Olympe et le plafond de verre

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vendredi 31 juillet 2009

La femme, la pub et la haine.

J'avais lancé, il y a quelques semaines, un appel pour retrouver un article de Simone de Beauvoir paru dans le Monde du 4 mai 1983. Il n'a pas fallu très longtemps pour qu'une lectrice m'envoie ce texte, et je l'en remercie.

Je rappelle que cet article a été écrit suite à une campagne visant à dénoncer un projet de loi anti sexiste présenté par Yvette Roudy. Ce projet calqué sur la loi anti raciste de 1972 qui autorisait notamment les poursuites pour toute atteinte à l'image de la femme et de sa dignité n'a au final jamais été présenté à l'Assemblée nationale. (voir mon précédent billet sur le sujet)

Ce texte a vieilli par certains cotés, mais reste d'une actualité confondante par d'autres et quelques uns de ses paragraphes pourraient être repris tels quels aujourd'hui, 26 ans après . Jugez en.

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S'il n'était si consternant, le déferlement de misogynie soulevé par la loi anti-sexiste de Mme Yvette Roudy mériterait de déchainer des fous rires. Ces messieurs – et dames – qui reprochent aux féministes de manquer d'humour s'en montrent regrettablement dépourvus. Avec quelle pompe ils font appel à leur sens des responsabilité, à leur conscience professionnelle pour revendiquer le droit d'afficher sur les murs les images qui – à leur idée – rempliront le mieux leurs poches ! Ils n'hésitent pas à invoquer les plus hautes valeurs culturelles : d'après eux la publicité nous abreuverait de beauté, et ce serait manquer de tout sens esthétique que de ne pas assimiler ses créations aux plus célèbres tableaux du Louvre, ses « messages » aux grandes œuvres de la littérature française.

Tant de lourde prétention confond ! Mais avant tout, ils sont inspirés, disent-ils, par le respect de la sacro-sainte liberté : laquelle ? La loi qui permet aux femmes de choisir librement leur maternité serait « une interférence dans la vie personnelle » et donc une atteinte à la liberté. (Il est vrai que il y a cent ans, quand s'ouvrit à Rouen le premier lycée de filles, il se trouva des hommes pour déclarer que c'était là une atteinte à la liberté.)

Liberté ! Que d'imbécilités on profère en ton nom ! On s'en autorise, par exemple, pour comparer Yvette Roudy à un ayatollah ; je ne sache pas qu'elle ait demandé à ses compatriotes de porter le tchador, ni incité à la lapidation des femmes adultères. Et quel rapport entre la reine Victoria et la femme qui a fait voter la gratuité de l'IVG ? Je ne vois rien d'humoristique ni de finement spirituel dans ces gros sarcasmes haineux.

Certains préfèrent des arguments qui leur semblent plus sérieux. La Croix, dont on connait l'effort soutenu en faveur de la libération sexuelle, accuse Yvette Roudy de vouloir interdire l'amour et le plaisir. Mme Giroud – entre autres – lui reproche de brimer « le droit aux fantasmes ». Les gens ne pourraient donc inventer leurs rêves qu'à partir des plates images publicitaires ? Il n'est pas besoin d'être grand psychologue pour savoir que les fantasmes ont de tout autres origines.

Cependant pour répondre à ces attaques, le « clin d'œil ironique », le « coup de coude » complice ne suffisent pas. Car cette petite minorité de profiteurs, enragés comme des chiens à qui on menacerait de retirer leur os, risque de nuire, tant leur campagne est solidement orchestrée : ils sont soutenus par de nombreux journalistes car les journaux – sauf le Canard enchainé qui, justement, n'a guère pris part à cette opération – vivent en grande partie de la publicité. Il faut donc dénoncer plus précisément la mauvaise foi des arguments invoqués.

D'abord, l'amalgame. La loi ne concerne ni les livres, ni les films, ni les tableaux, ni aucune création artistique ; elle ne s'en prend pas non plus aux revues, aux magazines. Seul la pub est visée, car elle seule, au lieu de se proposer à des libertés, s'impose aux regards qui, bon gré, mal gré, la subissent. Personne ne s'indigne qu'on réprime la liberté des exhibitionnistes : certaines exhibitions publicitaires ne sont pas moins choquantes ; il me paraît logique d'en protéger les passants. Cette protection est d'ailleurs fort discrètes : on brandit le mot de censure : mais il ne s'agit rien de tel : la loi accorde seulement aux femmes qui se sentent agressées un pouvoir de contestation, un contre-pouvoir de régulation démocratique. En fin de compte, ce seront les juges qui décideront du bien-fond de leur protestation.

Pourquoi les femmes ? Parce que ce sont elles qui sont en question ; ce sont elles dont la pub, pour vendre ses produits, propose des images avilissantes. Jamais un homme. Sauf autrefois, des Noirs. Mais la loi anti-raciste a rendu impossible les « Banania-y'a bon «  de mon enfance. On nous dit que les lois ne peuvent rien, que le racisme est demeuré aussi vivace depuis la loi anti-raciste. Il y a mille raisons pour qu'il n'ait pas désarmé. Du moins, ne s'exprime-t-il plus tout à fait impunément. Certaines affiches ont disparu de nos murs. A la suite de quelques procès, les cafetiers n'osent plus refuser de servir des « bicots » ou des « nègres. Une loi ne change pas du jour au lendemain les mentalités, d'accord. Mais elle contribue à les former. Une sotte demandait dans Le Nouvel Observateur : « Suffit-il de brûler les images pour libérer les femmes ? » Non, bien sûr, ce serait trop simple. Mais il n'est pas inutile d'agir sur les images. Les enfants aussi ont des yeux, les images s'impriment en eux. Éviter qu'elles ne leur inspirent le mépris de la femme serait déjà une victoire.

Il paraît inconcevable à ces messieurs qu'un corps de femme puisse être utilisé comme « support publicitaire » sans qu'on lui inflige une attitude dégradante. Refuser cet avilissement serait interdire toute image de femme et, par extrapolation tout image. Un monde sans images ? C'est l'austérité tyrannique des pays de l'Est ! Le goulag n'est pas loin... Ces insinuations absurdes trouvent des oreilles complaisantes chez les ennemis du régime, car il ne faut pas oublier que cette campagne – et peut-être essentiellement – politique.

Cependant, cet aspect est plus ou moins masqué. Ce qu'on dénonce bruyamment, ce sont les excès auxquels, forte de la loi Roudy, vont se livrer les féministes. Les publicistes répètent à cor et à cri qu'il faut faire confiance aux femmes. Alors ? Alors, les féministes ne sont pas des femmes. On reprend contre elles les arguments les plus éculés. Elles sont « torturées, mal dans leur sexe « , déclare M J-F Fabry, éminent inventeur de la femme ligotée, portant des jeans Buffalo. « Ce sont des intellectuelles qui n'ont pas de contact avec la réalité «  diagnostique un autre. Je connais des féministes médecins, avocates, ingénieurs, mères de famille : il ne me semble pas que le directeur d'une agence publicitaire ait, à priori, de meilleurs contacts avec la réalité ; à moins que « réalité » ne signifie pour lui le fric dont il a certainement une expérience plus enrichissante. Quoi qu'il en soit, il faut le répéter, ce ne sont pas les associations qui trancheront, mais des juges. Tout ce que nous espérons c'est que la perspective d'un procès puisse avoir -comme dans le cas du racisme – un effet dissuasif.

Ce qu'il y a de consternant dans toute cette affaire, c'est la vraie raison d'une telle levée de boucliers.

Contraints et forcés, les hommes renoncent à se targuer ouvertement de leur supériorité dans le domaine économique : contre l'égalité des salaires, contre la non discrimination des emplois, ils mènent des luttes plus sournoises. Mais ils demeurent profondément convaincus que la femme est un objet à manipuler, qu'ils sont les maitres de cette manipulation. On ne les changera pas de sitôt. Mais toute démarche qui met obstacle à leur prétention dominatrice devrait être accueillie avec reconnaissance non seulement par les féministes, mais par toutes les femmes, du moins par celles qui refusent de se laisser mener à la baguette, fût elle ornée d'un diamant.

dimanche 16 novembre 2008

Les journalistes du Monde ne lisent pas les chroniques de leur médiatrice...

...ou alors ils s'en foutent.

Celle-ci avait évoqué en juin le sexisme rampant et reconnaissait que, concernant la rubrique qui présente 5 fois par semaine un portrait , "les statistiques sont accablantes : pour toute l'année 2007, on ne compte que 53 femmes sur 258 portraits, c'est-à-dire 20 % environ. Là encore les raisons seraient àplantu.JPG chercher du coté des femmes beaucoup de femmes refusent d'être mises en avant. A moins d'avoir quelque chose à vendre, ou d'être engagées dans la politique, beaucoup répugnent à cet exercice narcissique qu'est le portrait."

Afin de savoir si les journalistes du Monde ont fait preuve d'un peu plus de conviction dans la recherche de femmes je me suis livrée à une analyse sur tout le mois d'octobre (que j'avais annoncée pour être tout à fait impartiale).

Comme dirait Mme Maurus le résultat est accablant, et quant au rapport sur l'image des femmes dans les médias il ne semble pas être arrivé jusqu'à la direction du Monde.

Donc, 20 portraits en octobre : 4 femmes, 5 si je compte celui de Maya Angelou dans une autre rubrique. La proportion est la même qu'en 2007. Dans le même mois le Monde a, à plusieurs reprises, fait appel à des experts notamment pour expliquer la crise bancaires. A des experts hommes bien sûr.

Mais me direz-vous, le Monde a consacré en octobre une double page sur la façon dont votent les femmes aux USA (davantage pour les démocrates que les hommes) et surtout un supplément de 10 pages sur les femmes et la science. Bravo ! mais n'est ce pas se donner bonne conscience à bon compte ? parce que si le Monde présentait tout au long de l'année des portraits de femmes scientifiques, si il faisait appel un peu plus souvent à des femmes pour donner des points de vue sur la science cela donnerait une image autrement plus vivante des femmes dans la science et permettrait aux jeunes filles de se forger des modèles.

Voici la liste des portraits 1 : Ed Harris, réalisateur , acteur/ 2 : Patrick Buisson, l’hémisphère droit de Sarkozy(sic)( Je savais qu'il avait 5 ou 6 cerveaux j'ignorais qu'il ne s'agissait que d'hémisphères gauches)/3 : Gérard Larcher, Président du Sénat/4 : Eric Verdier, oenologue/7 : Emilio Botin Banquier/8 : Ousmane Sow, sculpteur/9 : Jean Pierre Ploué, Designer auto/10 : Ruben Costas, politicien Bolivien/14 : Françoise Hardy, chanteuse/16 : Christian Lothion, Directeur de la police judiciaire/17 : Roberto Saviano, journaliste italien/18 : Claudie Gallay, écrivaine/21 : Nicolas Demorand, journaliste qui semble très fier de n'avoir « Pas le temps de voir les films qu’il annonce à l’antenne. Pas le temps de faire un reportage dans la vraie vie. Pas le temps de voir sa fille de 1 an en semaine. Pas le temps de vivre avec sa compagne. Pas le temps de musarder. », bref un modèle pour tous !/22 : Françoise Dolto/23 : Zabou Breitman, actrice réalisatrice/24 : Christian Noyer, banquier/25 : Francesco Bouglione : directeur de cirque/26/27 : rubrique enquête . Maya Angelou femme de lettres Américaine/28 : Gilles Simon, sportif/29 : Guillermon del Toro, cinéaste mexicain/31: Henry Quinson, moine

mercredi 1 octobre 2008

Pour être remarquable il faut être Jeanne d'Arc, Marie Curie, Eva Joly ...........ou un homme

Vous vous souvenez que j’avais écrit (et je vous avais proposé de faire de même) au Monde pour leur faire remarquer que les pages portraits présentaient bien davantage d’hommes que de femmes.

La médiatrice du monde s’était fendue d’une chronique sur le sujet. Elle reconnaissait le « sexisme rampant » et précisait qu'en 2007 sur 258 portraits 53 seulement concernaient des femmes.

6 mois après les choses ont-elles évoluées ?

La réponse est NON. mariasc.jpg

Voici les articles de la dernière semaine (et je l’ai juste choisie parce qu’ayant été beaucoup absente j’avais accumulé une pile de journaux ce qui rendait ma recherche facile)

Mardi 2 3 : Paolo Conte. Musicien/ chanteur

Mercredi 24 : Gérard Collomb. Homme politique

Jeudi 25 : Eva Joly. Quand même !

Vendredi 26 : Eric Woerth. Ministre

Samedi 27 : Hans Dichand. Directeur de journal autrichien jeanne_d_arc.jpg

Dimanche 28/29. Pas de portrait mais un décryptage sur la révolution néolithique par 2 universitaires. Jean-Paul Demoule et Jean Guilaine.

Mardi 30 : Declan Ganley. Riche entrepreneur qui fait de la politique

Mercredi 1er. Ed Harris. Auteur

Résumé : 1 femme pour 10 hommes. eva_joly.jpg

Le rapport sur la place des femmes dans les médias note que les jeunes filles n’ont quasiment pas de modèles féminins auxquels s’identifier. Les enseignants de primaires étaient invités ente les 2 guerres à présenter 22 personnages historiques parmi lesquels 2 femmes : Jeanne d’Arc et Marie Curie . Aujourd’hui les consignes restent les mêmes et ce sont toujours ces 2 femmes qui sont citées par les instructions officielles.

C’est un cercle vicieux, les femmes ne sont pas remarquées, elles ne se mettent pas en avant, on n’en parle pas et le jour où quelqu’un cherche une femme pour un colloque, un article il n’en a pas dans son carnet d’adresses.

Les Suisses viennent de mettre en place une banque de données des femmes expertes. Les femmes qui disposent d’une expertise s’inscrivent et les organisateurs de colloques, les journalistes peuvent s’y référer.

En tout cas, Si la médiatrice du Monde me lit j’annonce ici que je donnerai la liste des portraits parus dans le Monde en octobre.

Pour ceux et celles qui ont un blog peut-être que ça finirait pas avoir du poids si vous le faisiez aussi ?


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Petite Annonce

Je me suis beaucoup amusée cet été à faire une page roman-photos. J’aimerai bien en faire d’autres mais pour cela j’ai besoin de photos. Quelqu’un pourrait-il m’indiquer un site où trouver des images libres de droits et gratuites ? Il me faut des images représentant des personnes dans des situations de travail (réunions notamment), en familles, entre amis. La difficulté provient de ce que les mêmes personnes doivent être présentées sur plusieurs images assez similaires.


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blogs de meufs : rêves de comptoirs, aiguilles magiques,

samedi 13 septembre 2008

Les femmes seraient-elles transparentes ?

Je suis bien soulagée de constater que seuls les hommes sont coupables de péchés aussi graves que la Vanité, la Tyrannie, l'Envie ou l'Avidité. Tous comportements qui sont à mon avis responsables de la plupart des maux de notre planète.

balzac.jpg

Mais je me pose quand même une question : la cousine Bette, la duchesse de Langeais, la femme de 30 ans ou la rabouilleuse seraient-elles des saintes ?

Une fois de plus Le Monde ignore que l'humanité est constituée d'hommes ET de femmes et ne retient que la partie mâle de la Comédie Humaine


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Blogs de meufs : désormais, afin que les blogs de filles progressent dans les classements des blogs influents je mets à la fin de chaque billet un lien vers 2 ou 3 blogs. Si vous voulez que je mette le votre faites moi le savoir. Il suffit que ce soit un blog tenu par une femme et qu'il ne soit ni raciste, ni sexiste etc. archipel rouge, abfaboune, miscellanees

mercredi 21 mai 2008

réponse de la médiatrice du Monde

Suite à mes mels (voir 3 posts plus bas "nos grands hommes") j'ai reçu une réponse de la médiatrice du Monde.

La voici

Bonjour Madame, j'ai effectivement lu vos remarques sur les pages Horizons. Comme les précédentes, elles sont utiles car elle nous permettent de prendre conscience de choix souvent implicites. Je me permets toutefois de vous signaler que les pages Portrait et Horizons sont sous la responsabilité d'une femme, Marie-Pierre Subtil, qui fait partie des ( trop) rares membres féminins de la rédaction en chef. De même, le poste de Médiatrice tenu pour la première fois au journal Le Monde, par une femme(nous ne sommes que deux, en France, avec Marie-Laure Augry, de FR3). Bien à vous Véronique Maurus

Donc elle a bien lu mes mels et elle les trouvent utiles. un encouragement à continuer. dans quelques semaines je referai le point sur cette rubrique du journal. On verra si elle présente autant de femmes que d'hommes.

jeudi 15 mai 2008

nos grands hommes

Le Monde a une rubrique "décryptage" quotidienne. La plupart du temps il s'agit d'un portrait : 1 page entière, avec photo, consacrée au parcours d'un individu intéressant.

Voici ce que ça donne sur une semaine (et je n'ai pas choisi exprès cette semaine)

Jeudi 8 : Dominique (c'est un garçon) Lapierre. Plume humanitaire (le titre est celui du journal)

Vendredi 9 : Morgan (c'est un garçon) Tsvangirai. Un rival coriace

Samedi 10 : Jerry Mitchell. Chasseur de fantomes (pour être complète je dois dire que dans ce même numéro il y a une page sur le gang des saris roses. C'est ailleurs, loin d'ici, que les femmes ont besoin de se défendre)

Dimanche 11/ Lundi 12 . Ce n'est pas un portrait mais un "grand entretien " avec Avraham Brug ancien président de la Knesset.

Mardi 13 : Giovanni Valenti. L'homme aux clés d'or.

Mercredi 14 : Gilles Jacob. Le commandeur de Cannes

Jeudi 15 : Christian Velot. Profession : lanceur d'assiette (sic)

les seules femmes a bénéficier d'un portrait sont dans la rubrique nécrologie, et il y en a plusieurs. Comme quoi la vérité finit toujours pas triompher et les mérites par être reconnus !!

Bon, je vais de ce pas faire un mel à la médiatrice du Monde.

vendredi 25 avril 2008

Action N°1 : suite

voir post plus bas.

donc j'ai écrit au Monde. J'ai reçu une première réponse, qui disait ceci :

Madame, Nous vous remercions de votre courriel. Nous en avons pris bonne note. Bien à vous,

J'ai trouvé ça un peu court, je leur ai dit en précisant qu'ayant écrit au Médiateur (qui est une médiatrice ce que je ne savais pas) j'attendais une réponse de sa part .

Réponse : Madame, Le "Courrier des lecteurs" et la Médiatrice forment un seul service. Véronique Maurus a donc pris connaissance de votre courrier. Si vous avez lu l'introduction de ce papier il ne vous aura pas échappé que Le Monde n'était pas le seul organisateur de cette confrontation. Cordialement

Elégant je trouve de se défosser sur un partenaire. Celui-ci étant TNS Sofres, je viens de leur envoyer un mel et je vous tiendrai au courant.

lundi 21 avril 2008

Action N°1

Cela devient lassant, encore un débat pour lequel n'ont été retenus que des hommes. dans le Monde du 18 avril.

Réformer la France mission impossible 1 - Réformer la France : mission impossible ?

LE MONDE | 19 avril 2008 | 3767 mots Le débat organisé par « Le Monde » et TNS-Sofres, lundi 14 avril, à l'initiative du Théâtre du Rond-Point, a permis à Xavier Bertrand, François Hollande, Jacques Attali et Philippe Corcuff de confronter leurs conceptions de la réforme.

J'ai écris au médiateur du Monde pour lui signaler que ce type d'article laissait penser qu'il n'y avait aucune femme capable de débattre sur un sujet de cette nature et que Le Monde ferait bien d'être un peu plus attentif . Je vous invite à faire la même chose.