Olympe et le plafond de verre

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Tag - courrier international

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jeudi 7 octobre 2010

On a assez étiré l'élastique

A l'occasion de la Marche Mondiale des femmes, les féministes québéquoises ont lancé des capsules sur le web.

Autrement dit une série de petites vidéos, que vous trouverez ici et qui illustrent leur position sur différents sujets comme la guerre en Afghanistan, la réduction des inégalités, les Droits des Autochtones etc...

La capsule N°4 évoque le contrôle sur le corps des femmes (si lavidéo ne s'affiche pas elle est ici)

vendredi 18 décembre 2009

Dirait-on d'une homme politique qu'il est broyé par les conflits d'intêrets ?

Les hommes et les femmes politiques ne sont pas traités de la même façon, c'est une évidence.

Mais il est très difficile de déterminer dans quelle mesure le sexisme intervient.

Prenez Rachida Dati, suite à la diffusion d'une conversation privée par M6 elle s'est plainte, notamment en invoquant cet argument. "Je trouve qu’on n’aurait pas fait ça à un homme. C’est aussi une organisation pour une femme d’avoir son activité familiale et son activité professionnelle".

Et là, je dois dire que je ne la suis pas sur ce terrain. Je ne pense pas qu'il soit à l'honneur des journalistes de la chaine d'avoir procédé à cette diffusion, mais ils se seraient probablement comportés de la même façon avec un homme. Mme Dati ne peut s'en prendre qu'à elle même, il est rare que des personnalités politiques fassent ouvertement preuve de tant de désinvolture à propos d'un mandat électif.

Sa défense est du même ordre que celle d'un Bernanrd Kouchner évoquant l'antisémitisme après avoir été mis en cause par l'écrivain Pierre Péan. On aurait préféré une défense qui démente ou explique les faits.

L'éviction de Connie Hedegaard  ministre danoise qui présidait, depuis le 7 décembre, la Conférence de Copenhague m'interroge bien davantage.

La tache était rude, la mission apparemment impossible et avec l’arrivée de dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement, elle a dû passer le relais à son "patron", le Premier ministre Lars Lokke Rasmussen.

D'après l'article de Courrier International, elle aurait voulu "trop bien faire", "son expérience ne faisait aucun doute. Mais la confiance entre les pays ne s’improvise pas."

Je me demande si un homme aurait été traité de la même façon, et si Mme Hedegaard n'a pas pâti des préjugés habituels envers les femmes au pouvoir : " trop de rigidité, pas assez de doigté pour les négociations difficiles" ou  "manque d'autorité, pas assez de charisme"

Et est ce le hasard si on en conclut qu'il lui restera à animer " la suite des discussions ministérielles, soit un peu l’arrière-cuisine" ?

(partenariat avec Courrier international)