Olympe et le plafond de verre

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 24 juillet 2011

Travailler plus pour gagner plus ou comment creuser les inégalités hommes/femmes

Recyclage de billet (oui je sais je ne parle que de temps de travail, c'est normal c'est les vacances). celui-ci est déja paru en septembre 2010

L'AFP a publié il y a 2 jours un communiqué dont le titre est sans équivoque "Travailler plus pour gagner plus : les hommes en ont davantage profité" 

En 2008, première année pleine pour cette mesure, le salaire mensuel moyen net des hommes occupant un poste à temps complet a progressé plus vite qu'en brut (+0,9% à 2.219 euros nets contre +0,8% à 2.945 euros bruts).

On n'observe pas cet effet pour les femmes (+0,5% à 1.795 euros nets et +0,5% à 2.401 euros bruts).

Un excellent exemple de ce que produisent des lois qui ne prennent pas en compte les réalités de la vie. On sait que ce sont les femmes qui bénéficient du travail à temps partiel ou qui y sont contraintes, on sait que ce sont elles qui assument 80% des taches ménagères. 

Dans ces conditions il était prévisible que ce seraient les hommes qui bénéficieraient des heures supplémentaires, ou y seraient contraints.

Et l'inégalité créee n'est pas seulement dans le différentiel de salaires qui se creuse, il est aussi dans l'image qui se conforte :" les hommes sont plus disponibles, en cas de besoin on peut faire appel à eux."

Et à qui pensera plus facilement l'employeur pour la prochaine promotion ? Encore quelques points de salaire différentiel !

Il serait vraiment temps que nos politiques publiques se préoccupent des personnes dans leur globalité, en tenant compte de tous les temps de vie et qu'avant de voter une loi le Parlement se penche sur ses effets secondaires. 

source synthèse hebdomadaire du service droits des femmes qui est une mine d'informations

image

mercredi 20 juillet 2011

Qui peut travailler plus ?

Recyclage de billet. Celui-ci est déja paru en janvier 2011

Remercions Manuel VALLS d'avoir relancé le débat sur les 35H car on ne peut pas dire qu'en 2007 le PS en ai fait un cheval de bataille.

Mes camarades blogueurs ont écrit une foultitudes de billets, recensés ici.

Mais il est un point qui a encore été peu abordé : toute augmentation du temps de travail creuse les inégalités hommes/femmes.

2 raisons essentielles à cela :

- les femmes attachent plus d'importance que les hommes à la conciliation vie privée/vie familiale et sont donc plus attentives aux heures qu'elles font et à l'organisation de leur temps.

- 83% des salariés à temps partiel sont des femmes et parmi elles 1/3 ne l'ont pas choisi. Voici la façon dont se fait la répartition en 2008 selon l'INSEE.

Faut il rappeler une fois de plus qu'elles assument 80% des taches domestiques ? En augmentant le temps de travail il y a fort à parier qu'on incitera encore davantage les femmes à se mettre à temps partiel (ou du moins à ne pas augmenter le temps de travail) et on désincitera dans la foulée les hommes à s'impliquer plus dans ces tâches domestiques.

Quelqu'un souhaite-t-il cela ?

L'INSEE a récemment démontré que les hommes ont davantage été concernés par le  "Travailler plus pour gagner plus " et les possibilités de faire des heures supplémentaires.

Résultat :

"En 2008, première année pleine pour cette mesure, le salaire mensuel moyen net des hommes occupant un poste à temps complet a progressé plus vite qu'en brut (+0,9% à 2.219 euros nets contre +0,8% à 2.945 euros bruts). 

On n'observe pas cet effet pour les femmes (+0,5% à 1.795 euros nets et +0,5% à 2.401 euros bruts)."

Un excellent exemple de ce que produisent des lois qui ne prennent pas en compte les réalités de la vie.

Mais le pire est peut être dans le fait que l'inégalité n'est pas seulement dans le différentiel de salaires qui se creuse, elle est aussi dans la confortation de l'image des uns et des autres au travail : "les hommes sont plus disponibles, en cas de besoin on peut faire appel à eux".

Et voila l'un des constituant du plafond de verre largement conforté.


lundi 3 janvier 2011

Petit décryptage du plafond de verre

C'est Céline (dont je vous recommande le blog) qui a trouvé cette vidéo.

A regarder et à appliquer au quotidien ensuite.

elle est sous titrée en français en cliquant sur view subtittles

3 conseils à mettre en pratique :

- s’asseoir à la table

- ne pas se sous estimer

- reconnaître et faire reconnaître que nos succès sont dus à nos mérites

(et comme ça n'a pas l'air de marcher avec tous les navigateurs la vidéo est ici http://www.ted.com/talks/view/id/1040)

lundi 13 décembre 2010

Allaitement et travail

Les lectrices qui me lisent depuis longtemps savent que je ne partage pas du tout l'avis d'Elisabeth Badinter sur l'allaitement.

Je constate autour de moi  c'est que si l'allaitement maternel est effectivement valorisé dans le discours rien n'est mis en place pour aider les mamans et il est en réalité difficile pour beaucoup de réussir sereinement à allaiter de retour à la maison. C'est ce dont témoigne Mère Bordel qui en conclue que nous vivons dans une "Etrange société qui se permet non seulement de juger les choix des uns et des autres, mais en plus de ne jamais en cautionner aucun..."

Quand à poursuivre l'allaitement après la reprise du travail ça reste une originalité pour laquelle rien ou presque n'est prévu. ça fait bien partie pourtant de la conciliation vie privée/vie professionnelle. J'avais publié un billet sur Rue89 l'année dernière.

C'était aussi le thème des Maternelles, Ségolène en parle et met le lien vers l'émission sur son blog.

image sur le site de Mamanana spécialisé en vêtements et matériel allaitement (non sponsorisé)

dimanche 5 décembre 2010

Les accords sur l'égalité professionnelle

L'Article L132-27-2 du code du travail précise que "Les négociations sur les salaires effectifs que l'employeur est tenu d'engager chaque année, (...) visent également à définir et à programmer les mesures permettant de supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes avant le 31 décembre 2010. "

Sont concernées les entreprises dans lesquelles sont constituées des sections syndicales d'organisations représentatives.

Donc en théorie les entreprises ont du supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes, c'est ce qu'espérait la loi du 23 mars 2006 relative à l'égalité salariale entre les femmes et les hommes.

De nombreux accords ont effectivement été signés depuis et l'ORSE a constaté qu'ils étaient plus nombreux en 2009, on peut imaginer, l'échéance approchant, que ce sera également le cas en 2010.

Ces accords portent généralement sur :

- un diagnostic de la situation

- le recrutement

- les évolutions de carrière

- les congés maternité/paternité/parentaux

- l'accès à la formation

- les conditions de travail et la conciliation avec la vie privée

- la sensibilisation de tous aux stéréotypes et comportements discriminants

Exemple l'accord négocié récemment à Air France .

Savez vous où en est votre entreprise ?

  1. un accord a-t-il été signé ?
  2. quelles différences perdurent dans les salaires ?
  3. est-il appliqué ?
L'accord Air France prévoit dans son article 7 , et ce n'est pas toujours le cas "une meilleure représentation des femmes dans  les  instances  représentatives du personnel. A cette fin les organisations syndicales signataires s’engagent à faire progresser la mixité dans les listes de candidatures lors des prochaines élections professionnelle" parcequ'eux même ont du mal à féminiser leurs instances. Ils sont aussi confrontées au refus des femmes des réunions à des heures indues ou à leur peur de se mettre en avant.

images : ORSE

mardi 16 novembre 2010

Faites ce que je dis...

J'ai trouvé dans ma boite aux lettres un mail pour cette conférence

Mais je ne sais pas pourquoi, j'aurai tendance à ne pas faire confiance à ces messieurs pour nous expliquer comment réaliser l'égalité professionnelle. Visiblement ils n'ont pas réussi chez eux.

Sinon je dois vivement remercier Isabelle pour son soutien actif , nous sommes toujours aussi peu nombreuses dans les classements des blogs société et politique c'est utile de se serrer les coudes.

lundi 25 octobre 2010

L'égalité sur le site internet des entreprises

Drôle d'amendements rajouté par le Sénat à la loi sur les retraites.

Il aura au moins l'avantage de donner des idées à la Barbe et de me fournir des épididymes d'or à foison.

C'est Numérama qui en a parlé et Guy Birenbaum en a même fait une chronique

jeudi 21 octobre 2010

Le temps partiel selon les sénateurs

Voici un échange du 18 octobre au Sénat et qui depuis fait couler un peu d'encre. Il concerne un amendement qui visait à élargir la pénalité prévue pour les entreprises qui n'auraient pas d'accord sur l'égalité professionnelle aux petites entreprises alors que la loi ne la prévoit que celles qui ont  plus de 50 salariés.

Rappelons que M Longuet est ce Sénateur qui avait déclaré sans rire à La Barbe qu'il n'avait rien contre les femmes ayant une épouse, une mère, 4 filles et même "quand j'ai un chien c'est une chienne"

Je vous le mets en quasi intégralité et je ne vais pas en rajouter le débat étant soutenu mais pour ne pas vous laisser emmêler les idées voici la façon dont se répartit le travail en temps partiel en 2008  selon l'INSEE.

______________________________________________

M. le président. Quel est l’avis du Gouvernement ?

M. Éric Woerth, ministre. Défavorable.M. le président. La parole est à M. Gérard Longuet, pour explication de vote.

M. Gérard Longuet.(UMP) À cet instant, je voudrais expliquer la raison pour laquelle je soutiens le projet gouvernemental et je combats votre amendement, madame David.

J’interviendrai non pour disposer qu’un quelconque alibi que pourrait m’assurer en toutes circonstances la publication de mes propos au Journal officiel (Sourires.), mais simplement pour rappeler des évidences manifestes.

Madame David, à de nombreuses reprises tout au long de ce débat concernant la situation des femmes, vous avez affirmé que ces dernières subissaient le travail à temps partiel. Sur le plan mathématique, il est vrai que les femmes salariées sont plus nombreuses que les hommes à occuper des activités à temps partiel.

À ce sujet, vous avez à votre disposition un rapport très intéressant de l’Assemblée des communautés de France, l’AdcF, qui, à l’occasion de son congrès sur l’action sociale intercommunale, traite des raisons pour lesquelles les femmes choisissent le travail à temps partiel. Or, d’après cette étude de l’INED et de l’INSEE de 2005, 61 % des femmes qui travaillent à temps partiel le font pour convenance personnelle et familiale. Il s’agit donc pour ces dernières d’un choix volontaire, parfaitement assumé et responsable.

Par ailleurs, 13 % des femmes travaillant à temps partiel choisissent ce type de contrat parce que ce sont des métiers qui ne peuvent s’exercer qu’à temps partiel. Je prendrai un exemple simple : le transport scolaire dans nos départements est souvent assumé par des transporteurs qui travaillent le matin et le soir, donc à temps partiel, et ce sont aujourd’hui, dans la majorité des cas, des femmes. Elles apportent d’ailleurs une sécurité et un sérieux qui rassurent et les parents et les élèves.

Enfin, 17 % des femmes exercent une activité à temps partiel parce qu’elles n’ont pas trouvé autre chose lors de leur recherche d’un travail.

Mme Annie David.(groupe communiste républicain et citoyen) Comment se fait-il que les hommes trouvent des activités à temps plein et pas les femmes ?

M. Gérard Longuet. Environ 16 % des salariés français travaillent à temps partiel. Ce cas de figure est donc très largement accepté par la population ; il est voulu.

Au lieu de se lamenter sur une telle modalité de travail, il me semblerait plus opportun de réfléchir à la façon dont le travail à temps partiel pourrait être utilisé pour mieux organiser l’activité des hommes et des femmes aux différents âges de la vie et pour permettre un épanouissement personnel et familial.

Tels sont les chiffres dont je voulais vous faire part. Quitte à rester en séance, autant apporter des contributions utiles ! (Applaudissements sur les travées de lUMP.)

(...)

Mme Annie David.(groupe communiste républicain et citoyen) Monsieur le président, je me dois de réagir aux propos de M. Longuet en apportant une vision différente de la sienne.

Monsieur Longuet, vous nous dites que les temps partiels seraient choisis, par exemple pour convenance personnelle et familiale.

Mme Lucienne Malovry.(UMP) Cela arrive !

Mme Annie David. Évidemment, cela arrive ! Bien sûr !

M. Gérard Longuet. Dans les deux tiers des cas !

Mme Annie David. Et nous nous réjouissons que des femmes puissent le faire ! Mais pourquoi les hommes ne prennent-ils pas une activité à temps partiel pour convenance personnelle et familiale ?

M. Gérard Longuet. Ils le font dans les mêmes proportions : 16 % !

Mme Annie David. Vous nous rapportez ensuite que 17 % des femmes occupant une activité à temps partiel n’ont pas trouvé de travail à temps plein. Mais comment se fait-il que les hommes trouvent du travail à temps plein et pas les femmes ? Il faudra quand même que vous m’expliquiez plus précisément ce point.

En outre, vous nous assurez que 13 % des femmes travaillent à temps partiel parce que c’est le métier qui l’exige. Bien sûr, mais pourquoi dans ces métiers-là retrouve-t-on principalement des femmes ? Justement parce que les hommes ne travaillent pas à temps partiel !

M. Gérard Longuet. Parce que ce sont des métiers de service !

Mme Annie David. Monsieur Longuet, le temps partiel peut être choisi,…

M. Gérard Longuet. Rappelez-le !

Mme Annie David. … mais il est choisi lorsque l’on a les moyens financiers de le faire, ou lorsque l’on est contraint de rester à la maison parce qu’il faut s’occuper des enfants pour « convenance personnelle et familiale », ainsi que vous l’avez dit.

M. Gérard Longuet. Ce n’est pas désagréable !

Mme Annie David. Malgré tous les grands discours du Gouvernement, les crèches, les moyens de garde sont en effet insuffisamment développés en certains endroits du territoire pour permettre aux femmes d’aller travailler. Voilà un élément sur lequel on peut également méditer.

Le temps partiel peut être choisi. À cet égard, le projet de loi dont nous discutons prévoit d’apporter des informations sur les possibilités de capitalisation des assurés, ce qui est très important pour ces derniers. Cependant, les femmes ayant l’intention d’exercer une activité à temps partiel auront-elles à supporter les conséquences de ce prétendu choix sur le niveau de leur pension ?

M. Gérard Longuet. Elles auront un soutien familial, grâce à leurs enfants reconnaissants.

Mme Annie David. Il me semble que, sur ce point également, l’information doit être transparente. Quand on fait un choix, on doit pouvoir le faire de manière éclairée.

Monsieur Longuet, je suis persuadée que, parmi les 61 % de femmes qui affirment travailler à temps partiel pour convenance personnelle et familiale, la moitié n’ont pas la possibilité de faire garder leurs enfants.

M. le président. La parole est à M. Jean Desessard, pour explication de vote.

M. Jean Desessard. Monsieur Longuet, votre raisonnement n’est pas tout à fait en accord avec la position de M. le ministre. Ce dernier a en effet affirmé, lors de la présentation de ce projet de loi, qu’il y avait un problème d’inégalités entre les retraites des femmes et celles des hommes, mais que cela correspondait à une différence de salaires au cours de la carrière.

M. Gérard Longuet. Il y a aussi des choix !

M. Jean Desessard. (Vert) Le travail à temps partiel choisi peut s’entendre lorsqu’il y a complémentarité avec le niveau de vie du conjoint. Mais beaucoup de couples éprouvent des difficultés à maintenir une vie conjugale stable. Dès lors, vous devriez en conclure qu’il faut agir en faveur des retraites des femmes ayant choisi le temps partiel pour convenance personnelle.

Alors que M. le ministre affirme que la disparité entre les hommes et les femmes se résorbera grâce à l’accès à l’emploi et à la formation pour tous, vous soutenez au contraire qu’il y aura toujours un certain nombre de femmes qui choisiront le temps partiel pour convenance personnelle. Vous pensez donc que ces inégalités de fait perdureront et que les hommes et les femmes toucheront toujours des retraites d’un montant inégal, même si les conditions dans lesquelles les choix initiaux auront été faits changent au cours des années.

M. le président. La parole est à Mme Raymonde Le Texier, pour explication de vote.

Mme Raymonde Le Texier. Notre collègue M. Longuet s’est lancé sur un terrain délicat. Monsieur Longuet, vous avez de la chance que l’heure soit si tardive !

M. Gérard Longuet. Je n’ai fait que rapporter des statistiques !

Mme Raymonde Le Texier. Tout d’abord, cette enquête n’est pas très claire pour nous : est-ce une enquête effectuée auprès d’employées des communes, des villes ?

M. Gérard Longuet. Il s’agit d’une enquête de l’INED et de l’INSEE de 2005 publiée dans les documents de l’Assemblée des communautés de France à l’occasion de leur congrès sur les services intercommunaux de l’action sociale. (Ah ! sur les travées du groupe CRC-SPG et du groupe socialiste.)

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. Cela concerne donc les collectivités !

M. Gérard Longuet. Non ! Cela concerne toutes les Françaises !

Mme Raymonde Le Texier. Je ferai deux commentaires, monsieur Longuet.

M. Gérard Longuet. Cela a l’air de vous gêner !

Mme Raymonde Le Texier.(PS)  Non, cela ne nous gêne pas du tout ! C’est toutefois une situation que nous connaissons un peu, et qui appelle quelques précisions.

Vous affirmez que l’essentiel des femmes travaillant à temps partiel le font pour convenance personnelle, et qu’il s’agit pour elles d’un choix parfaitement assumé.

Certaines de ces femmes auraient sans doute préféré rester chez elles pour élever leurs enfants, mais elles sont obligées de prendre un temps partiel parce qu’elles ont absolument besoin d’un appoint financier pour « boucler » leurs fins de mois.

À l’inverse, d’autres femmes sont obligées d’accepter un emploi à temps partiel alors qu’elles préfèreraient une activité à plein-temps, parce que les modes de garde à leur disposition ne sont pas satisfaisants de leur point de vue ou même inexistants. Certaines d’entre elles, par exemple, ne travaillent pas le mercredi et font un gros effort financier parce qu’elles ne veulent pas que leurs enfants soient livrés à eux-mêmes.

Enfin, lorsque ma collègue vous a demandé quel serait le niveau de retraite des femmes travaillant à temps partiel, vous avez répondu – je ne sais si tout le monde l’a entendu – que ces dernières pourraient compter sur le soutien familial de leurs enfants reconnaissants.

M. Gérard Longuet. Cela existe aussi, c’est la solidarité intergénérationnelle !

Mme Raymonde Le Texier. Oui, cela existe aussi !

M. Gérard Longuet. Il y a des grands-parents qui aident leurs petits-enfants, des enfants qui aident leurs parents, et réciproquement !

M. Gérard Longuet. Nous ne sommes pas dans une société d’égoïstes !

Mme Raymonde Le Texier. Monsieur Longuet, laissez-moi terminer, s’il vous plaît ! Je peux vous parler de ce problème : ma vieille mère, qui a 95 ans, continue de faire des économies alors que ses enfants n’ont besoin de rien – nous ne cessons de le lui dire – parce que sa crainte est de devoir être aidée par ses enfants si, un jour, elle devait être placée en établissement. Pour ma part, je suis mère de famille et, ayant une conception opposée à la vôtre, j’espère n’avoir jamais besoin de l’aide de mes enfants.

Il faudrait donc que vous réfléchissiez quelque peu à ce problème. Je ne comprends pas que des parents puissent penser qu’ils peuvent ne pas travailler parce que leurs enfants subviendront à leurs besoins si c’est nécessaire. Il me semble au contraire que la démarche des parents consiste à penser que l’on pourra aider ses enfants s’ils en ont besoin jusqu’au bout.

M. le président. Mes chers collègues, je vois que, malgré l’heure tardive, vous êtes en pleine forme !(Sourires.)

La parole est à M. Claude Domeizel, pour explication de vote.

M. Claude Domeizel. Je ne comptais pas intervenir en explication de vote, mais je voudrais réagir au propos de M. Longuet, s’agissant de savoir si le travail à temps partiel des femmes est subi ou choisi.

M. Gérard Longuet. Je livrais seulement les résultats d’une étude de l’INSEE ! C’est tout de même extraordinaire !

M. Claude Domeizel. Je ne vous ai pas interrompu,…

M. Gérard Longuet. Vous faites du travail de commission en séance publique !

M. Claude Domeizel. (PS) … alors, si vous souhaitez intervenir, vous demanderez de nouveau la parole. Pour le moment, c’est moi qui parle !

Manifestement, nous ne rencontrons pas le même type de personnes. Je reçois dans ma permanence – de maire autrefois, de sénateur aujourd'hui – des femmes qui me demandent d’intervenir pour les aider à trouver un emploi à temps complet, parce qu’elles n’ont trouvé qu’un travail à temps partiel.

Mon cher collègue, le temps partiel revient aussi quelquefois à devoir faire des horaires éclatés, que personne ne souhaiterait avoir : il faut, par exemple, travailler de 8 heures à 9 heures 30, puis de midi à 13 heures 30 et, enfin, le soir, de 17 heures à 18 heures 30.

Vous avez cité un rapport qui semble avoir un lien avec la fonction publique territoriale, que je connais assez bien. Je peux vous dire que le temps partiel y existe bel et bien, et que les femmes y ont beaucoup recours, pendant un temps donné.

En effet, dans les collectivités locales, nous offrons souvent des emplois à temps partiel. Ils sont, c’est vrai, souvent occupés par des femmes. Mais ces dernières revendiquent ensuite rapidement un travail à temps complet qu’elles pourront exercer après quelques années de temps partiel.

Monsieur Longuet, vous nous dites que le temps partiel est choisi. Eh bien, pour ma part, je n’ai pas besoin de statistiques pour affirmer que, dans le secteur privé, le temps partiel des femmes est subi !

M. le président. Je mets aux voix l'amendement n° 1085.

(L'amendement n'est pas adopté.)

M. le président. La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance.

lundi 27 septembre 2010

Lancez vous dans la course

Tout à l'heure à Chatenay-Malabry  je suis passée devant ce panneau d'affichage et Je me suis arrêtée pour prendre une photo.

C'est très réaliste. La fille part avec un handicap. Et de toute façon on s'en fout la mise au point est faite sur le garçon et son image à elle est floue.

dimanche 26 septembre 2010

Quand l'Etat se réforme..

Le billet est  sur RUE89

- page 1 de 5