Olympe et le plafond de verre

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 20 janvier 2010

Des ouvrières de la SNECMA obtiennent des indemnités pour discriminations sexistes

La SNECMA a été condamné vendredi par le conseil des Prud'hommes de Nanterre pour discrimination sexuelle, "en termes de carrières et de salaire", envers huit ouvrières d'une usine de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

Le groupe est condamné à verser entre 8.000 et 60.000 euros à chacune des salariées. LEs huit femmes, agées de 47 à 66 ans et soutenues par la CGT étaient entrées à l'usine entre 1972 et 1984, la plupart comme ouvrières spécialisées.L

Elles avaient saisi les prud'hommes en 2005, certaines d'entre elles se plaignant d'avoir vu leur situation stagner pendant des années.

Dans chacun des cas, le conseil des prud'hommes estime que la salariée "apporte des éléments de fait permettant de constater à son encontre une discrimination en termes de carrières et de salaire sur le critère du sexe", selon le jugement que l'AFP a pu consulter.

La Snecma n'opposant "pas d'éléments objectifs et pertinents circonstanciés (...) la discrimination alléguée est de ce fait juridiquement démontrée", lit-on également.

Le conseil des prud'hommes a en revanche débouté les salariées, dont la majorité fait encore partie des effectifs, d'une demande de revalorisation du coefficient hiérarchique.   

Contactée par l'AFP, une porte-parole de la Snecma n'a pas précisé si le groupe ferait appel.

Source : Le Parisien


mercredi 30 décembre 2009

J'ai testé pour vous : l'inscription sur les listes électorales

Ayant déménagé dans le courant de l'année, je suis allée hier à la Mairie pour me faire inscrire sur la liste électorale. 

Très simple, mais comme d'habitude j'ai pris bien soin de faire en sorte que seul mon nom soit enregistré.

C'était la même fonctionnaire que cet été lorsque j'ai fait refaire ma carte d'identité et je crois que je l'amuse.

Elle n'a pas scillé quand je lui ai précisé que je ne voulais que mon nom sur ma carte électorale, a pris son téléphone pour demander à une collègue si elle pouvait laisser la case "nom d'épouse" vide alors qu'elle avait coché la case "mariée". Sa collègue ne devait pas savoir puisqu'elle est sortie en s'excusant "il faut que je demande à ma chef". Elle est revenue et m'a expliqué : "il faut que je force (je suppose qu'elle parlait du programme informatique), mais elle est prévenue (je suppose qu'elle parlait de sa chef)".

Elle m'a quand même demandé mon numéro de portable pour m'appeler "demain au cas où il y aurait un problème".

Ce n'est pas que drôle et futile, il s'agit d'un principe important, pourquoi les femmes, lorsqu'elles sont mariées, seraient-elles désignées par un autre nom que le leur ?

Et c'est une source de complications si j'en juge par le fait que tous les jours des visiteuses  arrivent sur ce blog à partir de requêtes ayant un rapport avec le nom. Aujourd'hui c'était "étant marié puis je utiliser mon nom de jeune fille pour documents", "jai un compte a mon nom de naissance puis je le garder en etant marie", "changer nom d'epouse carte de séjour" et "comment faire pour enlever nom marital".

Preuve que je ne suis pas seule à me prendre la tête avec ça.

Je vous redonne l'adresse du billet de Maitre Eolas sur le sujet

mardi 29 décembre 2009

Les violences sexuelles ne sont pas des persécutions

“Chaque fois qu’une femme sera martyrisée dans le monde, cette femme devra être reconnue comme citoyenne française et la France sera à ses côtés. Il faut mettre les droits de l’homme au service des droits de la femme dans le monde.” (Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence, le 7 avril 2007)

Lire la suite sur le blog de JM Manach

jeudi 17 septembre 2009

1967 à Etampes ?

Après la burka la mini jupe ?

Je parie que c'est le buzz des prochains jours (d'ailleurs si j'en parle c'est parce que je n'ai toujours pas fini le billet sur Bourdieu que je vous annonce depuis des semaines), un fait divers qui devrait bien occuper les médias si ils ne trouvent rien de mieux.

C'est Le Parisien qui relate depuis quelques jours la fronde des élèves d'un lycée d'Etampes.

Mercredi dernier ils sont plus de 200 à être venus en cours en mini jupe ou en short après qu'une cinquantaine d'entre eux se soient vus reprocher la veille leur tenue trop décontractée. Au dire de certains "seules les filles auraient été réprimandées" et le film "la journée de la jupe" ne serait pas pour rien dans ce vent de contestation.

A la suite de quoi une lycéenne a écopé de 3 jours d'exclusion pour avoir  appelé ses camarades à braver le nouvel interdit scolaire. 

Et désormais, remontés comme des pendules ils veulent également organiser une journée  «the right to kiss», pour avoir le droit de s'embrasser à la récré car c'est interdit dans ce lycée.

Aujourd'hui la FIDL, organisation étudiante s'en est mélée en se disant "consternée" par "l'attitude puritaine" de la direction du lycée.

Quand à moi j''aimerai plutôt savoir si il existe des lycée ou les marques sont interdites ? Parceque, en tant que parent, c'est un sujet qui me semble autrement plus important.


mercredi 16 septembre 2009

“Photographie retouchée afin de modifier l’apparence corporelle d’une personne”

Enregistré  hier à la Présidence de l’Assemblée nationale le 15 septembre 2009, une  proposition de loi relative aux photographies d'images corporelles retouchées .

L'article est ainsi rédigé 

« Art. L. 2133-2. – Les photographies publicitaires de personnes dont l’apparence corporelle a été modifiée par un logiciel de traitement d’image doivent être accompagnées de la mention : “Photographie retouchée afin de modifier l’apparence corporelle d’une personne”.

« Le non-respect du présent article est puni d’une amende de 37 500 €, le montant de cette amende pouvant être porté à 50 % des dépenses consacrées à la publicité. »

Il s'agit de lutter contre la diffusion d’une « représentation erronée de l’image du corps dans notre société » et notamment celle qui vise à faire croire que les mannequins n'ont ni ventre, ni bourrelets, ni rides.
On pourra bien continuer à nous les montrer photoshopées, mais il faudra que ce soit avoué.

Il ne semble pas par contre que soient concernées les photos des stars interviewées ou faisant l'objet d'un reportage. Genre," je ne comprends pas celles qui se font des injections de botox  parcequ'à 50 ans , moi qui ai l'air d'en avoir 25 sur les photos, je préfère assumer  mon âge ! "

mercredi 2 septembre 2009

Ma carte d'identité

Dans le sac qu'on m'a volé il y avait mes papiers et notamment ma carte d'identité, mon permis de conduire et la carte grise de ma voiture.

Quelqu'un m'avait signalé, à l'occasion d'un précédent billet qu'il n'était pas obligatoire de faire figurer le nom d'épouse sur la carte d'identité. Lorsque j'ai signalé au préposé que je souhaitais que seul mon nom apparaisse il n'a manifesté aucune surprise mais m'a demandé de joindre une lettre le stipulant .

Quelques jours après je retourne à la mairie munie du dossier complet, photo, justificatif de domicile etc...et la fameuse lettre dans laquelle je précise que je ne verrai plus d'inconvénient à voir figurer le nom de mon mari sur ma carte le jour où mon nom sera inscrit sur la sienne. La dame qui me reçoit, un peu revêche, détaille scrupuleusement tous les documents. Arrivée à ma lettre elle lève la tête et me regarde enfin "Vous avez raison, je ferai la même chose la prochaine fois !".

De retour à ce même guichet, un SMS m'ayant avertie que ma carte était prête, la personne qui me la tend me demande de vérifier si tout est correct. Je jette un oeil : effectivement aucune mention du fait que je sois mariée, mais un peu plus bas, à la rubrique sexe c'est un M qui est inscrit.

Aucun rapport certainement juste une coïncidence comique. La dame du guichet n'était pas de cet avis, et j'ai eu peur un instant qu'elle me demande de prouver que j'étais bien de sexe féminin. Finalement ma carte est repartie d'où elle venait et il va falloir que j'attende encore avant d'en recevoir une nouvelle.

Je regrette par contre de m'être mal débrouillée pour le permis de conduire. Le nom d'épouse y figure.

Et j'ai vécu un grand moment pour la carte grise que je vous raconterai une autre fois

jeudi 27 août 2009

Les politiques publiques ne sont pas neutres

" Travaille ou marie-toi" Hélène Périvier économiste à la Fondation Nationale des Sciences Politiques montre comment le RSA favorise les mères (ou les pères) au foyer par rapport aux parents isolés.

C'est un peu technique mais très clair

jeudi 18 juin 2009

Sujet à suivre : Trimestres supplémentaires pour les mères de famille (2)

Les échos nous apprennent que : Le gouvernement va lancer dans les semaines qui viennent une concertation sur l'évolution des avantages aux mères de famille pour leur calcul des droits à la retraite. (voir mon précédent billet )

Peu de positions pour l'instant :

- la CGT qui propose de "préserver ce droit des femmes en l'associant à l'accouchement et à la maternité", et non plus à l'éducation des enfants.

- L'Union nationale des associations familiales pour qui " Les deux années de majoration par enfant sont essentielles en matière de revalorisation des retraites des femmes, qui sont inférieures de 40 % à celles des hommes, essentiellement parce qu'elles ont arrêté de travailler ",

D'autres ?

Pour le gouvernement « L'objectif est de sécuriser l'avantage tout en ne dépassant pas l'enveloppe financière actuelle »

Les pistes évoquées (toujours d'après Les échos)

- prendre modèle sur la réforme qui est entrée en vigueur dans la fonction publique, pour les enfants nés ou adoptés après le 1er janvier 2004. D'une part, la majoration de durée d'assurance a été réduite de moitié, passant d'un an à six mois. En contrepartie, les périodes d'interruption d'activité, comme les congés parentaux, sont prises en compte pour les femmes fonctionnaires comme pour les hommes, dans la limite de trois ans par enfant.

- partager entre les parents

- liér la majoration à l'accouchement ou à une interruption d'activité de deux mois.

mardi 26 août 2008

Question d'identité

Bien que mariée je n'utilise qu'un seul nom : le mien ! celui que j'ai reçu à la naissance et auquel je suis bien habituée depuis le temps.

J'exagèrerais en disant que c'est un combat quotidien, mais ça demande beaucoup de constance et de motivation.

Avec ma banque par exemple :

Notre compte courant est bien au nom de "Mr L et Mme B" mais suite à un moment d'inattention de ma part nos chèques étaient libellés au nom de "Mr et Mme L.... "

Ayant décidé d'ouvrir un autre compte (dans la même banque je précise), rien qu'à mon nom, je pars voir ma banquière. Je rappelle à ce propos que la loi de 1943 a supprimé la nécessité d'autorisation maritale pour l'ouverture d'un compte bancaire mais qu'il a fallu attendre 1965 pour que la femme mariée puisse gérer elle-même ses biens et en disposer librement. Mais tout ça c'est du passé.

Voici un résumé de notre conversation ! (cliq droit sur l'image pour l'ouvrir si vous n'arrivez pas à lire) a_la_banque.jpg

J'ai du me résoudre à lui envoyer un autre justificatif.

Maître Eolas a donné toutes les explications juridiques, y compris sur la loi de 2004 qui prévoit que le nom donné à la naissance puisse être celui de la mère, du père ou les 2. Il confirme que

"Contrairement à une idée reçue ancrée dans les gènes des Français avec la même force que celle selon laquelle la Constitution européenne serait ultra-libérale, la femme mariée ne change pas de nom en convolant.

Elle peut prendre à titre de nom d'usage le nom de son époux pour simplifier les démarches : les parents du petit Duchmol sont Monsieur Duchmol et Madame Duchmol.

Mais légalement, la formulation correcte est "Madame Dupont épouse Duchmol". C'est ainsi que nous rédigeons nos assignations.

Le "nom de jeune fille" n'existe pas en droit français. Il n'y a que le nom patronymique,"

(J'ai trouvé le concept de bande pas dessinée ici, et j'ai fais ce que j'ai pu)

page 2 de 2 -