Tour du monde des pubs
Par Olympe le jeudi 5 janvier 2012, 18:11 - Lien permanent
En ce moment sur twitter ou facebook je vois passer des clips de pubs diffusés dans d'autres pays et qui suscitent pas mal de questions et de commentaires.
Celle-ci qui a donné lieu à un grand débat hier soir sur twitter. Elle a été apportée par Marie Laure qui est expatriée en Nouvelle-Zélande pour quelques mois Vous pouvez suivre ses aventures ICI.
Sous entend- t-elle que les transgenres ne sont pas de vraies femmes ? Que les règles sont la preuve que vous êtes une femme ? où est elle simplement anti-mascara ?
si vous ne lisez pas la vidéo elle est ICI
Il y a celle-ci qui vient de Pologne (trouvée ICI)
Si vous ne lisez pas
Il y a celle-ci, horrible, découverte par Anais Misfits toujours aussi vigilante (celle qu'elle a mis aujourd'hui n'est pas mal non plus !).



Commentaires
La 3e est ignoble, on est d'accord. La 2e, je la trouve marrante mais sans intérêt.
Quant à la 1ère, elle a des relents transphobiques. Déjà, je n'aime pas cette idée de compétition entre femmes pour celle qui aura les meilleurs "attributs" féminins, surtout lorsque ces attributs sont définis de manière hétéronormée (blonde, jolie poitrine, maquillage...etc.). Ensuite, je n'aime pas l'idée qu'une personne transgenre / transsexuelle / travestie (non pas que j'assimile les trois, juste que la publicité ne nous permet pas, je crois, de spéculer davantage sur la question) représente de la concurrence, voire une menace pour la féminité des autres femmes. Enfin, le coup du tampon qui rappelle aux téléspectateurs que les "vraies" femmes sont des femmes biologiques. Parce qu'un vagin définit qui tu es.
C'est tout du moins la première interprétation qui me vient à l'esprit. D'autres avis?
ben je trouve la première pub intéressante en fait. J'ai l'impression qu'elle se joue des codes : être une femme est ce se maquiller ou avoir ses règles ? Et pourquoi pas les deux ? je trouve intéressant cette dualité entre ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. Après ça reste une pub, difficile de définir à quelle niveau la lire (moquerie mesquine ? humour ?)
Les deux autres je vois pas trop l'intérêt. Bon la dernière est méchante mais ça, les rondeurs ont toujours été la risée des publicitaires "-_-
J'ai un doute quant à l'aspect subversif "je me joue des normes", surtout que la dernière image est celle du produit indiquant "Libra gets girls" (d'ailleurs, ils ne pourraient pas dire "women" - à ce que je sache, le début des règles ça marque tout de même la rentrée dans l'âge adulte).
Sur la page facebook de l'international foundation for gender education, un lien d'article dans lequel la drag-queen (je ne sais jamais pour le genre, on dit le / la drag queen?) qu'on voit dans la publicité la défend parce qu'elle promeut une image positive des drag queen, et dénonce la "dragophobia" dans la communauté trans.
Perso, j'aurais tendance à dire qu'il est possible d'avoir à la fois une représentation positive des drag queen sans pour autant valoriser l'association biologie/genre.
quelle chance d'être jeune !!!
moi je cours acheter de la vodka et un nouvel aspi parce que le mien il na marcha pas. Bon j'ai bu du whisky mais ça n'est pas grave
et des tampons on ne s'en sert pas toute sa vie moi j'vous l'dis (et c'est pas d'expérience)
bref encore des pubs pour des jeunots pas bien finis....
Le mépris pour les "grosses", (3) le mépris pour les trans (1), rien que du classique, non?
Une flopée de nanas, (2), jeunes, fines, jolies, naturelles, dynamiques, sûres d'elles et tout et tout, ça semble bien plus sympa, or ce sont les mêmes clichés qui sont à l'oeuvre, elles ne sont bien évidemment ni grosses, ni trans, ni laides ni-ni-ni-ni-ni. Plus la question de l'odeur "humaine", réputée repoussante par rapport à une bonne odeur bien chimiquement correcte.
Après avoir convaincu les femmes qu'elles puent naturellement (ah, le "Pudoril" de Hara Kiri!) et le marché étant saturé, faut bien s'attaquer aux mecs, non? C'est d'ailleurs chose faite depuis longtemps, on ne fait que décliner l'idée en la sortant du contexte d'origine. C'est d'ailleurs tout ce qui reste à la pub, comme terra incognita.
http://www.illux.org/humour/image-j...
Dire que je n'avais même pas cherché! tout y est, le patron qui fronce le nez, la gentille secrétaire qui expose élégamment ses aisselles parfumée au Pudoril, le commentaire craquant, ah, nostalgie, nostalgie!
Complètement d'accord avec "cultive ton jardin", il faut se méfier du prétendu détournement de codes de la pub pour la vodka.
Car les ficelles utilisées sont les mêmes: les nanas sont attirées par un produit dont l'initiative de l'utilisation vient d'un homme, elles sont décrites comme des marionnettes que l''on peut manipuler à leur insu facilement (voir la pub axe où le mec manipule une nana comme une marionnette (littéralement) en lui faisant montrer ses seins). Ici la caméra attire l''attention sur le barman, avec son regard qui en dit long (genre "eh oui, moi je sais mieux que lui comment les attirer")
Il y a un détournement, certes, parce que les femmes sont montrées comme préocupées par autre chose que par les hommes, mais il est très relatif, le fond de commerce reste le même.
Si la caméra n'avait pas focalisé sur le barman, s'il n'avait pas eu ce regard, ou si ça avait été une barmaid, là, oui, le scénario aurait pris le contre-pied des pubs axe. Ce n'est pas le cas ici, malheureusement.