Quelques semaines après avoir commencé à bloguer j'ai découvert le classment wikio. J'ai mis un peu de temps pour comprendre comment ça marchait, mais quand je me suis aperçue qu'il n'y a avait qu'une femme dans les 20 premiers de la catégorie politique j'ai décidé de m'y mettre sérieusement.
Et je me suis bien amusée.
Il m'a fallut 6 mois pour sortir des limbes et être dans les 10 premiers. Preuve que rien n'est vérouillé et qu'il suffisait de jouer le jeu. Comme n'importe quel groupe social la blogosphère a ses règles, et elles ne différent guère de celles de la vraie vie : il faut créer des liens, réseauter, citer qui on a envie sans attendre de retour particulier mais entrer dans un grand système d'échanges. En fait ça ressemble un peu à ça, c'est plus rigolo, ça rapporte moins et c'est plus ouvert (pour voir l'animation du shéma clic)

On peut faire la même chose sans wikio mais, outre que le classement met un peu de piment à l'affaire, wikio s'était jusqu'à présent positionné comme un partenaire des blogueurs. L'équipe a développé des outils qui sont bien pratiques et répond toujours dans les heures qui suivent lorsqu'on l'interroge. Pierre Chappaz le sympathique boss m'a même proposé une aide quand j'ai eu un problème avec google. Pour une amatrice comme moi ce n'est pas rien.
Le deal semble clair : Wikio qui est une entreprise dont l'objectif est bien
de gagner de l'argent créee la dynamique et en contrepartie utilise le contenu
des blogs pour ses pages . En prime on parle de lui tout le
temps tous les mois, le tout avec un community manager d'exception et
bénévole en la personne de Nicolas .
Elaborer ce classement semble une affaire très compliquée confiée à un spécialiste. Jean Véronis travaille en permanence à l'améliorer, notamment pour limiter une trop grande endogamie entre des blogueurs qui ont une tendance naturelle à multiplier les liens entre eux. Très bien c'est son job, il a raison d'être vigilant et on s'adapte.
Pourtant quand il nous a annoncé qu'il allait aussi inclure dans le classement les liens twitter on a senti monter l'inquiétude.
D'emblée le constat est clair : les classement sont sensiblement modifiés et sur le moyen terme ils vont être complètement bouleversés.
Mais si c'était pour trouver que NKM est plus influente que Hashtable ou Yann et que JM Morandini l'est plus que Gaël ou Dada ce n'était pas la peine de se fatiguer autant, il suffisait d'aller demander au bistrot du coin ( en évitant toutefois ceux de Loudéac et du Kremlin Bicetre qui risquent de ne pas être représentatifs).
Je comprends le souci de coller à l'évolution de la société et d'intégrer les réseaux sociaux ( prochainement facebook). Il y a certainement aussi de la part de wikio une volonté d'apparaitre comme plus professionnel. C'est vrai que présenter un pilier de comptoir comme N° 1 des blogueurs politiques ça ne fait pas très sérieux. Mais qu'il ne compte pas sur NKM ou JMM Morandini pour parler de wikio ses classements, ses algorithmes, ses pages d'actualité et ses pubs.
Il est d'ailleurs significatifs de constater que ceux qui ricanent de nous voir agacés ou prêts à nous désinscrire sont justement les professionnels , ceux pour qui le blog est une vitrine annexe et qui n'ont aucun besoin pour exister sur le web ni de faire partie de la communauté des blogueurs puisqu'ils appartiennent à une autre communauté, ni d'apparaitre en première page du classement wikio parceque leur notoriété est suffisante et que leur légitimité vient d'ailleurs.
Depuis 2 jours la blogosphère est en
émoi. 
Changeons de
sujet.



Vous
l'avez peut être, ou pas, remarqué, je modèrais les commentaires depuis ce week
end. C'est que les commentateurs ont souvent des points de vue très tranchés,
dans un sens ou dans l'autre et que certaines discussions finissent par
relever davantage de la foire d'empoigne que du débat constructif. Ce fut
le cas pour mon billet sur le livre de Martin Winckler sous lequel j'ai
supprimé plusieurs contributions : des points de vue masculinistes, notamment
un qui essayait de démontrer qu'en cas de viol la victime était le garçon qui
se retrouvait en prison après avoir été aguiché, mais aussi des points de vue
de féministes desquels il ressortait que, regrettant que le roman parle des
femmes comme d'éternelles victimes, j'étais une affreuse réac de droite (quand
on est cadre sup on est forcément de droite et vendue au grand capital) et une
sale privilégiée égoïste insensible au sort des autres femmes. Ces commentaires
vous font dire ce que vous n'avez pas dit (mais qu'a pu dire un autre
commentateur) par exemple que celles qui se plaignent sont des "connes" qui
n'ont qu'à se bouger pour s'en sortir. Evidemment je n'ai rien dit de tel.
C'est





