Olympe et le plafond de verre - blogueuse féministe

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 21 février 2010

Des livres labellisés sans sexisme

Le réseau Lab-elle a décerné ses prix jury adultes.

Le label concerne les al­bums illus­trés, qui ra­content une his­toire, des­ti­nés aux en­fants de 0 à 10 ans.

Ce sont des ou­vrages dans les­quels l’image se trouve spa­tia­le­ment prépon­dérante par rap­port au texte, qui peut d’ailleurs en être ab­sent. La nar­ra­tion se réa­lise de ma­nière ar­ti­cu­lée entre texte et images. Tant le texte que les images peuvent être des vec­teurs de re­présen­ta­tions stéréo­ty­pés.

250 livres ont d'ores et déja été labellisés.

dimanche 14 février 2010

Etude quantitative des images dans la presse jeunesse

Le masculin y apparait comme le neutre universel et le féminin comme une minorité.

Cela rejoint la longue discussion sous un billet précédent à propos des règles grammaticales. Le neutre n'est pas neutre.

Entretien avec Sylvie Cromer maitre de conférence en sociologie à l'Université Lille 3

dimanche 10 janvier 2010

Après les jouets, la vraie vie des petites filles dans la pub Lidl

C'est mon mari qui a remarqué cette pub sur le prospectus LiDL.

Je trouve normal que les enfants apprennent assez jeunes à participer aux taches ménagères, mais j'attends de voir la même pub avec un garçon.



Et juste avant ma fille m'avait montré la page Facebook de Marion qui a 17 ans et parle de mon blog avec ce commentaire "c'est instructif". Merci Marion, ça m'encourage vraiment à continuer .

lundi 21 décembre 2009

Jouets sexistes: la Halde a répondu !

La fée Myrtille avait écrit à la Halde comme le préconisait l'association mix-cité.

Figurez vous que la Halde lui a répondu .

Quoi ? (réponse intégrale ici)

que «La situation dont vous nous faites état n'entre pas dans la définition ci-dessus et elle ne relève donc pas de la compétence de la haute autorité"

mais que, quand même elle a proposé à l'association Mix-Cité une rencontre afin d'échanger sur les leviers permettant de faire reculer les stéréotypes liés au sexe et d'approcher la question de l'égalité entre femmes et hommes.

Ce que confirme la dite association sur son site.

En attendant l'année prochaine....


dimanche 8 novembre 2009

Actions

Cette semaine, vous pouvez :

Si vous êtes à Paris, rencontrer des membres de La Barbe à l'issue de la représentation de la pièce "Suzanne, une femme remarquable" le mercredi 11 novembre à 21h au Lucernaire, 53 rue ND des Champs dans le 6ème (le placement en salle est libre).

Pour ceux qui ne les connaitraient pas je rappelle que La Barbe a pour ambition de déstabiliser les milieux influents en dénonçant la tendance qu'ont les hommes à s'y croire chez eux; donner à voir l'invisibilité des femmes dans les enceintes du pouvoir tout en semant la confusion...des genres. J'adore.

------------------------------

Ecrire à la Halde pour dénoncer le sexisme des grandes surfaces qui installent en ce moment des espaces différents pour les jouets des filles et pour ceux des garçons.

Extraits du texte proposé :
Il est évident que cet affichage fléché empêche les enfants de choisir des jeux, jouets, déguisements,etc. en fonction de leur caractère, leurs aptitudes et leurs envies et les force à se conformer aux rôles stéréotypés liés aux genres, qui sont à l’origine de la plupart des discriminations de sexe.

De nombreux métiers restent encore très sexués malgré l’ouverture des filières de formation et malgré cette formulation neutre des offres d’emploi ; et ce précisément parce que l’orientation professionnelle se fait de façon progressive souvent dès la petite enfance, et en grande partie par le biais des jeux. On peut citer comme exemple les panoplies de déguisement d’infirmière conçues spécifiquement pour les petites filles et les panoplies de médecin pour les petits garçons.

Ainsi, je demande à la HALDE de recommander aux magasins de jeux et jouets, aux fabricants et aux publicitaires de prohiber tout affichage sexiste dans la promotion de leurs produits afin de protéger les enfants d’un conditionnement précoce contre lequel il sera vain de lutter à l’âge adulte.

Emelire donne des explications très précises ici. Il faudrait qu'un maximum d'enseignes et de villes en France soient signalées.

mardi 20 octobre 2009

Une action pour les profs

Trouvé chez Stedransky  qui déniche toujours des sites intéressants : les Olympes de la parole

Il s'agit d'un concours scolaire qui permet d'aborder en classe l'éducation au respect filles et garçons.
Le concours est organisé par L'Affdu en partenariat avec l'Education Nationale.
Avant le mois de mars, les élèves doivent  réaliser  un dossier papier et une intervention orale de 15 minutes.


Cette année, le sujet est le suivant

En 2010, comment les médias peuvent-ils améliorer l’image de la femme dans une perspective d’égalité, entre les filles et les garçons, entre les femmes et les hommes ?

Tous les niveaux peuvent être inscrits, il existe des catégories école, collège, lycée, lycée pro et enseignement adapté


Je me demande ce qu'en pensent CC, les privilégiés, Marie-Georges, Chrystelle Membrey et SOS.SES

dimanche 27 septembre 2009

J'ai signé une pétition

C'est Maryline Baumard qui l'avait révélé dans Le Monde l'année dernière.

Il y a 2 fois moins de places d'internat pour les filles en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Or, ces cursus sont exigeants et pouvoir résider sur place a son importance .

Les filles sont donc pénalisées dans la mesure où :

1.  les temps de transports plus longs entre le domicile et le lieu d’étude sont pris sur le temps d’étude ou de repos, parfois limité en CPGE.

2. elles ne peuvent bénéficier des mêmes conditions de travail que les garçons : bibliothèque du lycée, travail en groupe, restauration, équipements sportifs…

Les internats de Henri IV, Stanislas ou Janson de Sailly à Paris, Lazard à Lyon ou Poincaré à Nancy qui sont parmi les plus réputées sont carrément réservés aux garçons (à moins que cela n'ait changé depuis 2008).
A contrario, il existe en France un seul internat réservé aux filles : Paul Cézanne à Aix-en-Provence.

Au total il y a à Paris 695 places d'internat pour les garçons en classes prépa et 316 places pour les filles. En France, sur 16 académies, 3 412 places d’internats (36%) sont proposées en CPGE aux filles contre 6 087 places pour les garçons (64%). 

Comme le notait la journaliste "Il s'agit là d'une résurgence d’un passé peu glorieux puisque ce n’est qu’en 1882, soit quatre-vingts ans après la création des lycées napoléoniens, que s’est ouvert le premier lycée public de jeunes filles. Ces dernières ont aussi dû attendre 1972 pour se voir autorisées à postuler à Polytechnique. "

Un collectif "ouvrons les portes" s'est crée à l'initiative de 4 associations. Il propose sur son site une pétition (43 signatures, dont la mienne pour l'instant) et déposera prochainement un dossier auprès de la Halde.

Ne nous faisons cependant pas d'illusion  sur l'intérêt que portera la Halde à ce dossier. Pour l'instant cet organisme :

- n'a, à ma connaissance, jamais répondu aux associations qui l'ont saisi afin de connaitre sa position sur les chansons d'Orelsan et de savoir si elles pouvaient être considérées comme sexistes.

- a pris position en faveur de l'attribution aux hommes des trimestres supplémentaires attribués aux mères pour le calcul de leur retraite. Au nom bien sur de la non discrimination.



jeudi 17 septembre 2009

1967 à Etampes ?

Après la burka la mini jupe ?

Je parie que c'est le buzz des prochains jours (d'ailleurs si j'en parle c'est parce que je n'ai toujours pas fini le billet sur Bourdieu que je vous annonce depuis des semaines), un fait divers qui devrait bien occuper les médias si ils ne trouvent rien de mieux.

C'est Le Parisien qui relate depuis quelques jours la fronde des élèves d'un lycée d'Etampes.

Mercredi dernier ils sont plus de 200 à être venus en cours en mini jupe ou en short après qu'une cinquantaine d'entre eux se soient vus reprocher la veille leur tenue trop décontractée. Au dire de certains "seules les filles auraient été réprimandées" et le film "la journée de la jupe" ne serait pas pour rien dans ce vent de contestation.

A la suite de quoi une lycéenne a écopé de 3 jours d'exclusion pour avoir  appelé ses camarades à braver le nouvel interdit scolaire. 

Et désormais, remontés comme des pendules ils veulent également organiser une journée  «the right to kiss», pour avoir le droit de s'embrasser à la récré car c'est interdit dans ce lycée.

Aujourd'hui la FIDL, organisation étudiante s'en est mélée en se disant "consternée" par "l'attitude puritaine" de la direction du lycée.

Quand à moi j''aimerai plutôt savoir si il existe des lycée ou les marques sont interdites ? Parceque, en tant que parent, c'est un sujet qui me semble autrement plus important.


dimanche 13 septembre 2009

11 nouveaux livres labellisés LAB-ELLE

Rappel des critères Lab-elle :

filles dans des rôles ac­tifs, vo­lon­taires et va­lo­ri­sés
- gar­çons dans des rôles, ac­ti­vi­tés, sen­ti­ments ha­bi­tuel­le­ment at­tri­bués à l’uni­vers fémi­nin
- femmes dans des rôles de mères non stéréo­ty­pés ou des rôles pro­fes­sion­nels di­ver­si­fiés
- hommes dans des rôles, ac­ti­vi­tés, sen­ti­ments ha­bi­tuel­le­ment dévo­lus à l’uni­vers fémi­nin ou as­so­ciés à un réel par­tage des tâches entre les sexes

La liste est ici

EtPourquoi.jpgLesAmantsPapillons.jpgLesCheveuxDeLeontine.jpg

mardi 8 septembre 2009

Pourquoi moins de filles à HEC ?

Dans le Monde d'hier un article sur le fait que "Les filles brillent en classe, les garçons aux concours"

suivi d' une interview de Christian Baudelot et Roger Establet, sociologues, par Anne Chemin.

"La moindre confiance en soi des filles et la surestimation de soi des garçons nous frappent"

2 articles qui font débat

mercredi 26 août 2009

Si vous avez Canal plus regardez la télé ce soir

Séance de rattrapage...

Ce soir, mercredi 26 Août à 22h15, Canal plus rediffuse "Bienvenue dans la vraie vie des femmes"

Un documentaire intelligent à voir si vous ne l'avez pas déja vu lorsqu'il a été diffusé en mai

bienvenue_vraie_vie_femmes.jpg

Pour celles et ceux qui n'ont pas Canal, il existe un DVD mais qui n'a pas été mis en vente, l'achèteriez vous si il l'était ?

mardi 23 juin 2009

Qui dirige les grandes écoles ?

A votre avis ?directeurs_grandes_ecoles.JPG

lu sur du rose dans le gris

La Conférence des grandes écoles (CGE) vient d’élire son nouveau conseil d’administration et son nouveau bureau. Et ça donne le tournis : 24 hommes et une femme : Florence Darmon, Directrice de l’Ecole Supérieure des Travaux Publics.

Le plus impressionnant lorsqu'on consulte la liste c'est que cette conférence est pour l'essentiel composée de directeurs de grandes écoles :

ESSEC, Ecole Centrale Paris, INSA de Lyon, Mines ParisTech, ,EFREI, Ecole d’Ingénieurs , HEC ,Ecole Supérieure de Commerce de Clermont-Ferrand , TELECOM & Management SudParis, Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris, Institut national des Sciences Appliquées de Lyon, institut Supérieur d’Agriculture de Lille ,ESC Clermont-Ferrand, SUPELEC, Ecole Centrale d’Electronique, Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace, Arts et Métiers ParisTech, Ecole Polytechnique,

Sinon, je rappelle le billet sur les régionales, si on ne veut pas retrouver la même configuration avec seulement 2 femmes présidentes de région c'est maintenant qu'il faut en parler.

mardi 20 janvier 2009

L'école du pouvoir

Je n'ai pas regardé hier le téléfilm sur la promotion Voltaire de l'ENA mais il était difficile de l'ignorer. L'occasion donc de reparler de ces futurs hauts fonctionnaires.

Il se trouve que la promotion qui vient de démarrer sa scolarité a choisi son nom ce week-end : au septième tour de scrutin, Robert Badinter l'a emporté par 49 voix sur 89 suffrages exprimés face à Georges Clemenceau, Hannah Arendt et Jean-Baptiste Colbert..

Après la promotion Voltaire, il y a eu la promotion "Droits de l'Homme", la promotion Henri-François d'Aguesseau, Solidarité, Louise Michel, Léonard De Vinci, Denis Diderot...bref 3 noms de femmes en 60 ans Louise Michel, Simone Weil et Simone Veil.

Je rappelle que les futures élites de la Nation formées dans cette école restent majoritairement masculines. La promotion 2007/2009 ne comptait que 26 femmes pour 64 hommes, la promotion 2008/2010 28 femmes et 51 hommes (si j'ai bien compté). J'attends de connaitre la répartition pour la promotion Robert Badinter.

Conclusion : on sait déjà que dans 15 ou 20 ans les cabinets ministériels compteront plus d'hommes que de femmes

mardi 23 décembre 2008

Couleurs

trouvées grâce à Frieda qui a mis un lien vers un joli blog couture, photo, mode, déco et plus encore qui a découvert un photographe sociologue

bleu.jpg rose.jpg

Sur un tout autre sujet, je vous conseille la lecture du billet de Marc, intitulé Chapon, Vasectomie et féminisme.

lundi 15 décembre 2008

La nouvelle conception des programmes du primaire a abouti à la disparition de références concrètes à la question de l’égalité homme-femme

Extrait du Rapport d'activité de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes (Assemblée Nationale)

Ce rapport aborde différent thèmes, notamment celui de l'égalité à l'école: il constate que malgré leurs réussites scolaires les filles sont toujours absentes de certaines orientations, ce qui aboutit à une considérable ségrégation professionnelle. En fait l'égalité affichée n'est en réalité pas traité de façon prioritaire.

J'en retiens un exemple : la façon dont l'égalité filles garçons est abordée dans les programmes du primaires. Depuis 2002 c'est une régression qui est observée. Certaines références aux inégalités qui figuraient dans les programmes de 2002 ont été supprimées en 2007 et depuis les réformes d'avril 2008 la question de l'égalité hommes/femmes n'est carrément plus évoquée.

En bref, au lieu d'avancer on recule

dessin_ecole.jpg


***********************

Voici l' extrait du rapport sur ce thème précis.

"En fait, la révision des programmes effectuée en 2007, pour la rentrée 2007/2008, avait déjà supprimé du programme d’histoire du cycle des approfondissements (CE2, CM1 et CM2), des références aux inégalités hommes-femmes qui figuraient dans les programmes de 2002.

Avaient disparu :

– la mention de la place des femmes parmi les objectifs assignés à l’enseignement de l’histoire : « Chaque époque a été marquée par quelques personnages majeurs, dans l’ordre politique, mais aussi littéraire, artistique ou scientifique. On n’oubliera pas, pour autant, le rôle des groupes plus anonymes ni celui des femmes, dont on soulignera la faible place dans la vie publique» ;

– le « point fort » relatif à l’inégalité entre l’homme et la femme exclue du vote et inférieure juridiquement qui constituait l’un des trois points forts à retenir dans la partie du programme relative au XIXe siècle.

Les programmes de 2007 maintenaient cependant dans la présentation de l’histoire du XIXe que : « En France, la République s’installe durablement, consolide les libertés fondamentales et développe l’instruction, mais la femme reste dans une position d’infériorité par rapport à l’homme, comme partout en Europe. » Ils prévoyaient aussi explicitement, dans le programme d’éducation civique, que l’étude de la question de la citoyenneté suppose d’apprendre « que, même si la réalité n’est jamais entièrement conforme à l’idéal, celui-ci doit continuer à être affirmé pour guider les comportements et structurer l’action, à partir d’exemples historiques comme l’esclavage ou l’inégalité entre les hommes et les femmes ».

Ces points d’ancrage ont disparu lors de la refonte qui vient d’être opérée. Elle retient, il est vrai, une approche différente en matière d’enseignement de l’histoire et de conception du programme. Que ce soit pour la maternelle ou pour l’école primaire, les nouveaux programmes arrêtés le 29 avril 2008 ne présentent plus de références explicites relatifs à l’égalité homme-femme.

On peut, tout au plus relever que le programme d’instruction civique et morale du cycle des approfondissements précise que parmi les sujets plus particulièrement étudiés, figurent « les règles élémentaires d’organisation de la vie publique et de la démocratie », parmi lesquelles : « le refus des discriminations de toutes nature ».

Pourtant cette question reste une compétence devant être acquise à la fin du CM2. En effet, dans le cadre des compétences dites Compétences sociales et civiques, l’élève doit être capable de : « respecter les autres, et notamment appliquer les principes de l’égalité des filles et des garçons », conformément au socle commun de connaissances et de compétences."

(j'ai pris le dessin ici)

samedi 15 novembre 2008

Rabachons, rabachons il en restera bien quelque chose.....

Je n'ai pas la prétention avec mon précédent billet de changer la célébration officielle de la Déclaration des droits de l'homme en célébration de la Déclaration des droits de la personne humaine, mais si en voyant une affiche des personnes s'indignent mon billet aura servi à quelque chose.

Même chose avec les jouets, c'est LE sujet d'actualité et ça énerve pas mal d'entre vous. Je suis bien persuadée que ces rayons de jouets ne sont que la partie visible d'une culture vieille de plusieurs milliers d'années et les enfants réclament les mêmes jouets que ceux de leurs camarades du même sexe. Mais si dans le magasin des parents se s'interrogent suite aux campagnes contre les jouets sexistes, elles auront servi à quelque chose.

Voici quelques affiches de ces campagnes, Le catalogue est sur le site du collectif mix-cités

jouets_1.jpgjouets_2.png jouets_3.jpg jouets_4.jpg jouets5.jpg jouets_6.gif jouets_7.jpg jouet8.jpg

jeudi 18 septembre 2008

Comment on dévalorise en 1mn36 ce que font les femmes

Pour ceux qui ne l'ont pas encore vue voici la vidéo diffusée par Rue89.

Je laisse les institutrices (puisque c'est bien d'elles qu'il s'agit il le reconnait implicitement en parlant ensuite des institutrices de CE2), s'insurger contre le fait que l'on réduise leurs fonctions de cette façon

Mais je remarque avec quel mépris monsieur Darcos évoque des taches qui sont encore massivement effectuées par des femmes qu'elles soient institutrices, puéricultrices ou mères.

Certes, pour changer des couches ou faire faire la sieste à un enfant il n'y a peut être pas besoin d'avoir un bac+5 mais cela nécessite un savoir-être fait de patience, d'intuition, de contrôle de soi, de souci de l'autre. Il est clair que tout cela n'était pas aux programmes des grandes écoles qu'à faites Mr Darcos.


**************

Blogs de meufs : durosedanslegris , ixgil , detoutetderien

vendredi 5 septembre 2008

les choses ne sont pas prêtes de s'arranger

J'ai eu la curiosité d'aller faire un tour sur le site de l'ENA. Vous savez cette école qui forme l'élite de la République et dont les élèves rejoindront les bataillons de la haute fonction publique.

Ces élèves sont sans surprise, chaque année ils votent pour donner un nom à leur promo. Depuis 1947 donc une soixantaine de nom , et bien il faut s'appeler Simone Veil ou Simone Weil ou Louise Michel (ou alors Croix de Lorraine ou France Combattante) pour en être. 3 femmes en 60 ans ! même si on apprend que lors du dernier vote Simone de Beauvoir a eu quelques voix je ne vois pas de quoi être rassurée sur la façon dont nous serons dirigés dans les années à venir.

La vraie surprise pour moi a été de constater que les effectifs de l'ENA sont loin d'être paritaires. Le site précise que "la promotion 2006-2008 se distingue par un taux de féminisation record de 42,3 %, à comparer aux 21 % de la promotion précédente". Ouf ! mais il semblerait que l'ENA applique la méthode Coué car si il y a bien 37 filles pour 46 garçons en 2006/2008 il s'agit un accident, la promotion 2007/2009 ne comptant plus que 26 femmes pour 64 hommes.

Je savais qu'on trouve moins de femmes dans les filières scientifiques, mais je ne pensais pas que c'était aussi le cas à l'ENA , Quelqu'un se préoccupe-t-il de cette question ?

Lectrices, si parmi vous il y a des représentantes de GEF (Grandes écoles au féminin) je suis intéressée par toute analyse sur le sujet.

ena1959.jpg

jeudi 28 août 2008

Une photo banale

Une photo (Le Monde 28 août) à laquelle on ne prête guère attention.

Qu'est-ce qu'on y voit ? 2 ministres en train de faire leur boulot de propagande. Ils se sont déplacés dans une école primaire, accompagnés du ban et de l'arrière ban du canton : le Préfet (on reconnait sa belle casquette), l'inspecteur d'Académie certainement, peut-être le Maire ou le député local. Quand un ministre se déplace il y a toujours beaucoup de monde pour le recevoir. Tous dûment cravatés et costumés. Une seule femme, ni cravatée, ni costumée, elle porte un gilet. Je parierais gros qu'il s'agit de l'institutrice ou peut-être de la directrice de l'école.

Bref que voit on sur cette photo ? rien qu'une chose banale : des hommes qui représentent le pouvoir à tous les niveaux et le font savoir.

ecole.jpg

vendredi 20 juin 2008

les femmes dans les albums Astérix

asterix1.jpg (info et liens communiqués par Délivrée)

un mémoire réalisé à l'Université de Lausanne (encore! les Suisses sont vraiment actives sur le sujet) décortique les stéréotypes des albums Astérix.

Le premier est publié en 1961, mais ce n'est qu'en 1972 que des femmes peuvent boire de la potion magique et en 1974 qu'elles participent au banquet final. Pour le reste c'est sans grande surprise. Ce sont des emmerdeuses (c'est moi qui résume) qui ne font que compliquer la vie des hommes (qui trainent aussi leurs parts de stéréotypes).

asterix2.jpg

Existe-t-il un prix Lab-elles pour les BD ?

Pour continuer sur les albums voici un petit conte animé trouvé sur le site Du côté des filles . Je trouve qu'il caricature dans l'autre sens et qu'il date un peu. En tout cas, chez moi ça ne se passe pas du tout, du tout comme ça.