"J'ai tenté de promouvoir des femmes au maximum, bien que nos dossiers soient très techniques" cette petite phrase de Stéphane Le Foll en début de semaine, alors qu'il évoquait la session de sensibilisation au sexisme dispensée à tous les ministres a tourné pendant plusieurs jours sur twitter, au motif qu'elle démontrait le sexisme de ce monsieur.

Occasionnant un démenti de l'intéressé et une réaction de Mme Vallaud-Belkacem qui a qualifié d'injustes ces sarcasmes.

Je n'ai pas de raison particulière de défendre ce proche de François Hollande. Il fait partie de cette génération d'hommes, qui en 30 ans de carrière n'avait jamais trouvé anormal, jusqu'à  une date récente, la faible proportion de femmes autour de lui. Tout simplement il n'y avait pas prêté attention habitué à ce que le pouvoir soit masculin.

Mais voir dans ce propos une boulette sexiste, revient à accuser le thermomètre de faire monter la f!èvre.

Stéphane Le foll n'a rien fait d'autre que décrire une réalité à laquelle il a été confronté : chercher des femmes pour des postes élevés et traitant de sujets techniques. Il a réussi semble-t-il à en trouver, mais pas sans mal. 

En fait, l'expression plafond de verre n'est pas la plus pertinente en laissant entendre que les femmes qui montent dans une hiérarchie se cognent brutalement en fin de parcours à un obstacle invisible.

Le terme escalier collant serait plus adapté. Des femmes, bien davantage que des hommes, restent scotchées à tous les niveaux, ne participant plus à l'ascension vers les postes plus élevés.

Et quand le ministre en cherche, elles ne sont  de fait  plus très nombreuses.

C'est vrai dans tous les domaines, y compris les plus féminisés, mais ça l'est encore plus dans les secteurs techniques ou scientifiques puisqu'on sait que les jeunes filles, qui représentent la moitié des bachelières S ne sont plus que 20% dans les classes d'ingénieurs.

Le dessin vient d'ICI