Olympe et le plafond de verre

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mardi 24 août 2010

Enfin une utilité à la cravate

Je parle régulièrement de cravates ici , j'ai enfin compris à quoi elles pouvaient vraiment servir

Suffit qu'elle soit gonflable.

Je propose qu'on se cotise pour en offrir une à Nicolas.

pour commander c'est ici

lundi 9 août 2010

Le fabuleux déclin de l'empire masculin

N'étant pas aussi influente que Manu David Abiker ne m'a pas remis son Zizi en main propre. Je me suis donc rabattue sur l'une de ses oeuvre plus ancienne présentant le mérite d'être éditée en poche : le musée de l'homme.
Il faut dire que le sous titre m'intriguait "le fabuleux déclin de l'empire masculin".

L'auteur est un jeune père qui met en apparence beaucoup de bonne volonté à partager avec sa conjointe tout ce qui concerne la maison et les soins aux enfants.

 Mais outre qu'il lui est impossible d'être vraiment  la hauteur , sa femme ayant plusieurs longueurs d'avance en matière d'organisation domestique, il peine à trouver un domaine dans lequel il puisse lui aussi briller puisque désormais elle gagne plus d'argent que lui . Même lors de l'achat d'une voiture c'est à elle que le vendeur s'adresse avec des arguments massus sur la sécurité de la voiture et sa climatisation le délaissant lui complétement.

C'est avec circonspection que j'ai abordé les premières pages notamment parcequ'elles évoquent une société devenue soi disant maternante et je craignais un peu des récriminations Zemmouriennes sur le thème "c'était mieux avant quand les vrais hommes incarnaient l'autorité". Par ailleurs le héros du livre est ce qu'on appelle un bobo, c'est à dire un groupe sociologiquement bien précis et les couples dans lesquels le salaire de la femme est supérieur à celui de son conjoint restent très minoritaires.

En fait j'ai bien aimé la description de ce ressenti d'un homme qui fantasme, non seulement sur  les jupons qui passent alors qu'il est fidèle (il a l'air du moins), mais aussi sur un ancestral rôle de chasseur et qui se retrouve à étendre des lessives. Et si sa femme le déclare incompétent en lessive préférant les gérer seule, c'est tout à la fois qu'ils n'ont pas le même niveau d'exigence et que si elle ne veux rien lacher il n'est pas non plus d'une bonne foi totale.

Difficile quand on s'est imaginé Zorro ou james Bond de n'avoir que les tobbogans comme terrain d'aventure et de ne plus être le héros de personne. Il était effectivement peut être plus simple pour un homme de trouver sa place avant (avant le MLF et tout ce qui s'en est suivi). Il ramenait des sous à la maison et le reste du temps il pouvait aller prendre l'apéro avec ses copains en attendant que le repas soit prêt.

C'est léger, très drôle, caustique et ça agite quand même plusieurs neurones.

Un livre court parfait pour la plage ou la chaise longue. A conseiller aussi aux hommes qui sauront quoi répondre à leur compagne qui se demande si elle doit ou non se faire refaire les seins.

mercredi 2 juin 2010

Pour être patron il faut une cravate

Comme un  écho à un de mes précédent billet 

Cette semaine a été décrétée "semaine du microcrédit " et  l'association pour le droit à l'initiative économique ADIE en fait la promotion. Vous  pouvez lire l'article sur Le Post je n'ai pas grand chose à rajouter . Sauf qu'il me semblait que dans de nombreux pays c'est justement aux femmes que les micro crédits sont le plus souvent accordés parcequ'elles en font meilleur usage.

Adrien, écolo actif pousse un coup de gueule en notant la contradiction entre les valeurs défendues par certains sites et leurs campagnes de pubs sexistes .
Cela s'apelle du Greenwashing non ? En français "écoblanchiment". 

lundi 24 mai 2010

Pour l'interdiction de la cravate (note subversive)

Sur twitter j'ai eu quelques échanges avec Carnetsdemode (mais je ne vous conseille pas de suivre des blogueuses mode c'est ruineux) il se trouve que nous avions toutes les deux un avis sur un sujet qui relève tout à la fois de la mode et de la politique : le port de la cravate

Chaque année quand soleil et chaleur reviennent je me pose la même question : comment font tous ces messieurs qui partent au travail en uniforme ?

Comment font ils pour supporter ?

- une cravate qui leur serre le cou et empêche toute ventilation de la partie haute du corps

- une veste (et quand ils l'enlèvent on dit qu'ils sont "en bras de chemises" alors que nous sommes en bras tout court sans que personne y trouve rien à redire)

- et surtout, surtout des chaussettes dans des mocassins fermés ( Et là il est préférable qu'ils ne les enlèvent pas au bureau) 

Alors que nous, légères comme Perrette, allons jambes et bras nus, la gorge parfaitement libre et le pied aéré dans des nus-pieds très chers classes qui portent bien leur nom. 

Pourtant rien ne les y oblige puisque le Code du travail affirme  que "Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ". Shorts et tongs peuvent prêter à discussion selon la Cour de cassation, bien que la plupart de ces hommes n'ont guère de contact directs avec les clients, mais pourquoi ne mettent ils pas des marcels (à condition bien sur de s'être préalablement épilés sous les bras parcequ'il n'y a pas de raison qu'ils ne connaissent pas cette expérience là) et des sandales ?

Indéniablement il s'agit d'une coutume contraire au principe d'égalité et je me demande même si ce n'est pas une atteinte à la dignité de l'homme (avec un petit h).

Contraire au principe d'égalité puisque seuls les hommes subissent cette insupportable contrainte. Contraire aussi au principe d'égalité puisque excluant les femmes. On les repère tout de suite les intruses dans le paysage. Et qu'on ne me dise pas que rien ne nous empêche de mettre un costume et une cravate. D'une part je rappelle que le port du pantalon est interdit pour les femmes, d'autre part qu'on a assez entendu gloser sur les tailleurs de MAM. 



Il faut quand même reconnaitre un avantage évident : ils ne perdent ni temps, ni énergie le matin à se demander ce qu'ils vont bien pouvoir mettre aujourd'hui. Seul effort le choix de la cravate.

Mais c'est en en parlant avec eux que l'on perçoit la profondeur du mal car en réalité  personne ne les oblige, non c'est pire : ils se sentent obligés ! 

Pareille soumission à un système qui fait d'eux des clones constitue la preuve indubitable d'une réelle aliénation.  En s'habillant comme les maitres de ce monde ils ne font rien d'autres que démontrer leur pleine adhésion à cette servitude volontaire*  et leur renoncement à tout esprit critique.

Alors dans ces conditions,  il me semble urgent d'envisager une loi visant à interdire la cravate et rendant obligatoire le port de chaussures qui laissent les pieds s'aérer dès que la température dépasse 26 degrés  dans le double but de libérer les hommes de cette sorte de burqa mentale qu'ils s'imposent eux mêmes et de limiter les risques de mycoses.

Remarquez, ça pourrait être pire...

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 * j'en profite pour vous recommandez de relire Etienne de La Boétie