Olympe et le plafond de verre

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samedi 1 janvier 2011

Rosie la riveteuse

Vous connaissez Rosie La riveteuse. 

Geraldine Hoff Doyle, qui lui a prété son visage est décédée récemment

Son histoire complète sur la boite verte

samedi 2 octobre 2010

Toute une histoire

Ouf ! nous avons eu chaud nous les filles

parceque si l'homme avait disparu, il nous aurait fallu trouver le moyen de nous reproduire par parthénogénèse et ça n'a pas l'air simple.

A moins de trouver un autre homme, idéal celui-là (photo trouvée sur un vieux billet de Sandrine)


Mais quand on est une femme préhistorique et qu'on ressemble à ça ( tapez "femme préhistorique" sur google images pour vérifier).

(Je parie qu'en plus d'être maquillée , elle s'épilait.)

ça doit quand même être cruel de cohabiter avec des rustres pareils

(image)

mardi 17 août 2010

hymnes féministes

Sandrine a recensé les chansons féministes sur youtube.
Des bijoux que vous pouvez écouter sur son blog

dimanche 27 décembre 2009

En flânant sur youtube

Ce doit être la période, depuis une semaine je ne suis plus du tout motivée pour bloguer.

Alors, en attendant que l'envie revienne,  2 vidéos sur le droit de vote des femmes

jeudi 12 novembre 2009

A quoi servent les hommes ?

A l'issue de la projection du film la domination masculine s'est tenu un débat, de quoi faire plusieurs billets. Etait notamment présente Françoise Héritier.

Françoise Héritier est une anthropologue reconnue, elle a longtemps enseigné au Collège de France.

En quelques minutes elle a fait une synthèse de sa célèbre théorie expliquant pourquoi les hommes ont instauré, dans toutes les sociétés, une domination sur les femmes.

J'ai pris des notes en espérant vous faire un compte rendu clair et fidèle. Succinct bien sûr,  il faut lire Françoise Héritier.

Donc,

Seules les femmes  font les enfants. Non seulement elles font des enfants pareils à elles; des filles, mais elles font aussi des garçons alors que les hommes sont dans l'incapacité de se reproduire eux mêmes. Et ce serait l'une des peurs fondamentales des hommes : que les femmes arrêtent de mettre au monde des garçons.

Pour maîtriser cette reproduction, il leur a fallu instrumentaliser les femmes.

2 conséquences énormes à ce besoin des hommes de contrôler les femmes :

- les femmes sont devenues une ressource. Pour avoir des fils les hommes s'échangent les femmes

- les femmes ne peuvent pas disposer de leur corps, sinon il n'y aurait aucune possibilité pour les hommes d'être certains de leur paternité et même de s'assurer qu'elles feront des enfants.

Pour les maintenir dominées il convient de les empêcher d'accéder à la culture et bien sûr au pouvoir.

Le plus efficace pour cela est le dénigrement : elles sont trop faibles, trop soumises à leurs états d'âmes, passives etc...

Et il importe de leur dénier toute responsabilité dans la reproduction. Aristote les décrivait comme un réceptacle : une marmite dans laquelle se font les enfants et F Héritier note avec ironie qu'en répondant à un enfant qui demande comment on fait les bébés que "le papa met une petite graine dans le ventre la maman" on ne fait que répéter la théorie d'Aristote. ( dire que mes enfants sont ados et que je ne peux plus refaire leur éducation sur le sujet !).

Depuis la nuit des temps nous reproduisons ce schéma.


Et comme il se trouve que Mathieu Vidart avait invité le lendemain sur France inter 2 biologistes de l'évolution, Tatiana Giraud et Pierre-Henri Gouyon, qui se sont référés à Françoise Héritier, je complète avec leurs propos. Et je jure que je ne fais que recopier ce qu'ont dit ces chercheurs de haut niveau.

Le thème en était "Espèces sexuées et espèces asexuées". Les chercheurs observent de multiples formes de reproduction et cherchent à comprendre comment ces différentes modalités ont été favorisées par la sélection naturelle.

Dans la plupart des espèces sexuées, les femelles assument seules la reproduction et du coup on est en droit de se demander à quoi servent les mâles . La femelle jette la moitié de ses gênes pour mettre ceux du mâle à la place. Or pour les évolutionnistes un individu qui met ses gênes dans un autre et lui laisse faire le travail pour les reproduire est un parasite, donc d'une certaine façon on peut voir les mâles comme des parasites des femelles.

Logiquement ils se demandent  pourquoi les femelles se laissent ainsi parasiter plutôt que de se débrouiller pour faire des petits seules par parthénogenèse (c'est à dire avec leurs seules cellules). D'autant plus qu'en produisant des garçons et des filles, les femelles divisent leur reproduction par 2 à chaque génération puisque seule une moitié de leur descendance procréera à son tour,  en 20 générations des femelles qui ne produiraient que des femelles auraient 1 millions de fois plus de descendants.

On connait la réponse, le mélange diversifie les gènes et permet notamment de mieux lutter contre les virus qui mutent eux à très grande vitesse.

Ils ont également évoqué la différence de taille et le fait que les femmes soient statistiquement plus petites que les hommes.
Habituellement les mâles sont plus grands, plus forts que les femelles dans les espèces où ils doivent combattre des concurrents avant de pouvoir copuler. Ce n'est plus le cas chez les humains. Alors pourquoi les femmes y sont elles plus petites ? D'autant plus qu'on sait que la taille est corrélée avec la largeur du bassin et que la mortalité en couche est bien moindre pour les femmes plus grandes. La sélection aurait donc du  se faire en faveur des femmes grandes.

Pas de réponses mais des hypothèses :

- les hommes préfèrent choisir des femmes plus petites pour mieux les contrôler

- dans toutes les sociétés les hommes ont toujours limité la nourriture des femmes et les femmes grandissant dans un contexte de pénurie plus important ont été sélectionnées pour se suffire de ressources moindres.

Je vous invite à écouter cette émission disponible encore quelques jours sur le site de France inter.

En rapportant tout cela, Je ne cherche pas à démontrer quoi que ce soit et n'y connaissant rien je ne fais que résumer ce que j'ai entendu. Je trouve juste passionnant d'essayer de comprendre comment ont pu s'instaurer nos rapports sociaux.

Pour mieux les déconstruire.

dimanche 12 juillet 2009

Rendons aux femmes du paléolithique ce qui leur appartient

Des peintures rupestres dans une grotte. Fermez les yeux et imaginez l'artiste qui les a peintes il y a 20 ou 30 000 ans.

Que voyez vous ?

Quelque chose comme ça probablement :

homme_prehistorique.jpg

Lorsque le genre n'est pas spécifié c'est l'image d'un homme qui s'impose à nous, sauf bien sûr s'il s'agit d'activités traditionnellement féminines (s'occuper des enfants, coudre etc...) .

En l'occurrence, les stéréotypes vous ont induit en erreur. L'étude de plusieurs traces de mains trouvées à côté de peintures rupestres prouverait que les artistes étaient plutôt des femmes que des hommes. Ce sont des scientifiques qui le disent.

lundi 29 juin 2009

Jamais les féministes n'ont brûlé leurs soutiens-gorge

Sur Evène, un article sur la lingerie féminine "Porter la culotte".

On y apprend plein de choses intéressantes et notamment que " l'autodafé de lingerie n'eut en réalité jamais lieu. bruler_les_soutien-gorges.jpg

En septembre 1968, un groupe de féministes new-yorkaises avait en effet prévu de brûler des soutiens-gorge pour protester contre l'élection, qu'elles jugent rétrograde, de Miss America. N'ayant pas l'autorisation de faire un feu sur la voie publique, les demoiselles se contentent finalement de jeter leur soutien-gorge dans des poubelles. Les journalistes auraient par la suite recréé l'événement, le mélangeant avec les manifestions contre la guerre du Vietnam où des ordres d'incorporation étaient, cette fois, réellement brûlés.

Au-delà de cette légende urbaine, dans les années 1970, les piquets de grève devant les magasins de lingerie, eux, sont bien réels. Le soutien-gorge est perçu comme un symbole d'une oppression subie par les femmes sans même qu'elles ne s'en rendent compte. Le signe qu'elles ont été "séduites par des rituels esthétiques et contraintes de se conformer à l'idéal imposé par la société."

jeudi 28 mai 2009

1983-2009 Quand l'histoire se répète

Un article de Chloé Leprince sur Rue 89 m'a amenée à faire quelques recherches. Non pas sur la campagne contre le viol qui en est le sujet principal mais sur une loi antisexiste qui aurait été votée en 1983.

A l'époque, au journal de 20H Yvette Roudy faisait preuve d'un bel optimisme en annonçant que son projet de loi antisexiste ( point par point calqué sur la loi anti raciste de 1972) qui autorisait notamment les poursuites pour toute atteinte à l'image de la femme et de sa dignité aurait un fort effet dissuasif, comme cela avait été le cas pour la loi antiraciste.

Mais que se passa-t-il réellement ?

En réalité cette loi n'a jamais été présentée à l'Assemblée nationale. .

Parceque, cela va vous étonner ,

(je reprends ici le texte de Gisèle Halimi)

" une levée de boucliers d’une extrême violence met les féministes en accusation. Accusations de censure, de puritanisme, de retour à l’ordre moral. Vous l’avez compris, la publicité, principalement, qui entend déployer en toute impunité ses panneaux indignes, a mal au fric. Donc elle se bat, vitupère, diffame, créé un barrage rendu insurmontable par l’adhésion quasi unanime des médias. Tout est bien lié. La ministre des Droits des femmes, dénoncée comme « l’ayatollah Roudy » voudrait instaurer une « police des fantasmes » « tuer l’érotisme ».

(...)

Simone de Beauvoir ne s’y est pas trompée. Elle monte au créneau. Dans son article La femme, la pub et la haine, elle dénonce « cette petite minorité de profiteurs, enragés comme des chiens à qui on menacerait de retirer leur os : ils sont soutenus par de nombreux journaux car ils vivent en grande partie de la publicité ». Elle explique très justement qu’une telle loi accorderait aux femmes qui se sentiraient agressées « un pouvoir de contestation » et non de censure. Et comme en toute démocratie, les juges trancheraient.

La loi antiraciste a proscrit les affiches du Noir débonnaire s’extasiant sur son « Y’a bon Banania ». Pourquoi pas celle de la femme chienne vantant les collants Dim ?

(...)

Le pouvoir politique, toujours masculin à 90%, refuse le débat pour une nouvelle loi antisexiste.(...) Donc après l’enregistrement sous le numéro 1383 à l’Assemblée Nationale du projet de loi antisexiste, il restait à l’inscrire à l’ordre du jour pour qu’il fût débattu et soumis au vote.

Que croyez-vous qu’il arriva ? François Mitterrand torpilla. En catimini, bien sûr. Il fit savoir qu’aucune urgence n’exigeait que les parlementaires s’attelassent à l’œuvre. Qui décide de l’ordre du jour à l’Assemblée Nationale ? La conférence des Présidents. Majorité absolue : celle du gouvernement et de l’Elysée. Donc, en 1983, François Mitterrand parle à François Mitterrand. Et obtient gain de cause. Le projet ne fut donc jamais discuté à l’Assemblée Nationale."

PS : Si quelqu'un dispose de l'article de Simone de Beauvoir (Le monde 4 mai 1983) je suis preneuse..

vendredi 2 janvier 2009

Incroyable mais vrai : Simone Veil n'avait pas la légion d'honneur

premiere-legion-honneur-180.jpgSimone Veil n'avait pas la légion d'honneur ! Je fais partie de celles qui pensent que les médailles servent surtout ceux qui les donnent, n'empêche, alors que la légion d'honneur était généreusement distribuée à tout individu de sexe masculin s'investissant tant soit peu dans une mission bénévole ou non, pour une femme être déportée et ministre restait insuffisant.

Aujourd'hui l'oubli est rattrapé puisqu'elle est élevée directement à la dignité de grand officier. Et il faut mettre cela à l'actif de Nicolas Sarkozy ( oui je n'hésite pas à rendre à César ce qui est à César) ; pour la seconde année les attributions de la légion d'honneur sont à peu près paritaires..

Vous pouvez aussi lire ce billet, qui nous reproche à nous les blogueuses de ne pas en faire assez. Mais mon pauvre ami, si je voulais dénoncer toutes les injustices qui nous sont faites, j'aurais de quoi faire 2 ou 3 billets par jour. C'est le temps qui me manque, pas la matière.

 Première remise de la légion d'honneur par Napoléon

jeudi 4 décembre 2008

Femmes et travail. Nous avons progressé depuis 1967.

femmes_a_l_usine.jpgDans Travail et Sécurité la revue de l'INRS (oui je lis ça !) extrait d'une conférence du professeur Soutoul, gynécologue accoucheur, lors de la journée d'étude de médecine du travail du Val de Loire le 10 avril 1967. Comme le précise une chercheuse ce texte n'a étonné personne à l'époque

On mesure en le lisant combien la vision des femmes au travail a progressé en 40 ans. Même si il reste du chemin.

Je reviendrai sur le dossier de cette revue intitulé " la prévention s'adapte à la féminisation des métiers"

Voici donc ce qu'il était possible de dire en 1967:

"Pour les employeurs la femme présente 2 qualités maintenant classiques qui expliquent sa réussite dans certaines activités : une résistance à la monotonie du travail à la chaine; un goût et un sens de l'esthétisme congénitaux qui la font rechercher dans les professions touchant la décoration, la couture, l'entretien ou la recherche de la beauté corporelle féminine ou masculine.

Par contre, 2 défauts, constitutionnels eux-aussi déprécient parfois cette main d'œuvre féminine : il s'agit de l'instabilité caractérielle souvent en rapport avec des irrégularités dans la force physique; et un absentéisme qui est,lui aussi, très justement lié à des causes d'obstétricales ou à des problèmes gynécologiques préoccupants pour le médecin du travail.Face à l'homme, la femme est manifestement diminuée et tarée devant le travail..."