. Le 29/11/2010, 11:11 par olympe

Françoise Héritier a été professeur au Collége de France, on peut discuter mais ce n'est pas une tartignole et ces thèses n'ont rien de ridicules
Quand aux chevaux ce sont des faits. on peut toujours refuser de se poser des questions et croire ce qui nous arrange.

si vous avez bien lu
1/ je ne confonds pas vitesse et force
2/ il y a des explications sur la force des males

7. Le 29/11/2010, 11:12 par olympe

c'est vrai que le dopage, qui doit bien exister aussi dans les courses hippiques perturbent les résultats

8. Le 29/11/2010, 12:03 par pim

Bonjour. Et les hormones, c'est que du poulet ? Qu'est ce qui se passent quand un homme se prend des doses d'oestrogènes et de la progestérone ? Ben il a des mamelles qui poussent et sa masse musculaire diminue... et sa vitesse de pointe aussi, puis il doit commencer à se raser les jambes... mais plus la barbe. Le dopage dans les 2 sens a des effets. C'est un point de vue et ca peut se discuter. Bonne journée.

9. Le 29/11/2010, 12:09 par karine

Bonjour,
Comment ça une tartignole Françoise Héritier philosophe et anthropologue ? Je suis d'accord ( prof d'EPS formée en STAPS ) pour reconnaître le rôle de la biologie et de la génétique ( nul doute là dessus ) mais il faut ouvrir ses horizons intellectuels un petit peu et je trouve que cet article d'Olympe le fait très bien une nouvelle fois.

Je l'en remercie et je vous recommande en passant la lecture de Le mythe de la fragilité ( ou déceler la force méconnue des femmes ) de Colette Dowling qui n'en est pas à son premier coup d'essai ( je crois que c'est elle qui a écrit aussi Le mythe de Cendrillon ).

A bientôt

10. Le 29/11/2010, 12:57 par pat

Peut être tartignole était trop tendre en effet. Je connais des polytechniciens tout a fait idiots ou naifs sur le plan humain et sous d'autres aspects.....
Les chevaux de course sont sélectionnés depuis de siècles sur leurs performances pour les courses, ils sont loin de nous biologiquement et sont sujets au dopage evidemment. Si on prend des races de chevaux moins affutées pour la course on voit que les male sont plus musclés et plus performants.
Enfin pour faire un peu de physique ce qui traduit la capacité a mouvoir un corps a haute vitessela c'est la puissance, et la force et la vitesse sont liées, car la puissance est le produit de la force par la vitesse.
Pour ce qui est de la fragilité c'est tout autres chose, les femmes ont bien souvent prouvé leur capacité a survivre mieux que les hommes dans des conditions difficiles, elles sont réputées mieux resister au stress notamment mais je n'ai pas d'étude précise a proposer.

11. Le 29/11/2010, 13:56 par lilite

ouais un peu déçu par l'article, et la généralisation entre espèces n'est pas très scientifique.
Cala dit les chevaux ne sont pas la seule espèce ou il n 'y a pas de différence entre les sexes en ce qui concerne la force et la rapidité, chez les chiens également.

Mais il existe de nombreux dimorphismes sexuels chez beaucoup d'espèces, et pas seulement la notre. Chaque espèce a mis en place des stratégies différentes pour sa survie...
Je n'aime pas les raisonnements basés sur des rapprochements entre espèces pour expliquer nos comportements et notre façon de vivre : je ne vois pas de liens flagrant entre les stratégies d'évolution, la biologie des chevaux et des Hommes... Ici, pour une fois, cela va dans le sens du féminisme, mais faut pas oublier qu'on peut se servir de l'autre.

Après, pour ce qui est de l'espèce humaine, renier ces dimorphismes ne sert pas la cause du féminisme.
Par contre, il est intéressant de chercher à les expliquer et les hypothèses sot passionnantes. L'hypothèse que des phénomènes culturels soient à l'origine de la sélection et de l'évolution n'est pas du tout à exclure : nous sommes un espèce basé sur la vie en groupe et ou la culture joue un rôle dans l'établissement de nos caractéristiques psychologiques, intellectuelles et physiques. Je ne crois pas au tout biologique et génétique!

12. Le 29/11/2010, 14:00 par Gabrielle

Pat: pas d'accord, même avec des anabolisants les femmes ont quasi une seconde d'écart sur 100m avec les hommes. ce qui est énorme.

votre remarque sur les chevaux de course est en fait tout à fait en accord avec ce que dit Olympe: sélectionnés depuis des siècles pour leurs performances.

les hommes et les femmes ont également été sélectionnés depuis des siècles par des critères indiquant qu'il étaient de bons reproducteurs et aptes à la survie.
il n'est donc pas interdit de se demander dans quelle mesure cela a façonné nos caractéristiques physiques. la cellulite était censée garantir la survie du foetus en cas de disette par exemple, au point qu'aujourd'hui une femme dont la masse grasse passe sous un certain seuil n'a plus de règles. (c'est le cas de beaucoup de sportives de haut niveau, en course de fond, cyclisme...)

13. Le 29/11/2010, 14:00 par Gabrielle

Pat: pas d'accord, même avec des anabolisants les femmes ont quasi une seconde d'écart sur 100m avec les hommes. ce qui est énorme.

votre remarque sur les chevaux de course est en fait tout à fait en accord avec ce que dit Olympe: sélectionnés depuis des siècles pour leurs performances.

les hommes et les femmes ont également été sélectionnés depuis des siècles par des critères indiquant qu'il étaient de bons reproducteurs et aptes à la survie.
il n'est donc pas interdit de se demander dans quelle mesure cela a façonné nos caractéristiques physiques. la cellulite était censée garantir la survie du foetus en cas de disette par exemple, au point qu'aujourd'hui une femme dont la masse grasse passe sous un certain seuil n'a plus de règles. (c'est le cas de beaucoup de sportives de haut niveau, en course de fond, cyclisme...)

14. Le 29/11/2010, 16:01 par luc

outre que les hommes ne sont pas des chevaux (ni les femmes, des juments), et qu'en plus, on achève bien les chevaux : madame Françoise Lhéritier, même si y'a pas plus sérieux et qu'elle a été Professeure au Collège de France, devrait savoir que la force physique, d'une part, et la rapidité à la course, d'autre part, sont deux notions différentes. En mon âme et conscience je vous le dis, tout cela ne tient pas debout, et j'ajouterai encore ceci : le Vieux Monde a encore un bel avenir devant lui tant qu'il y aura des gens assez bêtes -hommes ou femmes, peu importe- pour venir mordre à ce genre d'âme soeur.

15. Le 29/11/2010, 16:09 par hypathie

J'ai tenté un jour avec une cavalière cet argument des juments et des étalons différenciés à la course seulement par un pour cent d'écart (donc non significatif), article pourtant lu dans 30 millions d'amis et écrit par un vétérinaire, et je me suis fait renvoyer dans les cordes sans pouvoir répondre ; elle m'a rétorqué que c'était une bêtise, qu'on donnait des handicaps aux étalons ; au moment, je n'ai pas pensé à lui renvoyer le préjugé culturel humain de la faible femelle qui s'applique au détriment de TOUTES les femelles y compris aux juments -entraînées moins durement donc ! Je rajouterai que les juments courent aussi vite que les étalons parce que personne ne leur a pourri la tête en leur disant que Jules allait les sauver des prédateurs, elles courent donc sans préjugés pour sauver leur vie en ne comptant que sur elles-mêmes !
Quant à la pression conjuguée de l'évolution et celle d'un moindre accès à la nourriture pour les femmes alors qu'elles portent les enfants et les allaitent, il a donné le stéréotype-préjugé culturel esthétique qu'une petite femme avec un grand mec c'est joli, alors que l'inverse est moins bien vu par la société.

16. Le 29/11/2010, 16:52 par Euterpe

On s'étonne même d'une si infime différence dans un contexte aussi défavorable : mecs survalorisés, surgonflés, surchouchoutés et surmédiatisés jusqu'à la saturation la plus totale contre femmes rabaissées, invisibilisées et dont les mérites sont en permanence minimisées voire niées. Bravo les meufs!

17. Le 29/11/2010, 17:21 par Gabrielle

j'ajouterai que si on sort du contexte très particulier du sportif de haut niveau les performances des "catégories" hommes et femmes sont tout de même étroitement imbriquées.
- les catégories de poids féminines en judo vont de -48 kg à + 90kg, celles des hommes de -53kg à +100kg si ma mémoire est bonne. à tout niveau, on se doute du sort réservé à un mec des plus basses cat. face à une judoka des plus hautes.
- il suffit de voir passer le marathon de Paris pour voir que si les femmes sont rarement plus de 25% dans cette discipline, elles ne sont pas regroupées dans le dernier quart de la course mais réparties tout au long de celle-ci.

18. Le 29/11/2010, 18:27 par andré

La plupart des disciplines sportives font la part belle à la puissance musculaire ; Si on mettait en avant des disciplines faisant appel à la souplesse, à l'adresse , notamment manuelle, et à la résistance physique dans la durée la hiérarchie des sexes serait différente. D'ailleurs, la virtuosité des femmes dans certaines disciplines comme la danse, la gymnastique artistique etc.. est bien reconnue.
Il est probable aussi que si les entraînements étaient plus adaptés aux spécificités du corps féminin le différentiel de puissance entre sexes serait réduit, sans disparaître sans doute, sauf peut-être dans des milliers d'années si l'évolution le commande.

19. Le 29/11/2010, 18:51 par pat

J'aime assez ce que dit Lilitte, mais Gabrielle le fond de ma pensée c'est que les juments malgré ce qui est écrit plus haut courrent moins vite que les chevaux (et la différence est surement plus de 1%) quant a Flo elle rendait 5 dixemes aux meilleurs hommes de son époque soit 5 mètres a l'arrivée donc 5% elle l'a payé de sa vie.
L'égalité ne se joue pas a la course.
Quant a confondre adaptation biologique et selection naturelle avec culture du male dominant, il y a de quoi se marrer?

20. Le 30/11/2010, 01:03 par ysabel

Pour les chevaux il ne faut pas se contenter des courses, très réducteurs. Il faut ajouter les disciplines olympiques (CSO, dressage, complet et endurance). Si la sélection date de 3 siècles pour les courses de galop, c'est bien plus récent pour toutes les autres disciplines (trot y compris).
Hormis dans les courses classiques réservés aux reproducteurs (entiers et juments), les mâles sont le plus souvent castrés ; l'effet testostérone n'existe donc plus. En outre la masse musculaire de l'entier se trouve sur l'avant-main uniquement (et disparaît à la castration).
L'étude sera aussi forcément biaisée pour la bonne raison qu'on garde bcp de juments pour la reproduction sans vraiment les tester en compétition alors qu'on va davantage insister pour un entier ou un hongre.
Comparer avec l'humain me semble quand même délicat car le cheval doit sa survie à la course... ce serait quand même gênant que les femelles soient systématiquement moins rapide...

Par contre, l'équitation est le seul sport mixte même à haut niveau car la force musculaire pure n'entre pas en jeu.

21. Le 30/11/2010, 11:37 par Bartoshe

Je ne veux pas comprendre, moi je fais des ciels : http://laurent.horus.free.fr/nanoar...

22. Le 30/11/2010, 11:37 par Bartoshe

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29. Le 30/11/2010, 11:37 par Bartoshe

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30. Le 30/11/2010, 11:37 par Bartoshe

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31. Le 30/11/2010, 13:08 par luc nemeth

excuses-moi de t'interrompre en pleine création, Bartoshe, d'autant qu'à ta différence je n'ai pas le talent de faire bref.
Mon point de vue est que toute tentative de démonstration qui prétendrait se fonder sur des comparaisons animalières, han, han (excuses moi c'est nerveux) est par avance vouée à l'échec puisque si les hommes-et femmes sont des animaux, ce sont aussi un peu autre chose. Parmi cet "autre chose" figure le fait qu'ils écrivent leur propre histoire, sur le papier ou sur le terrain, et qu'ils le font notamment en se regroupant en société, volontairement. Ils trouvent là le moyen d'additionner leur FORCE, et même de la démultiplier, mais aussi celui de voir les plus FORTS venir en aide aux plus faibles. Autant dire, que la mise en avant du thème de "la force" permet de dire à peu près tout et son contraire.
A quoi on pourrait encore ajouter que la rapidité à la course, d'une part, et la force musculaire, d'autre part, ne sont que deux aspects constitutifs, parmi d'autres, de la notion de "plus fort". Et d'ailleurs tout ceci soudain me rappelle que depuis longtemps la réponse a été donnée : le sexe fort, biologiquement, est la femme (comme l'atteste son taux de survie dans des conditions extrêmes). Et telle est bien la raison pour laquelle la nature, dans sa grande sagesse et sans avoir à passer par le Collège de France, a suppléé à cette faiblesse en faisant naître 105 mâles pour 100 femelles.
Bref encore une fois et à mon sens, beaucoup de bruit pour pas grand chose, et ce alors même que l'ennemi (masculin ou féminin, peu importe) est là et qui nous pète au nez tout en nous la mettant bien profonde -tous sexes confondus.

32. Le 30/11/2010, 18:12 par lilite

@isabelle :
l'équitation n'est pas le seul sport mixte, il y a aussi le parapente (d'ailleurs, le champion du monde est une championne!)

33. Le 30/11/2010, 21:26 par ysabel

ah ! je ne savais pas. Merci du renseignement.

34. Le 01/12/2010, 00:38 par pat

Il existe aussi le canoé mixte plus intéressant encore car l'equipage est composé d'un homme et une femme .
En canoé celui qui est devant est le moteur celui qui est derrière dirige.
traditionnellement l'homme était toujours derrière et la femme devant!
le premier équipage qui a osé inverser les rôles a facilement remporté les championnats du monde de l'époque....

35. Le 01/12/2010, 16:00 par Gabrielle

ça pat, ça m'intéresse... c'était quand qu'ils ont "osé" faire diriger une femme? et aujourd'hui ça se passer comment en compèt?

36. Le 01/12/2010, 17:31 par pat

c'était en 1969 je crois, je me souviens du nom du mec (pour d'autres raisons) Alain Feuillette.
Dans ce sport (descente en eaux vives) que je pratiquais a l'époque l'équipier avant doit fournir un maximum de puissance alors que l'équipier arrière donne la direction générale du bateau donc choisit les options de navigation et assure évidemment une partie de la propulsion en plus; c'est a l'arrière qu'on met le plus "malin" qui lit le courant et doit choisir la trajectoire où le courant porte sans prendre trop de risque. Ce qui était évident pour les canoés biplaces homme ne semblait pas aller de soi pour les mixtes.

37. Le 01/12/2010, 19:42 par pat

et encore un autre domaine ou les femmes sont très demandées: la course de plus faible consommation ou il faut parcourir l plus grand nombre de km avec un litre d'essence. Les pilotes filles "poids plume" sont recherchée a cause de leur poids justement très en dessous de celui des garçons ce qui constitue un réel avantage dans cette discipline

38. Le 03/12/2010, 16:25 par Lilite

Puisqu'on fait la liste des sports mixtes je rajoute le badminton double mixte, qui se jour aussi avec un homme et une femme, et qui est une discipline aux JO!
Étonnant cette histoire de canoe double!

39. Le 13/12/2010, 10:40 par falton

Euh, parce que les êtres humains mâles ont une capacité musculaire supérieure aux êtres humains femelle, contrairement aux chiens et aux chevaux???

Précis de physiologie de l'exercice musculaire
Par Per-Olof Åstrand,

Extrait:

"La force maximale des muscles de la jambe est chez la femme égale à environ 70% de celle des hommes"

http://books.google.com/books?id=AD...

Les êtres humains mâles sont donc plus forts et courent plus vite que les êtres humains femelles, et çà ne semble en moyenne pas prêt de changer, peut-être qu'on devait demander une loi pour la parité musculaire hommes/femmes? ;)

40. Le 13/12/2010, 10:58 par falton

Oh, et je souhaite aussi mettre un clou sur le cercueil du "les hommes sélectionnent des femmes petites depuis de milliers d'année pour pouvoir mieux les exploiter", et gna gna gna...

La plupart des hommes que je connaisse, et j'en connais quand même plusieurs armoires PAX pleines à craquer, peuvent indifféremment exprimer de l'attirance sexuelle pour une femme grande ou petite, pour beaucoup sur d'autres critères physiques (visage, fesses, seins, jambes, etc...) et parfois même spirituels. Il paraîtrait même que les hommes désireraient en moyenne plus les femmes avec de longues jambes (mais alors là çà me paraît carrément n'importe quoi, sinon j'imagine bien que les femmes auraient depuis longtemps eu l'idée d'augmenter artificiellement cet élément, par exemple en effectuant de petits ajouts sous leurs chaussures. Hein? Des talons? Kezako?)

Sur ce, chère Olympe, je vais retirer votre blog de mon flux RSS, je suis très sensible à la cause féministe (enfin plutôt à l'égalité en général), mais je trouve malheureusement que vos articles manquent vraiment de de réflexion et d'analyse.

Bonne continuation.

41. Le 13/12/2010, 11:04 par olympe

Falton ce qui est étonnant c'est que vous l'ayez mis un jour dans votre flux parceque je n'ai pas vraiment changé de ligne éditoriale qui est de rendre visible ou d 'interroger.
mais bien sûr si vous préférez expliquer des millénaires d'évolution à partir de la seule observation de vos amis libre à vous . et surtout évitez toute fréquentation des sciences sociales vous risqueriez d'être déçu

42. Le 13/12/2010, 17:32 par BB

Bonjour, pour ce que je crois être mon premier commentaire sur ce blog que je lis de temps en temps.

Sur les femmes petites, ma femme est plus petite que moi, et j'ai toujours eu des copines plus petites. Cela génère un côté protecteur que je trouve agréable (alors, est-ce de l'inné, de l'acquis ou un goût personnel, je ne sais pas, mais bon, cela me plait, à moi l'horrible macho en puissance que je suis ;) ).

Concernant la vitesse, J'allais commencer ma réponse avec les arguments suivants:
Il faut distinguer deux cas:
la vitesse sur un sprint et la vitesse en endurance.
Sur un sprint, il faut de grandes jambes (les hommes sont plus grands que les femmes donc avantagés), de la puissance (et là généralement les hommes sont avantagés aussi) surtout sur les phases d'accélération. La masse (plutôt favorable aux femmes, toujours généralement) joue un élément limitant mais pas tant que cela. Donc a priori, chez les humains, sur 100m, en dehors de Florence Griffith (et chez certaines exEstAllemandes) les hommes sprintent plus vite que les femmes.
Sur de l'endurance, là l'élément limitant devient très vite le poids (suffit de voir les gabarits des coureurs de fond, hommes et femmes sont taillés dans le même moule, des petits machins secs), la puissance n'a finalement qu'un rôle au final faible. Et donc si toute chose était égale par ailleurs, les femmes devraient avoir des temps équivalent à ceux des hommes.

***
Mais ensuite, j'ai regardé les records, et globalement quelque soit la distance et le type (marche compris), on arrive à une différence de 10%. Les hommes vont 10% plus vite que les femmes. Conclusion, pas grand chose, j'ai fait avancé le débat, j'en suis certain :)
A priori, la puissance musculaire supplémentaire est contre-balancée par quelque chose. Et si les femmes sont plus endurantes (ce que l'on voit souvent écrit), ce n'est pas physiquement vu que cela n'influe pas sur la différence de performance.

***

juste une remarque à Lilite:
Il y une différence de puissance chez les chiens entre les mâles et les femelles (je ne peux pas dire pour la vitesse), il suffit de voir les gabarits "homologués" dans les races canines, les mâles sont plus lourds (et donc plus puissants). C'est aussi le cas chez les loups, ce qui tend à prouver que ce n'est pas seulement lié à l'élevage.

43. Le 15/12/2010, 20:33 par Abelie

"les hommes préfèrent choisir des femmes plus petites pour mieux les contrôler"

En voilà une théorie brillante, pas du tout basé sur des présupposés suspects et une induction bancale.

Si on poursuit le raisonnement, pour que les hommes contrôlent les femmes, il est aussi utile de sélectionner les moins malines. Donc, après plusieurs millénaires de sélection, les femmes devraient être particulièrement stupides. Non?

Sinon, je me réjouis d'apprendre que les hommes délaissent les femmes de leur taille au point qu'elle n'arrivent pas à se reproduire. Moi, qui suis visiblement d'une excentricité totalement en décalage avec les autres représentants de mon sexe, je préfère les grands modèles. Mesdemoiselles les lectrices de plus d'1m80, ne restez plus esseulées, écrivez moi!