Olympe et le plafond de verre

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dimanche 9 janvier 2011

Revue de net

à lire :

-les photos de Vogue. Le billet est en anglais mais les photos sont celles du magazine français 

- les commentaires d'un journal Suisse sur les tenues des femmes du Conseil fédéral

- ceux d'un journal français sur le look des politiques (ça date de 15 jours déja)

- le blog des correcteurs du monde qui s'interrogent sur les activités de la femme de Néanderthal

- et ce drôle de petit film de l'INA (4mn) qui date de 1947 et décrit la télé du futur. une sorte d'iphone fabriqué par un forgeron

samedi 1 janvier 2011

un bien beau réveillon à la télé

Et si j'en juge par ce que j'ai aperçu à la télé, messieurs on vous souhaite une année bandante 

Sur TF1 il y avait ça :

et sur la 2  ça :

Mesdames, vous avez du vous réjouir de voir votre compagnon si bien émoustillé car il n'y avait rien (mais je n'ai pas tout regardé heureusement pour moi) pour vous.

Mais qui est devant sa télé un soir pareil à part moi pour la prendre en photo ?

mardi 14 décembre 2010

Le strip tease peut il être pro-femmes ?

Il y a 6 mois je n'avais jamais entendu parler du strip burlesque. Puis il y a eu le film "Tournée" que je n'ai pas pu voir pour cause de programmation éclair dans ma ville, mais qui avait donné lieu à une belle polémique sous l'un de mes billets. Polémique à laquelle je n'ai pas compris grand chose ne connaissant rien au sujet. A priori un film sur le strip tease, fut il burlesque, ne pouvait que me paraître suspect dans la mesure où il était fait par un homme.

Puis il y a eu un échange avec une blogueuse qui connait bien ce milieu et m'a proposé d'aller à une soirée. On va essayer de trouver une date en janvier car je suis très motivée depuis que j'ai vu hier soir le documentaire sur la 3 : "strip burlesque ou la philosophie du corset"

A priori "strip" et "corset" ne semblent pas compatibles avec le féminisme. Le strip tease tel qu'il est habituellement pratiqué dans les cabarets ou porncenter (je ne parle pas évidemment de ce qui se passe dans l'intimité ou des expériences que peuvent tenter certaines) n'est rien d'autre que la mise en valeur d'une femme comme objet potentiel de consommation.

Quand au corset, il fait partie, avec les talons hauts des objets qui réussissent le double exploit de plaire aux hommes (ce serait lié à l'évolution : les femmes avec des hanches larges et une taille fine auraient statistiquement plus de chances d'être de bonnes reproductrices, quand aux pieds ils grandissent de 1/2 à 1cm avec l'âge d'ou l'association petits pieds/jeunesse/beauté) et de limiter la mobilité des femmes. De ces accessoires que les féministes des années 70 ont jetés aux orties et qui reviennent en force aujourd'hui.

Mais il se dégageait de ce documentaire une liberté et une puissance rares. Toutes ces "performeuses" ne se revendiquent pas féministes, l'une d'elle précise "on ne veut pas faire du féminisme anti-hommes, on fait du féminisme pro-femmes" . Et si l'idée du féminisme anti-hommes est un poncif éculé , je crois que j'ai compris ce qu'elle entendait par "pro-femmes". L'idée qu'on peut être femme autrement qu'en copiant les hommes, en se réappropriant son corps d'une façon qui m'a semblé tout à fait jouissive. Elles ne sont pas toutes canons et leur beauté ne correspond pas aux normes qui nous sont imposées aujourd'hui, loin de là, mais elles sont vivantes, dégagent de l'énergie et de la puissance.

Le spectacle, qui n'est pas simplement un strip tease mais une mise en scène, n'est pas destiné à faire bander les hommes disent elles, elles préfèrent d'ailleurs un public plutôt féminin. Mais si elles jouent avec le désir des autres, si elles utilisent de façon outrancière les codes de l'hyper féminité c'est pour les utiliser à leur façon à elles. C'est surtout qu'elles se préfèrent désirantes plutôt que désirées.

En espérant ne pas avoir été bernée par un reportage qui n'aurait montré que le coté pile, cachant peut être une autre facette plus sordide de la réalité, j'ai hâte de voir ça de près.

lundi 6 septembre 2010

un billet dédie à Hypos et Mipmip

L'autre soir il y avait soirée blogueurs à La Cométe. Comme d'habitude les conversations ont été vives et animées.

Avec Hypos et Mip Mip nous avons, entre autres, parlé de liberté sexuelle. Et en tombant par hasard sur cette interview je constate que la question se posait déja il y a 30 ans (si vous ne voyez pas la vidéo elle est ici)

Il y avait aussi :

http://antonin.moulart.org/
http://elc95.blogspot.com/ qui se souvenait m'avoir entendu sur France info l'année dernière
http://www.engagee.fr/  une blogueuse politique
http://www.gularu.fr/blog/ qui a moins de 25 ans et considère que pour les gens de son âge le féminisme n'a plus lieu d'être puisqu'il n'y a aucune différence dans la façon dont se perçoivent filles et garçons. 
http://www.yann-savidan.com/ qui se demande pourquoi je n'ai pas fait de billet sur les 40 ans du féminisme. J'en reparlerai peut être un jour, mais l'une des raisons est que je ne trouve pas utile de recopier ce que disent les médias si je n'ai rien à apporter de plus.

jeudi 22 octobre 2009

Le choeur des femmes

J'ai lu, et même dévoré, en 4 nuits ce gros livre de 600 pages.

En 2 mots : Jean (prononcer Djin) Atwood, interne au CHU de Tourmens, doit rester 6 mois en stage dans une minuscule unité de "médecine de la femme" dirigée par un médecin qui semble passer plus de temps à écouter ses patientes qu'à pratiquer la médecine.

L'intrigue est un peu cousue de fils blancs mais si la fin est sans surprise elle arrive après une série de rebondissements tout à fait inattendus et le suspens est total .

Outre le fait que ce soit un  très bon roman , on y trouve des explications précises sur ce que doit être ou devrait être un examen gynécologique, sur la contraception et de nombreuses questions que se posent les femmes.

Il s'agit d'un livre (très) militant.

L'une des thèses en est que les médecins n'écoutent jamais assez les femmes et se contentent de leurs prescrire médicaments ou interventions sans faire l'effort de comprendre ce que cache par exemple une phrase aussi banale que "Docteur je ne supporte plus ma pilule".

Au final j'ai été agacée de cette description des femmes comme des êtres de souffrances, faibles et soumises aux médecins qui détiennent la science et le pouvoir. Il y a dans cette multiplications de femmes victimes (de leurs conjoints, de leurs parents, des médecins...) un discours que je trouve trop politiquement correct et pas tout à fait juste. 

Et comme j'ai justement rencontré le mien (de gynéco) hier soir, je lui ai parlé de ce livre, qu'il ne connaissait pas. Après m'avoir écoutée il me demande "et vous, vous avez l'impression que je n'écoute pas ?", "ben non sinon je changerais de médecin" que je lui réponds ( et c'est la vérité, ça fait 15 ans que je n'ai pas changé). "Parceque justement, me dit-il, ce qui m'intéresse le plus dans mon métier c'est d'écouter ce que disent les patientes, vous n'imaginez pas ce que je peux entendre". Je le crois, surtout après avoir lu Martin Winckler. Bref, il va lire le bouquin.

Le second plaidoyer  concerne les personnes intersexuées, celles qui naissent avec des attributs sexuels indéterminés ou les attributs des 2 sexes. On incitait jusqu'à une date récente les parents à faire opérer leur bébé le plus tôt possible pour lui assigner un sexe. Il est clair aujourd'hui que les choses ne sont pas si simples et qu'il faut laisser à ces personnes le droit de choisir... ou de ne pas choisir leur sexe. Le livre est carrément pédagogique sur le sujet.

samedi 4 avril 2009

Si vous avez l'intention de regarder un porno ce soir...

Je vous conseille la lecture préalable de ce billet de Ma vie Rock n' roll

N'ayez crainte, personne ne vérifiera qui a cliqué