Olympe et le plafond de verre

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dimanche 20 mars 2011

20 mars : journée internationale contre le harcèlement dans la rue

Je ne suis pas fan des journées dédiées mais celle-ci a attiré mon attention car je n'en avais jamais entendu parler .

Normal c'était la première fois aujourd'hui.

C'est une initiative d'un mouvement qui s'appelle Hollaback, Américain à l'origine il se développe dans le monde et HollabackFrance vient d'être crée.

Le harcèlement dans la rue ce sont les remarques, critiques, brimades et moqueries répétées dont les femmes sont les objets dans l’espace public de la part d’individus qui leur sont inconnus. Il est rarement dénoncé si il ne s'accompagne pas de violences physiques et est culturellement accepté.

Il varie en forme et en intensité et inclut : coups de klaxon, sifflements, bruits de baisers, gestes vulgaires, regards concupiscents, commentaires sexistes/homophobes/racistes ou explicitement sexuels, commentaires sur l’apparence physique, masturbation en public, exhibition sexuelle, pelotage, attouchements, et jusqu’à l’agression.

Une expérience que nous avons toute faite, qui semble le plus souvent anodine mais  qui nous amène à limiter nos déplacements, à éviter certains lieux lorsque nous sommes seules (parkings, parcs ou rues à la nuit tombée, forêts), à changer de trottoir pour éviter un groupe d'hommes ou un type qui vous suit.

Ce mouvement a construit différents outils :

- une page pour partager une histoire vécue

- des applications smartphone pour localisr les agressions.Des comptes sur les réseaux sociaux

- des suggestions pour savoir quoi répondre, quoi faire. Comme par exemple ce formulaire pour dragueur ainsi qu'un "petit manuel à l'usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire".

Info découverte sur Notacholocatecake.

samedi 1 janvier 2011

Rosie la riveteuse

Vous connaissez Rosie La riveteuse. 

Geraldine Hoff Doyle, qui lui a prété son visage est décédée récemment

Son histoire complète sur la boite verte

mardi 14 décembre 2010

Le strip tease peut il être pro-femmes ?

Il y a 6 mois je n'avais jamais entendu parler du strip burlesque. Puis il y a eu le film "Tournée" que je n'ai pas pu voir pour cause de programmation éclair dans ma ville, mais qui avait donné lieu à une belle polémique sous l'un de mes billets. Polémique à laquelle je n'ai pas compris grand chose ne connaissant rien au sujet. A priori un film sur le strip tease, fut il burlesque, ne pouvait que me paraître suspect dans la mesure où il était fait par un homme.

Puis il y a eu un échange avec une blogueuse qui connait bien ce milieu et m'a proposé d'aller à une soirée. On va essayer de trouver une date en janvier car je suis très motivée depuis que j'ai vu hier soir le documentaire sur la 3 : "strip burlesque ou la philosophie du corset"

A priori "strip" et "corset" ne semblent pas compatibles avec le féminisme. Le strip tease tel qu'il est habituellement pratiqué dans les cabarets ou porncenter (je ne parle pas évidemment de ce qui se passe dans l'intimité ou des expériences que peuvent tenter certaines) n'est rien d'autre que la mise en valeur d'une femme comme objet potentiel de consommation.

Quand au corset, il fait partie, avec les talons hauts des objets qui réussissent le double exploit de plaire aux hommes (ce serait lié à l'évolution : les femmes avec des hanches larges et une taille fine auraient statistiquement plus de chances d'être de bonnes reproductrices, quand aux pieds ils grandissent de 1/2 à 1cm avec l'âge d'ou l'association petits pieds/jeunesse/beauté) et de limiter la mobilité des femmes. De ces accessoires que les féministes des années 70 ont jetés aux orties et qui reviennent en force aujourd'hui.

Mais il se dégageait de ce documentaire une liberté et une puissance rares. Toutes ces "performeuses" ne se revendiquent pas féministes, l'une d'elle précise "on ne veut pas faire du féminisme anti-hommes, on fait du féminisme pro-femmes" . Et si l'idée du féminisme anti-hommes est un poncif éculé , je crois que j'ai compris ce qu'elle entendait par "pro-femmes". L'idée qu'on peut être femme autrement qu'en copiant les hommes, en se réappropriant son corps d'une façon qui m'a semblé tout à fait jouissive. Elles ne sont pas toutes canons et leur beauté ne correspond pas aux normes qui nous sont imposées aujourd'hui, loin de là, mais elles sont vivantes, dégagent de l'énergie et de la puissance.

Le spectacle, qui n'est pas simplement un strip tease mais une mise en scène, n'est pas destiné à faire bander les hommes disent elles, elles préfèrent d'ailleurs un public plutôt féminin. Mais si elles jouent avec le désir des autres, si elles utilisent de façon outrancière les codes de l'hyper féminité c'est pour les utiliser à leur façon à elles. C'est surtout qu'elles se préfèrent désirantes plutôt que désirées.

En espérant ne pas avoir été bernée par un reportage qui n'aurait montré que le coté pile, cachant peut être une autre facette plus sordide de la réalité, j'ai hâte de voir ça de près.

jeudi 7 octobre 2010

On a assez étiré l'élastique

A l'occasion de la Marche Mondiale des femmes, les féministes québéquoises ont lancé des capsules sur le web.

Autrement dit une série de petites vidéos, que vous trouverez ici et qui illustrent leur position sur différents sujets comme la guerre en Afghanistan, la réduction des inégalités, les Droits des Autochtones etc...

La capsule N°4 évoque le contrôle sur le corps des femmes (si lavidéo ne s'affiche pas elle est ici)

mardi 17 août 2010

hymnes féministes

Sandrine a recensé les chansons féministes sur youtube.
Des bijoux que vous pouvez écouter sur son blog

vendredi 16 juillet 2010

Réaction du Comité de la Jupe à l'ordre sacré

je l'attendais, il n'a pas tardé . Le billet du Comité de la jupe sur le texte du Vatican.

A lire ici

dimanche 11 juillet 2010

En vrai je ne suis pas blonde

Lundi j'ai participé à un atelier de réflexion organisé par le Centre Hubertine Auclert "Faire entendre le discours égalitaire".

j'étais avec

- La Barbe ( j'ai enfin pu récupérer un badge de barbue),

- l'association "femmes et mathématiques" , j'ai appris que si cela faisait plusieurs années qu'elles essayent d'obtenir  l'accès des internats de prépas aux fillles, c'est cette année avec le collectif "Ouvrons les portes" et qu'elles ont réussi à faire bouger les choses grace à l'utilisation des réseaux sociaux sur le net, 

- le planning familial, 

- Nathalie Boucher-Petrivic, Docteur en sciences de l'information et de la communication.

Je suppose que le Centre fera un compte rendu, mais disons que nous étions d'accord pour trouver que "quand plein de gens disent en même temps la même chose sur internet on peut mieux se faire entendre"  (le principe même du buzz quoi !)

Catherine Beaunez dessinatrice nous a bien faites rire en illustrant les débats.

Elle m'a autorisé à reproduire ici ce dessin.

C'est presque tout à fait moi , je me demande comment elle sait que je blogue souvent de mon lit  !

(et je précise aussi  que je suis loin de faire mon quota de tâches ménagères et nous avons ni femme ni homme de ménage). 

(reproduction interdite ©Catherine Beaunez)

mardi 6 juillet 2010

Indispensable Brigitte Grésy

C'est un peu long mais prenez le temps

jeudi 1 juillet 2010

Centre Hubertine Auclert

Lundi je  serai là

 

 Une après-midi de réflexion et un forum des associations proposés par

 

Le Centre Hubertine Auclert

Centre francilien de ressources pour l’égalité femmes – hommes

 

Lundi 5 juillet de 13h à 20h

Maison des associations de solidarité, 10/18 rue des terres au curé - 75013 PARIS

 

pour s'inscrire : contact@hubertine.fr ou tél. 01 75 00 04 41

 

Programme ici

Promouvoir une culture de l’égalité entre les femmes et les hommes, c’est questionner notre culture et nos représentations, mettre en place des actions susceptibles d’enrayer les mécanismes de reproduction des discriminations.

Promouvoir une culture de l’égalité est nécessairement un travail de longue haleine qui se conçoit dans le temps.

Au moment où le mouvement de libération des femmes fête ses quarante ans, la question de la continuité et de la transmission des valeurs et des luttes égalitaires se pose avec d’autant plus d’acuité.

Pour initier sa contribution à cette entreprise de détricotage des inégalités femmes – hommes, le Centre Hubertine Auclert a choisi d’interroger prioritairement deux dimensions stratégiques de la transmission : l’éducation et les modes de communication.

 


dimanche 13 juin 2010

Marche mondiale des femmes

Ce week end Marche mondiale des femmes, je n'en parle pas parceque je ne suis pas à Paris, vous pouvez trouver les infos chez Emelire qui nous dit qu'il y avait plusieurs milliers de personnes hier et des photos chez Sandrine.

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