Olympe et le plafond de verre

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dimanche 13 décembre 2009

Orelsan, la pub, le fric

Je ne voulais plus entendre parler d'Orelsan ni parler de lui sur mon blog.

Le fait qu'il ait été nominé puis élu pour représenter la France au MTV Europe Music Awards 2009  ne relevait à mon avis que d'une tentative de la part des organisateurs pour faire parler d'eux. Tentative vaine comme vous avez pu le constater, le sujet n'a pas buzzé. Même chose pour le prix Constantin.

Mais je ne peux que partager, et vous faire partager, la satisfaction du réseau Encore féministes ! . Une action a été lancée contre la FNAC, qui avait choisi dans son catalogue "Sélection de Noël" de promouvoir Orelsan en ces termes :"La polémique sur l'un de ses textes ne doit pas occulter le talent de ce jeune rappeur. Son ton volontairement très provocateur et son flow nerveux, boosté par un son impressionnant, servent une écriture serrée, digne des plus grands. Il y a du Eminem chez Orelsan !"

Emelire explique comment est faite la sélection de ce catalogue. D'après elle, c'est simple les producteurs doivent payer ! 

Toujours est-il que la FNAC n'a pas tardé à réagir sous la plume de son directeur de la Responsabilité sociale et environnementale :

« Nous avons reçu des mails et lettres provenant de militants et militantes de votre mouvement concernant le chanteur Orelsan.
Nous avons également pris connaissances de vos demandes par courrier et sur votre site internet.
Nous tenions a vous dire que [nous] comprenons votre émotion et sommes navrés d'avoir heurté votre sensibilité.
La mise en avant dans le catalogue de Noël de ce disque est une erreur.
Nous l'avons d'ailleurs immédiatement retiré sur le catalogue de Noël en ligne sur Fnac.com.
Nous vous assurons de notre vigilance sur cette question à l'avenir et vous prions d'accepter nos excuses
. »



 

dimanche 8 novembre 2009

Actions

Cette semaine, vous pouvez :

Si vous êtes à Paris, rencontrer des membres de La Barbe à l'issue de la représentation de la pièce "Suzanne, une femme remarquable" le mercredi 11 novembre à 21h au Lucernaire, 53 rue ND des Champs dans le 6ème (le placement en salle est libre).

Pour ceux qui ne les connaitraient pas je rappelle que La Barbe a pour ambition de déstabiliser les milieux influents en dénonçant la tendance qu'ont les hommes à s'y croire chez eux; donner à voir l'invisibilité des femmes dans les enceintes du pouvoir tout en semant la confusion...des genres. J'adore.

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Ecrire à la Halde pour dénoncer le sexisme des grandes surfaces qui installent en ce moment des espaces différents pour les jouets des filles et pour ceux des garçons.

Extraits du texte proposé :
Il est évident que cet affichage fléché empêche les enfants de choisir des jeux, jouets, déguisements,etc. en fonction de leur caractère, leurs aptitudes et leurs envies et les force à se conformer aux rôles stéréotypés liés aux genres, qui sont à l’origine de la plupart des discriminations de sexe.

De nombreux métiers restent encore très sexués malgré l’ouverture des filières de formation et malgré cette formulation neutre des offres d’emploi ; et ce précisément parce que l’orientation professionnelle se fait de façon progressive souvent dès la petite enfance, et en grande partie par le biais des jeux. On peut citer comme exemple les panoplies de déguisement d’infirmière conçues spécifiquement pour les petites filles et les panoplies de médecin pour les petits garçons.

Ainsi, je demande à la HALDE de recommander aux magasins de jeux et jouets, aux fabricants et aux publicitaires de prohiber tout affichage sexiste dans la promotion de leurs produits afin de protéger les enfants d’un conditionnement précoce contre lequel il sera vain de lutter à l’âge adulte.

Emelire donne des explications très précises ici. Il faudrait qu'un maximum d'enseignes et de villes en France soient signalées.

mercredi 30 septembre 2009

Les viols dans les camps de réfugiés Tchadiens

J'entends ou je lis trop souvent "de quoi vous plaignez vous les féministes ? vous avez obtenu l'égalité, la liberté etc... alors qu'il y a encore beaucoup de pays où les femmes n'ont aucun droit". 

Certes, mais ce n'est pas une raison pour se contenter des inégalités qui perdurent encore ici.

J'ai donc pris le parti d'évoquer sur ce blog  ce qui reste à faire en France  et de ne pas aborder les difficultés des femmes dans d'autres pays. Lister toutes les horreurs constatées ailleurs ne servirait pas à grand chose et serait contre productif à mon avis en donnant l'impression que nous vivons dans un pays idyllique.

La longue discussion que j'ai eu sur le sujet avec Jocelyne cet été m'a amenée à moduler mon point de vue.

J'ouvre donc une nouvelle rubrique : évoquer le sort de femmes dans d'autres contrées lorsque cela peut leur être utile.

De nombreuses associations existent et je relayerai régulièrement leurs actions pour les femmes.

Je commence par Amnesty international. J'en avais fait partie il y a très longtemps à une époque où je n'avais pas d'enfants et du temps.

Amnesty international dénonce le taux élevé de viol et d’autres violences, dont sont victimes au quotidien, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des camps situés dans l’est du Tchad, les jeunes filles et les fillettes réfugiées du Darfour , et ce en dépit de la présence des forces de sécurité de l’ONU .

Le Détachement intégré de sécurité (DIS), force de police tchadienne soutenue par la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), s’est vu confier expressément la responsabilité d’assurer la sécurité dans les camps et aux alentours. Il s’est maintenant entièrement déployé, comptant plus de 800 agents dans les 12 camps de réfugiés de l’est du Tchad.

Toutefois, des membres du DIS ont été pris directement pour cibles de violences, tandis que certains se rendaient eux-mêmes responsables de violations des droits humains.

Amnesty International  demande au gouvernement tchadien et à la communauté internationale de prendre sans délai des mesures efficaces afin de remédier aux viols et aux autres violences, généralisés et systématiques, dont sont victimes les femmes, les jeunes filles et les fillettes réfugiées du Darfour dans l’est du Tchad.

Ce que nous pouvons faire