La première chose qui m'a frappée en entrant c'est la diversité des âges et des tenues. Habituellement dans ce genre de palais des congrés on ne croise que des clones : costumes sombres, cheveux courts (ou pas de cheveux), seule touche de couleur : les cravates. Ici aussi le sombre domine, les vêtements d'été ont réintégrés les placards, mais on voit des jupes, des pantalons, des pulls, des chemisiers, des vestes, des cheveux longs, courts. La seconde chose que j'ai  remarquée  en me frayant un passage dans la foule ce sont les parfums .

Difficile de faire un compte rendu, les interventions se succèdent, entrecoupées de "networking break" des moments pendant lesquel ont lieu des présentations mais qui sont surtout réservés aux rencontres.

Quelques moments choisis :

-Le PDG de Renault Nissan m'a agacée en disant que "chaque homme a une mère, peut être une femme, des filles, des soeurs . En fait on est dominé par les femmes(sic).(...) Alors si vous voulez participer au changement ne laissez pas vos filles se rendre victimes de ségrégation."

mais allez savoir pourquoi j'ai applaudi quand Fadela Amara nous a parlé d'une des ses amis qui se plaignait de devoir  toujours faire le ménage " parceque son homme ne sait pas le faire". Fadela ça l'énerve ce genre de remarque, et elle connait la solution qui est simple : son amie n'a qu'à rien faire et aller se promener. Le monsieur finira bien par ranger ses chaussettes. Elle a raison.

- la Ministre des affaires étrangères du Libéria, pays qui a vécu une période de violents conflits nous a raconté que, sous l'égide de l'ONU, plusieurs pays avait installé des unités militaires pour aider  la transition vers la démocratie. L'Inde avait envoyé une unité composée de femmes. Elle nous dit combien ce fut important, pour les femmes du Liberia qui, comme toujours dans les conflits, avaient connu les viols massifs. Elles se sentaient davantage rassurées par des femmes. Surtout cela  donné envie à certaines d'entrer dans la police et les a toutes  aidées à comprendre qu'elles ne devaient pas rester victimes de la situation politique mais devenir actrices du changement..

- en fin de soirée une chairwoman  d'Afrique du Sud, qui dirige une entreprise de plus de 2 000 salariés, avec laquelle j'avais échangé quelques phrases, m'a donné sa carte de visite. J'ai hésité du coup à lui donner la mienne, parceque blogueuse....

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