Emmanuel Macron a annoncé qu'il serait vigilant sur l'égalité hommes/femmes et que ce serait même l'une des priorités de son action. Et l'on peut compter sur Marlène Schiappa référente En marche sur l'égalité pour faire avancer ce sujet, d'une part elle connait parfaitement toutes ces questions et les enjeux qu'elles recouvrent, d'autre part elle a  toujours démontré un dynamisme assez exceptionnel.

Je reviendrai ultérieurement sur LE sujet qui n'a pas été, à mon avis suffisamment pris en compte dans cette campagne, qui est celui de la dévalorisation des métiers typiquement féminins, et notamment tous ceux qui relèvent du soin. 

Il est par contre un domaine pour lequel cette élection devrait apporter, presque incidemment, une nette amélioration c'est celui de la parité pour de nombreux postes,  pour peu qu'il y soit prêté attention.

L'élection d'Emanuel Macron est peut être avant tout le coup de force d'une génération, éduquée, ouverte sur le monde, se sentant  européenne et parlant anglais, à l'aise avec le numérique et comprenant tout ce qu'il change en bien et en mal. Une génération ne supportant plus que le pouvoir soit confisqué par des sexagénaires peut disposés à le lâcher autrement qu'au compte-gouttes, des sexas qui fonctionnent avec des idées qui datent au mieux de 68 et des règles dignes de la 4eme république. A la différence de la génération précédente, celle des jeunes quinquas, qui attendent depuis des années en acceptant tant bien que mal ces règles, et qui viennent peut-être bien de voir passer leur tour, la génération Macron a bousculé le jeu et rebat les cartes.

De nombreux changements devraient donc être opérés dans les équipes ministérielles, à l'assemblée (aidés en cela par la loi de non cumul qui entre en vigueur dans un silence étonnant) ou  dans les états-majors locaux. 

Dans cette génération nouvelle les garçons et les filles devraient donc, logiquement, à condition que ceux qui les nomment y prennent garde, se retrouver en parité. Pas seulement au gouvernement comme annoncé, mais à tous les niveaux, dans les cabinets, les commissions, les groupes de travail etc.

Car il est évident qu'il est désormais trop tard pour les générations précédentes dans lesquelles les femmes sont trop peu nombreuses à être parvenus à des postes élevés. On le voit bien lorsque les commentateurs essayent de deviner la composition du futur gouvernement, les noms masculins se bousculent ce qui est loin d'être le cas pour les femmes, notamment lorsque l'on souhaite qu'elles aient déja une expérience politique confirmée. 

Il conviendra ensuite de veiller à ce que ces jeunes progressent équitablement dans leurs carrières, sans que les femmes ne se trouvent pénalisées par leur vie conjugale, leurs maternités ou une moindre reconnaissance. 

On peut cependant être assez confiant dans la mesure où tout le travail des mouvements féministes depuis 6 ou 7 ans a considérablement préparé ce terrain, notamment auprès des trentenaires qui ont conscience des pièges qui les attendent.

      Photo : ENA Promotion Leopold Sedar Senghor 2004.  On ne parle aujourd'hui que de garçons dans cet article de l'obs