Olympe et le plafond de verre

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jeudi 21 octobre 2010

Le temps partiel selon les sénateurs

Voici un échange du 18 octobre au Sénat et qui depuis fait couler un peu d'encre. Il concerne un amendement qui visait à élargir la pénalité prévue pour les entreprises qui n'auraient pas d'accord sur l'égalité professionnelle aux petites entreprises alors que la loi ne la prévoit que celles qui ont  plus de 50 salariés.

Rappelons que M Longuet est ce Sénateur qui avait déclaré sans rire à La Barbe qu'il n'avait rien contre les femmes ayant une épouse, une mère, 4 filles et même "quand j'ai un chien c'est une chienne"

Je vous le mets en quasi intégralité et je ne vais pas en rajouter le débat étant soutenu mais pour ne pas vous laisser emmêler les idées voici la façon dont se répartit le travail en temps partiel en 2008  selon l'INSEE.

______________________________________________

M. le président. Quel est l’avis du Gouvernement ?

M. Éric Woerth, ministre. Défavorable.M. le président. La parole est à M. Gérard Longuet, pour explication de vote.

M. Gérard Longuet.(UMP) À cet instant, je voudrais expliquer la raison pour laquelle je soutiens le projet gouvernemental et je combats votre amendement, madame David.

J’interviendrai non pour disposer qu’un quelconque alibi que pourrait m’assurer en toutes circonstances la publication de mes propos au Journal officiel (Sourires.), mais simplement pour rappeler des évidences manifestes.

Madame David, à de nombreuses reprises tout au long de ce débat concernant la situation des femmes, vous avez affirmé que ces dernières subissaient le travail à temps partiel. Sur le plan mathématique, il est vrai que les femmes salariées sont plus nombreuses que les hommes à occuper des activités à temps partiel.

À ce sujet, vous avez à votre disposition un rapport très intéressant de l’Assemblée des communautés de France, l’AdcF, qui, à l’occasion de son congrès sur l’action sociale intercommunale, traite des raisons pour lesquelles les femmes choisissent le travail à temps partiel. Or, d’après cette étude de l’INED et de l’INSEE de 2005, 61 % des femmes qui travaillent à temps partiel le font pour convenance personnelle et familiale. Il s’agit donc pour ces dernières d’un choix volontaire, parfaitement assumé et responsable.

Par ailleurs, 13 % des femmes travaillant à temps partiel choisissent ce type de contrat parce que ce sont des métiers qui ne peuvent s’exercer qu’à temps partiel. Je prendrai un exemple simple : le transport scolaire dans nos départements est souvent assumé par des transporteurs qui travaillent le matin et le soir, donc à temps partiel, et ce sont aujourd’hui, dans la majorité des cas, des femmes. Elles apportent d’ailleurs une sécurité et un sérieux qui rassurent et les parents et les élèves.

Enfin, 17 % des femmes exercent une activité à temps partiel parce qu’elles n’ont pas trouvé autre chose lors de leur recherche d’un travail.

Mme Annie David.(groupe communiste républicain et citoyen) Comment se fait-il que les hommes trouvent des activités à temps plein et pas les femmes ?

M. Gérard Longuet. Environ 16 % des salariés français travaillent à temps partiel. Ce cas de figure est donc très largement accepté par la population ; il est voulu.

Au lieu de se lamenter sur une telle modalité de travail, il me semblerait plus opportun de réfléchir à la façon dont le travail à temps partiel pourrait être utilisé pour mieux organiser l’activité des hommes et des femmes aux différents âges de la vie et pour permettre un épanouissement personnel et familial.

Tels sont les chiffres dont je voulais vous faire part. Quitte à rester en séance, autant apporter des contributions utiles ! (Applaudissements sur les travées de lUMP.)

(...)

Mme Annie David.(groupe communiste républicain et citoyen) Monsieur le président, je me dois de réagir aux propos de M. Longuet en apportant une vision différente de la sienne.

Monsieur Longuet, vous nous dites que les temps partiels seraient choisis, par exemple pour convenance personnelle et familiale.

Mme Lucienne Malovry.(UMP) Cela arrive !

Mme Annie David. Évidemment, cela arrive ! Bien sûr !

M. Gérard Longuet. Dans les deux tiers des cas !

Mme Annie David. Et nous nous réjouissons que des femmes puissent le faire ! Mais pourquoi les hommes ne prennent-ils pas une activité à temps partiel pour convenance personnelle et familiale ?

M. Gérard Longuet. Ils le font dans les mêmes proportions : 16 % !

Mme Annie David. Vous nous rapportez ensuite que 17 % des femmes occupant une activité à temps partiel n’ont pas trouvé de travail à temps plein. Mais comment se fait-il que les hommes trouvent du travail à temps plein et pas les femmes ? Il faudra quand même que vous m’expliquiez plus précisément ce point.

En outre, vous nous assurez que 13 % des femmes travaillent à temps partiel parce que c’est le métier qui l’exige. Bien sûr, mais pourquoi dans ces métiers-là retrouve-t-on principalement des femmes ? Justement parce que les hommes ne travaillent pas à temps partiel !

M. Gérard Longuet. Parce que ce sont des métiers de service !

Mme Annie David. Monsieur Longuet, le temps partiel peut être choisi,…

M. Gérard Longuet. Rappelez-le !

Mme Annie David. … mais il est choisi lorsque l’on a les moyens financiers de le faire, ou lorsque l’on est contraint de rester à la maison parce qu’il faut s’occuper des enfants pour « convenance personnelle et familiale », ainsi que vous l’avez dit.

M. Gérard Longuet. Ce n’est pas désagréable !

Mme Annie David. Malgré tous les grands discours du Gouvernement, les crèches, les moyens de garde sont en effet insuffisamment développés en certains endroits du territoire pour permettre aux femmes d’aller travailler. Voilà un élément sur lequel on peut également méditer.

Le temps partiel peut être choisi. À cet égard, le projet de loi dont nous discutons prévoit d’apporter des informations sur les possibilités de capitalisation des assurés, ce qui est très important pour ces derniers. Cependant, les femmes ayant l’intention d’exercer une activité à temps partiel auront-elles à supporter les conséquences de ce prétendu choix sur le niveau de leur pension ?

M. Gérard Longuet. Elles auront un soutien familial, grâce à leurs enfants reconnaissants.

Mme Annie David. Il me semble que, sur ce point également, l’information doit être transparente. Quand on fait un choix, on doit pouvoir le faire de manière éclairée.

Monsieur Longuet, je suis persuadée que, parmi les 61 % de femmes qui affirment travailler à temps partiel pour convenance personnelle et familiale, la moitié n’ont pas la possibilité de faire garder leurs enfants.

M. le président. La parole est à M. Jean Desessard, pour explication de vote.

M. Jean Desessard. Monsieur Longuet, votre raisonnement n’est pas tout à fait en accord avec la position de M. le ministre. Ce dernier a en effet affirmé, lors de la présentation de ce projet de loi, qu’il y avait un problème d’inégalités entre les retraites des femmes et celles des hommes, mais que cela correspondait à une différence de salaires au cours de la carrière.

M. Gérard Longuet. Il y a aussi des choix !

M. Jean Desessard. (Vert) Le travail à temps partiel choisi peut s’entendre lorsqu’il y a complémentarité avec le niveau de vie du conjoint. Mais beaucoup de couples éprouvent des difficultés à maintenir une vie conjugale stable. Dès lors, vous devriez en conclure qu’il faut agir en faveur des retraites des femmes ayant choisi le temps partiel pour convenance personnelle.

Alors que M. le ministre affirme que la disparité entre les hommes et les femmes se résorbera grâce à l’accès à l’emploi et à la formation pour tous, vous soutenez au contraire qu’il y aura toujours un certain nombre de femmes qui choisiront le temps partiel pour convenance personnelle. Vous pensez donc que ces inégalités de fait perdureront et que les hommes et les femmes toucheront toujours des retraites d’un montant inégal, même si les conditions dans lesquelles les choix initiaux auront été faits changent au cours des années.

M. le président. La parole est à Mme Raymonde Le Texier, pour explication de vote.

Mme Raymonde Le Texier. Notre collègue M. Longuet s’est lancé sur un terrain délicat. Monsieur Longuet, vous avez de la chance que l’heure soit si tardive !

M. Gérard Longuet. Je n’ai fait que rapporter des statistiques !

Mme Raymonde Le Texier. Tout d’abord, cette enquête n’est pas très claire pour nous : est-ce une enquête effectuée auprès d’employées des communes, des villes ?

M. Gérard Longuet. Il s’agit d’une enquête de l’INED et de l’INSEE de 2005 publiée dans les documents de l’Assemblée des communautés de France à l’occasion de leur congrès sur les services intercommunaux de l’action sociale. (Ah ! sur les travées du groupe CRC-SPG et du groupe socialiste.)

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. Cela concerne donc les collectivités !

M. Gérard Longuet. Non ! Cela concerne toutes les Françaises !

Mme Raymonde Le Texier. Je ferai deux commentaires, monsieur Longuet.

M. Gérard Longuet. Cela a l’air de vous gêner !

Mme Raymonde Le Texier.(PS)  Non, cela ne nous gêne pas du tout ! C’est toutefois une situation que nous connaissons un peu, et qui appelle quelques précisions.

Vous affirmez que l’essentiel des femmes travaillant à temps partiel le font pour convenance personnelle, et qu’il s’agit pour elles d’un choix parfaitement assumé.

Certaines de ces femmes auraient sans doute préféré rester chez elles pour élever leurs enfants, mais elles sont obligées de prendre un temps partiel parce qu’elles ont absolument besoin d’un appoint financier pour « boucler » leurs fins de mois.

À l’inverse, d’autres femmes sont obligées d’accepter un emploi à temps partiel alors qu’elles préfèreraient une activité à plein-temps, parce que les modes de garde à leur disposition ne sont pas satisfaisants de leur point de vue ou même inexistants. Certaines d’entre elles, par exemple, ne travaillent pas le mercredi et font un gros effort financier parce qu’elles ne veulent pas que leurs enfants soient livrés à eux-mêmes.

Enfin, lorsque ma collègue vous a demandé quel serait le niveau de retraite des femmes travaillant à temps partiel, vous avez répondu – je ne sais si tout le monde l’a entendu – que ces dernières pourraient compter sur le soutien familial de leurs enfants reconnaissants.

M. Gérard Longuet. Cela existe aussi, c’est la solidarité intergénérationnelle !

Mme Raymonde Le Texier. Oui, cela existe aussi !

M. Gérard Longuet. Il y a des grands-parents qui aident leurs petits-enfants, des enfants qui aident leurs parents, et réciproquement !

M. Gérard Longuet. Nous ne sommes pas dans une société d’égoïstes !

Mme Raymonde Le Texier. Monsieur Longuet, laissez-moi terminer, s’il vous plaît ! Je peux vous parler de ce problème : ma vieille mère, qui a 95 ans, continue de faire des économies alors que ses enfants n’ont besoin de rien – nous ne cessons de le lui dire – parce que sa crainte est de devoir être aidée par ses enfants si, un jour, elle devait être placée en établissement. Pour ma part, je suis mère de famille et, ayant une conception opposée à la vôtre, j’espère n’avoir jamais besoin de l’aide de mes enfants.

Il faudrait donc que vous réfléchissiez quelque peu à ce problème. Je ne comprends pas que des parents puissent penser qu’ils peuvent ne pas travailler parce que leurs enfants subviendront à leurs besoins si c’est nécessaire. Il me semble au contraire que la démarche des parents consiste à penser que l’on pourra aider ses enfants s’ils en ont besoin jusqu’au bout.

M. le président. Mes chers collègues, je vois que, malgré l’heure tardive, vous êtes en pleine forme !(Sourires.)

La parole est à M. Claude Domeizel, pour explication de vote.

M. Claude Domeizel. Je ne comptais pas intervenir en explication de vote, mais je voudrais réagir au propos de M. Longuet, s’agissant de savoir si le travail à temps partiel des femmes est subi ou choisi.

M. Gérard Longuet. Je livrais seulement les résultats d’une étude de l’INSEE ! C’est tout de même extraordinaire !

M. Claude Domeizel. Je ne vous ai pas interrompu,…

M. Gérard Longuet. Vous faites du travail de commission en séance publique !

M. Claude Domeizel. (PS) … alors, si vous souhaitez intervenir, vous demanderez de nouveau la parole. Pour le moment, c’est moi qui parle !

Manifestement, nous ne rencontrons pas le même type de personnes. Je reçois dans ma permanence – de maire autrefois, de sénateur aujourd'hui – des femmes qui me demandent d’intervenir pour les aider à trouver un emploi à temps complet, parce qu’elles n’ont trouvé qu’un travail à temps partiel.

Mon cher collègue, le temps partiel revient aussi quelquefois à devoir faire des horaires éclatés, que personne ne souhaiterait avoir : il faut, par exemple, travailler de 8 heures à 9 heures 30, puis de midi à 13 heures 30 et, enfin, le soir, de 17 heures à 18 heures 30.

Vous avez cité un rapport qui semble avoir un lien avec la fonction publique territoriale, que je connais assez bien. Je peux vous dire que le temps partiel y existe bel et bien, et que les femmes y ont beaucoup recours, pendant un temps donné.

En effet, dans les collectivités locales, nous offrons souvent des emplois à temps partiel. Ils sont, c’est vrai, souvent occupés par des femmes. Mais ces dernières revendiquent ensuite rapidement un travail à temps complet qu’elles pourront exercer après quelques années de temps partiel.

Monsieur Longuet, vous nous dites que le temps partiel est choisi. Eh bien, pour ma part, je n’ai pas besoin de statistiques pour affirmer que, dans le secteur privé, le temps partiel des femmes est subi !

M. le président. Je mets aux voix l'amendement n° 1085.

(L'amendement n'est pas adopté.)

M. le président. La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance.

lundi 18 octobre 2010

Epididyme d'Or d'octobre

C'est Isabelle Germain des Nouvelles News qui m'a fait remarquer que je n'avais pas décerné l'Epididyme d'Or d'octobre. Et tant qu'elle y était elle m'en a suggéré un.

L'Etablissement public Paris-Saclay a pour objet l'impulsion et la coordination du développement du pôle scientifique et technologique du plateau de saclay.

Les 21 membres du Conseil d'administration représentent l'ensemble des parties prenantes du projet : Etat, Collectivités locales, sphères universitaire et économique. Certains sont membres de droit comme c'est le cas des présidents de tout un tas d'instances, d'autres sont nommés par les partenaires.

Et que croyez vous qu'il advint ?

Une liste qui en dit long sur la répartition des pouvoirs dans ce pays

Le conseil d'administration est composé de messieurs :

Rodolphe Gintz, Ronan Stephan, Etienne Crepon, Pierre Dartout, Jean-Paul Huchon, Michel Berson, Alain Schmitz, Robert Cadalbert, Vincent Delahaye, François Lamy, François de Mazières, Joël Loison, Hervé Hocquart, Paul Vialle, Pierre Veltz, Gérard Ferey, Alain Aspect, Dominique Vernay, Luc-Alexandre Menard, Claude Bebear, Bernard Salha, 

Je rappelle que l'épididyme est "une partie du système reproducteur de l'homme. C'est un petit organe accolé au testicule contenant un tube glandulaire pelotonné transportant les spermatozoïdes" . Le prix est décerné chaque mois à un média ou une manifestation ayant dépassé le taux admissible de testostérone.

lundi 4 octobre 2010

Elections cantonales en mars 2011

L'élection cantonale permet d'élire les conseillers généraux qui constituent l'assemblée délibérante du département.

La durée du mandat d'un conseiller général est de 6 ans. Les conseils généraux sont renouvelés par moitié tous les trois ans.

Ils sont élus au scrutin majoritaire uninominal à deux tours (comme pour l'élection présidentielle).

Les conseils généraux sont les assemblées politiques les moins féminisées seulement 12,3% de femmes, certains départements n'en comptent aucune .

Les partis politiques sont en train d'investir leurs candidats et je vous invite à vous intéresser à ce qui se passe chez vous

D'après ce qu'on commence à trouver ici et là il semblerait que le PS s'efforce d'approcher la parité

ex : dans le Maine et Loire, le Rhône, en Loire atlantique, dans les Landes

alors que visiblement l'UMP s'en soucie comme de sa première chemise

ex : dans les Yvelines,  le Doubs, en Seine et Marne, dans les Alpes maritimes

lundi 20 septembre 2010

Un colloque pour en finir avec le dogme de la croissance à tout prix ?

Vous connaissez les Nouvelles.news le site d'information qui donne la parole aux femmes autant qu'aux hommes et reflète les priorités politiques des deux.

Elles organisent un colloque 


INDICATEURS DE RICHESSE ET BIEN-ETRE

Lundi 4 octobre à 18 H 30

Amphithéâtre le Grand Bleu Campus Microsoft
39, avenue du Président Roosevelt  - 92130 - Issy Les Moulineaux

 

Aujourd’hui, notre seul indicateur de richesse est le Produit intérieur brut (PIB). Il oriente les politiques publiques. Mais la quête de PIB se fait souvent au détriment du bien-être. Depuis plus de 30 ans, des intellectuels réfléchissent à une meilleure prise en compte des richesses provenant du bénévolat, du travail familial et domestique, du temps libre, de nouveaux modes de production… L’an dernier, la Commission Stiglitz proposait une nouvelle approche. Où en sommes-nous ?

C'est gratuit, mais il faut s'inscrire ici

Au programme :

Dominique Méda, sociologue., 

Philippe Le Clézio, membre du CESE, secrétaire confédéral CFDT.

Pierre Larrouturou, économiste, Conseiller régional d’Ile-de-France.

Hélène Combe, sociologue et politiste, déléguée générale de l’Observatoire de la décision publique.

Florence Jany-Catrice, économiste à Lille 1 et au CLERSE ,

François Fatoux, délégué général de l’Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE),

Martine Durand, Directrice des statistiques à l’OCDE.

Mercedes Erra, Présidente Exécutive d’Euro RSCG Worldwide


dimanche 19 septembre 2010

La gauche s'affiche unie dans les Landes

Pour ceux qui pensent qu'il y a désormais beaucoup de femmes dans les Etats majors des partis, un petit retour dans la réalité de la France profonde.

article du monde vu chez falconhill

mardi 17 août 2010

Le calendrier des femmes politiques tchèques

Quand je l'ai vu j'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'un HOAX et j'ai attendu de le trouver sur un site d'information (c'est à dire tenu par des journalistes qui sont en mesure de vérifier les infos qu'ils diffusent)
Les femmes politques tchèques ont posé pour un calendrier au motif que cela permet "d'attirer l'attention sur le fait que les femmes font désormais partie de la vie politique".


Je ne connais pas le contexte politique tchèque mais le nouveau gouvernement constitué il y a quelques semaines ne compte aucune femme, preuve que la situation n'est guère florissante pour les femmes politiques de ce pays.

Des femmes politiques polonaises avaient eu une démarche semblable en 2007 .  Elles avaient crée un parti et posé nues sur leurs affiches.

Leur argument : "Cette affiche a pour but de briser les stéréotypes du monde anachronique de la politique, où dominent le plus souvent des hommes renfermés dans leur costumes cravates noirs. Nous, nous sommes belles, nues, fières. Nous sommes vraies, sincères dans l'âme et le corps. Ce n'est pas de la pornographie, ça n'a rien à voir avec le sexe, nos visages sont intelligents, préoccupés, fiers. Nous n'avons pas les lèvres entrouvertes ni les yeux fermés." (et si quelqu'un connait le résultat de ces élections et ce qu'elles sont devenues...)


Pourtant  ce calendrier (comme l'affiche polonaise) me semble aller à l'encontre de l'objectif envisagé. Il est clair qu'elles améliorent leur visibilité, et ceux qui l'auraient ignoré savent désormais qu'elles existent et qu'elles sont prêtes à en découdre.

Mais on sait  que pour une femme politique il est bien difficile d'interesser les médias à son discours plutôt qu'à sa tenue ou son apparence,

Alors autant j'ai défendu dans un précédent billet l'idée que les femmes pouvaient afficher leur décolleté ou toute autre partie de leur corps autant je pense qu'il s'agit d'une grave erreur d'appréciation pour une femme qui aspire à des responsabilités importantes. Apporter sa plastique comme argument ne donne aucune idée de sérieux et de compétences.

D'ailleurs une étude récente tendrait à démontrer que ,contrairement à des idées reçues, être belle n'est pas un avantage pour briguer un poste notamment dans des fonctions réputées masculines.

jeudi 22 juillet 2010

Le viol selon Frederic Lefebvre

A Pornic, Frédéric Lefebvre a qualifié de  «viol collectif» ce que les médias font subir aux Woerth  (article Libération. payant)

C'est une métaphore.

L'an passé il avait dit ceci chez Yves Calvi (à 32 s) :  "Personne n'est au dessus des lois, personne n'est au dessous des lois (...) qu'il y ait des faits reprochés à Mr Polanski c'est une évidence, qu'on les qualifie ensuite de viol ça c'est pas une évidence.."

C'est du déni.

Et on se demande bien ce qui est le plus grave pour lui.

Vous pouvez aussi lire, si vous ne l'avez pas encore fait, cette tribune de Lola Lafon et Peggy Sastre

samedi 17 juillet 2010

Premier ministre en déplacement

Le premier ministre s'est rendu Lundi en Ardèche, il a, entre autres, visité une usine de cosmétique. 

D'après le Parisien il aurait raconté ceci aux députés UMP le lendemain 

 « Hier, on a visité une entreprise où il y a de jeunes et jolies jeunes filles qui font des savons. Ça respire le bonheur, ça sent la lavande, et après, elles me parlent de travail pénible, sous prétexte que c’est à la chaîne! Je leur ai répondu : Et pour ceux qui coupent le cou des volailles, chez moi dans la Sarthe, vous croyez que ce n’est pas pénible? »

Je veux bien croire qu'il soit encore plus difficile de travailler dans un abattoir que dans une usine de savons, mais je trouve que nos politiciens devraient quelquefois faire des stages dans la vraie vie : prendre le métro, faire leur courses eux-mêmes, travailler quelques jours dans une usine de savons ou s'asseoir au guichet de Pôle emploi.

Par contre j'ai du mal à croire qu'il ait pu prononcer cette phrase parceque sur le site officiel du ministère je ne vois aucune  jolie jeune fille, ni aucune autre femme d'ailleurs.

Pensez, elles n'ont pas fait de discours !

mercredi 16 juin 2010

Regardons les femmes politiques au lieu de les écouter

Aujourd'hui je vous propose un test, mais réservé aux hommes (oui pour une fois)

Si vous voulez savoir "quelle homme politique vous êtes", répondez aux questions suivantes : 

1) Quand on vous interroge sur votre look, vous répondez :

A. "Je porte ce qui me plaît. Parfois les gens aiment, parfois ils n’aiment pas. Ça ne me pose aucun problème."
B. "Je ne suis pas sophistiqué, je ne pense jamais à ma coiffure ou à mon rasage, tout cela n’a pas de place dans mon existence."
C. "Je suis totalement ringard et je le reste."
D. "Je n’ai jamais voulu renoncer à ma virilité, ce n’est pas incompatible avec la compétence."

2) Vos valeurs sûres pour aller travailler : 
A. Costume rayé  et gilet ceinturé
B. Chemise rose et cravate assortie
C. Costume uni , cravate "titi et grosminet"
D. pantalon long et chaussures à bout pointu

5) Votre look qui a le plus fait jaser : 
A. Un short en toile et des baskets
B. une chemise froissée et un accro à ma veste
C. Des talonnettes
D. Un t shirt "I love NY"

Rassurez vous, un sondage pareil ça n'existe pas. Mais puisque que vous avez bien mesuré l'intérêt de ces questions, vous pouvez allez voir la suite sur le Parisien, dénoncé par Acrimed.


Dans le même ordre d'idée Paris Match (merci Eric pour le lien)nous propose un décryptage de la garde robe des femmes politiques, en résumé ça ne va jamais . 

Soit elles en font trop comme Rachida Dati "Une élégante férue de mode, toujours habillée à la perfection : les bonnes tenues, les bons accessoires, le maquillage, la coiffure...parfaite. Trop peut-être. Sa sophistication et son goût pour la haute-couture l’ont desservie. Elle en a trop fait. "

ou Roselyne Bachelot qui est trop "total look"

Soit elles n'en font pas assez comme Martine Aubry "la ringarde assumée" ou Ségolène Royal qui use de styles trop différents, "d'où une certaine incohérence dans sa garde robe."

Allez présenter un programme politique après ça !

Alors je lance une chaine pour des blogueuses expertes (je ne connais pas de blogueurs experts hormis Nicolas pour les cravates ) : s'il vous plait décryptez nous la tenue des hommes politiques : Frieda,  Cathy , Stephanie, Chouyo


Je signale à celles et ceux qui ne la connaitraient pas que j'ai trouvé l'info ACRIMED dans la synthèse de l'actualité publiée chaque semaine  par le Service droit des femmes et de l'égalité.

dimanche 13 juin 2010

Epididyme d'Or de juin

Je pourrais évoquer le colloque qui s'est tenu à la Sorbonne sur le thème"L'innovation institutionnelle et les nouveaux acteurs de la démocratie" mais La Barbe a fait mieux en s'y pointant. Et on remarqueras qu'une fois de plus Terra Nova était dans le coup. Vont ils se décider à organiser des colloques mixtes ?

 Je pourrais évoquer le comité de pilotage de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires mais Les nouvelles news en ont déja parlé, (je rajoute quand même au passage que ce Comité comprend un représentant du tourisme mais pas de représentant des parents d'élèves).

Il me reste donc le Sénat (qui compte rappelons le 22% de sénatrices). 

En mai il a organisé une table ronde sur les orientations de la politique française en faveur du développement, avec les prestigieuses participations de messieurs

- François Bourguignon, directeur de Paris School of Economics, ancien chef économiste de la Banque mondiale ;

- Serge Michaïlof, consultant international, enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris, ancien directeur régional à la Banque mondiale ;

- Jean-Michel Severino, inspecteur général des finances, ancien directeur général de l'Agence française de développement (AFD) ;

- ean-Louis Vielajus, président de Coordination Sud.


et les rencontres sénatoriales de l'apprentissage, avec les prestigieuses participations de messieurs

Alain Griset, Président de l'Assemblée permanente des chambres de métiers

Gilbert Barbier Sénateur

Jean Claude Carle,Sénateur

Stéphan Schwarz, Président de la Chambre des métiers de Berlin 

Dr Carl Michael Vogt, Directeur de la formation de la chambre des métiers de Hanovre

Jean Pierre Bechler, Vice Président de la Commission des formations de l'APCM

Jean Patrick Farrugia, Directeur de la formation et de l'emploi de l'APCM


Gérard Larcher, Président du Sénat

Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat

Hervé Novelli, Secrétaire d'Etat


Non, j'exagère la journée été ouverte par Muguette Dini, Sénatrice.


A cette manifestation été présents des apprentis français et Allemands. 

Les jeunes filles ont donc appris que la place des femmes n'était pas à la tribune.

Je rappelle que l'épididyme est "une partie du système reproducteur de l'homme. C'est un petit organe accolé au testicule contenant un tube glandulaire pelotonné transportant les spermatozoïdes" . Le prix est décerné chaque mois à un média ou une manifestation ayant dépassé le taux admissible de testostérone.

 





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