Olympe et le plafond de verre - blogueuse féministe

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samedi 2 janvier 2010

2010 : on entendra parler des mouvements des femmes

2010 sera l'année de la 3eme action internationale de la Marche des Femmes

En 2010 la lutte contre les violences faites aux femmes est une Grande cause nationale 

En 2010 un collectif Re-belles fêtera le 40eme anniversaire du Mouvement des femmes , l'occasion certainement de ressortir des querelles vieilles de 40 ans mais aussi peut être de prendre du recul sur l'évolution du féminisme au cours de ces années.

En 2010 ELLE animera les Etats généraux de la femme (ce qui me laisse perplexe je dois bien le dire)

Et moi j'espère continuer ce blog 

Je vous souhaite à tous lectrices et lecteurs, connus ou inconnus (je veux dire connus ou inconnus de moi) une heureuse année 2010

image : carré d'artistes@

mercredi 30 décembre 2009

Les bonnes résolutions d'Osez le féminisme

Une revue qui en est déja à son N°4 et qui a trouvé son ton : Osez le féminisme, à lire en ligne mais vous pouvez aussi vous abonner.

Leurs bonnes résolutions pour 2010


osez_le_feminisme_resolutions_2010.JPG

dimanche 8 novembre 2009

Actions

Cette semaine, vous pouvez :

Si vous êtes à Paris, rencontrer des membres de La Barbe à l'issue de la représentation de la pièce "Suzanne, une femme remarquable" le mercredi 11 novembre à 21h au Lucernaire, 53 rue ND des Champs dans le 6ème (le placement en salle est libre).

Pour ceux qui ne les connaitraient pas je rappelle que La Barbe a pour ambition de déstabiliser les milieux influents en dénonçant la tendance qu'ont les hommes à s'y croire chez eux; donner à voir l'invisibilité des femmes dans les enceintes du pouvoir tout en semant la confusion...des genres. J'adore.

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Ecrire à la Halde pour dénoncer le sexisme des grandes surfaces qui installent en ce moment des espaces différents pour les jouets des filles et pour ceux des garçons.

Extraits du texte proposé :
Il est évident que cet affichage fléché empêche les enfants de choisir des jeux, jouets, déguisements,etc. en fonction de leur caractère, leurs aptitudes et leurs envies et les force à se conformer aux rôles stéréotypés liés aux genres, qui sont à l’origine de la plupart des discriminations de sexe.

De nombreux métiers restent encore très sexués malgré l’ouverture des filières de formation et malgré cette formulation neutre des offres d’emploi ; et ce précisément parce que l’orientation professionnelle se fait de façon progressive souvent dès la petite enfance, et en grande partie par le biais des jeux. On peut citer comme exemple les panoplies de déguisement d’infirmière conçues spécifiquement pour les petites filles et les panoplies de médecin pour les petits garçons.

Ainsi, je demande à la HALDE de recommander aux magasins de jeux et jouets, aux fabricants et aux publicitaires de prohiber tout affichage sexiste dans la promotion de leurs produits afin de protéger les enfants d’un conditionnement précoce contre lequel il sera vain de lutter à l’âge adulte.

Emelire donne des explications très précises ici. Il faudrait qu'un maximum d'enseignes et de villes en France soient signalées.

samedi 10 octobre 2009

17 octobre, manifestation pour les droits des femmes

Toutes les infos ici.

Pour une fois, il s'agit d'une manif de rentrée, ce n'est pas le 8 mars et il semble que la presse s'y intéresse davantage. Ce serait une bonne nouvelle que le combat des femmes pour l'égalité revienne sur le devant de la scène.

La liste des organisations appelant à défiler est impressionnante.

dimanche 27 septembre 2009

J'ai signé une pétition

C'est Maryline Baumard qui l'avait révélé dans Le Monde l'année dernière.

Il y a 2 fois moins de places d'internat pour les filles en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Or, ces cursus sont exigeants et pouvoir résider sur place a son importance .

Les filles sont donc pénalisées dans la mesure où :

1.  les temps de transports plus longs entre le domicile et le lieu d’étude sont pris sur le temps d’étude ou de repos, parfois limité en CPGE.

2. elles ne peuvent bénéficier des mêmes conditions de travail que les garçons : bibliothèque du lycée, travail en groupe, restauration, équipements sportifs…

Les internats de Henri IV, Stanislas ou Janson de Sailly à Paris, Lazard à Lyon ou Poincaré à Nancy qui sont parmi les plus réputées sont carrément réservés aux garçons (à moins que cela n'ait changé depuis 2008).
A contrario, il existe en France un seul internat réservé aux filles : Paul Cézanne à Aix-en-Provence.

Au total il y a à Paris 695 places d'internat pour les garçons en classes prépa et 316 places pour les filles. En France, sur 16 académies, 3 412 places d’internats (36%) sont proposées en CPGE aux filles contre 6 087 places pour les garçons (64%). 

Comme le notait la journaliste "Il s'agit là d'une résurgence d’un passé peu glorieux puisque ce n’est qu’en 1882, soit quatre-vingts ans après la création des lycées napoléoniens, que s’est ouvert le premier lycée public de jeunes filles. Ces dernières ont aussi dû attendre 1972 pour se voir autorisées à postuler à Polytechnique. "

Un collectif "ouvrons les portes" s'est crée à l'initiative de 4 associations. Il propose sur son site une pétition (43 signatures, dont la mienne pour l'instant) et déposera prochainement un dossier auprès de la Halde.

Ne nous faisons cependant pas d'illusion  sur l'intérêt que portera la Halde à ce dossier. Pour l'instant cet organisme :

- n'a, à ma connaissance, jamais répondu aux associations qui l'ont saisi afin de connaitre sa position sur les chansons d'Orelsan et de savoir si elles pouvaient être considérées comme sexistes.

- a pris position en faveur de l'attribution aux hommes des trimestres supplémentaires attribués aux mères pour le calcul de leur retraite. Au nom bien sur de la non discrimination.



vendredi 25 septembre 2009

Billet de week end

Cette semaine du son :

Les Femmouzes groupe de Toulousaines que Gaël a mis sur son blog exprès pour me le faire connaitre, et comme il est sans aucun doute l'écureuil le plus sympa de la blogosphère il m'a aussi transmis le code htlm pour que je puisse insérer cette chanson qui parle de parité.



J'en profite pour vous remettre l'hymne de suffragettes que j'adore, extrait de Mary Poppins

Sister Suffragette Sing Along

moins drôle la chronique de Guy Carlier sur Europe 1 à propos des femmes journalistes

extraits : "Michèle Cotta dont le look ne constitue pas la priorité. Je me souviens que quand elle vint sur nos écrans au début de la première guerre du golf, ni maquillée, ni coiffée, en raison de l’urgence de l’information, la vision terrifiante de cette femme sortie du lit nous fit craindre les pires horreurs de cette guerre et contribuer à l’angoisse excessive qui saisit le pays"

Guy Carlier se regarde-t-il quelquefois dans un miroir ?

Ou encore "Et les jeunes journalistes (il parle des femmes bien sûr) sélectionnées sur des critères qui n’ont rien à voir avec le journalisme sauf à considérer que deux petits seins qui pointent constituent une ligne éditoriale rigoureuse"


Pour finir Françoise Leclère qui a écrit le livre dont je vous ai parlé il y a quelques semaines "Le miso mis à nu" m'a précisé que, étant une fille son nom s'écrit  Leclère et non Leclerc comme je l'avais indiqué par erreur. Son site internet est ici

jeudi 3 septembre 2009

Ce n'est pas VDM mais vous pouvez témoigner du sexisme ordinaire

"Centre hospitalo-universitaire en région parisienne

Je connais mon métier par cœur. Vingt-cinq ans de salle d’opération, qui dit mieux ? En tant qu’infirmière de bloc opératoire circulante, je suis garante du bon fonctionnement de l’intervention et j’ai pensé hier que c’était le moment d’associer une jeune étudiante infirmière de première année qui est là depuis trois semaines et qui apprend à la vitesse grand V.

Pourtant quand le patron est arrivé, il s’est mis à hurler : « Tu es irresponsable ! Pourquoi cette fille ? C’est une petite opération, mais quand même ! » Et j’ai vu la jeune fille se liquéfier sur place, morte de honte d’être là où on ne l’attendait pas, morte de honte d’être rejetée ainsi avec fracas. « Mais, monsieur, ai-je tenté de répliquer, vous acceptez bien des internes qui ont trois jours de présence dans le service. Peut-être, mais ce sont des médecins.»

Je me suis sentie profondément humiliée. Je sais ce que je fais et la présence de cette jeune infirmière n’aurait en rien menacé le bon déroulement de l’opération. Jamais il n’aurait ainsi mis en doute le professionnalisme d’un infirmier.

C’est quand même un bon médecin. Peut-être doit-il évacuer son stress de cette façon ? Et puis après, il se rattrape. En sortant du bloc, il m’a dit : « Alors, ma grand-mère, comment vas-tu ? » et il a mis ses mains sur mes deux seins, en les pinçant gentiment. C’est comme pour Sylvie à qui il a demandé si elle avait ses règles quand elle tirait la gueule..... lire la suite

Brigitte Gresy vient de publier un "Petit traité contre sexisme" et elle va plus loin en invitant chacun-e à réagir et témoigner sur son site au sujet des lieux communs du sexisme ordinaire, tellement banals qu'on n'y prête pas toujours attention.

lundi 31 août 2009

Pour la rentrée offrez vous une barbe....

la_barbe_timbre.JPGet si ce qu'elles font vous intéresse, vous êtes invitées à

la réunion de rentrée de l'association LA BARBE qui

aura lieu le jeudi 3 septembre à 19h00 à la Mer à boire (1 rue des Envierges, 75020, métro Belleville ou Pyrénées).

mercredi 26 août 2009

Si vous avez Canal plus regardez la télé ce soir

Séance de rattrapage...

Ce soir, mercredi 26 Août à 22h15, Canal plus rediffuse "Bienvenue dans la vraie vie des femmes"

Un documentaire intelligent à voir si vous ne l'avez pas déja vu lorsqu'il a été diffusé en mai

bienvenue_vraie_vie_femmes.jpg

Pour celles et ceux qui n'ont pas Canal, il existe un DVD mais qui n'a pas été mis en vente, l'achèteriez vous si il l'était ?

vendredi 31 juillet 2009

La femme, la pub et la haine.

J'avais lancé, il y a quelques semaines, un appel pour retrouver un article de Simone de Beauvoir paru dans le Monde du 4 mai 1983. Il n'a pas fallu très longtemps pour qu'une lectrice m'envoie ce texte, et je l'en remercie.

Je rappelle que cet article a été écrit suite à une campagne visant à dénoncer un projet de loi anti sexiste présenté par Yvette Roudy. Ce projet calqué sur la loi anti raciste de 1972 qui autorisait notamment les poursuites pour toute atteinte à l'image de la femme et de sa dignité n'a au final jamais été présenté à l'Assemblée nationale. (voir mon précédent billet sur le sujet)

Ce texte a vieilli par certains cotés, mais reste d'une actualité confondante par d'autres et quelques uns de ses paragraphes pourraient être repris tels quels aujourd'hui, 26 ans après . Jugez en.

___

S'il n'était si consternant, le déferlement de misogynie soulevé par la loi anti-sexiste de Mme Yvette Roudy mériterait de déchainer des fous rires. Ces messieurs – et dames – qui reprochent aux féministes de manquer d'humour s'en montrent regrettablement dépourvus. Avec quelle pompe ils font appel à leur sens des responsabilité, à leur conscience professionnelle pour revendiquer le droit d'afficher sur les murs les images qui – à leur idée – rempliront le mieux leurs poches ! Ils n'hésitent pas à invoquer les plus hautes valeurs culturelles : d'après eux la publicité nous abreuverait de beauté, et ce serait manquer de tout sens esthétique que de ne pas assimiler ses créations aux plus célèbres tableaux du Louvre, ses « messages » aux grandes œuvres de la littérature française.

Tant de lourde prétention confond ! Mais avant tout, ils sont inspirés, disent-ils, par le respect de la sacro-sainte liberté : laquelle ? La loi qui permet aux femmes de choisir librement leur maternité serait « une interférence dans la vie personnelle » et donc une atteinte à la liberté. (Il est vrai que il y a cent ans, quand s'ouvrit à Rouen le premier lycée de filles, il se trouva des hommes pour déclarer que c'était là une atteinte à la liberté.)

Liberté ! Que d'imbécilités on profère en ton nom ! On s'en autorise, par exemple, pour comparer Yvette Roudy à un ayatollah ; je ne sache pas qu'elle ait demandé à ses compatriotes de porter le tchador, ni incité à la lapidation des femmes adultères. Et quel rapport entre la reine Victoria et la femme qui a fait voter la gratuité de l'IVG ? Je ne vois rien d'humoristique ni de finement spirituel dans ces gros sarcasmes haineux.

Certains préfèrent des arguments qui leur semblent plus sérieux. La Croix, dont on connait l'effort soutenu en faveur de la libération sexuelle, accuse Yvette Roudy de vouloir interdire l'amour et le plaisir. Mme Giroud – entre autres – lui reproche de brimer « le droit aux fantasmes ». Les gens ne pourraient donc inventer leurs rêves qu'à partir des plates images publicitaires ? Il n'est pas besoin d'être grand psychologue pour savoir que les fantasmes ont de tout autres origines.

Cependant pour répondre à ces attaques, le « clin d'œil ironique », le « coup de coude » complice ne suffisent pas. Car cette petite minorité de profiteurs, enragés comme des chiens à qui on menacerait de retirer leur os, risque de nuire, tant leur campagne est solidement orchestrée : ils sont soutenus par de nombreux journalistes car les journaux – sauf le Canard enchainé qui, justement, n'a guère pris part à cette opération – vivent en grande partie de la publicité. Il faut donc dénoncer plus précisément la mauvaise foi des arguments invoqués.

D'abord, l'amalgame. La loi ne concerne ni les livres, ni les films, ni les tableaux, ni aucune création artistique ; elle ne s'en prend pas non plus aux revues, aux magazines. Seul la pub est visée, car elle seule, au lieu de se proposer à des libertés, s'impose aux regards qui, bon gré, mal gré, la subissent. Personne ne s'indigne qu'on réprime la liberté des exhibitionnistes : certaines exhibitions publicitaires ne sont pas moins choquantes ; il me paraît logique d'en protéger les passants. Cette protection est d'ailleurs fort discrètes : on brandit le mot de censure : mais il ne s'agit rien de tel : la loi accorde seulement aux femmes qui se sentent agressées un pouvoir de contestation, un contre-pouvoir de régulation démocratique. En fin de compte, ce seront les juges qui décideront du bien-fond de leur protestation.

Pourquoi les femmes ? Parce que ce sont elles qui sont en question ; ce sont elles dont la pub, pour vendre ses produits, propose des images avilissantes. Jamais un homme. Sauf autrefois, des Noirs. Mais la loi anti-raciste a rendu impossible les « Banania-y'a bon «  de mon enfance. On nous dit que les lois ne peuvent rien, que le racisme est demeuré aussi vivace depuis la loi anti-raciste. Il y a mille raisons pour qu'il n'ait pas désarmé. Du moins, ne s'exprime-t-il plus tout à fait impunément. Certaines affiches ont disparu de nos murs. A la suite de quelques procès, les cafetiers n'osent plus refuser de servir des « bicots » ou des « nègres. Une loi ne change pas du jour au lendemain les mentalités, d'accord. Mais elle contribue à les former. Une sotte demandait dans Le Nouvel Observateur : « Suffit-il de brûler les images pour libérer les femmes ? » Non, bien sûr, ce serait trop simple. Mais il n'est pas inutile d'agir sur les images. Les enfants aussi ont des yeux, les images s'impriment en eux. Éviter qu'elles ne leur inspirent le mépris de la femme serait déjà une victoire.

Il paraît inconcevable à ces messieurs qu'un corps de femme puisse être utilisé comme « support publicitaire » sans qu'on lui inflige une attitude dégradante. Refuser cet avilissement serait interdire toute image de femme et, par extrapolation tout image. Un monde sans images ? C'est l'austérité tyrannique des pays de l'Est ! Le goulag n'est pas loin... Ces insinuations absurdes trouvent des oreilles complaisantes chez les ennemis du régime, car il ne faut pas oublier que cette campagne – et peut-être essentiellement – politique.

Cependant, cet aspect est plus ou moins masqué. Ce qu'on dénonce bruyamment, ce sont les excès auxquels, forte de la loi Roudy, vont se livrer les féministes. Les publicistes répètent à cor et à cri qu'il faut faire confiance aux femmes. Alors ? Alors, les féministes ne sont pas des femmes. On reprend contre elles les arguments les plus éculés. Elles sont « torturées, mal dans leur sexe « , déclare M J-F Fabry, éminent inventeur de la femme ligotée, portant des jeans Buffalo. « Ce sont des intellectuelles qui n'ont pas de contact avec la réalité «  diagnostique un autre. Je connais des féministes médecins, avocates, ingénieurs, mères de famille : il ne me semble pas que le directeur d'une agence publicitaire ait, à priori, de meilleurs contacts avec la réalité ; à moins que « réalité » ne signifie pour lui le fric dont il a certainement une expérience plus enrichissante. Quoi qu'il en soit, il faut le répéter, ce ne sont pas les associations qui trancheront, mais des juges. Tout ce que nous espérons c'est que la perspective d'un procès puisse avoir -comme dans le cas du racisme – un effet dissuasif.

Ce qu'il y a de consternant dans toute cette affaire, c'est la vraie raison d'une telle levée de boucliers.

Contraints et forcés, les hommes renoncent à se targuer ouvertement de leur supériorité dans le domaine économique : contre l'égalité des salaires, contre la non discrimination des emplois, ils mènent des luttes plus sournoises. Mais ils demeurent profondément convaincus que la femme est un objet à manipuler, qu'ils sont les maitres de cette manipulation. On ne les changera pas de sitôt. Mais toute démarche qui met obstacle à leur prétention dominatrice devrait être accueillie avec reconnaissance non seulement par les féministes, mais par toutes les femmes, du moins par celles qui refusent de se laisser mener à la baguette, fût elle ornée d'un diamant.

lundi 29 juin 2009

Jamais les féministes n'ont brûlé leurs soutiens-gorge

Sur Evène, un article sur la lingerie féminine "Porter la culotte".

On y apprend plein de choses intéressantes et notamment que " l'autodafé de lingerie n'eut en réalité jamais lieu. bruler_les_soutien-gorges.jpg

En septembre 1968, un groupe de féministes new-yorkaises avait en effet prévu de brûler des soutiens-gorge pour protester contre l'élection, qu'elles jugent rétrograde, de Miss America. N'ayant pas l'autorisation de faire un feu sur la voie publique, les demoiselles se contentent finalement de jeter leur soutien-gorge dans des poubelles. Les journalistes auraient par la suite recréé l'événement, le mélangeant avec les manifestions contre la guerre du Vietnam où des ordres d'incorporation étaient, cette fois, réellement brûlés.

Au-delà de cette légende urbaine, dans les années 1970, les piquets de grève devant les magasins de lingerie, eux, sont bien réels. Le soutien-gorge est perçu comme un symbole d'une oppression subie par les femmes sans même qu'elles ne s'en rendent compte. Le signe qu'elles ont été "séduites par des rituels esthétiques et contraintes de se conformer à l'idéal imposé par la société."

vendredi 5 juin 2009

Dommage

Danielle Darrieux du haut de toute l'autorité que lui confèrent sa biographie et ses 92 ans a dit "Je suis trop féminine pour être féministe. J'aime trop les hommes."

Dommage, qu'elle ait encore besoin de recourir à de vieux stéréotypes éculés pour se faire remarquer. Elle a bien retenu les leçons de la propagande du siècle passé. Pour elle donc les féministes c'est ça :

poiger8.jpg

mardi 26 mai 2009

Un film réalisé par des étudiantes québecoises

Réalisé par des étudiantes Québécoises en stage à Troyes, un petit film que je trouve épatant qui pose très simplement la question du féminisme en France aujourd'hui, comme un écho à mon billet d'hier. Vous remarquerez qu'elles remportent dans leur valise le N° spécial du journal Vendredi consacré aux blogueuses .

lundi 25 mai 2009

Engagez-vous, rengagez-vous

Il y aurait comme un frémissement, les associations féminismes semblent enregistrer de nouvelles adhésions ces derniers temps et Circé nous signale par exemple qu'une réunion organisée à Orléans sur le thème du féminisme a rassemblée une vingtaine de personne ce qui compte tenu de la date lui semble tout à fait positif.

Alors si vous voulez voir plus d'égalité c'est le moment de vous investir.

Le CNDF prépare une grande manif pour l'automne. C'est plutôt exceptionnel, ce n'est ni à l'occasion du 8 mars, ni de la journée du 25 novembre contre les violences, c'est pour dire le ras le bol des femmes et réaffirmez ses revendications..

Voici leur tract. Apparemment ça réunionne pas mal pour préparer cette manif, et comme elle m'ont demandé de relayer je le fais bien volontiers. Vous avez en bas une adresse pour les rejoindre.

A titre personnel j'y rajouterai d'ores et déja plusieurs points :

- le plus important la revendication d'un congé paternité obligatoire (comme le sont les 8 semaines pour les femme) d'une durée au moins égale à la moitié de celui des femmes. Cela rétablirait l'équilibre dans les carrières professionnelles, permettrait aux hommes de s'investir dès le début dans le paternage et les tâches domestiques. FONDAMENTAL

- la revalorisation des métiers traditionnellement féminin. C'est bien d'encourager les femmes à devenir maçonnes ou électriciennes, mais je ne vois pas pourquoi on n'encourage pas dans le même temps les hommes à devenir caissière ou aide ménager. Ces tâches seraient -elles trop basses pour eux ?

- mettre la pression sur les médias pour qu'ils traitent les femmes autrement qu'ils ne le font (voir à ce sujet le rapport Reiser).

- que les pouvoirs publics, les instances officielles n'utilisent plus un vocabulaire androcentré : je ne voudrais plus entendre par exemple parler de la déclaration des droits de l'Homme.

si vous n'arrivez pas à lire le tract le texte est ici

Tract_1er_mai.jpg

mardi 19 mai 2009

« Femmes affiches, femmes potiches, on en a plein les miches ! »

C'est le slogan du collectif contre le publi sexisme qui a occupé les locaux d'une agence de pub.collectif_contre_le_publisexisme.JPG

mercredi 4 mars 2009

C'est quoi ce bazar ?

femi70.jpgJ'avais suivi qu'il y aurait 2 manifestations féministes samedi à Paris (peut être même 3), mais je n'avais pas toutes les clés pour comprendre en quoi elles se différenciaient.

Chrstine, qui a l'air de connaitre le sujet par coeur, donne des explications très complètes dans un billet intitulé "les vagues du féminisme".

2 manifs donc :

l'une à l'appel du CNDF, Collectif national pour les droits des femmes et l'autre à l'appel d'un rassemblement d'associations

Christine détaille les points sur lesquels ces 2 collectifs ne sont pas d'accord. Chacun d'entre eux intégre ses revendications féministes dans un corpus beaucoup plus large.

Le premier intervient "dans des domaines aussi variés que la réduction du temps de travail, l’égalité professionnelle, le travail de nuit, les équipements collectifs, la famille, le travail domestique, les violences, la lesbophobie, la place des femmes dans la vie publique, la lutte contre le Front National et ses clônes, la lutte contre le sexisme, l’école, la mondialisation libérale, la solidarité internationale, etc..."

Le second parle de voile, de religion, de prostitution, de sexe, d'anarchisme ou de révolution .

au risque de paraitre naïve, et je ne pense pas l'être tant que ça, je ne me retrouve pas du tout dans le second et le premier me parait bien discret. Depuis un an que je blogue sur le sujet c'est la première fois que j'en entends parler.

Pour moi être féministe c'est 3 ou 4 choses simples pour lesquelles il y a encore beaucoup à faire et si des sujets comme le voile ou la prostitution sont d'importance on ne peut pas demander à ce qu'ils soient dans les fondamentaux du féminisme.

  • que les femmes soient respectées et que cessent les violences qui leurs sont faites.
  • que les pouvoirs, tous les pouvoirs, soient partagés entre les hommes et les femmes
  • que les mentalités évoluent pour que ce que font ou disent les femmes n'ait pas moins de valeur que ce que font ou disent les hommes
  • que le corps des femmes ne soit pas considéré comme un objet de consommation
  • que les femmes, et les hommes puissent choisir leur vie (enfants, pas enfants, conciliation vie privée/autonomie financière...).

j'avais signé, il y a très longtemps le manifeste "encore féministe! et, même si je n'en parle pas sur ce blog que j'ai décidé de réserver à la situation en France (parcequ'il est toujours plus facile d'aller chercher la paille dans l'oeil du voisin), je me sens très solidaire des femmes qui vivent en d'autres endroits de la planète des situations de violences extrêmes.

Par contre si le" système d'oppression économico-théologico- patriarcal" est à renverser, ce n'est pas que l'affaire des femmes. Ce combat là n'est pas exclusivement féministe, il est politique et doit être mené avec les hommes qui prennent conscience eux aussi de ce qu'il a de néfaste pour eux.

vendredi 20 février 2009

une trousse d'outils féministes qui vient du Canada

Au Canada des féministes ont réalisé une série d'outils d’animation pour les personnes désireuses de démystifier le féminisme auprès des filles et des jeunes femmes.

Elles cherchent à proposer des activités accessibles et amusantes.

tout se trouve ici

dimanche 25 janvier 2009

Le livre que vous devez mettre dans votre sac à main

Vous aimez mon blog ? vous allez adorer le livre d'Isabelle Germain : Si elles avaient le pouvoir...siellesavaientlepouvoir_1.JPG

Les thèmes sont ceux que je dénonce ici à longueur de billets, mais Isabelle Germain (qui anime le blog "du rose dans le gris") présente les choses de façon beaucoup plus complète et rigoureuse.

Elle fait le point sur la place des femmes dans les hautes sphères des médias, de la politique, des entreprises, des universités. Elles y sont partout très minoritaires, ce n'est pas à vous que je vais l'apprendre. Elle cite de nombreux exemples et donne des chiffres indiscutables.

Mais elle ne fait pas que cela, elle constate que les règles du pouvoir ont été édictées par les hommes. Un exemple ? dévouement aux chefs et présentéisme étant les premiers critères de réussite il est temps de changer ces règles pour les recentrer sur la compétence.

Elle démonte aussi certains des mécanismes qui font que les femmes, au lieu d'essayer de conquérir le monde comme on appris à le faire les garçons, attendent le prince charmant, puis l'homme, puis la promotion au lieu de revendiquer leur juste place.

Elle en conclut que, du coup, le champ du pouvoir est limité aux centres d'intérêts des hommes. "Seul le versant masculin de la vie de la cité est valorisé : la guerre économique, la politique internationale, la politique politicienne. Le versant laissé aux femmes reste dans l'ombre. Tout ce qui relève de la solidarité, de la famille, de la santé fait en général l'objet de petits ministères avec peu de moyens". Même chose dans les médias où ce sont les hommes qui disent aux femmes ce qu'elles doivent penser.

Un petit livre à garder sur soi pour que la prochaine fois que vous entendrez dire " de quoi tu te plains, vous avez l'égalité" vous puissiez asséner à vos interlocuteurs quelques vérités qui devraient les faire réfléchir. (Message perso : Manu il va falloir que tu changes de sac les tiens sont trop petits)

Vous pouvez aussi lire l'interview d'Isabelle Germain par Corinne.


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  • RAPPEL : que se passe-t-il près de chez vus le 8 mars ?

dimanche 14 décembre 2008

Les tumul tueuses

Un groupe féministe mixte qui dénonce " ce qu'ils et elles appellent "le contrôle sexiste, normatif et hétérocentriste pesant sur le corps des femmes" plage.jpget les inégalités qui amènent à considérer que " se baigner torse-nu est une tenue décente seulement pour les hommes ". Sur Rue 89 ici et ici

Je trouve ça drôle et sidérant que la police se soit déplacée pour ça. L'argumentation est correcte, pourtant ça ne me passionne pas.

Sur le même sujet, c'est à dire celui de savoir qui est propriétaire du corps des femmes vous pouvez aussi vous interroger sur ce que représente Miss France

dimanche 30 novembre 2008

La Barbe et le Ministre

Les femmes à barbes sont vraiment très très actives. Voici leur dernier communiqué. (Rappel : elles recrutent.)

Ce qui m'étonne le plus quand je regarde la vidéo (et aussi dans ma vraie vie à moi) c'est que tous ces hommes entre eux ne remarquent pas, mais alors pas du tout, l'anomalie que constitue l'absence de femmes. Ils sont tous convaincus d'être là pour la seule et unique raison qu'ils sont les meilleurs.


A la barbe du ministre.mp4

jeudi 27 novembre 2008 -

Les femmes du groupe féministe le plus subversif du moment ont tendu au Ministre du budget, des Comptes publics et de la Fonction publique un miroir dérangeant, ce jeudi, en reproduisant devant lui la cérémonie « d'autocongratulation entre hommes de pouvoir », qu'il présidait ce jour.

C'était au Salon de la Ville et des collectivités locales. Eric Woerth remettait, au nom d'un jury composé de huit hommes et d'une seule femme, trois trophées « de l'achat public » à trois équipes municipales, presque entièrement masculines.

La cérémonie, le panel, le public, le décor, les costumes gris, tout suintait d'ennui, jusqu'à l'irruption barbesque. L'une remit à l'autre un sublime trophée : un buste de Marianne en plâtre… affublée d'une barbe, elle aussi.

« Félicitations du jury à l'UMP et au Nouveau Centre qui affichent 8% de femmes maires dans les villes de 30 000 habitants et un "peut mieux faire" pour le PS qui affiche entre 14 et 16% dans les villes de la même catégorie.

Nos encouragements à la Communauté Urbaine de Lille : son équipe de vice-présidents à 100% masculine aura fort à faire pour calmer les ambitions extravagantes de l'actuelle présidente, Martine Aubry. »

La Barbe poursuit ainsi inlassablement son combat contre la parité « qui menace la France de nos Pères », et rappelle que "9 ans après la réforme constitutionnelle, les partis politiques résistent encore: 91,5% d'hommes maires dans les villes de 3 500 habitants et plus... 86,9% d'hommes conseillers généraux..."

L'action intervient alors que s'organise le démantèlement annoncé des politiques de promotion de l'égalité hommes/femmes : ce qui n'est déjà plus qu'un «service Droit des femmes et de l'Egalité » après avoir été ministère de plein droit puis ministère délégué puis simple secrétariat, risque en effet de disparaître. Quand à la Commission de réforme des institutions présidée par Edouard Balladur, elle ne comporte qu'une seule femme sur 13 membres.

La Barbe!

www.labarbelabarbe.org

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