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26/08/2009

Si vous avez Canal plus regardez la télé ce soir

Séance de rattrapage...

Ce soir, mercredi 26 Août à 22h15, Canal plus rediffuse "Bienvenue dans la vraie vie des femmes"

Un documentaire intelligent à voir si vous ne l'avez pas déja vu lorsqu'il a été diffusé en mai

bienvenue_vraie_vie_femmes.jpg

Pour celles et ceux qui n'ont pas Canal, il existe un DVD mais qui n'a pas été mis en vente, l'achèteriez vous si il l'était ?

31/07/2009

La femme, la pub et la haine.

J'avais lancé, il y a quelques semaines, un appel pour retrouver un article de Simone de Beauvoir paru dans le Monde du 4 mai 1983. Il n'a pas fallu très longtemps pour qu'une lectrice m'envoie ce texte, et je l'en remercie.

Je rappelle que cet article a été écrit suite à une campagne visant à dénoncer un projet de loi anti sexiste présenté par Yvette Roudy. Ce projet calqué sur la loi anti raciste de 1972 qui autorisait notamment les poursuites pour toute atteinte à l'image de la femme et de sa dignité n'a au final jamais été présenté à l'Assemblée nationale. (voir mon précédent billet sur le sujet)

Ce texte a vieilli par certains cotés, mais reste d'une actualité confondante par d'autres et quelques uns de ses paragraphes pourraient être repris tels quels aujourd'hui, 26 ans après . Jugez en.

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S'il n'était si consternant, le déferlement de misogynie soulevé par la loi anti-sexiste de Mme Yvette Roudy mériterait de déchainer des fous rires. Ces messieurs – et dames – qui reprochent aux féministes de manquer d'humour s'en montrent regrettablement dépourvus. Avec quelle pompe ils font appel à leur sens des responsabilité, à leur conscience professionnelle pour revendiquer le droit d'afficher sur les murs les images qui – à leur idée – rempliront le mieux leurs poches ! Ils n'hésitent pas à invoquer les plus hautes valeurs culturelles : d'après eux la publicité nous abreuverait de beauté, et ce serait manquer de tout sens esthétique que de ne pas assimiler ses créations aux plus célèbres tableaux du Louvre, ses « messages » aux grandes œuvres de la littérature française.

Tant de lourde prétention confond ! Mais avant tout, ils sont inspirés, disent-ils, par le respect de la sacro-sainte liberté : laquelle ? La loi qui permet aux femmes de choisir librement leur maternité serait « une interférence dans la vie personnelle » et donc une atteinte à la liberté. (Il est vrai que il y a cent ans, quand s'ouvrit à Rouen le premier lycée de filles, il se trouva des hommes pour déclarer que c'était là une atteinte à la liberté.)

Liberté ! Que d'imbécilités on profère en ton nom ! On s'en autorise, par exemple, pour comparer Yvette Roudy à un ayatollah ; je ne sache pas qu'elle ait demandé à ses compatriotes de porter le tchador, ni incité à la lapidation des femmes adultères. Et quel rapport entre la reine Victoria et la femme qui a fait voter la gratuité de l'IVG ? Je ne vois rien d'humoristique ni de finement spirituel dans ces gros sarcasmes haineux.

Certains préfèrent des arguments qui leur semblent plus sérieux. La Croix, dont on connait l'effort soutenu en faveur de la libération sexuelle, accuse Yvette Roudy de vouloir interdire l'amour et le plaisir. Mme Giroud – entre autres – lui reproche de brimer « le droit aux fantasmes ». Les gens ne pourraient donc inventer leurs rêves qu'à partir des plates images publicitaires ? Il n'est pas besoin d'être grand psychologue pour savoir que les fantasmes ont de tout autres origines.

Cependant pour répondre à ces attaques, le « clin d'œil ironique », le « coup de coude » complice ne suffisent pas. Car cette petite minorité de profiteurs, enragés comme des chiens à qui on menacerait de retirer leur os, risque de nuire, tant leur campagne est solidement orchestrée : ils sont soutenus par de nombreux journalistes car les journaux – sauf le Canard enchainé qui, justement, n'a guère pris part à cette opération – vivent en grande partie de la publicité. Il faut donc dénoncer plus précisément la mauvaise foi des arguments invoqués.

D'abord, l'amalgame. La loi ne concerne ni les livres, ni les films, ni les tableaux, ni aucune création artistique ; elle ne s'en prend pas non plus aux revues, aux magazines. Seul la pub est visée, car elle seule, au lieu de se proposer à des libertés, s'impose aux regards qui, bon gré, mal gré, la subissent. Personne ne s'indigne qu'on réprime la liberté des exhibitionnistes : certaines exhibitions publicitaires ne sont pas moins choquantes ; il me paraît logique d'en protéger les passants. Cette protection est d'ailleurs fort discrètes : on brandit le mot de censure : mais il ne s'agit rien de tel : la loi accorde seulement aux femmes qui se sentent agressées un pouvoir de contestation, un contre-pouvoir de régulation démocratique. En fin de compte, ce seront les juges qui décideront du bien-fond de leur protestation.

Pourquoi les femmes ? Parce que ce sont elles qui sont en question ; ce sont elles dont la pub, pour vendre ses produits, propose des images avilissantes. Jamais un homme. Sauf autrefois, des Noirs. Mais la loi anti-raciste a rendu impossible les « Banania-y'a bon «  de mon enfance. On nous dit que les lois ne peuvent rien, que le racisme est demeuré aussi vivace depuis la loi anti-raciste. Il y a mille raisons pour qu'il n'ait pas désarmé. Du moins, ne s'exprime-t-il plus tout à fait impunément. Certaines affiches ont disparu de nos murs. A la suite de quelques procès, les cafetiers n'osent plus refuser de servir des « bicots » ou des « nègres. Une loi ne change pas du jour au lendemain les mentalités, d'accord. Mais elle contribue à les former. Une sotte demandait dans Le Nouvel Observateur : « Suffit-il de brûler les images pour libérer les femmes ? » Non, bien sûr, ce serait trop simple. Mais il n'est pas inutile d'agir sur les images. Les enfants aussi ont des yeux, les images s'impriment en eux. Éviter qu'elles ne leur inspirent le mépris de la femme serait déjà une victoire.

Il paraît inconcevable à ces messieurs qu'un corps de femme puisse être utilisé comme « support publicitaire » sans qu'on lui inflige une attitude dégradante. Refuser cet avilissement serait interdire toute image de femme et, par extrapolation tout image. Un monde sans images ? C'est l'austérité tyrannique des pays de l'Est ! Le goulag n'est pas loin... Ces insinuations absurdes trouvent des oreilles complaisantes chez les ennemis du régime, car il ne faut pas oublier que cette campagne – et peut-être essentiellement – politique.

Cependant, cet aspect est plus ou moins masqué. Ce qu'on dénonce bruyamment, ce sont les excès auxquels, forte de la loi Roudy, vont se livrer les féministes. Les publicistes répètent à cor et à cri qu'il faut faire confiance aux femmes. Alors ? Alors, les féministes ne sont pas des femmes. On reprend contre elles les arguments les plus éculés. Elles sont « torturées, mal dans leur sexe « , déclare M J-F Fabry, éminent inventeur de la femme ligotée, portant des jeans Buffalo. « Ce sont des intellectuelles qui n'ont pas de contact avec la réalité «  diagnostique un autre. Je connais des féministes médecins, avocates, ingénieurs, mères de famille : il ne me semble pas que le directeur d'une agence publicitaire ait, à priori, de meilleurs contacts avec la réalité ; à moins que « réalité » ne signifie pour lui le fric dont il a certainement une expérience plus enrichissante. Quoi qu'il en soit, il faut le répéter, ce ne sont pas les associations qui trancheront, mais des juges. Tout ce que nous espérons c'est que la perspective d'un procès puisse avoir -comme dans le cas du racisme – un effet dissuasif.

Ce qu'il y a de consternant dans toute cette affaire, c'est la vraie raison d'une telle levée de boucliers.

Contraints et forcés, les hommes renoncent à se targuer ouvertement de leur supériorité dans le domaine économique : contre l'égalité des salaires, contre la non discrimination des emplois, ils mènent des luttes plus sournoises. Mais ils demeurent profondément convaincus que la femme est un objet à manipuler, qu'ils sont les maitres de cette manipulation. On ne les changera pas de sitôt. Mais toute démarche qui met obstacle à leur prétention dominatrice devrait être accueillie avec reconnaissance non seulement par les féministes, mais par toutes les femmes, du moins par celles qui refusent de se laisser mener à la baguette, fût elle ornée d'un diamant.

29/06/2009

Jamais les féministes n'ont brûlé leurs soutiens-gorge

Sur Evène, un article sur la lingerie féminine "Porter la culotte".

On y apprend plein de choses intéressantes et notamment que " l'autodafé de lingerie n'eut en réalité jamais lieu. bruler_les_soutien-gorges.jpg

En septembre 1968, un groupe de féministes new-yorkaises avait en effet prévu de brûler des soutiens-gorge pour protester contre l'élection, qu'elles jugent rétrograde, de Miss America. N'ayant pas l'autorisation de faire un feu sur la voie publique, les demoiselles se contentent finalement de jeter leur soutien-gorge dans des poubelles. Les journalistes auraient par la suite recréé l'événement, le mélangeant avec les manifestions contre la guerre du Vietnam où des ordres d'incorporation étaient, cette fois, réellement brûlés.

Au-delà de cette légende urbaine, dans les années 1970, les piquets de grève devant les magasins de lingerie, eux, sont bien réels. Le soutien-gorge est perçu comme un symbole d'une oppression subie par les femmes sans même qu'elles ne s'en rendent compte. Le signe qu'elles ont été "séduites par des rituels esthétiques et contraintes de se conformer à l'idéal imposé par la société."

05/06/2009

Dommage

Danielle Darrieux du haut de toute l'autorité que lui confèrent sa biographie et ses 92 ans a dit "Je suis trop féminine pour être féministe. J'aime trop les hommes."

Dommage, qu'elle ait encore besoin de recourir à de vieux stéréotypes éculés pour se faire remarquer. Elle a bien retenu les leçons de la propagande du siècle passé. Pour elle donc les féministes c'est ça :

poiger8.jpg

26/05/2009

Un film réalisé par des étudiantes québecoises

Réalisé par des étudiantes Québécoises en stage à Troyes, un petit film que je trouve épatant qui pose très simplement la question du féminisme en France aujourd'hui, comme un écho à mon billet d'hier. Vous remarquerez qu'elles remportent dans leur valise le N° spécial du journal Vendredi consacré aux blogueuses .

25/05/2009

Engagez-vous, rengagez-vous

Il y aurait comme un frémissement, les associations féminismes semblent enregistrer de nouvelles adhésions ces derniers temps et Circé nous signale par exemple qu'une réunion organisée à Orléans sur le thème du féminisme a rassemblée une vingtaine de personne ce qui compte tenu de la date lui semble tout à fait positif.

Alors si vous voulez voir plus d'égalité c'est le moment de vous investir.

Le CNDF prépare une grande manif pour l'automne. C'est plutôt exceptionnel, ce n'est ni à l'occasion du 8 mars, ni de la journée du 25 novembre contre les violences, c'est pour dire le ras le bol des femmes et réaffirmez ses revendications..

Voici leur tract. Apparemment ça réunionne pas mal pour préparer cette manif, et comme elle m'ont demandé de relayer je le fais bien volontiers. Vous avez en bas une adresse pour les rejoindre.

A titre personnel j'y rajouterai d'ores et déja plusieurs points :

- le plus important la revendication d'un congé paternité obligatoire (comme le sont les 8 semaines pour les femme) d'une durée au moins égale à la moitié de celui des femmes. Cela rétablirait l'équilibre dans les carrières professionnelles, permettrait aux hommes de s'investir dès le début dans le paternage et les tâches domestiques. FONDAMENTAL

- la revalorisation des métiers traditionnellement féminin. C'est bien d'encourager les femmes à devenir maçonnes ou électriciennes, mais je ne vois pas pourquoi on n'encourage pas dans le même temps les hommes à devenir caissière ou aide ménager. Ces tâches seraient -elles trop basses pour eux ?

- mettre la pression sur les médias pour qu'ils traitent les femmes autrement qu'ils ne le font (voir à ce sujet le rapport Reiser).

- que les pouvoirs publics, les instances officielles n'utilisent plus un vocabulaire androcentré : je ne voudrais plus entendre par exemple parler de la déclaration des droits de l'Homme.

si vous n'arrivez pas à lire le tract le texte est ici

Tract_1er_mai.jpg

19/05/2009

« Femmes affiches, femmes potiches, on en a plein les miches ! »

C'est le slogan du collectif contre le publi sexisme qui a occupé les locaux d'une agence de pub.collectif_contre_le_publisexisme.JPG

04/03/2009

C'est quoi ce bazar ?

femi70.jpgJ'avais suivi qu'il y aurait 2 manifestations féministes samedi à Paris (peut être même 3), mais je n'avais pas toutes les clés pour comprendre en quoi elles se différenciaient.

Chrstine, qui a l'air de connaitre le sujet par coeur, donne des explications très complètes dans un billet intitulé "les vagues du féminisme".

2 manifs donc :

l'une à l'appel du CNDF, Collectif national pour les droits des femmes et l'autre à l'appel d'un rassemblement d'associations

Christine détaille les points sur lesquels ces 2 collectifs ne sont pas d'accord. Chacun d'entre eux intégre ses revendications féministes dans un corpus beaucoup plus large.

Le premier intervient "dans des domaines aussi variés que la réduction du temps de travail, l’égalité professionnelle, le travail de nuit, les équipements collectifs, la famille, le travail domestique, les violences, la lesbophobie, la place des femmes dans la vie publique, la lutte contre le Front National et ses clônes, la lutte contre le sexisme, l’école, la mondialisation libérale, la solidarité internationale, etc..."

Le second parle de voile, de religion, de prostitution, de sexe, d'anarchisme ou de révolution .

au risque de paraitre naïve, et je ne pense pas l'être tant que ça, je ne me retrouve pas du tout dans le second et le premier me parait bien discret. Depuis un an que je blogue sur le sujet c'est la première fois que j'en entends parler.

Pour moi être féministe c'est 3 ou 4 choses simples pour lesquelles il y a encore beaucoup à faire et si des sujets comme le voile ou la prostitution sont d'importance on ne peut pas demander à ce qu'ils soient dans les fondamentaux du féminisme.

  • que les femmes soient respectées et que cessent les violences qui leurs sont faites.
  • que les pouvoirs, tous les pouvoirs, soient partagés entre les hommes et les femmes
  • que les mentalités évoluent pour que ce que font ou disent les femmes n'ait pas moins de valeur que ce que font ou disent les hommes
  • que le corps des femmes ne soit pas considéré comme un objet de consommation
  • que les femmes, et les hommes puissent choisir leur vie (enfants, pas enfants, conciliation vie privée/autonomie financière...).

j'avais signé, il y a très longtemps le manifeste "encore féministe! et, même si je n'en parle pas sur ce blog que j'ai décidé de réserver à la situation en France (parcequ'il est toujours plus facile d'aller chercher la paille dans l'oeil du voisin), je me sens très solidaire des femmes qui vivent en d'autres endroits de la planète des situations de violences extrêmes.

Par contre si le" système d'oppression économico-théologico- patriarcal" est à renverser, ce n'est pas que l'affaire des femmes. Ce combat là n'est pas exclusivement féministe, il est politique et doit être mené avec les hommes qui prennent conscience eux aussi de ce qu'il a de néfaste pour eux.

20/02/2009

une trousse d'outils féministes qui vient du Canada

Au Canada des féministes ont réalisé une série d'outils d’animation pour les personnes désireuses de démystifier le féminisme auprès des filles et des jeunes femmes.

Elles cherchent à proposer des activités accessibles et amusantes.

tout se trouve ici

25/01/2009

Le livre que vous devez mettre dans votre sac à main

Vous aimez mon blog ? vous allez adorer le livre d'Isabelle Germain : Si elles avaient le pouvoir...siellesavaientlepouvoir_1.JPG

Les thèmes sont ceux que je dénonce ici à longueur de billets, mais Isabelle Germain (qui anime le blog "du rose dans le gris") présente les choses de façon beaucoup plus complète et rigoureuse.

Elle fait le point sur la place des femmes dans les hautes sphères des médias, de la politique, des entreprises, des universités. Elles y sont partout très minoritaires, ce n'est pas à vous que je vais l'apprendre. Elle cite de nombreux exemples et donne des chiffres indiscutables.

Mais elle ne fait pas que cela, elle constate que les règles du pouvoir ont été édictées par les hommes. Un exemple ? dévouement aux chefs et présentéisme étant les premiers critères de réussite il est temps de changer ces règles pour les recentrer sur la compétence.

Elle démonte aussi certains des mécanismes qui font que les femmes, au lieu d'essayer de conquérir le monde comme on appris à le faire les garçons, attendent le prince charmant, puis l'homme, puis la promotion au lieu de revendiquer leur juste place.

Elle en conclut que, du coup, le champ du pouvoir est limité aux centres d'intérêts des hommes. "Seul le versant masculin de la vie de la cité est valorisé : la guerre économique, la politique internationale, la politique politicienne. Le versant laissé aux femmes reste dans l'ombre. Tout ce qui relève de la solidarité, de la famille, de la santé fait en général l'objet de petits ministères avec peu de moyens". Même chose dans les médias où ce sont les hommes qui disent aux femmes ce qu'elles doivent penser.

Un petit livre à garder sur soi pour que la prochaine fois que vous entendrez dire " de quoi tu te plains, vous avez l'égalité" vous puissiez asséner à vos interlocuteurs quelques vérités qui devraient les faire réfléchir. (Message perso : Manu il va falloir que tu changes de sac les tiens sont trop petits)

Vous pouvez aussi lire l'interview d'Isabelle Germain par Corinne.


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  • RAPPEL : que se passe-t-il près de chez vus le 8 mars ?

14/12/2008

Les tumul tueuses

Un groupe féministe mixte qui dénonce " ce qu'ils et elles appellent "le contrôle sexiste, normatif et hétérocentriste pesant sur le corps des femmes" plage.jpget les inégalités qui amènent à considérer que " se baigner torse-nu est une tenue décente seulement pour les hommes ". Sur Rue 89 ici et ici

Je trouve ça drôle et sidérant que la police se soit déplacée pour ça. L'argumentation est correcte, pourtant ça ne me passionne pas.

Sur le même sujet, c'est à dire celui de savoir qui est propriétaire du corps des femmes vous pouvez aussi vous interroger sur ce que représente Miss France

30/11/2008

La Barbe et le Ministre

Les femmes à barbes sont vraiment très très actives. Voici leur dernier communiqué. (Rappel : elles recrutent.)

Ce qui m'étonne le plus quand je regarde la vidéo (et aussi dans ma vraie vie à moi) c'est que tous ces hommes entre eux ne remarquent pas, mais alors pas du tout, l'anomalie que constitue l'absence de femmes. Ils sont tous convaincus d'être là pour la seule et unique raison qu'ils sont les meilleurs.


A la barbe du ministre.mp4

jeudi 27 novembre 2008 -

Les femmes du groupe féministe le plus subversif du moment ont tendu au Ministre du budget, des Comptes publics et de la Fonction publique un miroir dérangeant, ce jeudi, en reproduisant devant lui la cérémonie « d'autocongratulation entre hommes de pouvoir », qu'il présidait ce jour.

C'était au Salon de la Ville et des collectivités locales. Eric Woerth remettait, au nom d'un jury composé de huit hommes et d'une seule femme, trois trophées « de l'achat public » à trois équipes municipales, presque entièrement masculines.

La cérémonie, le panel, le public, le décor, les costumes gris, tout suintait d'ennui, jusqu'à l'irruption barbesque. L'une remit à l'autre un sublime trophée : un buste de Marianne en plâtre… affublée d'une barbe, elle aussi.

« Félicitations du jury à l'UMP et au Nouveau Centre qui affichent 8% de femmes maires dans les villes de 30 000 habitants et un "peut mieux faire" pour le PS qui affiche entre 14 et 16% dans les villes de la même catégorie.

Nos encouragements à la Communauté Urbaine de Lille : son équipe de vice-présidents à 100% masculine aura fort à faire pour calmer les ambitions extravagantes de l'actuelle présidente, Martine Aubry. »

La Barbe poursuit ainsi inlassablement son combat contre la parité « qui menace la France de nos Pères », et rappelle que "9 ans après la réforme constitutionnelle, les partis politiques résistent encore: 91,5% d'hommes maires dans les villes de 3 500 habitants et plus... 86,9% d'hommes conseillers généraux..."

L'action intervient alors que s'organise le démantèlement annoncé des politiques de promotion de l'égalité hommes/femmes : ce qui n'est déjà plus qu'un «service Droit des femmes et de l'Egalité » après avoir été ministère de plein droit puis ministère délégué puis simple secrétariat, risque en effet de disparaître. Quand à la Commission de réforme des institutions présidée par Edouard Balladur, elle ne comporte qu'une seule femme sur 13 membres.

La Barbe!

www.labarbelabarbe.org

27/11/2008

Dim 50 ans de mode et de liberté

dim.jpg

C'est le titre d'un livre qui vient de sortir. C'est curieux quand même cette conception de la liberté pour les femmes.

25/11/2008

La Barbe félicite les financiers pour leur compétence

Elles rappellent également qu'elles recrutent Leur site

Le 17 novembre 2008, la cérémonie des « BFM Awards » au théatre du Marigny avait l'air d'une mauvaise blague. Il fallait déjà faire preuve d'un grand cynisme pour remettre le prix de du « meilleur placement financier » en cette période de crise. L'irruption d'une quinzaine de femmes à barbe a achevé le ridicule de la scène. Elles se sont alignées fièrement sur l'estrade, présentant au public un miroir accusateur : la composition du jury (six hommes, une femme), la série des nominés (7 hommes), les tristes performances du milieu de la finance ainsi célébré leur donnaient un cadre idéal pour se gausser de la domination masculine dans ce milieu influent.

« Cette année encore, nous apprécions la liste des lauréats. Les membres du jury, Alain, Guillaume, Philippe, Hedwige, Fabrice, Philippe, Emmanuel, Erik, Yves, Philippe et Marc ont su faire preuve de pragmatisme. Il serait en effet périlleux en ces temps de crise, alors que la sensibilité des marchés financiers est à son paroxysme,

palmares_01.jpgpalmares_02.jpgpalmares_05.jpgpalmares_06.jpg de confier les rênes de l'économie à plus de femmes qu'il ne se doit.» Mais enfin ! Pourquoi une femme dans le jury ? Quelle misère a pu justifier qu'on glisse un ver dans ce beau fruit ? BFM Awards est en danger, car la pente est glissante : et si la gangrène gagnait les salles des marchés ! Messieurs, quand la tempête fait rage, il n'est pas temps de lâcher la barre ! Reprenez-vous !

Après la cérémonie, l'élite de la finance et de l'industrie parisienne (quelques centaines de PDG, administrateurs et cadres supérieurs) se retrouva pour un cocktail, là encore infesté de femmes à barbe, coupe de champagne à la main.

Quand au tapis rouge qui les emmenait vers une rangée d'hôtesses chargées de les accompagner jusqu'à leur véhicule, il était lui aussi bordé de part et d'autre d'une rangée de ces femmes – toujours barbues. Aucun n'échappa ce soir-là à la lecture du tract au titre provocateur - « Les hommes à la corbeille » - qui leur était tendu. Le texte et le décor suscitèrent chez certains une minute d'introspection douloureuse.

18/11/2008

le féminisme n'est pas le même partout dans le monde

Dans Sciences Humaines,de décembre 2008, magazine dont je vous recommande vivement la lecture (on le trouve dans tous les kiosques), un article sur la perception différente du féminisme par les femmes des anciens pays communistes.

Les chercheuses féministes issues des Peco rappellent que "certains droits (droit de vote par exemple) avaient été accordés aux femmes beaucoup plus tôt qu’en Occident. Ou encore que des années de fausse démocratie et de domination idéologique pouvaient expliquer une certaine réticence à l’engagement public de leur part… Plus fondamentalement, ce sont les concepts mêmes du féminisme européen et américain qu’ont interrogés les chercheurs de l’Est. Si la famille est perçue, à l’Ouest, comme le lieu fondamental d’élaboration et de reproduction de la domination masculine, elle a pu dans les Peco « fonctionner comme un foyer de résistance devant l’imposition de l’idéologie », la solidarité entre hommes et femmes prenant le pas sur leurs antagonismes. "

Cela renvoie également au livre dont parle Mauvaise herbe (3 fois que je la cite en 15 jours) , écrit par une Marocaine il donne une vision de la situation de la femme au harem bien éloignée de celle que nous en avons.

Personne ne détient la vérité et pour que le féminisme touche un maximum de femmes il doit avant tout refuser d'être dogmatique.

11/11/2008

La Barbe sur le stand RTL du Salon de l'automobile

Les médias s'intéressent de plus en plus à elles. Leurs actions sont spectaculaires, Un espoir de faire bouger les choses

La vidéo de leur dernière action


la barbe rtl au salon de l'auto

Leur manifeste, elles recrutent (voir le com de Marie ci-dessous).

07/11/2008

Au Québec les jeunes féministes ont reçue des subventions pour créer un blog

"Nous sommes des jeunes féministes dans la vingtaine et la trentaine. Nous sommes absentes des médias : on ne parle du féminisme qu’en montrant des femmes de l’âge de nos mères qui ont accomplit de grandes choses et livré de grands combats. Mais nos combats à nous, qui en parle? Ils n’ont pas la même envergure, peut-être, mais nous avons pourtant souvent l’impression que beaucoup reste à faire. Qui répondra à nos questions? À quels enjeux les féministes de notre âge font-elles face dans le monde?

Nous aimerions leur poser la question.

Nous proposons une correspondance entre jeunes féministes qui écrivent depuis différents points du globe. Un échange sur nos vies et nos valeurs, sur ce qui nous différencie et nous unit. Aurons-nous toutes la même vision de la place des femmes en politique? De la représentation des femmes dans les médias? De la maternité, de la vie de couple, du plafond de verre, de la conciliation famille-travail? De l’omniprésence de la sexualité dans nos sociétés? Tant de thèmes prometteurs à aborder.

Ce projet a emballé les membres du jury de la bourse La vie en rose 2008 qui ont vu dans cette correspondance tous les éléments nécessaires pour créer un blogue. Cette plateforme électronique est toute désignée pour rejoindre ces jeunes féministes qui, comme nous, se sentent un peu isolées. Elle permet une forme de correspondance moderne, de réflexions immédiates, comme une conversation qui aurait lieu par écrit dans un lieu public et ouvert."

Je suis féministe.com

Elles ont, si j'en juge leurs premiers billets, beaucoup à dire sur la maternité et leur refus de ce qu'elles perçoivent comme une obligation sociale à être mère et à allaiter.

Je ne pense pas comme elles, mais discutons. L'important est que chacune puisse vraiment choisir.

04/11/2008

Discussion québecoise sur le féminisme en 2008

une vidéo un peu longue (12mn) mais qui pose parfaitement les problématiques du féminisme aujourd'hui.

- peut-on être féministe à temps partiel?

- y a-t-il un clivage entre les générations ?

- comment repenser la maternité ?

vous remarquerez quand même le titre et les commentaires pour une personne que je trouve tout à fait posée et sensée

03/11/2008

Féministe = hystérique ?

sujet déja abordé, mais il est inépuisable

Je vous assure que je ne ressemble pas à ça, et vous non plus certainement, même si vous êtes une lectrice régulière de ce blog :

hysterie-salpetriere.gif

                                                      (Photo Hystérie-La Salpétrière)

il faut dire que les plus belles spécimens représentaient un sujet d'étude passionnant pour les doctes messieurs de la Faculté

charcot_blanche.jpg

          ( le cours de Charcot à la Salpétrière. (années 1870)

je ne ressemble pas non plus à ça :

harpie.jpg

pourtant j'entends, je lis en permanence ces mots "Hystérique" ou "Harpie" accolés à "Féministe".

Faites vous même l'expérience, il suffit de mettre sur n'importe quel site ou presque un commentaire défendant la place des femmes pour se faire traiter d'hystérique.

Alors il me semble que ce serait une priorité de revaloriser l'idée de féminisme.

Etre anti-raciste cela va de soi et ce sont les antiracistes qui se font huer, mais être antisexiste et donc, d'abord féministe puisque le sexisme s'exerce massivement à l'encontre des femmes plutôt que des hommes, c'est suspect. On est tout de suite taxée d'agressivité, accusée de vouloir se débarrasser des hommes (et même de fantasmer sur la procréation sans mâle, il y a eu tout au début de mon blog un com là dessus).

Au cours des siècles passés les femmes qui ont lutté pour l'égalité des droits ont employés des méthodes quelquefois radicales (voir plus bas la vidéo sur la mort d' Emily Davison) pourtant le féminisme est l'un des mouvements les moins violents qui ait été. Mais toute colère venant d'une femme est socialement inacceptable

Et ceux qui ne voulaient pas que les femmes aient les mêmes droits que les hommes ont utilisé les méthodes que l'on utilise habituellement envers les femmes : le dénigrement et le mépris. Voyez les images de propagande (dans la colonne de gauche) .

Commençons donc par changer cela, le mot féministe doit devenir respecté, valorisé. Les féministes sont des femmes (et des hommes) normales : grandes, petites, mariées, pacsées, célibataires, caissières, avocates, au foyer ...pas des hystériques ni des harpies.

28/10/2008

Le gang des postiches

Dans Next, le supplément de Libération un article sur La Barbe, dont je relate régulièrement les interventions.

Je retiens cette phrase :" tactiquement, seul le pouvoir nous intéresse. Il ne s’agit pas de dire que les femmes seraient meilleures, mais simplement de donner à tous le droit et le choix de diriger."

pour voir une video de la barbe

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