Olympe et le plafond de verre

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Tag - différences hommes-femmes

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mercredi 11 mars 2009

Les hommes et les femmes parlent-ils de politique de la même façon ?

Sous un billet précédent Florent me reproche de tomber dans le stéréotype de genre lorsque j'écris que "les femmes ne parlent pas politique de la même façon que les hommes". Mes propos l'effrayent et il complète ainsi :

  • ''Il y a des hommes dont la plume paraît plus légère, et qui n'en abordent pas moins des sujets de fond, des sujets qui façonnent notre vie et que les grands médias considèrent souvent comme mineurs, et qui le font aussi avec beaucoup d'humour et d'auto-dérision.
  • Il y a aussi des femmes qui écrivent au maillet, qui n'ont aucun recul sur les évènements, et surinvestissent les jeux de pouvoir.
  • "Si nous voulons poursuivre la construction d'un monde où les hommes et les femmes seraient libres d'être ce qu'ils veulent être", pour te citer, il faudrait commencer par arrêter d'enfermer les gens dans un stéréotype de genre...""

Certes ! il y a certainement des hommes qui écrivent de façon légère et des femmes qui le font avec un maillet. Tout est affaire de statistiques et on ne peut pas généraliser à l'ensemble des hommes et des femmes.

Mais le débat mérite mieux que quelques effets de style. Pour certain(e)s en effet les hommes et les femmes sont en tous points pareils et seule une éducation gendrée les rends différents. Pour eux, prendre en compte ces différences revient à les cautionner et à perpétuer les inégalités.

Pour ce qui concerne l'attitude envers le pouvoir et la politique, sont citées à la barre toujours les mêmes (et pour cause !) : Margaret Tatcher, Catherine de Médicis, Rachida Dati ou désormais Martine Aubry. Elles seraient la preuve vivante que les femmes, quand elles ont le pouvoir, l'exercent de la même façon que les hommes...si ce n'est de façon pire. Ce qui n'est guère surprenant puisque ces femmes là, si elles ont réussi à atteindre les sommets du pouvoir l'ont fait en respectant les règles du jeu en vigueur.

marianne-2-b4b77.jpgMon expérience quotidienne, et j'attends qu'on me présente une étude scientifique qui me démontre le contraire parceque depuis des années que j'accumule de la documentation sur le sujet je n'ai pas trouvé ( c'est même l'inverse), me laisse penser que les hommes et les femmes ( je reconnais que je généralise, il ne s'agit pas de TOUTES les femmes, ni de TOUS les hommes) n'ont pas les mêmes façons de fonctionner dans de nombreux domaines et n'ont pas les mêmes centres d'intérêt .

Cela peut-être inné ou acquis, façonné par la culture et l'éducation ou du aux hormones, ce n'est pas ce dont je souhaite débattre aujourd'hui. C'est juste un constat que je fais.

Et je ne suis pas la seule . Voici quelques phrases relevées dans l'essai récent d 'Isabelle Germain "Si elles avaient le pouvoir..."

"Le privé est politique" disaient les féministes dans les années 70...En France, tant que les femmes n'auront que quelques miettes de pouvoir, le privé restera privé, caché, hors champ."

" Le champ du politique est limité aux centres d'intérêt des hommes qui nous gouvernent "

"ce sont les hommes qui tiennent les cordons de la bourse finançant les médias. Eux qui décident de la hiérarchie de l'information et des angles des sujets. Eux qui disent si telle information mérite une brève ou un dossier. "

"Le quatrième pouvoir est comme les autres. Les femmes n'y sont pas les bienvenues. Lorsqu'elles y parviennent, elles sont priées de se comporter comme des hommes. Elles sont très loin d'atteindre le seuil critique à partir duquel elles pourraient imposer de nouvelles idées et une autre hiérarchie de l'information"

"Les femmes sont minoritaires dans les lieux de décision et les sujets qu'elles abordent considérés comme quantité négligeable"

Alors je maintiens que si on trouve si peu de blogs féminins classés dans la catégorie politique chez wikio (ce qui est un fait et pas un stéréotype), c'est bien parce que les femmes (disons la plupart des femmes) parlent de politique différemment et d'une façon qui n'est pas reconnue comme telle.

mercredi 28 janvier 2009

L'impossible modèle

Dans le N° de gala que j'ai acheté il y a 15 jours, il n'y avait pas que des photos d'Obama, il y avait aussi 26 pages sur Isabelle Adjani. Elle y confie tous ses secrets de beauté et nous détaille les excellentissimes produits qu'elle utilise, nous donne l'adresse de son salon de massage, de son réflexologue, de son centre de médecine ayruvédique, de sa plate forme rotative qui muscle et étire en douceur et j'en passe. Bref, il ne suffit pas d'avoir les moyens, il faut aussi avoir le temps. Elle va jusqu'à avouer qu'elle a de temps à autre recours "à un protocole esthétique chez le dermato. Trois points de botox pour lisser le front. Pas plus autrement ça vous donne un air figé." Elle est également adepte de l'acide hyaluronique, mais à dose homéopathique évidemment.

Et voici à quoi on est censé ressembler à 54 ans. gala.jpg

Réaction de mes enfants : "elle est plus vieille que toi !? mais elle a l'air beaucoup plus jeune !". Impossible de le nier, je n'ai pas le même teint frais et lisse.

Il me vient 2 remarques : la première c'est qu'on se fout de nous en nous faisant passer pour réelles des images qui ne sont que des trucages. Je donnerai cher pour voir à quoi ressemble vraiment Isabelle Adjani, même si je veux bien croire qu'elle a gardé un air très jeune grâce à tous ces bons soins ...et au botox.

La seconde est que pour être une femme intéressante il est préférable d'être belle et mince et d'avoir l'air jeune . C'est vrai même pour celles qui agissent dans les sphères du pouvoir. il y a eu dans un Courrier international récent un coup de gueule de la part d'une historienne : Zoe Williams. Elle y dénonçait le fait que les femmes politiques françaises soient encensées pour leur classe et leur distinction, les anglaises n'étant à coté que des godiches.

  • En voici un extrait :

''Pourquoi les femmes du gouvernement Sarkozy sont-elles aussi jolies ? D’ailleurs, pourquoi toutes les femmes politiques françaises sont-elles aussi belles ? Ségolène Royal pourrait être mannequin. L’ex-Mme Sarkozy était sexy et Carla Bruni est la première dame dont Hollywood osait à peine rêver. Une féministe a sûrement le droit de poser la question : où sont les moches ? Du simple point de vue des probabilités, il devrait y avoir plus de femmes communes et compétentes que de femmes superbes et compétentes. Est-il possible que la révolution sexuelle française ait échoué parce que les femmes qui auraient dû militer pour leurs droits étaient trop occupées à se tartiner de crème hydratante ? On ne va tout de même pas voter une loi pour fixer un quota de femmes laides au gouvernement. La question est intéressante parce que – une fois encore schématiquement – les Français sont beaucoup moins anti-intellectuels que les Anglais. Ils ne sont pas même du tout anti-intellectuels alors que nous le sommes franchement. Or ce cliché de la Française est non seulement réactionnaire mais il ne semble pas avoir bougé d’un iota depuis Les Liaisons dangereuses''

C'est clair, les hommes ne sont pas soumis aux mêmes contraintes, ils peuvent exhiber ventre bedonnant et poches sous les yeux sans subir la moindre remarque et même passer pour de grands séducteurs..

Celui-ci par exemple :

photoshop1.jpg

Mais, comme me la suggéré Dom qui est une experte de photoshop et s'est amusée avec cette photo il serait encore beaucoup mieux avec 3 points de botox et quelques doses homéopathiques d'acide hyaluronique non ?

photoshop2.jpg

dimanche 14 décembre 2008

Bébé oublié dans une voiture

Je n'ai pas envie de jeter la première pierre à cet homme qui vient de passer devant un Tribunal.

2 articles pour prendre un peu de recul : Serge Hefez psychiatre qui s'intéresse de près aux questions pères/mères et un exemple de bébé oublié par sa mère


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blogs de femmes : Elisa, moi je,Frida corse en Suède, planete argonaute,

mardi 28 octobre 2008

Ces influences que nous subissons sans nous en rendre compte

La question a été beaucoup posée ces dernières semaines : la situation économique serait-elle meilleure si les femmes participaient davantage aux décisions?

Difficile à dire même si à titre personnel je pense que oui, de toute façon le fait que le monde soit dirigé par les hommes est injuste et réducteur.

Les hommes et les femmes sont différents, personne ne peut dire le contraire et avant d'être sociales ces différences sont physiologiques.

un exemple :

J'avais relevé en avril un article de courrier international intitulé " la testostérone dope les cours de la Bourse".

Des chercheurs de l'Université de Cambridge ont suivi 17 courtiers de la City de Londres pendant 8 jours et ont mesuré leur taux de testostérone à 11H du matin, en pleine activité boursière et à 16H à la fin de la séance en prélevant des échantillons de salive. Chaque fois qu'ils mesuraient le niveau d'hormone les pertes et les gains boursiers étaient enregistrés.

Les chercheurs ont pu déterminer que les gains réalisés étaient beaucoup plus importants que la moyenne quotidienne lorsque les taux de testostérone étaient élevés.

traders.jpg Conclusion des chercheurs " il est nécessaire de prendre en compte la rationalité des acteurs mais aussi leur état physiologique et psychologique" .

L'histoire ne dit pas quelle influence ont sur les résultats des femmes traders (qui semblent beaucoup moins nombreuses que les hommes) leurs taux d'hormones.


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blogs de femmes : neiges d'antan, tu mourras moins bête,

jeudi 16 octobre 2008

a qui faisons nous confiance ?

je suis assez fan de la collection "petites expériences de psychologie" alors bien sûr j'ai lu le livre "pour mieux comprendre l'autre sexe".

A ne pas prendre au 1er degré car aucune expérience de psychologie ne pourra jamais rendre compte de toute la complexité de l'humain. Il n'est pas rare d'ailleurs que 2 expériences qui semblent identiques aboutissent à des résultats différents. Cela parce que des paramètres n'ont pas été suffisamment maitrisés : ce peut-être le sourire du chercheur, la chaleur du lieu, un énoncé de consigne légèrement différent... Et puis bien sûr il ne s'agit que de statistiques. On montre que les réactions des hommes et des femmes différent mais cela ne signifie jamais que tous les hommes font ainsi et toutes les femmes autrement.

Mais ça permet de réfléchir.510Fz_2B8BobL__SL160_.jpg

Un exemple : la différence dans la confiance attribuée aux étrangers,

d'où il ressort que les hommes ont tendance à faire confiance aux personnes qui font partie de leur groupe, ( les hommes, les supporters de l'OM, les compatriotes lorsque on les rencontre à l'étranger) ce groupe peut-être très large alors que les femmes feront confiance à un étranger si celui-ci a un lien personnel avec quelqu'un qu'elles connaissent comme l'ami d'un ami.

On ne retrouve pas ces mêmes comportements dans toutes les cultures. Les hommes japonais par exemple réagissent sur ce point comme les femmes.

lundi 8 septembre 2008

la vision des jeunes pères managers : l'égalité passera aussi par eux

Pour que l'égalité progresse il ne suffit pas que des femmes accèdent aux mêmes postes que les hommes. Il faut aussi que les hommes investissent les activités traditionnellement dévolues aux femmes et notamment ce qui concerne la maison et les enfants.

En effet il ne s'agit pas pour nous de reproduire le modèle masculin du siècle dernier qui incitait l'homme à réserver l'essentiel de son énergie pour les activités extérieures, nous voulons être heureuses et tout concilier.

La problématique de l'équilibre des temps est une des clés qui permettra de faire avancer l'égalité, mais elle est toujours abordée du point de vue des femmes (cf 2 billets plus bas sur les pères ministres).

Or elle concerne aussi les hommes et tout particulièrement ceux qui ont des enfants. De plus, la poser de cette façon, induit l'image d'une femme en entreprise moins disponible, qui voudra partir plus tôt et éventuellement prendre ses mercredis après-midi : pas bon pour l'avancement.

Dans le cadre d’un projet financé entre autres par le Fonds social européen et visant à favoriser l’implication des hommes dans la vie familiale en vue de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, le cabinet Equilibre a mené une étude pour savoir comment les jeunes hommes managers (30 à 40 ans) appréhendent la conciliation vie professionnelle/ vie familiale. (voir l'étude)

Deux enquêtes parallèles ont été menées :

- un sondage sur un échantillon représentatif de 400 pères cadres

- soixante interviews de cadres supérieurs , complétés par les interviews d’une vingtaine de DRH de grandes entreprises

Il en ressort que :

29% des pères interrogés ne sont « pas vraiment satisfaits » ou « pas du tout satisfaits » de leur conciliation vie familiale/ vie professionnelle et 52% considèrent qu’ils ne disposent pas d’assez de temps pour s’occuper de leurs enfants.

qualitemps_carte01.jpg Ils évoquent des blocages de 3 ordres

- les préjugés liés au genre qui les enferment dans des stéréotypes dont ils ne veulent plus

- la culture de l’implication totale version « high tech » qui prend le pas sur la culture du présenteisme

- le fait que les congés parentaux, temps partiels soient encore considérés comme tabous.

Par ailleurs la plupart de ces hommes ont des conjointes dont le bagage scolaire est tout aussi élevé que le leur et qui aspirent donc elles aussi à s’investir dans leur carrière. Avec l’apparition des enfants la gestion paritaire de deux carrières devient un exercice de haute voltige et si dans 41% des cas c’est la femme qui a consenti des compromis professionnels les autres couples se débrouillent. Dans 4% des cas les compromis sont faits par l’homme.

Les DRH, si ils ont conscience de ces aspirations ne semblent pas encore avoir pris leur mesure et les solutions restent à inventer.

En ce qui me concerne cela correspond bien à ce que j'observe dans ma vie professionnelle. les mentalités des hommes ayant de jeunes enfants sont très différentes de celles de la génération précédente et j'y vois l'espoir de grandes avancées pour l'égalité.

mardi 13 mai 2008

nous sommes douces et trouillardes

les laboratoires de psychologie ont depuis longtemps montré que les expressions faciales deshommes et des femmes n'étaient pas interprétées de la même façon .

1/expérience avec des images d'adultes : on montre à des volontaires des photos de personnes exprimant une vive colère . Les observateurs qui doivent deviner quelle émotion est ressentie par la personne sur la photo indiquent systèmatiquement un niveau de colère plus élevé pour les hommes (sur une échelle de 1 à 8). Surtout ils attribuent un degré plus élevé de peur pour les femmes (qui sont en réalité en colère). Conclusion : quand les gens voient une femme en colère ils pensent plutôt qu'elle est effrayée.

2/expérience avec des enregistrements de bébés : Les mêmes observations avaient été faites depuis longtemps avec des bébés. on projette un film montrant un bébé qui pleure. Si les spectateurs pensent que le bébé est un garçon ils disent qu'il est en colère. Si ils pensent qu'il s'agit d'une fille ils disent qu'elle a peur ou qu'elle a mal.

(source psychologie des femmes Margaret W Matlin)

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