Je parle régulièrement de cravates ici , j'ai enfin compris à quoi elles pouvaient vraiment servir

Suffit qu'elle soit gonflable.
Je propose qu'on se cotise pour en offrir une à Nicolas.
pour commander c'est ici
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mardi 24 août 2010
Par Olympe le mardi 24 août 2010, 12:32
lundi 9 août 2010
Par Olympe le lundi 9 août 2010, 21:29
N'étant pas aussi influente que Manu David Abiker ne m'a pas remis son Zizi en main propre.
Je me suis donc rabattue sur l'une de ses oeuvre plus ancienne présentant le
mérite d'être éditée en poche : le musée de
l'homme.
Il faut dire que le sous titre m'intriguait "le fabuleux déclin de
l'empire masculin".
L'auteur est un jeune père qui met en apparence beaucoup de bonne volonté à
partager avec sa conjointe tout ce qui concerne la maison et les soins aux
enfants.
Mais outre qu'il lui est impossible d'être vraiment la hauteur ,
sa femme ayant plusieurs longueurs d'avance en matière d'organisation
domestique, il peine à trouver un domaine dans lequel il puisse lui aussi
briller puisque désormais elle gagne plus d'argent que lui . Même lors de
l'achat d'une voiture c'est à elle que le vendeur s'adresse avec des arguments
massus sur la sécurité de la voiture et sa climatisation le délaissant lui
complétement.
C'est avec circonspection que j'ai abordé les premières pages notamment
parcequ'elles évoquent une société devenue soi disant maternante et je
craignais un peu des récriminations Zemmouriennes sur le thème "c'était mieux
avant quand les vrais hommes incarnaient l'autorité". Par ailleurs le héros du
livre est ce qu'on appelle un bobo, c'est à dire un groupe sociologiquement
bien précis et les couples dans lesquels le salaire de la femme est supérieur à
celui de son conjoint restent très minoritaires.
En fait j'ai bien aimé la description de ce ressenti d'un homme qui
fantasme, non seulement sur les jupons qui passent alors qu'il est fidèle
(il a l'air du moins), mais aussi sur un ancestral rôle de chasseur et qui
se retrouve à étendre des lessives. Et si sa femme le déclare incompétent en
lessive préférant les gérer seule, c'est tout à la fois qu'ils n'ont pas le
même niveau d'exigence et que si elle ne veux rien lacher il n'est pas non plus
d'une bonne foi totale.
Difficile quand on s'est imaginé Zorro ou james Bond de n'avoir que les
tobbogans comme terrain d'aventure et de ne plus être le héros de personne. Il
était effectivement peut être plus simple pour un homme de trouver sa place
avant (avant le MLF et tout ce qui s'en est suivi). Il ramenait des sous à la
maison et le reste du temps il pouvait aller prendre l'apéro avec ses copains
en attendant que le repas soit prêt.
C'est léger, très drôle, caustique et ça agite quand même plusieurs
neurones.
Un livre court parfait pour la plage ou la chaise longue. A conseiller aussi
aux hommes qui sauront quoi répondre à leur compagne qui se demande si elle
doit ou non se faire refaire les seins.
mercredi 2 juin 2010
Par Olympe le mercredi 2 juin 2010, 23:22
Comme un écho à un de mes précédent billet
Cette semaine a été décrétée "semaine du microcrédit " et l'association pour le droit à l'initiative économique ADIE en fait la promotion. Vous pouvez lire l'article sur Le Post je n'ai pas grand chose à rajouter . Sauf qu'il me semblait que dans de nombreux pays c'est justement aux femmes que les micro crédits sont le plus souvent accordés parcequ'elles en font meilleur usage.

lundi 24 mai 2010
Par Olympe le lundi 24 mai 2010, 01:24
Sur twitter j'ai eu quelques échanges avec Carnetsdemode (mais je ne vous conseille pas de suivre des blogueuses mode c'est ruineux) il se trouve que nous avions toutes les deux un avis sur un sujet qui relève tout à la fois de la mode et de la politique : le port de la cravate
Chaque année quand soleil et chaleur reviennent je me pose la même question : comment font tous ces messieurs qui partent au travail en uniforme ?
Comment font ils pour supporter ?
- une cravate qui leur serre le cou et empêche toute ventilation de la partie haute du corps
- une veste (et quand ils l'enlèvent on dit qu'ils sont "en bras de chemises" alors que nous sommes en bras tout court sans que personne y trouve rien à redire)
- et surtout, surtout des chaussettes dans des mocassins fermés ( Et là il est préférable qu'ils ne les enlèvent pas au bureau)
Alors que nous, légères comme Perrette, allons jambes et bras nus, la gorge parfaitement libre et le pied aéré dans des nus-pieds très chers classes qui portent bien leur nom.
Pourtant rien ne les y oblige puisque le Code du travail affirme que "Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ". Shorts et tongs peuvent prêter à discussion selon la Cour de cassation, bien que la plupart de ces hommes n'ont guère de contact directs avec les clients, mais pourquoi ne mettent ils pas des marcels (à condition bien sur de s'être préalablement épilés sous les bras parcequ'il n'y a pas de raison qu'ils ne connaissent pas cette expérience là) et des sandales ?
Indéniablement il s'agit d'une coutume contraire au principe d'égalité et je me demande même si ce n'est pas une atteinte à la dignité de l'homme (avec un petit h).
Contraire au principe d'égalité puisque seuls les hommes subissent cette insupportable contrainte. Contraire aussi au principe d'égalité puisque excluant les femmes. On les repère tout de suite les intruses dans le paysage. Et qu'on ne me dise pas que rien ne nous empêche de mettre un costume et une cravate. D'une part je rappelle que le port du pantalon est interdit pour les femmes, d'autre part qu'on a assez entendu gloser sur les tailleurs de MAM.

Mais c'est en en parlant avec eux que l'on perçoit la profondeur du mal car en réalité personne ne les oblige, non c'est pire : ils se sentent obligés !
Pareille soumission à un système qui fait d'eux des clones constitue la preuve indubitable d'une réelle aliénation. En s'habillant comme les maitres de ce monde ils ne font rien d'autres que démontrer leur pleine adhésion à cette servitude volontaire* et leur renoncement à tout esprit critique.
Alors dans ces conditions, il me semble urgent d'envisager une loi visant à interdire la cravate et rendant obligatoire le port de chaussures qui laissent les pieds s'aérer dès que la température dépasse 26 degrés dans le double but de libérer les hommes de cette sorte de burqa mentale qu'ils s'imposent eux mêmes et de limiter les risques de mycoses.
Remarquez, ça pourrait être pire...
* j'en profite pour vous recommandez de relire Etienne de La Boétie