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24/07/2011

Travailler plus pour gagner plus ou comment creuser les inégalités hommes/femmes

Recyclage de billet (oui je sais je ne parle que de temps de travail, c'est normal c'est les vacances). celui-ci est déja paru en septembre 2010

L'AFP a publié il y a 2 jours un communiqué dont le titre est sans équivoque "Travailler plus pour gagner plus : les hommes en ont davantage profité" 

En 2008, première année pleine pour cette mesure, le salaire mensuel moyen net des hommes occupant un poste à temps complet a progressé plus vite qu'en brut (+0,9% à 2.219 euros nets contre +0,8% à 2.945 euros bruts).

On n'observe pas cet effet pour les femmes (+0,5% à 1.795 euros nets et +0,5% à 2.401 euros bruts).

Un excellent exemple de ce que produisent des lois qui ne prennent pas en compte les réalités de la vie. On sait que ce sont les femmes qui bénéficient du travail à temps partiel ou qui y sont contraintes, on sait que ce sont elles qui assument 80% des taches ménagères. 

Dans ces conditions il était prévisible que ce seraient les hommes qui bénéficieraient des heures supplémentaires, ou y seraient contraints.

Et l'inégalité créee n'est pas seulement dans le différentiel de salaires qui se creuse, il est aussi dans l'image qui se conforte :" les hommes sont plus disponibles, en cas de besoin on peut faire appel à eux."

Et à qui pensera plus facilement l'employeur pour la prochaine promotion ? Encore quelques points de salaire différentiel !

Il serait vraiment temps que nos politiques publiques se préoccupent des personnes dans leur globalité, en tenant compte de tous les temps de vie et qu'avant de voter une loi le Parlement se penche sur ses effets secondaires. 

source synthèse hebdomadaire du service droits des femmes qui est une mine d'informations

image

20/07/2011

Qui peut travailler plus ?

Recyclage de billet. Celui-ci est déja paru en janvier 2011

Remercions Manuel VALLS d'avoir relancé le débat sur les 35H car on ne peut pas dire qu'en 2007 le PS en ai fait un cheval de bataille.

Mes camarades blogueurs ont écrit une foultitudes de billets, recensés ici.

Mais il est un point qui a encore été peu abordé : toute augmentation du temps de travail creuse les inégalités hommes/femmes.

2 raisons essentielles à cela :

- les femmes attachent plus d'importance que les hommes à la conciliation vie privée/vie familiale et sont donc plus attentives aux heures qu'elles font et à l'organisation de leur temps.

- 83% des salariés à temps partiel sont des femmes et parmi elles 1/3 ne l'ont pas choisi. Voici la façon dont se fait la répartition en 2008 selon l'INSEE.

Faut il rappeler une fois de plus qu'elles assument 80% des taches domestiques ? En augmentant le temps de travail il y a fort à parier qu'on incitera encore davantage les femmes à se mettre à temps partiel (ou du moins à ne pas augmenter le temps de travail) et on désincitera dans la foulée les hommes à s'impliquer plus dans ces tâches domestiques.

Quelqu'un souhaite-t-il cela ?

L'INSEE a récemment démontré que les hommes ont davantage été concernés par le  "Travailler plus pour gagner plus " et les possibilités de faire des heures supplémentaires.

Résultat :

"En 2008, première année pleine pour cette mesure, le salaire mensuel moyen net des hommes occupant un poste à temps complet a progressé plus vite qu'en brut (+0,9% à 2.219 euros nets contre +0,8% à 2.945 euros bruts). 

On n'observe pas cet effet pour les femmes (+0,5% à 1.795 euros nets et +0,5% à 2.401 euros bruts)."

Un excellent exemple de ce que produisent des lois qui ne prennent pas en compte les réalités de la vie.

Mais le pire est peut être dans le fait que l'inégalité n'est pas seulement dans le différentiel de salaires qui se creuse, elle est aussi dans la confortation de l'image des uns et des autres au travail : "les hommes sont plus disponibles, en cas de besoin on peut faire appel à eux".

Et voila l'un des constituant du plafond de verre largement conforté.


03/01/2011

Petit décryptage du plafond de verre

C'est Céline (dont je vous recommande le blog) qui a trouvé cette vidéo.

A regarder et à appliquer au quotidien ensuite.

elle est sous titrée en français en cliquant sur view subtittles

3 conseils à mettre en pratique :

- s’asseoir à la table

- ne pas se sous estimer

- reconnaître et faire reconnaître que nos succès sont dus à nos mérites

(et comme ça n'a pas l'air de marcher avec tous les navigateurs la vidéo est ici http://www.ted.com/talks/view/id/1040)

13/12/2010

Allaitement et travail

Les lectrices qui me lisent depuis longtemps savent que je ne partage pas du tout l'avis d'Elisabeth Badinter sur l'allaitement.

Je constate autour de moi  c'est que si l'allaitement maternel est effectivement valorisé dans le discours rien n'est mis en place pour aider les mamans et il est en réalité difficile pour beaucoup de réussir sereinement à allaiter de retour à la maison. C'est ce dont témoigne Mère Bordel qui en conclue que nous vivons dans une "Etrange société qui se permet non seulement de juger les choix des uns et des autres, mais en plus de ne jamais en cautionner aucun..."

Quand à poursuivre l'allaitement après la reprise du travail ça reste une originalité pour laquelle rien ou presque n'est prévu. ça fait bien partie pourtant de la conciliation vie privée/vie professionnelle. J'avais publié un billet sur Rue89 l'année dernière.

C'était aussi le thème des Maternelles, Ségolène en parle et met le lien vers l'émission sur son blog.

image sur le site de Mamanana spécialisé en vêtements et matériel allaitement (non sponsorisé)

05/12/2010

Les accords sur l'égalité professionnelle

L'Article L132-27-2 du code du travail précise que "Les négociations sur les salaires effectifs que l'employeur est tenu d'engager chaque année, (...) visent également à définir et à programmer les mesures permettant de supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes avant le 31 décembre 2010. "

Sont concernées les entreprises dans lesquelles sont constituées des sections syndicales d'organisations représentatives.

Donc en théorie les entreprises ont du supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes, c'est ce qu'espérait la loi du 23 mars 2006 relative à l'égalité salariale entre les femmes et les hommes.

De nombreux accords ont effectivement été signés depuis et l'ORSE a constaté qu'ils étaient plus nombreux en 2009, on peut imaginer, l'échéance approchant, que ce sera également le cas en 2010.

Ces accords portent généralement sur :

- un diagnostic de la situation

- le recrutement

- les évolutions de carrière

- les congés maternité/paternité/parentaux

- l'accès à la formation

- les conditions de travail et la conciliation avec la vie privée

- la sensibilisation de tous aux stéréotypes et comportements discriminants

Exemple l'accord négocié récemment à Air France .

Savez vous où en est votre entreprise ?

  1. un accord a-t-il été signé ?
  2. quelles différences perdurent dans les salaires ?
  3. est-il appliqué ?
L'accord Air France prévoit dans son article 7 , et ce n'est pas toujours le cas "une meilleure représentation des femmes dans  les  instances  représentatives du personnel. A cette fin les organisations syndicales signataires s’engagent à faire progresser la mixité dans les listes de candidatures lors des prochaines élections professionnelle" parcequ'eux même ont du mal à féminiser leurs instances. Ils sont aussi confrontées au refus des femmes des réunions à des heures indues ou à leur peur de se mettre en avant.

images : ORSE

16/11/2010

Faites ce que je dis...

J'ai trouvé dans ma boite aux lettres un mail pour cette conférence

Mais je ne sais pas pourquoi, j'aurai tendance à ne pas faire confiance à ces messieurs pour nous expliquer comment réaliser l'égalité professionnelle. Visiblement ils n'ont pas réussi chez eux.

Sinon je dois vivement remercier Isabelle pour son soutien actif , nous sommes toujours aussi peu nombreuses dans les classements des blogs société et politique c'est utile de se serrer les coudes.

25/10/2010

L'égalité sur le site internet des entreprises

Drôle d'amendements rajouté par le Sénat à la loi sur les retraites.

Il aura au moins l'avantage de donner des idées à la Barbe et de me fournir des épididymes d'or à foison.

C'est Numérama qui en a parlé et Guy Birenbaum en a même fait une chronique

21/10/2010

Le temps partiel selon les sénateurs

Voici un échange du 18 octobre au Sénat et qui depuis fait couler un peu d'encre. Il concerne un amendement qui visait à élargir la pénalité prévue pour les entreprises qui n'auraient pas d'accord sur l'égalité professionnelle aux petites entreprises alors que la loi ne la prévoit que celles qui ont  plus de 50 salariés.

Rappelons que M Longuet est ce Sénateur qui avait déclaré sans rire à La Barbe qu'il n'avait rien contre les femmes ayant une épouse, une mère, 4 filles et même "quand j'ai un chien c'est une chienne"

Je vous le mets en quasi intégralité et je ne vais pas en rajouter le débat étant soutenu mais pour ne pas vous laisser emmêler les idées voici la façon dont se répartit le travail en temps partiel en 2008  selon l'INSEE.

______________________________________________

M. le président. Quel est l’avis du Gouvernement ?

M. Éric Woerth, ministre. Défavorable.M. le président. La parole est à M. Gérard Longuet, pour explication de vote.

M. Gérard Longuet.(UMP) À cet instant, je voudrais expliquer la raison pour laquelle je soutiens le projet gouvernemental et je combats votre amendement, madame David.

J’interviendrai non pour disposer qu’un quelconque alibi que pourrait m’assurer en toutes circonstances la publication de mes propos au Journal officiel (Sourires.), mais simplement pour rappeler des évidences manifestes.

Madame David, à de nombreuses reprises tout au long de ce débat concernant la situation des femmes, vous avez affirmé que ces dernières subissaient le travail à temps partiel. Sur le plan mathématique, il est vrai que les femmes salariées sont plus nombreuses que les hommes à occuper des activités à temps partiel.

À ce sujet, vous avez à votre disposition un rapport très intéressant de l’Assemblée des communautés de France, l’AdcF, qui, à l’occasion de son congrès sur l’action sociale intercommunale, traite des raisons pour lesquelles les femmes choisissent le travail à temps partiel. Or, d’après cette étude de l’INED et de l’INSEE de 2005, 61 % des femmes qui travaillent à temps partiel le font pour convenance personnelle et familiale. Il s’agit donc pour ces dernières d’un choix volontaire, parfaitement assumé et responsable.

Par ailleurs, 13 % des femmes travaillant à temps partiel choisissent ce type de contrat parce que ce sont des métiers qui ne peuvent s’exercer qu’à temps partiel. Je prendrai un exemple simple : le transport scolaire dans nos départements est souvent assumé par des transporteurs qui travaillent le matin et le soir, donc à temps partiel, et ce sont aujourd’hui, dans la majorité des cas, des femmes. Elles apportent d’ailleurs une sécurité et un sérieux qui rassurent et les parents et les élèves.

Enfin, 17 % des femmes exercent une activité à temps partiel parce qu’elles n’ont pas trouvé autre chose lors de leur recherche d’un travail.

Mme Annie David.(groupe communiste républicain et citoyen) Comment se fait-il que les hommes trouvent des activités à temps plein et pas les femmes ?

M. Gérard Longuet. Environ 16 % des salariés français travaillent à temps partiel. Ce cas de figure est donc très largement accepté par la population ; il est voulu.

Au lieu de se lamenter sur une telle modalité de travail, il me semblerait plus opportun de réfléchir à la façon dont le travail à temps partiel pourrait être utilisé pour mieux organiser l’activité des hommes et des femmes aux différents âges de la vie et pour permettre un épanouissement personnel et familial.

Tels sont les chiffres dont je voulais vous faire part. Quitte à rester en séance, autant apporter des contributions utiles ! (Applaudissements sur les travées de lUMP.)

(...)

Mme Annie David.(groupe communiste républicain et citoyen) Monsieur le président, je me dois de réagir aux propos de M. Longuet en apportant une vision différente de la sienne.

Monsieur Longuet, vous nous dites que les temps partiels seraient choisis, par exemple pour convenance personnelle et familiale.

Mme Lucienne Malovry.(UMP) Cela arrive !

Mme Annie David. Évidemment, cela arrive ! Bien sûr !

M. Gérard Longuet. Dans les deux tiers des cas !

Mme Annie David. Et nous nous réjouissons que des femmes puissent le faire ! Mais pourquoi les hommes ne prennent-ils pas une activité à temps partiel pour convenance personnelle et familiale ?

M. Gérard Longuet. Ils le font dans les mêmes proportions : 16 % !

Mme Annie David. Vous nous rapportez ensuite que 17 % des femmes occupant une activité à temps partiel n’ont pas trouvé de travail à temps plein. Mais comment se fait-il que les hommes trouvent du travail à temps plein et pas les femmes ? Il faudra quand même que vous m’expliquiez plus précisément ce point.

En outre, vous nous assurez que 13 % des femmes travaillent à temps partiel parce que c’est le métier qui l’exige. Bien sûr, mais pourquoi dans ces métiers-là retrouve-t-on principalement des femmes ? Justement parce que les hommes ne travaillent pas à temps partiel !

M. Gérard Longuet. Parce que ce sont des métiers de service !

Mme Annie David. Monsieur Longuet, le temps partiel peut être choisi,…

M. Gérard Longuet. Rappelez-le !

Mme Annie David. … mais il est choisi lorsque l’on a les moyens financiers de le faire, ou lorsque l’on est contraint de rester à la maison parce qu’il faut s’occuper des enfants pour « convenance personnelle et familiale », ainsi que vous l’avez dit.

M. Gérard Longuet. Ce n’est pas désagréable !

Mme Annie David. Malgré tous les grands discours du Gouvernement, les crèches, les moyens de garde sont en effet insuffisamment développés en certains endroits du territoire pour permettre aux femmes d’aller travailler. Voilà un élément sur lequel on peut également méditer.

Le temps partiel peut être choisi. À cet égard, le projet de loi dont nous discutons prévoit d’apporter des informations sur les possibilités de capitalisation des assurés, ce qui est très important pour ces derniers. Cependant, les femmes ayant l’intention d’exercer une activité à temps partiel auront-elles à supporter les conséquences de ce prétendu choix sur le niveau de leur pension ?

M. Gérard Longuet. Elles auront un soutien familial, grâce à leurs enfants reconnaissants.

Mme Annie David. Il me semble que, sur ce point également, l’information doit être transparente. Quand on fait un choix, on doit pouvoir le faire de manière éclairée.

Monsieur Longuet, je suis persuadée que, parmi les 61 % de femmes qui affirment travailler à temps partiel pour convenance personnelle et familiale, la moitié n’ont pas la possibilité de faire garder leurs enfants.

M. le président. La parole est à M. Jean Desessard, pour explication de vote.

M. Jean Desessard. Monsieur Longuet, votre raisonnement n’est pas tout à fait en accord avec la position de M. le ministre. Ce dernier a en effet affirmé, lors de la présentation de ce projet de loi, qu’il y avait un problème d’inégalités entre les retraites des femmes et celles des hommes, mais que cela correspondait à une différence de salaires au cours de la carrière.

M. Gérard Longuet. Il y a aussi des choix !

M. Jean Desessard. (Vert) Le travail à temps partiel choisi peut s’entendre lorsqu’il y a complémentarité avec le niveau de vie du conjoint. Mais beaucoup de couples éprouvent des difficultés à maintenir une vie conjugale stable. Dès lors, vous devriez en conclure qu’il faut agir en faveur des retraites des femmes ayant choisi le temps partiel pour convenance personnelle.

Alors que M. le ministre affirme que la disparité entre les hommes et les femmes se résorbera grâce à l’accès à l’emploi et à la formation pour tous, vous soutenez au contraire qu’il y aura toujours un certain nombre de femmes qui choisiront le temps partiel pour convenance personnelle. Vous pensez donc que ces inégalités de fait perdureront et que les hommes et les femmes toucheront toujours des retraites d’un montant inégal, même si les conditions dans lesquelles les choix initiaux auront été faits changent au cours des années.

M. le président. La parole est à Mme Raymonde Le Texier, pour explication de vote.

Mme Raymonde Le Texier. Notre collègue M. Longuet s’est lancé sur un terrain délicat. Monsieur Longuet, vous avez de la chance que l’heure soit si tardive !

M. Gérard Longuet. Je n’ai fait que rapporter des statistiques !

Mme Raymonde Le Texier. Tout d’abord, cette enquête n’est pas très claire pour nous : est-ce une enquête effectuée auprès d’employées des communes, des villes ?

M. Gérard Longuet. Il s’agit d’une enquête de l’INED et de l’INSEE de 2005 publiée dans les documents de l’Assemblée des communautés de France à l’occasion de leur congrès sur les services intercommunaux de l’action sociale. (Ah ! sur les travées du groupe CRC-SPG et du groupe socialiste.)

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. Cela concerne donc les collectivités !

M. Gérard Longuet. Non ! Cela concerne toutes les Françaises !

Mme Raymonde Le Texier. Je ferai deux commentaires, monsieur Longuet.

M. Gérard Longuet. Cela a l’air de vous gêner !

Mme Raymonde Le Texier.(PS)  Non, cela ne nous gêne pas du tout ! C’est toutefois une situation que nous connaissons un peu, et qui appelle quelques précisions.

Vous affirmez que l’essentiel des femmes travaillant à temps partiel le font pour convenance personnelle, et qu’il s’agit pour elles d’un choix parfaitement assumé.

Certaines de ces femmes auraient sans doute préféré rester chez elles pour élever leurs enfants, mais elles sont obligées de prendre un temps partiel parce qu’elles ont absolument besoin d’un appoint financier pour « boucler » leurs fins de mois.

À l’inverse, d’autres femmes sont obligées d’accepter un emploi à temps partiel alors qu’elles préfèreraient une activité à plein-temps, parce que les modes de garde à leur disposition ne sont pas satisfaisants de leur point de vue ou même inexistants. Certaines d’entre elles, par exemple, ne travaillent pas le mercredi et font un gros effort financier parce qu’elles ne veulent pas que leurs enfants soient livrés à eux-mêmes.

Enfin, lorsque ma collègue vous a demandé quel serait le niveau de retraite des femmes travaillant à temps partiel, vous avez répondu – je ne sais si tout le monde l’a entendu – que ces dernières pourraient compter sur le soutien familial de leurs enfants reconnaissants.

M. Gérard Longuet. Cela existe aussi, c’est la solidarité intergénérationnelle !

Mme Raymonde Le Texier. Oui, cela existe aussi !

M. Gérard Longuet. Il y a des grands-parents qui aident leurs petits-enfants, des enfants qui aident leurs parents, et réciproquement !

M. Gérard Longuet. Nous ne sommes pas dans une société d’égoïstes !

Mme Raymonde Le Texier. Monsieur Longuet, laissez-moi terminer, s’il vous plaît ! Je peux vous parler de ce problème : ma vieille mère, qui a 95 ans, continue de faire des économies alors que ses enfants n’ont besoin de rien – nous ne cessons de le lui dire – parce que sa crainte est de devoir être aidée par ses enfants si, un jour, elle devait être placée en établissement. Pour ma part, je suis mère de famille et, ayant une conception opposée à la vôtre, j’espère n’avoir jamais besoin de l’aide de mes enfants.

Il faudrait donc que vous réfléchissiez quelque peu à ce problème. Je ne comprends pas que des parents puissent penser qu’ils peuvent ne pas travailler parce que leurs enfants subviendront à leurs besoins si c’est nécessaire. Il me semble au contraire que la démarche des parents consiste à penser que l’on pourra aider ses enfants s’ils en ont besoin jusqu’au bout.

M. le président. Mes chers collègues, je vois que, malgré l’heure tardive, vous êtes en pleine forme !(Sourires.)

La parole est à M. Claude Domeizel, pour explication de vote.

M. Claude Domeizel. Je ne comptais pas intervenir en explication de vote, mais je voudrais réagir au propos de M. Longuet, s’agissant de savoir si le travail à temps partiel des femmes est subi ou choisi.

M. Gérard Longuet. Je livrais seulement les résultats d’une étude de l’INSEE ! C’est tout de même extraordinaire !

M. Claude Domeizel. Je ne vous ai pas interrompu,…

M. Gérard Longuet. Vous faites du travail de commission en séance publique !

M. Claude Domeizel. (PS) … alors, si vous souhaitez intervenir, vous demanderez de nouveau la parole. Pour le moment, c’est moi qui parle !

Manifestement, nous ne rencontrons pas le même type de personnes. Je reçois dans ma permanence – de maire autrefois, de sénateur aujourd'hui – des femmes qui me demandent d’intervenir pour les aider à trouver un emploi à temps complet, parce qu’elles n’ont trouvé qu’un travail à temps partiel.

Mon cher collègue, le temps partiel revient aussi quelquefois à devoir faire des horaires éclatés, que personne ne souhaiterait avoir : il faut, par exemple, travailler de 8 heures à 9 heures 30, puis de midi à 13 heures 30 et, enfin, le soir, de 17 heures à 18 heures 30.

Vous avez cité un rapport qui semble avoir un lien avec la fonction publique territoriale, que je connais assez bien. Je peux vous dire que le temps partiel y existe bel et bien, et que les femmes y ont beaucoup recours, pendant un temps donné.

En effet, dans les collectivités locales, nous offrons souvent des emplois à temps partiel. Ils sont, c’est vrai, souvent occupés par des femmes. Mais ces dernières revendiquent ensuite rapidement un travail à temps complet qu’elles pourront exercer après quelques années de temps partiel.

Monsieur Longuet, vous nous dites que le temps partiel est choisi. Eh bien, pour ma part, je n’ai pas besoin de statistiques pour affirmer que, dans le secteur privé, le temps partiel des femmes est subi !

M. le président. Je mets aux voix l'amendement n° 1085.

(L'amendement n'est pas adopté.)

M. le président. La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance.

27/09/2010

Lancez vous dans la course

Tout à l'heure à Chatenay-Malabry  je suis passée devant ce panneau d'affichage et Je me suis arrêtée pour prendre une photo.

C'est très réaliste. La fille part avec un handicap. Et de toute façon on s'en fout la mise au point est faite sur le garçon et son image à elle est floue.

26/09/2010

Quand l'Etat se réforme..

Le billet est  sur RUE89

24/08/2010

Suite Job pour étudiantes

Toutes les annonces recherchant des masseuses ont disparu du site campcampus.

(voir 2 billets plus bas)

23/08/2010

Job pour étudiantEs

Signalé par Ménilmuche

Le site Capcampus jeunes et étudiants à tout à fait l'air d'avoir pignon sur rue.

Il propose notamment des jobs pour étudiants.

Et pour les étudiantes des débouchés tout à fait spécifiques qui nécessitent 

- d'envoyer sa photo

- d'être sensitive

- d'avoir du plaisir à masser

Les garçons ne peuvent pas  masser avec sensitivité   ?

Voila ce que ça donne :

Descriptif du poste

MASSEUSE BIEN-ETRE

Catégorie : Job étudiant
Lieu : France

Mission :
Sensitive, équipe de masseuses, recherche une jeune femme sachant pratiquer les massages - modelages corporels relaxants (de type californien ou équivalent), pour prestations au domicile des clients en semaine et week-end, en journée ou soirée.
Mise à niveau possible si bases acquises.
Horaires flexibles (en fonction de vos disponibilités) et rémunération attractive.

Si vous êtes intéressée, merci de répondre avec : 1. description et photos ; 2. niveau d'expérience ; 3. vos disponibilités horaires habituelles.
Profil recherché :
- Très bonne présentation
- Plaisir à masser pour appoerte du bien-être

14/07/2010

Equilibre, performance et sérénité

C'est légal ça ?

SDIT ( Société de diffusion et d'information thérapeutique) est une entreprise qui a pour "vocation de mettre à la disposition de laboratoires pharmaceutiques des réseaux de visiteurs médicaux de haut niveau. Avec une spécificité : ces réseaux sont exclusivement féminins et les 500 attachées (sic) à l'information thérapeutique de la SDIT exercent leur activité à temps partiel choisi. Une solution sur mesure pour réussir vie professionnelle et vie privée "

Quelle sollicitude. Mais je me demande quand même pourquoi ils ne veulent que des femmes .

C'est curieux non de pouvoir invoquer comme argument publicitaire quelque chose qui n'est pas autorisé par la loi ?

Et je sens qu'on va me reprocher de me plaindre pour une fois que les femmes sont favorisées à l'embauche !

Info trouvée sur le blog de Julien Bezolles


06/07/2010

Indispensable Brigitte Grésy

C'est un peu long mais prenez le temps

21/06/2010

Le plafond de verre en jeu vidéo

C'est Jean_no avec qui j'aime bien échanger sur twitter qui m'a donné le lien.

Quelques explications ici sur la démarche de l'artiste

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07/06/2010

Il faut féminiser les parcours de vie des hommes

C’est le titre d’un article du Hors série d’Alternatives économiques «Générations ».  Bruno Palier.

Je suis contente  de constater qu’avec sa légitimité de chercheur au CNRS, ce spécialiste reconnu des systèmes de protection sociale développe l’une des idées sur laquelle je reviens fréquemment ici.

Les  systèmes européens ont été conçus après guerre dans un monde où la norme était une famille constituée d’un homme qui travaille et d’une femme au foyer qui s’occupe des enfants (remarquez qu'il ne dit pas qu’elle travaille).

Depuis, ce modèle a été profondément modifié, entre autres par l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail, le passage d’une économie industrielle à une économie de service, l’allongement de la durée de vie  etc.  La pauvreté s’est déplacée et aujourd’hui ce sont les 18/24 ans qui sont les plus pauvres  et les femmes seules avec enfants. Or l’Etat n’a guère pris en compte ces évolutions.

D’un point de vue professionnel l’arrivée des enfants ne change quasiment rien pour les hommes, alors que les femmes essayent de se rendre plus disponibles. Et les employeurs font payer la pénalité aux femmes (y compris d’ailleurs à celles qui n’ont pas d’enfants)

Principale solution, et c’est bien celle pour laquelle je plaide, inciter les hommes à s’investir auprés des enfants pour qu’il n’y ait plus de pénalité spécifique pour les femmes. Et  développer aussi les services de prise en charge des enfants.

Autre point qui mérite d’être souligné et dont on parle assez peu, les femmes ne font pas que prendre en charge les enfants elles s’occupent aussi des personnes dépendantes, leurs parents et ceux de leur conjoint. Là encore la prise en charge collective est loin d’être à la hauteur des besoins.

Article sponsorisé

02/06/2010

Pour être patron il faut une cravate

Comme un  écho à un de mes précédent billet 

Cette semaine a été décrétée "semaine du microcrédit " et  l'association pour le droit à l'initiative économique ADIE en fait la promotion. Vous  pouvez lire l'article sur Le Post je n'ai pas grand chose à rajouter . Sauf qu'il me semblait que dans de nombreux pays c'est justement aux femmes que les micro crédits sont le plus souvent accordés parcequ'elles en font meilleur usage.

Adrien, écolo actif pousse un coup de gueule en notant la contradiction entre les valeurs défendues par certains sites et leurs campagnes de pubs sexistes .
Cela s'apelle du Greenwashing non ? En français "écoblanchiment". 

24/05/2010

Pour l'interdiction de la cravate (note subversive)

Sur twitter j'ai eu quelques échanges avec Carnetsdemode (mais je ne vous conseille pas de suivre des blogueuses mode c'est ruineux) il se trouve que nous avions toutes les deux un avis sur un sujet qui relève tout à la fois de la mode et de la politique : le port de la cravate

Chaque année quand soleil et chaleur reviennent je me pose la même question : comment font tous ces messieurs qui partent au travail en uniforme ?

Comment font ils pour supporter ?

- une cravate qui leur serre le cou et empêche toute ventilation de la partie haute du corps

- une veste (et quand ils l'enlèvent on dit qu'ils sont "en bras de chemises" alors que nous sommes en bras tout court sans que personne y trouve rien à redire)

- et surtout, surtout des chaussettes dans des mocassins fermés ( Et là il est préférable qu'ils ne les enlèvent pas au bureau) 

Alors que nous, légères comme Perrette, allons jambes et bras nus, la gorge parfaitement libre et le pied aéré dans des nus-pieds très chers classes qui portent bien leur nom. 

Pourtant rien ne les y oblige puisque le Code du travail affirme  que "Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ". Shorts et tongs peuvent prêter à discussion selon la Cour de cassation, bien que la plupart de ces hommes n'ont guère de contact directs avec les clients, mais pourquoi ne mettent ils pas des marcels (à condition bien sur de s'être préalablement épilés sous les bras parcequ'il n'y a pas de raison qu'ils ne connaissent pas cette expérience là) et des sandales ?

Indéniablement il s'agit d'une coutume contraire au principe d'égalité et je me demande même si ce n'est pas une atteinte à la dignité de l'homme (avec un petit h).

Contraire au principe d'égalité puisque seuls les hommes subissent cette insupportable contrainte. Contraire aussi au principe d'égalité puisque excluant les femmes. On les repère tout de suite les intruses dans le paysage. Et qu'on ne me dise pas que rien ne nous empêche de mettre un costume et une cravate. D'une part je rappelle que le port du pantalon est interdit pour les femmes, d'autre part qu'on a assez entendu gloser sur les tailleurs de MAM. 



Il faut quand même reconnaitre un avantage évident : ils ne perdent ni temps, ni énergie le matin à se demander ce qu'ils vont bien pouvoir mettre aujourd'hui. Seul effort le choix de la cravate.

Mais c'est en en parlant avec eux que l'on perçoit la profondeur du mal car en réalité  personne ne les oblige, non c'est pire : ils se sentent obligés ! 

Pareille soumission à un système qui fait d'eux des clones constitue la preuve indubitable d'une réelle aliénation.  En s'habillant comme les maitres de ce monde ils ne font rien d'autres que démontrer leur pleine adhésion à cette servitude volontaire*  et leur renoncement à tout esprit critique.

Alors dans ces conditions,  il me semble urgent d'envisager une loi visant à interdire la cravate et rendant obligatoire le port de chaussures qui laissent les pieds s'aérer dès que la température dépasse 26 degrés  dans le double but de libérer les hommes de cette sorte de burqa mentale qu'ils s'imposent eux mêmes et de limiter les risques de mycoses.

Remarquez, ça pourrait être pire...

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 * j'en profite pour vous recommandez de relire Etienne de La Boétie

16/04/2010

Patrons papas



J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer les travaux de l'ORSE (Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises) sur la parentalité. Je suis complétement en accord avec l'idée que les questions liées à la parentalité, qui ont des conséquences indéniables sur la situation professionnelle des femmes, doivent aussi être examinées du point de vue des pères. Le constat est pourtant facile à faire : « En érigeant en norme le modèle de l'homme « gagne-pain du foyer », la société industrielle a contribué à façonner une représentation de l'identité masculine ou le travail occupe une place centrale. Or si les représentations traditionnelles de la femme comme mère et gardienne du foyer ont progressivement été remises en cause par les mouvements féministes ou par l'entrée massive des femmes sur le marché du travail, l'identité masculine reste encore pour une large part circonscrite à la sphère professionnelles. »

Ce livre, qui fait référence à de nombreuses études et travaux présente une bonne synthèse de la situation. Il se montre plutôt optimiste sur les changements en cours tant au niveau des mentalités que des réalités puisque les entreprises, et notamment les plus grosses intègrent désormais les questions relatives à l'égalité hommes/femmes dans leurs fonctionnement et mènent pour certaines des politiques offensives en la matière. Mais il constate aussi que les choses patinent.

Au delà des aspects théoriques l'originalité de l'ouvrage et d'abord de chercher à lever le tabou que constitue pour les hommes le fait de parler de la conciliation vie de famille/ vie professionnelle lorsqu'ils atteignent (ou ambitionnent d'atteindre) des niveaux où leur est demandée une disponibilité totale « anytime, anywhere » .10 dirigeants d'entreprises (et pas des moindres) ont donc été longuement interviewés sur le sujet. Ils ont plus de 45 ans et au moins 2 enfants, dont certains sont suffisamment jeunes pour être encore à la maison.

Pour eux la question du ménage et des taches domestiques ne se pose pas, par contre ils ont tous eu à prendre en compte les aspirations professionnelles de leurs conjointes et si ils ont adoptés des solutions diverses compte tenu de la difficulté pour un couple de mener 2 carrières parallèles, ils déclarent tous faire ou avoir fait le maximum pour être présents auprès de leurs enfants.

En les lisant on mesure le chemin qui reste à parcourir parce que dans la quasi totalité des cas (pas tous cependant) se sont les mères qui gèrent le quotidien avec les enfants. Eux essaient de les emmener à l'école quand ils le peuvent et d'être présents lors de moments particuliers : réunion avec les professeurs, fêtes de familles, rentrée des classes ou activités du week end.

Plusieurs d'entre eux considèrent d'ailleurs que  : «ce n'est pas la quantité de temps passé qui compte mais bien la qualité de ce temps «.

Tous ces hommes disent pourtant qu'ils aimeraient pouvoir passer plus de temps avec leurs enfants et jonglent pour y arriver. Tous ne sont pas parfaitement convaincants parce qu'on sent bien qu'ils ne sont pas prêts à sacrifier grand chose de leur vie professionnelle. Néanmoins la prise de conscience que le modèle développé par l'entreprise par les hommes et pour des hommes dégagés de toutes contraintes privées n'est pas bon est réelle. Le discours qu'ils tiennent sur le fait que les salariés , y compris les managers de haut niveau ,ont droit à une vie personnelle équilibrée, que c'est même souhaitable pour l'entreprise, que les aménagements d'horaires et temps partiels doivent pouvoir être demandés par les hommes sans qu'ils se sentent stygmatisés, que les réunions sont à proscrire le soir ou le week end etc...est crédible.

On peut même espérer que le discours politiquement correct évolue puisque désormais dans certaines entreprises « celui qui ne le prend pas (le congé paternité) passe même un peu pour un mauvais père ».

Patrons papas. Paroles de dix dirigeants sur l'équilibre entre travail et vie privée. françois Fatoux, Marlies Gaillard, Hélène Roques. Le cherche midi. mars 2010

31/03/2010

Pas de modification du congé maternité

L'Assemblée nationale s'est penchée la semaine dernière sur une proposition de loi relative à la modernisation du congé maternité et paternité. Proposition présentée par des députés de gauche et et à laquelle s'opposait l'UMP.

Elle a été d'emblée rejetée car en contradiction avec l'article 40 de la Constitution (Art. 40. - Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l'aggravation d'une charge publique) .

De quoi s'agissait-il ? 
  • - de prolonger la durée du congé maternité de quatre semaines pour arriver à 20 semaines
  • - d'étendre à 10 semaines la période d’interdiction d’emploi des salariées ayant accouché. (elle est de 8 actuellement)
  • - de maintenir en intégralité le salaire des femmes en congé maternité, comme le préconise  la Commission européenne. (Ce n'est actuellement pas le cas dans de nombreuses petites entreprises ou secteurs qui ne sont pas couverts par une convention collective protectrice sur le sujet)
  • - de mettre en place pour les femmes exerçant une activité non salariée un dispositif qui prenne en compte leur besoin de remplacement dans leur entreprise. Actuellement leurs droits sont bien moindre que ceux des salariées
  • - de créer un congé d’accueil de l’enfant, afin d’accorder deux semaines pleines de présence auprès de l’enfant et de la mère, du père, du conjoint, de la personne vivant maritalement avec la mère ou ayant conclu avec elle un PACS
  • - d’offrir aux parents la possibilité de prendre un congé parental d’éducation alternatif avec un revenu  amélioré , actuellement, le complément de libre choix d’activité permet au parent qui le perçoit en cas de cessation d’activité, de toucher un maximum de 530 euros par mois . Ce congé serait pris en alternance et la durée prise par chacun des parents ne pourrait être inférieure à 20% de la durée totale du congé.
  • - de considérer le congé parental comme une période de travail effectif permet de ne pas handicaper les carrières des hommes et des femmes qui font ce choix à un moment de leur vie.

Comme toujours le compte rendu des débats est éclairant sur les intérêts en jeux. On y trouve développés tous les points de vue. Même le livre d' Elisabeth Badinter a été appelé à la rescousse par Mme Morano qui s'opposait à cette proposition de loi.

Ces premiers arguments concernaient le cout de telles mesures : + de 3 milliards d'Euros  alors que la France consacre déja plus de 88 milliards d’euros à sa politique familiale.

Ensuite le débat c'est beaucoup focalisé sur le fait qu'un allongement de la durée du congé maternité ou la possibilité de prendre un congé parental mieux rémunéré éloignerait encore davantage les femmes du marché du travail. Le gouvernement préfère donner priorité au développement des modes de garde (c'est du moins ce que dit Mme Morano)

Personnellement je suis favorable à l'allongement du congé maternité entre autre parcequ'il permet aux mamans qui allaitent de passer la période pendant laquelle il est difficile de concilier allaitement et absences longues dans la journée (oui je suis pour que les mamans qui allaitent aient le choix de continuer aussi longtemps qu'elles le désirent , que les autres fassent comme elles l'entendent).

C'est aussi certainement appréciable pour les mamans seules qui doivent assumer seule la prise en charge du bébé et la reprise du travail .

Et pour celles qui veulent rependre plus tôt rien ne les obligent à prendre la totalité du congé au delà des 10 semaines.

J'ai aussi trouvé intéressante cette proposition d'une députée qui répond a une problématique des femmes cadres : "cet allongement pourrait également s’accompagner d’une liberté supplémentaire pour la femme : la liberté de reprendre, si elle le souhaite, son travail de façon anticipée à partir de la seizième semaine et selon des horaires aménagés définis avec son employeur dans le cadre des conventions collectives." 

Par contre je trouve que 2 semaines pour le conjoint c'est très insuffisant, d'une part parce que les premiers mois d'un enfant sont une période vraiment épuisante et surtout parceque  la seule façon pour que les congés maternité ne pénalisent pas la carrière professionnelle des femmes est que l'arrivée d'un enfant aient, en terme d'arrêt de travail, la même durée pour les hommes.

De la même façon je ne vois pas pourquoi le congé parental ne serait pas partagé à parts égales. Si il est mieux rémunéré l'argument financier (les hommes gagnent plus que les femmes faut il le rappeler) n'est plus pertinent. Sa meilleure rémunération permettrait aux familles ayant des revenus médians d'en bénéficier. Actuellement prennent un congé parental celles (plus rarement ceux) qui sont rentières ou dont le conjoint a un revenu suffisamment important pour faire vivre toute la famille ou celles qui après avoir fait le calcul salaire - frais de garde considèrent que prendre un congé parental ne s'avèrera pas trop pénalisant d'un point de vue financier .

Notez aussi qu'étaient concernés par cette loi les Pacsés et donc potentiellement les parents homosexuels .


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