J'ai passé 2 journées la semaine dernière à la 1ere université du féminisme. Je n'ai pas perdu mon temps car c'était vraiment très riche. La plupart des articles ont surtout parlé des intervenants qui faisaient polémique, et c'est vraiment dommage car les autres interventions invitaient davantage à la réflexion. Mais je suppose que si on veut qu'on parle de ces journées il faut trouver un moyen de faire le buzz. Pour cela Elisabeth Lévy et Raphaël Enthoven étaient les clients parfaits. 

L'organisation par contre d'une table ronde entre une représentante de Lallab et une représentante du Printemps républicain sur voile et féminisme n'était pas une bonne idée. 10mn sur l'un des sujets les plus sensibles qui soit ce n'était pas jouable et plutôt qu'à un débat c'est à un pugilat qu'on a assisté, les 2 parlant en même temps la moitié du temps leurs propos étaient complètement incompréhensibles, d'autant plus que la salle réagissait vivement huant ou applaudissant . Il m'a semblé qu'elle était légèrement plus hostile aux propos de Lallab mais n'ayant pas d'applaudimètre je n'en suis pas certaine. 

Il y a sur le site du ministère une video, complète je crois, de la seconde journée. Il y a aussi beaucoup d'extraits sur la page facebook du secrétariat d'état.

J'y reviendrai surement car il y a matière à faire de nombreux billets.

Je vous recommande pour aujourd'hui le sketch très drôle, sur un sujet qui ne l'est pas, le tunnel de la comédienne de 50 ans et le super pouvoir d'invisibilité des femmes de cet âge, des 3 comédiennes Blandine Metayer, Catherine PIFFARETTI et Mariane TOME (ici sur facebook ). Ce qui n'est pas représenté n'existe pas, or, alors que 1 femme majeure sur 2 a plus de 50 ans, le pourcentage des actrices de plus de 50 ans dans les films français en 2016 est de 6%. 

"Avec l'âge les hommes murissent, les femmes vieillissent. Les gros plans des femmes vieilles c'est moche, les gros plans des hommes vieux c'est beau". "on est ménopausées, mais bien vivantes !"

Pour finir, et c'est dans la vidéo, Marlène Schiappa y conclut de façon brillante avec une anaphore bien vue "J'EN AI MARRE...",

  • "j'en ai marre de devoir dire à ma fille "est ce que tu dois vraiment mettre un short"? 
  • "j'en ai marre d'entendre des femmes qui me racontent qu'elles ont été violées" 
  • "j'en ai marre qu'elles n'en aient pas parlé avant" 
  • "j'en ai marre des inégalités de salaires",
  • etc